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Full text of "Le saint Rosaire [microforme] : guide du prêtre"

CfHM 


ICIVIH 


Microfiche 


Collection de 


Séries 


microfiches 


(Monographs) 


(monographies) 




m 



Canadisn Institute for Historical Microreproductiont / Institut canadien da microreproductions historiques 




1996 



Technical and Bibliographie Notes / Notes technique et bibliographiques 



The Institute has attempted to obtain the besl original 
copy avallable for fllmlng. Fealures of this copy which 
may be blbllographlcally unique, whIch may aller any of 
the Images m the reproduction, or which may 
significantly change the usual method of filming are 
checked below. 





D 
D 

n 

D 

n 

D 
D 

n 

D 



Coloured covers / 
Couverture de couleur 

Covers damaged / 
Touverture endommagée 

Covers restored and/or laminated / 
Couverture restaurée et/ou peliiculée 

Cover title missing / Le titre de couverture manque 

Coloured maps / Cartes géographiques en couleur 

Coloured ink (i.e. other than btue or bîack) / 
Encre de couleur (i.e. autre que bteue ou noire) 

Coloured plates and/or illustrations / 
Planches et/ou illustrations en couleur 

Sound with other material / 
Relié avec d'autres documents 

Only édition available / 
Seule édition disponible 

Tight binding may cause shadows or distortion 
along interior margin / La reliure serrée peut 
causer de l'ombre ou de la distorsion le long de 
la marge intérieure. 

Blank teaves added during restorations may appear 
within the text. Whenever possible, thèse hâve 
been omitted from filming / Il se peut que certaines 
pages blanches ajoutées lors d'une restauration 
apparaissent dans le texte, mais, lorsque cela était 
possible, ces pages n'ont pas été filmées. 



L'InstJtul a microfilmé le meilleur ex&mplaire qu'il lui a 
été possible de se procurer. Les détails de cet exem- 
plaire qui sont peut-être uniqu«<i du point de vue bibli- 
ographique, qui peu»/enî modifier jne image reproduite, 
ou qui peuvent exiger une modifications dans la méth- 
ode normale de filmage sont indiqués ci-dessous. 



n 

n 

D 

D 



D 

D 



n 



Coloured pages / Pages de couleur 

Pages damaged / Pages endommagées 

Pages restored and/or laminated / 
Pages restaurées et/ou pelliculées 

Pages discoloured. stained or fo ?d / 
Pages décolorées, tachetées ou piquées 

Pages detached / Pages détachées 

Showthrough / Transparence 

Quaiity of print vanes / 
Qualité inégale de l'impression 

Includes supplementary material / 
Comprend du matériel supplémentaire 

Pages wholly or partially obscured by errata 
slips, tissues, etc.. hâve been refilmed to 
ensure the best possible image / Les pages 
totalement ou partiellement obscurcies par un 
feuillet d'errata, une pelure, etc., ont été filmées 
à nouveau de façon à obtenir la meilleure 
image possible. 

Opposing pages with varying colouration or 
discolourations are filmed twice to ensure the 
best possible image / l-es pages s'opposant 
ayant des colorations variables ou des décol- 
orations sont filmées deux fois afin d'obtenir la 
meilleur image possible. 



n 



Additional comments / 
Commentaires supplémentaires: 



This Item is filmed it th« réduction ratio ehtcktd below/ 

Ce document est filmé au taux de réduction indiqué ci-d»sous. 





IDX 








14X 








lax 








22X 








2ex 








30X 
























J 




































12X 








16X 








20X 








24 X 








28 X 








32) 



Th« copY filmad h*r* hai baan raproducad thinki 
10 tha ganarotity of: 

National Llbrary of Canada 



L'axamplaira filmé fut raproduit grica t la 
généroaité da: 

Bibliothèque nationale du Canada 



Tha imagaa appaaring hara ara tha beat quality 
poaaibla eonaidaring tha condition and lagibility 
of tha original copy and in kaoping with tha 
filming coniract apacificationa. 



Original copia* in printad papar covar* ara filmad 
baginning with tha front covar and anding on 
tha laat page with a printad or illuatratad impraa- 
tion, or tha back covar whan approprlata. AH 
othar original copiaa ara filmad baginning on tha 
first page with a printad or illuatratad impraa- 
aion. and anding on tha laat page with a printad 
or illuatratad imprauion. 



Laa imagaa auivantaa ont été raproduitai avec la 
plua grand aoin, compta tanu da la condition at 
da la nattaté da l'aiiamplaira filmé, at an 
conformité avec laa conditiona du contrat da 
filmaga. 

Laa axamplairaa originaux dont la couverture an 
papier eat imprimée aont filmé* en commençant 
par le pr: .lier plat et en terminant loit par la 
dernière page qui comporta une empreinte 
d'Impreaaion ou d'illuatration. «oit par le leeond 
plat, aalon le caa. Toua laa autre* exemplaire* 
originaux aont filmé* en commençant par la 
première pege qui comporte une empreinte 
d'impraaaion ou d'illuatration et en terminant par 
la dernière page qui comporte une telle 
empreinte. 



The laat racordad frama on eech microfiche 
«hall contain tha aymboi ■^ Imeaning "CON- 
TINUEO"!, or tha aymboi ▼ Imeaning "ENO"). 
whichaver appliea. 

Map*, plataa. charu, etc., may be filmed at 
différent réduction ratio*. Tho*a too large to be 
entirely included in ona axpoaura ère filmed 
beginning in the upper left hand corner, left to 
right and top to bonom, aa many framaa aa 
required. The following diagrama illuatrata the 
method: 



Un doa aymbolea aulvanta apparaîtra *ur la 
dernière image da chaque mieroficne, telon le 
caa: la aymbole — » aignifia "A SUIVRE ". la 
aymbola ▼ aignifia "FIN". 

La* cartaa. planchée, tableaux, etc.. peuvent être 
filmé* é de* taux de réduction différent*. 
Loraque le document e*t trop grand pour être 
reproduit en un aeul cliché, il est filmé é partir 
de l'angle aupèrieur gauche, de gauche à droite, 
et da haut an baa. en prenant la nombre 
d'imagea néca**aira. Lea diagramme* auivants 
illuatrant la méthode. 



1 2 3 




1 


2 


3 


4 


5 


6 



MICROCOPY RESOLUTION TEST CHAUT 

(ANSI ond ISO TEST CHART No. 2) 




A APPLIED IIVMGE Inc 

■^^ - 1653 East Wain Streel 

S^S Ruchester, New York U609 USA 

"■î^ (716) *82 - 0300 - Phone 

g^= (?16) 288 - 5989 - Fo« 



père: jouroain mar 



aCe Oaint S/ros 



Suide du prêtre 




MONTREAL 

IMPRIMERIE DER SOURDS- 



isie 



N MARf-'( N 






;?< 



osa ire 



vrétre 



AL 



r..,^...,^:rn,. 




Nos cum proie pia benedicat virgo Maria. 
Qu' avec son tendre fils la vierge Marie nous bénisse. 



PÈRE J. HARPIN 

DOMINICAIN 



LE SAINT ROSAIRE 




Guide du prêtre 



MONTRÉAL 
IMPRIMERIE DES SOURDE-MUETS 

1916 



WAn ^> 



Permis d'imprimkr : 
1er juin 191(1. 



FR. AI.I'HOXSK r.AXOLAIS, 
Prunnval des Frvns.l'rhhairs. 



Imprimatur : 
15 août 1916. 



* DANIEL FEEHAN, 
Evêque de Fall River. 



^ 811537 



Al X HIJKLKS DF MARIK. 



"/-' ito.iiiirc r.it /■ nuiHeiirc maiilirr de prier, 
|) )iiivii (|ii." vous siichicz lo (lin- corinric il fiuit ; et ,' 
|i!)iir y |iii.vciiir, iiri)curcz-ri,ii (juiUinr /*,/•> livre 
(jui Iriiilr de l„ miinihr de le rèeiU'r." S. iM-unçois 
'!:■ Siilis. Inliod. i"i la vie dévot : secot.do partie, 

'■(■ iHlil lirre, le ndei. M.i constante pivoocupa- 
l!on en r.'ciivarit a été d'être le pins clairet 
le plus exact possible. Qu'on veuille donc lire, 
et peser soii/neiLscmeiit les cnsei(jneincn>x li y 
xout douius. Ils nons viennent surtout do Léon 
XIII (|ui pourrait être appelé le Docteur du Rosaire, 
tant il s'appliqua à découvrir et à louer les beautés 
de cette fleur de dévotion dont la tige jaillit des pro- 
fondeurs mênies du dogme catholique. 

ho Pape T'ie X estima que la tache do son pré- 
décesseur étant parfaite, il ne pouvait y ajouter que 
du côté dos indulgences. C'est ce qu'il fit avec une 
libéralité dont la piété dos fidèles ne saurait trop lui 
être reconnaissante. 

J'ai appuyé fortement sur le Rosaire, comme mé- 
ditation ou contemplation, afin qu'on lo vît d'abord 
sous son aspect le plus saillant, dans ce qui en cens- 
titu(- I amo même, pour tout dire. 



— 4 — 



_ I^ imtcMu- a compris que dans cet ordre de mati- 
fics, s„„ roi,, devait être stric(erne>it impersonnel 
- l-oman, a n être q„e Técho si.urre de la parole 
<!-■ I i"-Miise, et se faisant un scrupule de ne rien 
avancer <|„in,. fût corroboré par l'autorit,' suprême 
àc ses décisions. Si c'est là sou uu'rite, .'est aussi 
pour u.iis, le bienfait de la sécnril,'. dans la limiière 
Au iMouient même où je trace ces lif^ues, ]5enoit 
A\ ..levé la voix aii-<less..s des .Vlats déchirants de 
la ffucrre .pu convulsé le monde, pour animer les 
aMH-s a recourir au TJosaire comme au grand moyen 

Qu'elle-même bénisse et vivifie c..s paires inspi- 
.ves par le souc. de sa ^loire et les intérêts éternels 
(]> tous ,pi elle voudrait sauver. Que son I^osaire 
mieux connu et mieux pratiqué aille purifier Fat- 
iiosphere des âmes, les fortifier dans 1p= nobles 
luttes du devoir, enchanter leurs douleurs, les tour- 
mr vers Dicu, en leur faisant acclamer, au milieu 
d un monde qui la connaît si pou, la blancheur im- 
. c, l..e et rayonnante de cette pureté dont elle est 
le touchant (.f incomparable idéal 







LE TKES SAINT RO.<Ami 



NOTIONS PRELIMINA IRES. 



S[ vors SAVIEZ i.r, nox de ^Tarte ! 



^^ "Dr même qu'on ne peut aller au Père que par 
"h Fils, on ne peut arrirer au Fils que par sa 
"Mère." ' 

_ Voilà n'siinu' en deux lignes par Léon XTTT, le 
lôle (le la Sainte Vierse en ce qui regarde notre 
salut : nous ne kohî sauverons que par elle. Le titre 
(le Jaxca C(Eli — PoiîTE du Ctel — sous lequel 
nous 1 nivoquoiis, est vrai à la lettre. Si nous n'y 
allons pas par Afarie, — Dieu l'a ainsi r('gl(; — le 
Ciel demeure et demeurera irrévocablement fernu'. 
Sa Mère, il a daigné en faire la nôtre; et, du com- 
mencement jusqu'à la fin de notie vie, nous ne 
pouvons être vis-à-vis d'elle, dans l'ordre surnaturel, 

■ Quô mndA .-.H ™mmiim Patrcm nisi prr Filiiiin, nenio not..st 
a,x«lere, ,t:x fore msi per .Mariam accedero nemo possit ad 
Lhristum. OfrOBRi mense., 22 sept. 1891. 



— G — 

que de faibles enfants. Il avait bipn vn i 
quand, «'adressant à Marie, iuLvaH •' " ^°'''' 
Je «MIS „n vieillard, mais jos„i,s(„„,„f,„j., 

ment prépondérante qu'elle seml.I^,.,,f • ' ,' 

s;^c.el, empiéter lles^i:Srr:in^eS 



Part de Marie dans i.e Crr.TE CATHor.QUE. 

marne un jour lui est déd.é : le samedi est e^rX" 
Mane, comme le dimanche est le jour de son Fils 

et, trois fois par our — ri„ boffrn^ A. i ' ' J"''^' 



— 7 — 

les cloclips s'i'hiiinleiit pmir convier l'Eglise ù se 
l)ios(ei-iicr (icviint le liôtio de la Vierge, en lui ré- 
eituiit Vniujilu.t. 



Lu Tini'i.i; E.\iiii,K.\rK dh la Pikth knvi-ws .Martr. 



I^e Uosairc est devemi la ■prière par excellence, 
ayant sa fête à part et des plus solennelles. Enri- 
clii d'indulgences sans nondire, il constitue, après 
Il Sainte Messe, le ))lus puissant secours de l'Eglise 
Soutirante du l'uigatoire, parce que c'eut In prière 
(ifjicielle de }' Eçiline èi Marie. 

Le scapuhiire du Moid-Carmcl est le premier de.i 
■leapidairci et a aussi sa fête propre, parce que c'est, 
le nenpitlaire de Marie. 

De toutes les médailles, la Médaille Miraculeuse 
est la première, avec fête spéciale encore, — con- 
cédée le 10 juillet 1894 — parce que c'est la mé- 
daille de Marie. 

"Un triple lien se rompt difficilement'-" dit l'E- 
criture ; Rosaire, Scapulaire, Médaille, voilà le triple 
lien qui unit le Cœur de la. Mère au cœur de ses 
enfants. 



il AfAiiiR, Prkmii'.r Ministre de Dieu au Départe- 
I MEXT PEs Grâces. 

j Pourquoi donc ce déploiement vraiment extraor- 

I dinaire du cul te de :\[arie, lequel — comme dans le 

> Funieulus triplex difficile rumpitur. Ecclesiaste, IV, 12. 



— 8 — 

Tîosiiiiv où nous n'citoiis dix Ave coniro un Tatcr — 
srinl.lriini ,vh'-Mor son Fils lui-niÔmc au second 
l'I^i'i. Duii n voulu nous ni|)poler par cette t'io- 
-|i"'i'le leçon <!,■ cliosrs, ,,i„. tuiilci Us grâces sont 
diuix .ST.S- nuuHs, ,|„Vllo ,>s( son premier ministre an 
département de sa Miséricorde, ' et qu'il est double- 
iirent lionoiv (juand il l'est dans sa Mère. Dès lors 
SI les |)rati(|ues de piété en l'honneur de INfarie ont 
•m ranfj énnneniineiit à part, c'est .pi'elles sont l'ex 
pression de son rôle unicpie et providentiel dans 
I >euvn> d.^ notre saK.t, lequel lui est d'autant plus 
'•!"'>■ 'M; c !;■ !<• voit à travers le Sang même de son 
l'ils. ( ni. i,.r e,-(le do7inée capii^de serait se -endre 
incapable de jamais rien comprendre à l'excellence 
sans parallèle .[ue l'Eglise revendique pour le Ro- 
saire. ' • 



r.r; Vrai Ciinr.TiEx Reçoit INFarir chez Lni. 

^^ "Représentanl du Christ, nous ne pouvons nous 
empêcher d,. redire à tous, les dernières paroles 
_ que le Dieu Crucifié nous a laissées comme en tes- 
^ taillent : I (yic( votre- mère — S. Jean, XIX 27 
•■Tous nos V...MX s,Ton( comblés, si tous les fidèlles 
_ •> <HH aesormais rien de plus à creur que le culte 
/U' .\lMn,'. et SI on peut appli.pier à chaque chré- 
tien, ,e que saint Jean a écrit de lui-même: Le 
disetple la re<,;<t eliez lui." .\i:gu.stissiai..e lo 
sept. lSi)7. " ' 



' Ca'list]iiiii administ 
1 sept. 1883. 



Kl gratiarum, Lùon XIII, Supremi., 



— 9 — 

L'Eglise naissante, îi l'exemple du disciple bien- 
iiiiiu', i)rit Miirir chez rllr. "La N'ierfie devenue sa. 
"mère adoplive, m soutint adinirabU'Mi'.'nt les coui- 
■ inenceuients diriiciles. [lar la sainteté de ses exein- 
"pies, l'autorité de ses conseils, la doueeiu- de ses en. 
' eourafjenielils, l'efficacité de ses |i|-ièrcs. Api'ès 
"avoii- été la Coopérât rice de la HédcTuption des 
"hommes, elle est devenue aussi — et pour tous les 
"temps — par le pouvoir presque illimité qui lui a 
"été départi, la dispensatrice de la f;râce qui découle 
"de cette Rédemption." AD.iUTiiicr.M., r, sept. 1895. 

"Telle est la grandeur de Marie, si puissante est 
"la faveur dont elle jouit auprès de Dieu, que ne 
"pas recourir à elle dans s;'s Ix'soins, ce serait vou- 
"loir, sans ailes, i--'élevei' dans les airs." ArciusTIs- 
S1M.T2., 1-2 sept. ISOT. 



T,F. RosAiiiF., l"'iîit:RE Officielle m: l'Eolise 

.\ ;\i.\RiE. 



Non contente de la rcccroir chez cUe et de lui 
faire dans son culte, la part prépondérante déjà 
mentionnée, l'E^iise veut que tout fidèle rrçoiv3 
oji^.ii hi Siiintv Virrfie chez lui; qu'il place en elle, 
la confiance et l'amour dus à la meilleure des mères ; 
qu'il voie dans le P. aire, cette toute aimable et 
gracieuse formule d'étiquette divine qu'elle aime à 
trouver sur les lèvres de ses enfai'.ts, quand ils se 
pr'sentent devant son trône, pour solliciter l'obten- 
tion des fTi-âces dont ell.e a été constituée l'auffuste 
gardienne et dépositaire. "Le Rosaire nous conduit 



— 10 — 

Marie. Cardinal Decliamps ^ 

sominet de la vie chrétienne ^^ f fe^ '^nhn" pnr 
la corn„,„n,on fréquente, si Léon XIU î PalZ 

servitei^r^^S leli °"De':' ^'^^ "''."''^■^ 

-"M::^-?in^;rxrroSr;T£;iî.-- 

?h''' r, ^;^?- ^™-^'''"* '« Saint Sacrement i ran 
çhissait la balustrade dn sanctuaire, quand il en en' 
it une VOIX d'une douceur ineffable qu semblait 

Durant notre court séjour sur la terre, harcelés 



— 11 — 

ei pressés de toutes parts, par le mal, appliquons- 
nous la parole adressée à Hyacinthe : Emporte-moi. 
Oui, emportons — non plus dans nos bras — mais vi- 
vante dans notre cœur, la virile tendresse de ces 
r 'ux amours de la Sainte Vierge et du Saint Sacre- 
ment qui sauront assurer notre fuite de l'enfer, et 
guider notre course vers la paix de l'éternel bon- 
heur. 



L'homme s'ajit^, et Dieu le mène, dit uu pro- 
verbe N'eus pouvons ajouter que la prière, à son 
tour, mène Dieu, en ce sens qu'il s'est engagé à se 
rendre aux supplica'ions qu'on lui adresse. Quand 
ces supplications lui viennent de sa Mère, elles lui 
sont irrésistibles. Marie est, en effet, la Toute-Puis- 
sance Suppliante, — Omnipotentia Supplex — et 
elle n'est jamais mieux amenée à remplir ce rôle 
que par le Rosaire, sa jjrière préférée. La Véné- 
rable Mère Hallalian, religieuse dominicaine, disait 
des grains de son rosaire: "Ce sont les boulets de 
oanon de Notre Dame" ; et en réalité, elle les avait 
vus abattre plus d'un formidable ennemi, pulvéri- 
ser des obstacles humainement infranchissables. 
C'est contre le mal, l'arme des victorieux, parce 
que c'est l'arme de la Reine de la Victoire. 



Les titres du Rosaire ont été proclamés avec des 
accents incomparables par un Pape qui incarna sur 
la Chaire de Pierre, la piété des âges pour la Vierge. 
Sous la plume du Léon XIII, c'est toute une litanie 
d'excellence qui jaillit à la louange du Rosaire : 



— 12 — 



'ilont Mnric fut I auteur et ta maîtresse; V exercice 
'■(le pieté te plus utile; In formule de prière la plus 
touehnnte et l„ plus efficace; le mode idéal de sup- 
plient m, ; le nioijen assuré d'attirer la clémence 
<lirnie; h, prière incomparable et d'efficacité sou- 
vr"""': ''"nue invincible contre les ennemis de la 
foi; In prière toute belle et toute féconde; le ré- 
sumé du culte dû n Marie; le moyen sans égal de 
mériter sa protection et ses grâces; le noble em- 
b.emc de la piété chrétienne" ' 
T,,sj,ir,'. par le morne vibrant enthousiasme, le 
Rouvernm l'o nt ife Benoit XV écrit au père Becchi, 

' ■' "o'i't'issr'"'"' "''"'"°' chriatiana- pietatis. Superiore,, 30 
.. dumma debiti Mari.-e cultûd. Icroapi., 22 sept 1891 
• Sëmerrri.""™"'""" ^''"' '""' P-^o-inium- et gratia. 
■ hd'um""" l'b"d ■'""""'""" "^ '""*" *■''*' "'«^'"""do. prœva- 

•■?rtK:r:ts'ept"Î8^'"'"^ ""-^ '""'"^ p— p'*- 

. . cuju» Maria inyentrix et magistra. L^titi^., 8 sept. 1893 

. . sacratissimà prece et saliiberrimœ vi'rtuti». Ibid 

.. J^"PP''«'nd. genus prœstantissimum. DroTugNi., S sept. 

■ rorr^lSOs" '' ''"''''"'' P""™""^' formula. Ubt primcm., 

.. saluberrimiim pietatis officium. Ibid 

. . de varii» divin.T JFatris formulis et rationibus, Rosarium 

nominatim indicare placet. Octobbi., 22 sept 1891 
. . per .■.dmirabrlem Rosarii orandi ritum, splendidissimus Deo 

exh,het..r rcl.gmn.s cultus et plena fidei christianœ con- 

f'saio. Inter., 11 sept. 1887. 
.. hoc vero munus (conciliandse nobis divinœ gratiœ) in 

nu.Io fort.issc orandi modû tam patet expres3um quam in 

Bosario. Juc "nda., 8 sept. 1894 



— 13 — 

1.; 18 scpti"ml)iv 1015 : "Viio le [UMiplc clin'ticn lien- 
"ne pour cfrtsiin (iui> le Hosnirr fut la plus bille fleur 
"de piété hiiniiiiitr, la plim féconde soiiree des (frâees 
"célestes." 

Pour ncci>ntui'r encore (lav;intiit.'e ce ennietère (l'ex- 
cellence et consncicr jus(iue <1i\iih le liui^,'iij,'c usuel, 
un privilèffe unique de grandeur, VlUilisc interdit de 
désigner tout autre ehapelet, sous le nom de lio- 
saire.^ 

(''est donc un nom réserré, iniiliénabie, lotit com- 
me le rôle médiateur de Marie dont il est l'exin-es- 
sion : de même qu'il n'y a qu'une Vierqe, i, n'y a 
qu'un Rosaire. 



Le Rosaire et la CoNCTniiENTE. 



Au temps du Pape Benoit XIH, les fidèles non 
contents de bénéficier des avantages attachés au 
chapelet de sainte lîrigitte, s'avisèrei\t de l'opposer 
au Rosaire. C'était provoquer un rappel à l'ordre 
de la part du Chef de lEglise. En effet, le 13 avril 
1726, le Souverain l'ontife ajoutait au Rosaire, au- 
tant d'indulgences (pie pouvait s'en jjrévaloir le cha- 
pelet de sainte Brigitte. La i)iété se trouvait ainsi 
ramenée au sens de la mesure. 

On se "appelle que tout récemment encore on 
faisait une réclame aussi bruyante qu'indiscrète au- 
tour du chapelet des Croisiers, dévotion utile, à con- 

1 .. nec aliaî coronœ cujusvis forma', ilusarii nomine appel- 
lentur. Uni trimcm., 2 cet, 1898. 



— 14 — 

dition de rester aussi .l.ms ses propres liniitc-s. Mal- 
he.m.usement p„„r elle. „n vo..l,.t l'en faire sortir 
'If tavon a jeL-r .la.i.s l'o,,,!,,,., les avanta^rrs i.n.n.-n' 
sMi.ent «■...oneurs ,1e la -ra.ule prière do l'Egliso 
a .\Iane. 0„ menait surtout grand tapage au sui.'t 
de ses .ndMlgences que l'on gagne "sins être à h 
peme de n.éd.ter.- J.e „.o„,ent était bien mal ehoi- 

diternH'''7"""r '" ''"""*'^'" '^^ '^^ P»*"' ""''- 
d ter, attendu que Léon Xrir s-éyrtuait alors pré- 

usenient a nous montrer dans la laéditation du R„. 

saire ,,„ moyen providentiel et populaire de con.- 

battre le pire fléau de la foi, l'ignorance religieuse 

Cela dura quelque temps, jusqu'à ce que. à l'ex- 

emple de Benou XITI, Pie X, le 12 juin 1907. pjl. 

me seule et vicmr. récitation, et les indulffencos de 
eur propre Confrérie, et les '.500 jours a fachl 'u 
chapelet des Crcsiers. Sans heurt, sans secousse 
If question étai* réglée. cuuusse, 

fiH^i?f 'n ~ ^' ^''"* ^ ^"'"P*" - "« peut qu'être 
fidèle à e le-ineme et à son passé. S'il y a dans 
«on sem. la hiérarchie des pouvoirs, il y a aussil 
hiharchie des dévotions, et il serait déraisonnable de 
s attendre à ce qu'elle en laisse impunément rema 
njer^ou bouleverser l'ordre, au gré'des ca;rices de 

Fait éirange qui suggère de bien pénibles réflex- 
ions : combien ne se sont pas encore rangés sous k 
bannière de Notre-Dame du Rosaire, en déni de ce 
que la Mère de Dieu elle-même e le vTcaire de 
Jesus-Christ devaient faire pour les y amener 



•n^ 



s«^ 



— 15 — 



1,K. HoSAIllK r.T 



NoTur.-PAMK m Loftmr.s. 



(•/.Hl le 12 iivril ]H4(), -lU.- le l'.'.c Lii.onla.ro n-- 
U.l.lissait rOnlrc .les l'irros l>nVl..M..« on terre .1. 
,,,,,„,, .,„i avait .•...■. son l.er.ea». Le Rosaire y 

rentrait avec lui. , , 

Kn 1858 à I unies, non loin de Pro.iille ou II 
,,„.„,„.„,,„; ,,; ,. IXnniuique avait exer<é .le pre- 
,V,,,,,uv, son tVeo.ui apostolat, .ni.- jeune file 1. 
.a.ator/.,. ans vit lout-à-eou|. se dresser .levant cil.', 
une apparition .l'une inoniparal.le splen.leur. 

•• \„ milieu d'un nuage couleur .l'or, une dan.o 
■•j.un- et belle, l)ell.- surtout conune j.- n en avais 
■ ■jamais vue, vint se placer à l'entrée de la grotte. 
• ,n-.lessus lu buisson. .. .Elle avait l.nr dune 
.•j,„„e fille .le sei/.e ou dix-s.;pt ans. ^ "e et.u 
■•iêtue d'une robe blanche serrée a la cç-inture p 
■•„n ruban bleu plissant le l-ng de la robe Sur la 
•tMc un voile également blanc .'t laissant à peine 
"aperWvoir ses cheveux, retombait jusqu au des- 
-sous de la taille. Les pi.'ds était nus, mais cmi- 
" verts par l.-s derniers plis de la robe, si ce n est a la 
"pointe où brillait sur chacun d'eux une rose d or. 
"Elle tenait à son bras droit, un chapelet à grains 
"blancs dont la chaîne d'or était luisante comme es 

"deux roses des pieds \ussitôt^lle me regarda. 

"me sourit et me fit signe d'apjiroeher comme si 
"elle avait été ma mère." Paroles de Bernadette. 
"Le premier jour de Tapparition, elle apprit a 
"l'enfant à faire dignement et pieusement le signe 
"de la croix, et, prenant dans la main, le chapelet 



— IC — 

,'.'''"' •'"'P'"-avant pendait à son l.n,, l',.n„. 
"tioni ..'"''' .''"'■'"^'' "" '•"•u-s .I...S .■n,tr,..s „„p„H 

''-^'"M«î.:;;::.n;..ïï-^;t:;:;,sf^"::^ 

!'"« à <|im(or/,- ans f.,:. J.,..' '"-'""f ""'"'« 

-Jounl-hui r V r" r '"■;; '''¥''^'' no coHHe 
P"'», s'il s(.n(,.n • ' " "'""""■ <"■'■'' ">m- 

"ch-V.tienne ent e o.I . «',"-n''t'<rell... Prière 
"-^fôro. Ah • e' ne n - "■ ~. ^"^'"'^ ^"•"- notre 

i-''espn.f,lial..- %; d'Hi^^^eriS??"^" 
Kocourez souvent ai, Rosiire )■„ ^ ^"'^• 
"M"^lrc vou, aime rj 'v ^^^ P''"'"" '/«'^ '« 
"-1/-C.- Id. 30 sept im. ^ """ '""''' « *« 



I! i 




»^S!'^^c;is;s;ï.-rr^S"- 



— 17 — 



une terre de résurrection. On ne se inépnt pas sur 
I.. sens .les visites de M.irio à la voyiinte : oui, comme 
vient de le dire Mur d'IIulst. "/).>« nous amail 
nicnrc puisqu'il ii'"ix nivoynit à m Mrrc Apres 
avoir i'ùiir une somptueuse l>iisili.|ue à la Rloire do 
r Immaculée Conception, la piété des fidèles voulut 
construire au l>ied du rocher des miracles, une se- 
conde éL'lise plus vaste encore que la première : 1 e- 
L'iisc du Rosaire, l.r plus beau priviUge de Marie 
ve pouvait vire nlibrr (ligncmoit qur par m plus 
belle prière. 

Cette nature bouleversée, ces régions pleines d'ef- 
froi de Massahielle où le démon e.-erçait juscpie-là un 
étrange emi)ire, vit le pied de l'InHuaculée i-oraser 
encore une fois la tête du Serpent. Là où avaient 
retenti les blasphèmes de l'Enfer, accourront de tous 
\ef points du monde, des multitudes immenses qui 
la béniront comme elle n'a jamais été bénie. Et 
c'est an murmure du Rosaire éveillant dans les airs, 
des échos du Ciel, que Marie descend enco.e au- 
jourd'hui dans la grotte et y prodigue aux '"nés 
comme aux corps, les faveurs sans nombre de son 
auguste et maternelle bonté. 

Léon XIII, ai-rivé au terme de sa lumineuse et fé- 
conde carrière, et qui avait tant fait pour restaurer 
dans l'univers catholique, le culte du Rosaire, salu- 
ait en termes émus, dans son encvclique Part.\ hit- 
M.\xo r.F.NERl., du 7 septembre 1901, la consécration 
de ce nouveau sanctuaire, comme la splendide image 
matérielle de cet autre mononient — immatériel 
celui-là — qu'au prix de longs et patients efforts, il 



avait su dresser da 
Marie. 



— 18 — 



ans le cœur des 



vrais dévots 



4 vingt-trois reprisée Airt' , 

'^Pz-'^rc r/« p«.^/c„/„VT'';/''"f^^*f« dévotion 
Pr":re de la société, apr!Jde7pr '" ^'"'"■««. ^« 
n< se .ontenta pas de uZ^ ' ^'^^''' '"ti^re. n 
vertu de sa s„îrê„?: â„Str''"'',' ^' °^^°""» '^ 

^«'^^«"t , Il est .no,.ï dans Sr"'" T «^"'^ '"' 
'J» "H Pape ait jan.ai^' ,ÏÏ" U"'^' de l'Eglise, 
-——- __ et (crit pour une dé- 

"" ordre de r)i«= 

"-te, ces v.,.,rois documents po„«. 

■• Salutaris. l^^' f Pj. 22 : Octobri. 

• Superiore. i^' f^pt. 7: M„g„a, 

^"'-- 1894'|'^P> S ^ !"««"£ 

Quod auctoritate 189s' S'" f'' ^"'^"''da. 

• f '« volte. 1897' r'P''- -=0: Fidentem 

Jnter _den.,s. S; f P ■ 12: A«gu,tisai„^. 

18E« AoûtSgifnV'^^- 
lSOl, Sept. 7, p^^j^; 



Voici par 
ficaux : 
1883, Sept. 1 

1883, Dec. 24 

1884, Août 30 
18^, Août 20 

1885, Dec. 22 

1886, Août 26 

1886, Oct. 31 

1887, Sept. U 

1889, Août 15 

1890, Oct. 15: 



Vi è ben noto. 
JJiutnrtiis. 
Qiiimquani. 
Dall'alto. 



— 19 — 

votion, comme Léon XIII devait le faire pour le 
; Rosaire. A-t-il l'té compris? A-t-il été obéi? A 
' quoi ont abouti ces efforts persévérants, ces accents 
I pressants du Chef de l'Eglise, si touchants et si 
I éloquents échos de l'apparition virginale de 
f Lourdes? A une magnifique floraison de piété pour 
Marie, d'une part, tandis qu'ailleurs, — c'est lui- 
même qui nous en fait la confidence attristée — "/a 
I semence de la divine parole, à raison de la dureté 
I des cœurs, était piétinée et étouffée. 
j Elle se heurta, faut-il dire, à l'indifférence, à la 
légèreté, au parti pris, à la vanité, à la paresse d'es- 
I prit qu'effraye l'effort réclamé par un instant de 
1 méditation, au prurit du nouveau. Toutes ces peti- 
tesses bousculées par les appels vibrants et vigou- 
reux, tombés de la Chaire de Vérité, se liguèrent 
spontanément pour opposer au Rosaire, une résis- 
tance qui devait aller jusqu'à prendre les allures bru- 
tales de la révolte : "piétiné et étouffé" selon le mot 
de Léon XIII. 



Le Rosaire et l.a Routine. 

Dans notre pays, on n'alla certes pas jusqu'à a- 
dopter cette déplorable attitude, mais, il y eut aussi 
résistance, la résistance d'inertie: on fit la sourde 
oreille. Tout en tenant compte des efforts tenté.s 
et des magnifiques progrès réalisés, il faut recon- 
naître que le Rosaire est encore loin d'avoir parmi 
nous, la place qui lui convient, et, de droit, lui re- 
vient. La routine est son pire ennemi, et elle est 



— 20 — 

restée maîtresse du terrain^s^ -.e n^suvo J> 
afflige encore plus qu elle n ^W^^^*^; , f,,çon 

cLpcM est assez bon ^-'''^^^ ," 'V^K^'U^e 
assez con,m«ne <le 7>-J''",^i;,t;erConHtitut>ons, 
a parlé en vain ; c,ue ^- ^^^Dif^^;^- ^^._^^ p„„ ,,, 
Décrets émanes de 4^ »"V|.*^ ,,r /,47g) et dans 
qui se succédèrent ^^^^^^ J^^'^^,. pour 

lesquels .Is ^f *<^" , '^^.^orÈncv^'''!"^^ ^^ ^'"•''''' 
eux, lettre morte ; que les -i ^"^j ' , ;, aécon- 

d., grand Léon n'ont P^^Xiè ces forçats de la 
,erter la sérénité triomphante Jc^e«^ \ ^^ . . . 
routine. On ne veut pas « ? no ^^^^^ ^^ 

on ne chang.-.a Pf • .^^'^«t d"n^' J„, ^Hvc des 
domaine de la dévotion, le tame"x J , pU.s 
Protestants, et, dans cet ordre de 'ho f^' J ^hon- 
c,ue les Protestants - on ne fera a 1 J^^.i>s 
neur de lui obéir. 

LK KOSAIUE ET LA F-^^SSE SriiUTU.vUTÉ. 

;f ifrp alléguée comme excuse 
L'ignorance pourrait e^re lUgu^^^^ ^^^^^.^^ ^^^ ._ 

pour la masse : ^°'t- /.i^i';,; aesquelles il serait plus 
porie de personnes '^^ Jf ^ ^^^ees atténuantes. 



— 21 — 

iliins les offices publics du culte. Elles iront peut- 
être jusqu'à se considérer néanmoins comme pla- 
nant dans les hauteurs de l'union à Dieu et favori- 
sées d'états d'âme extraordinaires. N'allons pas 
accorder trop facilement créance à ces ascensions. 
Quel est le confesseur qui n'a pas été aux prises 
avec cette spiritualité inquiète qui décore du nom de 
direction, un débordement de verbiage dont les h- 
fïnes fuyantes, décousues, tourmentées semblent 
plutôt révéler la nature chaotique d'un cauchemar 
qu'un phénomène de grâoe. 

La véritable piété à ^Farie, celle des dévots du 
Rosaire, ii'n pas de ces exaltations fébriles, de cette 
lo(iuacité intempérante des âmes vides. Elle est 
simple, autant que solide et profonde : c'est son 
caractère distinctif ; elle n'attire pas autrement l'at- 
tention. Elle n'a pas de ces problèmes insignifiants 
autant qu'enchevêtrés et tapageurs dont est prodi- 
gue la piété de surface. C'est qu'elle va à Dieu, non 
par un chemin à elle, mais par le chemin de l'obéis- 
sance à l'Eglise, simplement, à cœur ouvert, en 
droite ligne, à l'exemple de sa Mère qu'elle prie. 
Voilà le secret de sa tranquilité comme de sa force. 



Le Ros.mrf, et les Petites Dévotions. 

A la place du Rosaire qui devrait être si bien con- 
nu, si cher à tout cœur catholique, on a voulu 
adopter de petites dévotions, de petits exercices qui 
ont été approuvés il est vrai, mais pour une certaine 
catégorie <îe personnes seulement. Chez ceux qui 



— 2'2 — 
.ont supposés être un peu a^ncé^aansles^^^ 
Dieu, lesquelles sont auss les JoKsaes 
„Honnent -nn.e un >rn.vn o^^^^^^^^^ ^^^^ 

If ferait un jouet d ent.int aux 
sonne adulte. , vF.frlise ils se 

nent feu, roulent (les yeux a exuist. 

et, Tàéin^t de la parole du Pape, croyez la leur. 
°^ ''SÏvis nue les dévotions sont en train, en ce 

.■n.o'l:nt, dHaire grand tovt à la^ dévot.on^ Js^t 
■■nères oui peut-être nous valaient b en, aNaiem 
.:ZVSl Lncon, pl.s siniple .- ^^^g- >^ 
'■connaissaient un scapulaire celui ^".^ °'!!-™;, 
"„n chapdet, celui de samt Dominique. Annales 
religieuses dii diocèse d'Orléans. 



LE Vk.u Rôle des Petites Dévotions d.^ns 

l/EOLISE. 

Je ne voudrais pas me donner, fût-ce ^^ V^ ^ 
Jve apparence de m'insurger contre 1«« P«,ti\^«. J,*^: 
gère diniai^ , ,, „ T 'TTcrlicip — et cest tout 

votions comme telles. 1. i^gnse . '^J 
d°,e _ les approuve; sous la condition expresse 



— 23 — 



toutefois, qu'elles ne sortent point de leur rôle qui 
est de préparer ci d'encourager les débutants à la 
pratique des grandes. Si elles tentent de les rem- 
plncer ou de les détrôner, de se liisser diins l'âme 
(les fidèles, à une pliiee qui ne leur uppurtient pas, 
' c est un désordre contre lequel l'Eglise ut la pre- 
mière à protester. Encore moins en relif,non qu'ail- 
leurs, nous est-il loisible de mettre sur le même pied, 
1 - capital et l'accessoire, l'essentiel et le secondaire, 
le porche du temple et l'autel. 

Que le lecteur me permette de lui faire voir cette 
vérité dans un exemiile à iKiint, le Rosaire Vivant. 
Institué à une époque où les pratiques de piété 
avaient sombré dans les ruines de la Révolution 
Française, ses minimes obligations se réduisaient à 
la 'citation d'une dizaine de chapelet par jour, ac- 
compagnée de la méditation d'un mystère, en union 
avec quatorze autres personnes, de façon à parfaire 
le Rosaire entier. Comme l'on voit, le fardeau n'é- 
tait pas de nature à terrifier ; mais l'Eglise aussi 
patiente que sage, y vit un moyen de ramener petit 
à petit, les fidèles au grand Rosaire, sous sa forme 
traditionnelle et complète. Ce n'était donc là qu'un 
procédé de transition, un régime provisoire de con- 
valescenc:^ dont étaient appelés à bénéficier, les 
enfants et les âmes peu solides en piété (|u'auraient 
rebutées des prières en apparence trop difficiles.' 

1 hanc devotionem Kosarii Vivfntia non esse niai tyro- 

cinium ad completum Rosarium nihil aliiid quam aditiis 

ad confraternitatem SS. Rosarii propriè dictam pro pueris 

puellisque ad recitationem SS. Rosarii assuefaciendis, pro per- 

sonis in pietate adhuc debilibus. Acta SS. Ros. vol. 1, 

n. 369. 



— 24 — 

Le rôle des vetitcs dévotions es^ clairement déli- 
mité dans cet exemple qui résu... cous les autres. 
?estunapvre.tissale, une prcparaHon, «" «^'^ ; 
nenuni aL grandes .... cest pour les ^nfa^^T^^ 
l,s débutanU ou les adultes qui ne son P'^^'^ 
lamiUari.rs avce les cxereiees de pet . On ou 
rait leur appliquer ce que sa.nt Paul ' • ; « ' 
doctrine- je rous donne mamtenan le lait les en 
iants-plus tard, je vous donnerai la nou.nture so- 
lide qui convient au.r adultes. , ,. , „ , „„. 

Mais que les petites dévotions destmees de par 
les e mes mêmel de rEglise aux enfants ou a des 
âmes pou formées de néophytes, soient prone s 
cmnme l'idéal ^wr des personnes so.-disant pieuses 
rXlairées, voila un abus auquel il s'apt de s^op- 
poser avec vipiieur. C'est une œuvre de salubiit 
Pique, de stismatiser cette piété Î^-->T.- ,r ' 
oin de nourri, et de transformer les âmes, conduit 
pr étapes rapides, à l'affaiblissement, voire même 
Tla dÏÏructiôn de la religion qu'elle devait, au con- 
traire, répandre et affermir. 

Elle est à méditer, cette parole courageuse d un 
évéquc- français : "De notre temps, d y a beaucoup 
■de piété; amais peut-être, il y eut moms de foi. 
-Ïou av^ns les dehors de la religion, les pratiques 
■■extérieures dont nous nous revêtons oommc d m 
■■manteau; mais, la religion elle-même ne pénètre 
'■pas nos âmes." , , , • .•{■ - 

Dépouillez ce verdict, de son tour gênerai justifie 
par la situation du pays qu'il ^rt.'T a- ' oJe 
s'applique, on ne- peut mieux, à l'état d ame que 
c viens d'esquisse . Tl explique cette affligeante 



— 25 



anomalie que le Bosaire soit encore en butte aujour- 
d'hui, à une opposition syst('niati<]ue autant que 
sournoise. Oh ! elle ne s'affiche pas au grand jour, 
c'.> (|ui lui serait fatal ; mais, elle opère dans l'ombre. 
Si' livre dans les conversations, se glisse avec des al- 
lures innocentes, au bout d'une phrase, par quelques 
mots jetés là négligemment, comme au hasard. Le 
Ro.sairc de la Mère partagcrait-il avec la Croix du 
Fils, le jirivilègc d'être un signe de contradiction? 
Nous allons tenter ici, un nouvel effort, en vue de 
le faire inieu.\ connaître et d'engager les fidèles à 
hénéficier des incomparables faveurs dont il est la 
source. On réalisera ainsi pour son propre compte, 
li' suave parole de saint Jean : "// prit la Sainte 
Vicnjr chez lui"; et, dam VEqliae, c'est comme à 
Lourdes, la Sainte Vierge ne va pas sans son Bo- 
saire. 



NOTIONS GENERALES. 



Le Nom de Rosaire. 

Rosaire ou roseraie est un vieux mot qui signifie 
„„ parterre pJanU^ de rosiers. Ce nom s adapte 
donc heureusement à la prière recommandée entre 
toutes par rEglise. "Le mot Rosaire ou Couronne 
••_ dit Léon XTII — semble présager la couronne 
••de joies célestes (lue Marie offrira à ses servi- 
••teurs Cette prière du Rosaire ainsi appelée 

•■comme si elle avait quelque chose du parfum suave 
•des roses et de la grâce des guirlandes fleuries . . . 
FiDENTEM., 20 sept. 1896. 

Chaque Pater et Ave est, en effet, comme une 
fleur qui s'échappe de notre âme, pour aller se ré- 
unir à d'autres Pater et Ave, et former une guirlande 
déposée par notre piété sur le front de la Vierge. 



Symbolisme de l.\ Rose dans le Ros.ure. 

La rose est un des gracieux symboles de Marie, 
Rose Mystique des Litanies. Dans le Rosaire, 
chaque série de mystères correspond à des roses de 
co leur spéciale : les Manches représentent les mys- 
ares joyeux; les rouges, les mystères doidoureux; 
hs jaunes, les mystères glorieux. 

Nous donnons la rose blanche aux mystères 



— 27 — 

joyeux : |o blanc est m\f couleur céleste • elle ex- 
prime la joie, la pureté, la sainteté. Quand les 
unges se sont montrés à la terre, ils étaient vêtus 
de blanc. Dans cette première série de mystères 
Marie nous apparaît dans tout l'éclat de sa beauté 
virginale, et, par son consentement à la Maternité 
divine, elle apporte au monde, cette grande joie 
(jne les anges de Bethléem annoncèrent aux bergers' 
dans la nuit de Noël. ' 

Le rouge convient aux myslhcs douloureux qui 
tont passer sous nos yeux, les cinq grandes scènes 
de la lassion. Cette couleur d'un .svmbolisme si 
énergique, dira les douleurs du Christ^ sa mort son 
samj versé pour le salut du monde. Le rouo-è ex 
prime aussi les ardeurs de la charité, les flammes de 
cet amour qui a accepté le Calvaire. 

Aux mystères glorieux conviendra la rose d'or la 
couleur des moissons mures. L'or forme le sceptre 
et la couronne des rois; les mystères glorieux nous 
montrent Jesus-Christ sortant du sépulcre, pour en- 
trer dans son Royaume, et Marie associée à sa des- 
tinee, proclamée Reine du Ciel et de la terre 



Explication de l.^ Dévotion elle-même. 

-'Le Rosaire - dit saint Pie V - est une ma- 
mère de prier Dieu, facile et à la portée de tons 
n consiste dans la récitation de quinze dizaines de 
Je vous salue Marie, précédées chacune du Notre 
1 ère, jointe à la méditation des quinze mystères de 
notre sainte religion, lesquels nous représentent 



— 28 — 
f 1.. .Moire lie ^'otre-Sei^'neur 

sa ire., 

,,■ i- 1,. Uns.iire en renferme 
Quantàla.no.htau,n e -.^^^^^ 

d'une mamèr. ''^'f "î •„';^'V „ff..ct,on8 du cœur. 
,e., résoluUons de ='•'"';,.,., ;^.,,,,a ire pour ob- 
tenir la grâce. Ifm le st _ j^ ^^_ 

r„ne '-autre et «'e"*!" '"'^7;;,„ j ' ^.^c unies, de 

■■cri suppliant des pauvres pécheurs. Mgr 
dToût 1877: Mélanges oratoires, vol. 1, p. 7o. 



NOTIONS DETVILLKK.S. 



RKCn ATIOX DES PRIERES DU ROSAIRE. 



RdS.UliH KT CHAI'KLKT. 

Le Itosnirc suppose les (juinzo dizaines, tandis 
que le chapelet — et c'est toujours dans ce sens que 
nous le prendrons — n'a que cinq dizaines, ou le 
tiers du Rosaire. 

.\u douzième et au tr;'iziènie siècle, jeunes gens 
et jeunes filles portaient volontiers coninie coiffure, 
une couronne de fleurs, (pi'on appelait chupel , d'où 
lep mots (](.' eh-ipcau et de chapelet. 



l'RIKRF.S AV.VNT HT W'Uks I.K RoSAinK. 



Ces prières ne formant pas partie du Rosaire, je 
les omets ici intentionnellement, afin de dégager 
cet exercice de dévotion, de tout ce qui n'est pas lui. 



— 30 — 



Le CitKW l'I- C'OMMF.NCF.MF.NT. 

n„r 1.- .le <T.Ms .... Di...., l.o.s ,lr v.ms sa ...• M», lo ot 
Î;: 01.,i,v s..i, a.. lV..v;p.a,..,.... .■x.-ll.nt.. ...a.s 

,,,,■11 ,„. ta.»l.ait pas «onsi.lr.v.- < ....■ |"'t.'' n.- 

|t't;iaiilf (lu l{i>saiit'. 



l.r. (li.oii!.'. soir 



'l'.ni;. 



rctto nVitalio.. .»• ro...po.t./ pas ..on ph.s, le 
Ciloire soit a.. Vho, bi.ni q..o la ro„t...i.. s .-., so. 
i„„.oa..ite ot ,„.•.... ,...isse la ,arde,- A''-'; ' -- 
1,. Rosaire pour ,.ne personne defiine, <" i"^"^ [^- 
bien le ren.placer par cette prière a la.inelle le 1 ape 
V\e\ le l'i févrie.' H)()K, a aec-or.l.'. m) jonrs d ...- 
dulgenee, oha,,.e fois: Sc^nn, '';;'"' ';^-;:;';j': 

qirils rcpiixint <»i paU. li"*'' ■"'"'-''■ 



Invocation sv SuwiU'.i:.-.! »ans i.i: UosAi.tK. 

Par ..n Uée.vt .lu H janvier lOOS, le Pape Pie X 
reco..in.an.la <!.■ faire suiv.e cl.a.p.e (.lo.iv so.t a.. 
S cle rinvocati.,n: Cloirc. nn,our et rccovua,.- 
mncè au Sncrr-Ca-nr de Jésn^, à laquelle on repon.1 : 
Maintenant, V'irfoiit et toujours. 300 jours à in.lul- 
genoc sont aceor.l.'s, ehaque fois que c.tte pnere 
est récitt'e. 

En greffa.it ainsi le Sacré-Cœur sur le Rosaire, 



— ai- 
le Souverain Pontife nous ramenait aux inspirationi 
d'une foi dont l'histoire a recueilli ce touchant sou- 
venir : Quand la Révolution voulut imposer son im- 
pitHé aux religieuses populations de l'Ouest de la 
P'rance évangilisées par le Bienheureux Grignon de 
Montfort, surnommé le Dominique de la Bretagne 
et de la Vendée, il sortit de ces pauvres chaumières, 
toute une légion de héros et de martyrs. Le lîoiaire 
à la main et l'image du Sacré-Cœur sur la poitrine, 
ils donnèrent nu monde, le spectacle d'un courage 
que rien ne put abattre, et qui valut à leur résis- 
tance d'être appelée — selon un mot des ennemis — 
"une guerre de géants." 

Le lieu, la manière et le langage. 



Il n'y a pas de lieu, de manière ou de langage 
spécialement désignés pour la récitation du Rosaire, 
à laquelle on peut vaquer chez soi, à l'églist, seul 
on avec d'autres. Quoique à genoux soit l'attitude 
la plus respectueuse, rien n'empêche -- si raison il 
y a pour cela — qu'on puisse le dire assis, debout, 
en marchant et même couché. S. C. I. 15 mars 
1852. 



On peut Séparer les Dizaines à Volonté. 



Autrefois, il était nécessaire de réciter, au moins 
cinq dizaines sans interruption ; le 13 octobre 1906, 
le Pape Pie X permit de n'arrêter afirha chaque di- 
zaine, si on le juge à propos. 



— 32 — 



Omission de quelques Patse et Ave. 

Si l'on oublip deux ou trois Pater et Ave, la ré- 
citation ne laisse pas, pour cette omission, d être 
considérée comme entière. Act. SS. Ros. n. IIJ. 



, Les Sourds-Muets. 

Le confesseur peut, pour les sourds-muets, com- 
muer la récitation des prières du Rosaire en une 
autre œuvre de piété. S. C. I. 15 mars 1852. 



Coutume d'Alterner. 

La coutume d'alterner ou de réciter avec d'autres 
chacun sa partie du Rosaire, non seulement est ap- 
prouvée, mais recommandée par le Pape : a««™« 
laude persolveret. Fidentem., 20 sept., 1896. 



Récitation en commun. 

Si le Rosaire ost récité en commun, il suffit que 
celui qui dirige la récitation, ait en main, son ro- 
saire bénit, et tous ceux qui répondent, gagnent les 
mêmes indulgences que s'ils tenaient eux-mêmes, 
leur chapelet. S. C. I. 22 janv. 1858. 



— 33 — 



RÉCITATION DU ROSAIRB PENDANT LB TRAVAIL 

Dans certaines comm ,n,utës, ie? religieuses se ré- 
unissent, et, toutes ens;-L!E disant le Rosaire en 
travaillant, une seule tenant le chapelet. De cette 
façon, elles gagnent toutes les indulgences. 

La nuture, la broderie, le remaillage, le trico- 
tage ne iont pas des travaux qui empêchent cette 
attention intérieure requise pour réciter dévotement 
le Rosaire. S. C. I. 13 nov. 1893. 



RÉPÉTITION DES MÊMES PRIÈRES. 

La grâce ou le secours de Dieu doit être le prix de 
notre persévérance à la demander : "Il faut toujours 
prier sans jamais se lasser," disait Notre-Seigneur ■ 
Luc XVIII, 1. 

"Nous répétons tant de fois, la même salutation 
_ à Marie, afin d'insister sur les titres glorieux 
qu'elle a d'être exaucée." Jucunda., 8 sept. 1894 
]]Nous croyons que son intercession sera d'aûtani 
plus merveilleuse qu'elle aura voulu se laisser im- 
plorer plus longtemps." Quamq0am., 15 août 
1889. 



Les mots d'une prière fervente ne sont jamais les 
mêmes autrement qu'en apparence. C'est l'âme 
qui leur donne un accent, une vie qui les varient et 
les transforment comme à l'infini. Lamartine é 



— 34 — 

"fois.- N'est-ce pas, e'\g«™^:-r; P^^, ^'a qu'un 

"mais." 

II. 
MEDITATION DES QUINZE MYSTERES. 

MÉDITER EST CHOSE FACILE. 

^s?£pr,ï.r» SI.. ■■»«.-. 

d'y réfléchir de temps à autre, 
d'enseignements et d'exemples. 



Manière de Méditer. 

Disons d'abord que l'on «' ^^t^^^^f ^ve 'il 

i^Q mots nui composent les Pater et Ave n 

St^ue nous les réJor^s dé.oterner.t, au nom de 



— 35 — 



l'Eglise qui met ses propres prières sur les lèvres de 
ses enfants et leur assure une efficacité spéciale. 
Toute l'attention — au sens raisonnable du mot — 
doit porter uniquement sur le mystère de chaque di- 
zaine. 

"L'art sacré du Eosaire — écrit le Père Monsa- 
bré — consiste à réciter dévotement les prières, 
pendant que l'âme saintement occupée du mystère, 
'contempl, , médite, goûte et produit des affections 
'conformes aux diverses circonstances dans lesquel 
'les nous apparaissent Jésus-Christ et sa très-sainte 
'Mère." 

On se représente ce mystère avec les personnages 
qui y figurent; on voit ce qu'ils font, on écoute ce 
qu'ils disent, on considère les sentiments qui. les 
animent, les vertus qu'ils pratiquent, etc. Bref, 
cette méditation ne requiert, à strictement parler^ , 
qu'un pieux regard de l'esprit sur le mystère énoncé, 
et un élan affectueux du cœur. Ce n'est qu'un re- 
gard jeté vers le but mais il embrasse toute la route 
qui y conduit et nous empêche de nous en écarter. 

_^ "Ce simple regard du pauvre, de l'humble chré- 
"tien qui ne prétend pas raisonner, mais voir et ap- 
'' prendre, lui fera connaître plus de divines choses 

''que les livres de beaucoup d'érudits Aussi 

||n'est-il pas douteux que de pauvres femmes en ré- 
'^ citant doucement leur Rosaire, font mieux l'orai. 
"son mentale que ne la font bien des savants qui se 
^'croient supérieurs au reste des hommes, et que 
"leurs superbes oraisons ne laissent cependant que 



— 36 — 

•'pleins d'eux-mêmes et .^^des rf* Djeu_^ Cardmal 
DechampB. La nouvelle Eve. ChXAXr 

•■Les enfants - dit S. François de Sa es-U°^«« 
"d-ouïr leurs mères et de bégayer '^^■'^fJ^^'l^'^^Z, 

.«rôles ses ao'î>ns et ses affections, nous appren- 
-drons àparler, à faire et à vouloir comme lui. 

Pour rendre cette méditation encore plus facile 
quÏ^ veuille donc relire, de temps à autre p^ 60 
fexposé général, les grandes lignes du sens littéral 
d« ehaque mystère. 

. Ir. FAUT MÉDITER SUR CHACUNE DES QUINZE DIZAINES. 

L'on peut changer l'ordre des mystères, pour rai- 
so^suKfsante, mais il est absolument n^cessatre que 
Ze^ndes quinze mystères aii sa méMairon et 
,a dizaine. S. C. T. 12 juillet 1726. 



Quand Faut-il Méditer? 

La méditation se fait en même tf'^Pf.q"'''"^;*; 
la dizaine ou immédiatement avant. Si par di^rac 
tion on avait oublié ces quelques instants de médi 
taUÔn pendant ou avant la dizaine, on peut parfaite 
ment y'supplé-, immédiatement après 1 une tan 
ainsi moralement unie à l'auire. S. C. I. 1 ]"iiiet 
1839. 



— 37 — 



I 



I 



Enonciation des Mystères. 

Il n'est pas nécessaire d'énoncer le mystère, pour- 
« «r? "f^'*'- Toutefois, pour la méditation en 
public h coutume s'est établie de réciter le lundi et 
le jeudi \cs mystères joyeux; le mardi et le vendredi 
\e^ mystères douloureux; le dimanche, le mercredi 
eje samedi les mystères glorieux. Cependant, il 
este loisible de méditer sur d'autres mystères si on 
lf"f \P^°P°«'. par «'temple pour compléter la 
lecitation du Kosaire entier. S. C. I. 1 juillet 1839 

Vœu du Congrès Marul de 1900. 

^ L^ Congrès Mariai tenu à Lyon, France, du 5 au 
8 septembre 1900. émettait le vœu suivant: 

Attendu que dans ses principales apparitions, au 
XIX siècle, la Samte Vierge a clairement et ^pé- 

du Ch.,st Léon XIII, faisant écho à la Eeine du 
(-lel, a, dans de nombreuses encycliques — insis- 
tance mouie depuis le commencement de l'Efflise 
pour aucune forme de prière - recommandé nori 
. chapelet simple, mais le Rosaire avec ses mys- 
tères, et qu'il n'a cessé de redire qu'il attendait du 
l^osaire bien compris, le salut de la société chrétien- 

mL^^ ^"^'■'' ^""f* '" ^""^ 1"^ 1« I^°«aire soit 
propage avec une ardeur nouvelle et que dans ce 

i^«l?% "Z'*^'*/"^'"^'' ^'°^"' PensionnaU, 
collèges et téminatres, on énonce en tout temps 



— sa- 
la lécitation du chapelet, les mystères du Ro- 



dans 
saire. 



LES IGKORAKTS, LES ENFANTS LES MALAOES OU 
AUTRES QUI NE PEUVENT PAS MEDITER. 

Il faut reconnaître que la ^ftaUon même ré^ 
duite à sa mesure la plus simple est impossible a 
certaines personnes, pour cause d 'g"™; ^^/^' 
blesse, etc. Dans ce cas, 'Eg ise les met a même 
de gagner les précieuses indulgences du Bosaire 
pourvu qu'elles eu récitent les prières avec pié e 
Ktefoil elle veut qu'eues s'habituen peu à ï^u à 
faire cette méditation, dans la mesure de leurs forces. 
S. C. I. 28 janv. 1842. 

Ne convient-il pas de faire entrer dans la même 
catégorie - minus idonearum versommrn- ces 
personnes involontairement distraites dont 1 impuis- 
sance à fixer leur esprit, et brider leur imagination 
constitu une infirmité réelle? Elles savaient déjà 
qu'aux yeux de Dieu , et à raison de leur bonne vdon- 
té leurs prières sont excellentes; mais elles pou- 
vaient se'^demander si, dans ces cond^ons, eles 
pouvaient gagner les indulgences attachées à la ré- 
Salfon du Eosaire. Me basant sur la décision que 
ie viens de mentionner et si bien en harmonie avec 
e miséricordieux esprit de l'Eglise, je réponds oui 
sans hésiter, avec les auteurs qui se sont posé la 
question. 



— 39 — 

Mystères du Posaire et Intentions Correspon- 
dantes. 

"Chaque mystère qui passe apporte un nouvel ar- 
Ijgument de prière on ne peut plus puissant sur le 
"cœur de la Vierge." Jdcunda., 8 sept. 1897. 

Nous nous contenions do donner ici, pour chaque 
mystère, des intentions spéciales que nous recom- 
mandons à raison de leur extrême importance, mais 
qui n'engagent, cependant, la liberté de personne. 



MYSTERES JOYEUX. 



L'Annonciation de la Très Sainte Vierge. 
Prions pour obtenir ou conserver l'état de grâce. 

La Visitation de la Très Sainte Vierge. 

Demandons la grâce de ne donner que de bons ex- 
emples. 

La Naissance de Notre-Seigneur. 

Demandons la grâce d'être des âmes de bonne vo- 
lonté. 

La Présentation de Notre-Seioneur au Temple. 

Demandons le respect et l'amour de la Sainte Eu- 
charistie. 



-40 — 

L« Recouvrement de Notre-Seioneur au Temple. 
Demandona l'éducation sainte des enfants. 

MYSTERES DOULOUREUX. 

L'AooNiE DE Notre-Seigneur au Jardin des 
Oliviers. 

Demandons la contrition de nos fautes et l'hor- 
reur du -péché. 

La Flwellation de Notre-Seioneur. 

Prions pour réparer nos injustices et nos scan- 
dales. 

Le Couronnement d'Epines. 

Demandons le zèle à nous instruire de la Religion 
et la victoire sur le respect humain. 



Le Portement de la Croix. 

Demandons le courage dans les tentations et les 
épreuves. 

Le Crucifiement de Notre-Seigneur. 

Demandons pour les agonisants t pour nous- 
mêmes, la grâce d'une bonne mort. 



[PLI. 



)ES 



l'hor- 



$can- 



digion 



— 41 — 
MYSTERES GLORIEUX. 

La Eésusrëction de Notre-Seioneur. 
Prions pour la conversion des pêcheurs. 

L'Ascension dp Motre- Seigneur. 
Prions pour les Ames du Purgatoire. 

La Descente du Saint Esprit sur les Apotbes. 

Prions pour que la vraie Religion se répande de 
plus en plus dans le monde. 

L'Assomption de la Très Sainte Vierge. 

Demandons la chasteté parfaite et l'esprit de péni. 
tence. 

Lï Couronnement de la Très Sainte Vierge 
I DANS LE Ciel. 

1 Prions pour que la dévotion du Rosaire soit plus 
. i connue et mieux pratiquée. 



nous- 



REMARQUES NECESSAIRES 
SUR LE ROSAIRE 
COMME MEDITATION OU CONTEM- 
PLATION. 



LE EOSAIRE SERAIT DONC UNE VRAIE 

METHODE DE MEDITATION OU DE 

CONTEMPLATION. 

Une Question de Fait. 

Méditation ou contemplation, c'est précisément le 
fond l'essence du Rosaire, ce qui le distingue radi- 
calement des autres prières. Celles-ci pourraient, 
en effet, se réclamer tout aussi bien que lui, de nom- 
breux Pater et Ave, mais ce qui donne au Ro- 
saire son ciracttre distinctif, c'est que sur ce fond 
commun de prières, il greffe la méditation ou la con- 
templation des mystères fondamentaux de la vte 
chrétienne. 

On serait porté à croire, à première vue, que cette 
donnée est franchement admise et comprise de tous, 
mais nous en sommes loin ; et elle n'est pas du tout 
d'ordre fictif, la remarque : "On m'a dit que le Ro- 



— 43 — 



saire ne comptait pas pour ma méditation." L'igno- 
rancc, l'i'troitesse et la routine, ces trois sreurs insé- 
parables, s'acharnent donc — et s'acharneront peut- 
être encore longtemps — à saper le Rosaire, par sa 
base, en niant sa valeur, comme méditation. Nous 
sommes en face d'une déconcertante anomalie. 

Voilà, en effet, que toutes sortes de méthodes de 
méditation ou de contemplation ont cours ; et il n'y 
aurait que celle prônée désespérément par l'Eglise 
pour ne paj avoir sa place au grand soleil du monde 
des âmes ! Je ne m'attarderais pas à réfuter pareille 
aberration, n'était mon souci d'éclairer les con- 
sciences honnêtes dont la bonne foi s'est laissée sur- 
prendre. 

L'opposition au Rosaire, comme méditation, re- 
monte assez loin, car, on lit de sainte Rose de Lima, 
morte en 1617, qu'elle insistait souvent auprès des 
prédicateurs et des confesseurs, pour qu'ils établis- 
seni la vérité sur ce point. Le préjugé est donc au 
moins tricentenaire; mais son âge ne le rend pas 
plus raisonnable, encore moins lui constitue-t-il des 
quartiers de noblesse. 

Fidèle à mon programme, je demande à l'Eglise, 
de produire les titres de son Rosaire, comme médita- 
tion ou contemplation. Léon XIII va nous répon- 
dre. Sa piété est allée d'instinct au Rosaire, comme 
son fier génie devait aller d'instinct à saint Thomas 
d'Aquin, — l'Aigle de la doctrine catholique — 
pour la solution des questions vitales qui préoccu- 
paient iUors le monde. Voulant appuyer la piété 
sur une base solide, il la voulait avant tout doctri- 



— 44 — 

nale. Le Rosaire lui offrant cette base inébranla- 
ble dans les dogmes de ses mystères, il s'en fit l a. 
pôtre intrépide, le prédicateur inlassable. Il pro- 
clama y voir lo secret de la rénovation des âmes, 
la sauvegarde de l'Eglise, le salut du monde. 

La question que nous posions tout à l'heure, il va 
lu, traiter, et à sa manière, c'est-à-dire par les som- 
mets S'il emploie comme il le fait — et avec une 
insistance marquée — les mots de méditation, de 
contemplation, ce serait le comble du ridicule, de 
croire ou d'affecter de croire, qu'il ne les a pas pe- 
sés, ou qu'il en ignore le sens. 

Qu'on ne s'y méprenne pas : de même que le 
Chef de l'Eglise avait voulu renouveler les études 
théologiques en imposant par voie d'autorité, la doc 
trine du Docteur Angélique, il voulut compléter son 
œuvre en renouvelant le monde de la piété, par le 
Rosaire, n'une main aussi sûre que ferme, u ra- 
mena cet exercice si important de la médUation, à 
la belle simplicité et solidité des principes puisés 
chez ce maître incomparable. 

J'oserai dire que la mesure était exceptionnelle- 
ment opportune, et elle fut saluée avec reconnais- 
sance par tous ceux qui déploraient que les fidèles 
eussent été découragés de vaquer à cet exercice, 
tant on le leur avait montré hérissé de difficultés. 
Il était, en effet, devenu un épouvantail, même 
pour la piété des plus intrépides ; ce qui n'explique 
que trop l'impression fâcheuse généralement répan- 
due aujourd'hui que pour méditer, il faut être sa- 
vant, et avoir beaucoup de loisirs. 



45 



A fil croire certains tht^oriciens k la mode, une 
bonne inrditiition doit d'ubord, être quelque chose 
d'ennuyeux, de sec, de froid, d'enchevêtré. Le mo- 
dule en est uniijue pour tous les tempi'rainents et 
toutes les aptitudes. Nous soninies plongés dans 
une atmosphère factice, ou les choses les plus sim- 
ples sont exagérées, grossies, faussées comme a plai- 
sir. Bref, la méditation ainsi comprise et déformée, 
est une torture, une véritable camisole de force, et 
l'on comprend que pour y échapper, l'âme pante- 
lante et excédée se laisse entraîner au sommeil 
comme dans un asile sauveur. Réellement ne di- 
rait-on pas que pour s'approcher de Dieu et lui par- 
ler — lui, la simplicité, par essence — l'on dût 
suivre le cérémonial prétentieux, gourmé, ridicu'e, 
exigé par l'étiquette de l'Escurial pour s'approchtr 
de Sa TMajesté Philippe TT, souverain de toutes les 
Espagnes. 

La méditation du Rosaire, si simple, si unie, mo- 
deste et humble comme la Vierge, ne pouvait pa- 
raître, évidemment, que bien peu de chose en face 
de cette méthode fastueuse et contournée: une 
sorte d' ; ysiiiid en sabots devant une mamuise 
d'Ancien R.diii;'. Juchée sur ses hauts talons, cette 
dernière ne pouvait le prendre que de haut, et de 
haut elle le prit : Vous, une méditation ! et voua 
n'avez ni colloque, ni soliloque, ni fournaise d'a- 
mour, ni Sinaï enflammé, ni les trente-deux degrés 
de l'Echelle de Dilection, ni ... . allez, passez 
votre chemin. Vous n'êtes qu'une intruse, une ro- 
turière. — La marquise avait parlé : la cause n'était 
pas finie 



— 46 — 



Les Principes. 

Remettons les choses au point en retournant à 
l'abc des principes. Que pour l'amour de Notre- 
Dame du Rosaire, on ait la patience de me suivre; 
je serai court. 

Quoique assez souvent, la méditation et la con- 
templation soient prises l'une pour l'autre, elles 
ont cependant chacune leur nature propre qu'il im- 
porte de préciser avec soin. 

Dans la méditation, l'âme cherche Dieu, par voie 
dp raisonnement; elle suppose l'effort et ce travail 
ordinaire des facultés impliqué par la réflexion. Son 
procédé est discursif. 

La contemplation est une "vue simple Je l'es- 
prit" selon la définition de saint Thomas: simplex 
intuitus veritatis — 2a 2fB qu. 180, art. 3 ad 1". 
Son procédé est donc intuitif, excluant l'ef- 
fort et la recherche. Ce regard tranquille et ferme 
de l'âme, sur une vérité surnaturelle, appelle 
comme complément, un élan affectueux du cœur 
— ibid. art 1, de sorte que la contemplation sup- 
pose l'exercice de nos deux grandes facultés, l'in- 
telligence et le cœur. 

La méditation et la contemplation étant toutes 
deux une oraison mentale, c'est^-dire, selon le 
beau mot de saint Thomas, une ascension d'âme 
vers Dieu, ascensio mentis ad Deum, ont le même 
objet et le même but, mais différant entre elles, 
de toute la distance qui sépare un acte simple d'un 
acte composé. 



— 47 — 

"Après que par la méditation, nous avons con- 
"sidéré dans ses diverses circonstances, un mystère 
■ du Christ, la flagellation, par exemple, il devient 
"facile d'embrasser ce mystère, d'un seul regard 
"de l'âm^ on plus dans ses détans, mais dans son 
"ensembL . ce qui est contempler. Avec un peu 
"d'exercice, tout le monde est donc capable de con- 
"templer aussi bien que de méditer." Brancati. 
De orat. christ. Opuso. III, c. XVII. 



Les Principes Appliqués ao Eosaire. 

Voulez-vous maintenant que l'on applique ces 
principes au Rosaire? Il sera facile à l'œil le moins 
exercé, d'y démêler le rôle qui vient d'être assigné 
à la méditation et à la contemplation. La parole 
est à Léon XIII : 



"Cette méditation est parfaitement à la portée 
"même des esprits sans instruction; car, présentés 
"avec leurs circonstances de lieux, de temps, de 
"personnes, les faits que les mystères du Bosaire 
"rappellent, s'impriment d'autant mieux dans 
"l'âme qu'ils l'émeuvent plus utilement. Lors- 
"que, dès l'enfance, l'âme s'en est pénétrée et im- 
"prégnée, il suffit de renonciation de ces mys- 
"tères, pour que celui qui a du zèle pour la prière, 
"puisse sans aucun effort et par un mouvement 
"naturel de pensée et de sentiment, les parcourir 
"et recevoir abondamment de la bonté de Marie, 
"les grâces d'en haut." Jucunda., 8 sept. 1894. 



— 48 — 



"Ces mystères augustes, si les fidèles, dans une 
"pieuse méditation, se les rappellent dans leur or- 
"dre, sont destinés à leur procurer un admirable 
"secours, tant pour nourrir leur foi et la protéger 
"de l'erreur que pour ranimer et entretenir la vi- 
"gueur de l'âme. En effet, la pensée et la mé- 
"moire do celui qui prie de la sorte, sont entraînées 
"vers Ces mystères, avec l'ardeur la plus suave; 
"elles s'y absorbent, les parcourent, et admirent 
"l'œuvre ineffable de la Rédemption des hommes. 
"L'âme s'enflamme alors, d'amour et de recon- 
"naissance, devant ces témoignages de la charité 
"divine; elle sent se fortifier et s'accroître son es- 
"pérance, et devient plus avide de ces récompenses 
"célestes que le Christ a préparées pour ceux qui 
"se seront unis à lui, en imitant ses exemples et 
"en participant à ses douleurs." Octobri., 22 sept. 
1891. 

"Cette prière s'exhale dans les paroles émanées 
"de Dieu même, de l'ange Gabriel et de l'Eglise; 
"pleine de louanges et de vœux salutaires, elle se 
"renouvelle et se continue dons un ordre déter- 
"miné et varié, et elle produit sans cesse de nou- 
"veaux et doux fruits de piété." Ibid. 

"Des distractions nombreuses provenant de la 
"fragilité humaine, ont coutume de dé ourner de 
"Dieu, celui qui prie; mais, quiconque y réfléchira, 
"comprendra aussitôt combien le Rosaire a d'effi- 
"cacité, soit pour fixer la pensée et secouer l'indo- 
"lence de l'âme, soit pour exciter le salutaire 
"regret des fautes et élever l'âme vers les choses 
"du Ciel." Jucunda., 8 sept. 1894. 



— 49 — 



"Dieu nous a donné en Marie, le modèle de 
"toutes les vertus le plus à notre portée. En la 
"regardant et la contemplant, notre esprit ne se 
"sent pas comme écrasé par l'éclat de la Divinité; 
"mais, attirés par la parenté d'une commune na- 
"ture, nous trai:aillons avec plus de confiance à 
'T imiter." Magnœ., 7 sept. 1892. 

"Quiconque contemplera fréquemment, non pas 
"seulement des yeux du corps, mais par la pensée 
"et la méditation, d'aussi grands exemples de 
"vertu, comment ne brûlerait-il pas du désir de les 
"imiter"? Lœtitiœ., 8 sept. 1893. 

"Aussi, le Rosaire inonde-t-il l'âme de ceux qui 
"le récitent, d'une douceur de piété toujours nouvel- 
"Ic, leur donnant la même impression et émotion 
"que s'ils entendaient la propre voix de leur très- 
" miséricordieuse Mère leur expliquant ces mystères 
"et leur adressant de salutaires exhortations." 
Magnœ., 7 sept. 1892. 

"Le Rosaire se compose, comme l'on sait, de 
"deux parties à la fois distinctes et unies, la mé- 
"ditation des mystères et la prière vocale. Or,ce 
"mode de prière exige une attention spéciale du 
"fidèle, car, il requiert, non pas seulement qu'il 
"dirige d'une façon quelconque, son esprit vers 
"Dieu, mais qu'il soit plongé de telle sorte dans la 
"considération de ce qu'il contemple, qu'il y puise 
"les éléments d'une vie meilleure et les aliments 
"de toute piété. Ce qu'il contemple est, en effet, 
"ce qui existe de plus grand et de plus admirable, 
"car, ce sont les mystères fondamentaux du Chris- 
"tianiême." Jucunda., 8 sept. 1894. 



— 50 — 



^ 



"Toutes les fois que, dans la récitation du Ro- 
"saire, nous méditons les mystères de notre salut, 
"nous imitons, en quelque sorte, la fonction très 
"sainte confiée jadis à la milice des anges. Ce 
"sont eux qui ont révélé ces mystères au temps 
"marqué. Ils y ont joué un rôle important, dans 
"une attitude tour à tour joyeuse, douloureuse et 
"triomphante .... Quoi de plus suave que de 
"contempler et de prier avec les Anges? Quelle 
"confiance, quelle espérance on peut concevoir de 
"jouir un jour dans le Ciel, de la bienheureuse so- 
"ciété des Anges, lorsque ici-bas, on les a en quei- 
"que sorte aidés dans leur ministère." Augustis- 
Bimœ., 12 sept. 1897. 

Si c ■*! citations déjà longues ne suffisaient pas, 
d'autres du même genre pourraient être fournies 
par les encycliques Magnœ Dei., 7 sept. 1892, Lae- 
titiœ sanctsB., 8 sept. 1893, Jucunda semper., 8 
sept. 1894, et Diuturni temporis., 5 sept. 1898. 

Léon XIII y développe partout — et dans son 
sens le plus élevé — les paroles employées de temps 
immémorial, pour la bénédiction des rosaires : divina 
contemplandô mysteria, par la contemplation des 
mystères divins. 

Donc, à côté de la prière vocale qui suppose le 
recueillement des sens et fait du corps entier, un 
hommage au Dieu qu'elle implore, le Pape vient de 
nous définir le rôle de toutes les facultés internes 
absorbées dans la méditation ou la contcmplatior, 
de ces mystères: la mémoire, l'imagination, l'in- 
telligence, la volonté, le cœur. C'est un véritable 



— 51 — 



petit traité où se détachent les expressions emprun- 
tées à son maître préféré, saint Thomas d'Aquin, 
traitant de la même matière. Par l'oraison men- 
tale du Rosaire, qui joue vis-à-vis des prières vo- 
cales, le rôle de l'âme vis-à-vis du corps, la Foi 
resplendit, l'Espérance se fortifie, la Charité s'em- 
brase. La variété même des mystères écarte les 
distractions, cet écueil ordinaire et redouté des mé- 
ditations. L'âme nous est montrée dans cet exer- 
cice, atteignant l'Eglise Militante qu'elle protège 
e" qu'elle sauve ; l'Eglise Souffrante qu'elle soulage 
et délivre par d'innombrables indulgences; réjouis- 
sant l'Eglise Triomphante vers laquelle elle s'élève 
d'un vol rapide et sûr, par l'imitation des vertus 
et la participation aux souffrances du Christ et de 
la Vierge. Devenue par sa contemplation, l'émule 
même des Ange», elle goûte des joies inten- 
ses, "comme si elle entendait h voix de la plus 
douce des mères." Bref, poème d'allégresse ai- 
mante et de tendre piété que ces encycliques im- 
mortelles, et, bienheureux, les dévots de Marie qui 
en auront recueilli les enseignements au plus intime 
de leur conscience et de leur cœur. 



— 52 — 



n. 



LE EOSAIRE SEEAIT DONC LA SEULE ME- 
THODE DE MEDITATION OU DE CON- 
TEMPLATION ACCESSIBLE A 
LA GENERALITE DES 
FIDELES. 



Je dis la généralité, afin de sauvegarder les ex- 
ceptions. 

■ Les Simples Fidèles doivent Méditer. 

La méditation des vérités éternelles — une cer- 
taine méditation du moins — est indubitablement 
nécessaire à tous les chrétiens, car si l'on rie peut 
réussir à rien, sans y penser, l'on ne peut réussir 
non plus à se sauver, sans penser sérieusement et 
souvent à son salut, à l'accomplissement dé la loi 
divine qui en est la condition, et aux moyens de la 
mettre en pratique. "Après la grâoe de Dieu, dit 
'S. Thomas, la méditation est la cause principale 
"de la vraie dévotion ou de la pratique fidèle et com- 
"plète de la vertu." 2a 28e qu. 82, art 3. 

Confirmant cet enseignement, l'Eglise par l'oi- 
gane du Concile de Trente, veut que les pasteurs 
d'âmes, exhortent les fidèles à ne passer aucun jonr 



— 53 — 

sans faire oraison; car, remarque-t-il, "si nous cé- 
'"dons si vite, même aux moindres attaques des ten- 

•tations, c'est que nous n'avons pas soin d'exciter 
I en nous l'amour de la vertu, par la méditation de» 

'choses célestes." 



NÉCESSITÉ POUR EUX, d'uNE MÉTHODE COUBÏE, 

Simple, Variée. 

S'il est nécessaire de méditer, — et cette néces- 
sité est indiscutable — quelle est la méthode d'orai- 
son qui va remplir les vues de Dieu et de l'Eglise, 
de ce côté? Sont-ce les méthodes en cours? Je ré- 
ponds sans détour et sans palliatif, non. Elles ne 
répondent pas à la tournure de l'esprit du peuple, 
non plus qu'à son tempérament et à ses aptitudes.' 
Excellentes en elles-mêmes, elles ont produit et 
produisent encore dans bon nombre d'âmes, d'admi- 
rables fruits^ de sanctification, mais, le fait indéni- 
able est qu'elles n'ont même pas pu entamer la 
masse. L'expérience en fut faite et marquée par 
un échec complet. 

Un jour, nous raconte la Sainte Ecriture, le jeune 
berger David est amené en présence du roi' Saul qui 
lui demande d'aller se mesurer en combat singulier, 
avec le géant Goliath lequel lance ses défis insolents 
a la face des armées d'Israël. Le jeune homme ac- 
cepte et va prendre congé du roi, quand ce dernier 
insiste pour qu'il revête une armure de fer, la sienne. 
David qui en était à un premier essai, pouvait à 
peine marcher. On le laissa donc libre de ses mou- 
vements, et il revint avec la tête de Goliath. 



— 54 — 

Les méthodes usuelles sont un peu l'armure de 
fei sous laquelle de nobles âmes livrent les grandes 
luttes de la perfection, mais, affublez-en le David 
populaire, et il en sera gêné lui aussi, à trouver i, 
peu près impossible de se mouvoir. 

Le Rosaire Réunit ces Conditions. 



Quelle est donc la méthode d'oraison qui ait chance 
d'être sérieusement pratiquée et goûtée par lui? A 
ceux que l'on appell les simples gens, il faut une 
méthode simple aussi, naturelle, courte, cariée; et il 
est remarquable que tous ces éléments sont donnés 
par les meilleurs auteurs comme les conditions idé- 
ales de la contemplation. La question de temps n'y 
est pas un facteur nécessaire. S'imaginer, selon 
un préjugé assez répandu, que l'immobilité de l'âme 
arrêtée devant une seule idée et se nourrissant d'un 
seul sentiment durant un quart d'heure ou une de- 
mi heure, soit essentielle à la contemplation, est 
une pure chimère. De ce côté-là non plus, pas de 
règles arbitraires, pas d'inutiles entraves. Vacant 
vol 3, p. 1621. 

Déjà, de son temps, sainte Thérèse disait: "Sou- 
vent Dieu donne dans un moment de prière plus de 
grâces qu'il n'en accorde dans une oraison de longue 
durée. Ses œuvres ne se mesurent pas sur le 
temps." 

"Plusieurs pensent méditer qui ne font que spé- 
"euler, que s'efforcer de produire de belles pensées, 
"à se faire de beaux discours. Ceux-là perdent leur 1 



— 55 — 



I 



"temps et ils l'emploieraient beaucoup mieux à dire 
"leur chapelet; car, en arrêtant simplement le re- 
"gard de leur âme sur les adorables mystères de la 
"vie, de la passion, de la mort, de la gloire de leur 
"Maître, ils y verraient plus clairement ce qu'ils 
"doivent savoir, faire et souffrir, qu'ils ne le voient 
"dans leurs prétentieuses oraisons 

"Nous répétons à dessein le mot de simple regard, 
"pour qu'on ne suppose pas que nous voulions trans- 
"former le Saint Bosaire en méditations laborieuses. 
"Non, il doit rester une simple et douce prière, ce 
"qui ne l'empêchera pas d'être une vraie prière du 
"cœur, une oraison en esprit et en vérité, une vraie 
"oraison mentale, si nous y récitons le Pater et 
"l'Ave en regardant Jésus-Christ et sa Mère." Car- 
dinal Dechamps. La Nouvelle Eve. Ch. XXXI. 

Quel beau et pratique commentaire de saint 
Thomas qui, dans les trois mots qu'il donne à la dé- 
finition de la contemplation, mentionne d'abord la 
simplicité: simple regard de l'âme, dit-il. 

"Mon brave homme, demandait le Bienheureux 
"Curé d'Ars à un de ses paroissiens, qu'est-ce que 
"vous dites donc au Bon Dieu, quand vous êtes de- 
"vant le Saint Sacrement?" — "Je le regarde, et 
"il me regarde," fut la réponse. Il donnait ainsi 
sans y penser, une des plus exactes définitions de 
la contemplation, et qui rappelait celle de Bossuet : 
"L'oraison de simplicité ou de, simple regard, écrit 
"ce grand évêque, consiste dans un simple regard 
"de l'âme vjrs quelque objet divin, soit Dieu en 
"lui-même ou quelqu'une de ses perfections, soit 



— 56^ 



'Notre- Seigneur ou quelqu'un de ses mystères, ou 
"quelques autrea vérités chrétiennes." Manière de 
faire l'oraison de foi. No. 3. Comme on le voit, la 
vérité est profonde; elle n'est pas compliquée. 

"Je no connais pas une meilleure pratique que le 
"Rosaire, pour aider l'attention, la piété, la médi- 
"tation de l'esprit et du cœur. Nous le disons pour 
"les savants qui l'ignorent, non pour les ignorants 
"qui le savent par expérience." Rohrbacher, Hist. 
vol. XVII, liv. LXXI. 

L'Eglise qui connaît la mentalité de ses enfants, 
prend le Rosaire des mains de la Vierge de Lourdes 
et nous dit : la voilà, la méthode de méditation ou 
de coqtemplation faite pour tous, parce qu'elle nous 
vient de Marie, la Mère de tous. 

"Le Rosaire, c'est l'introduction aisée à la Con- 
templation des mystères qui nous montrent en 
action le Dieu vivant. Convenez qu'il y a quelque 
'chose dans l'Eglise qui ne vient pas de l'homme, 
'ces institutions si simples, ces adaptations si popu- 
laires de ce qu'il y a de plus grand, de plus relevé. 
J'ai connu de pauvres gens très ignorants qui di- 
saient le Rosaire d'une façon sublime. Remarquez 
aussi que dès qu'on devient simplement orgueil- 
leux, on se dégoûte du Rosaire, on s'en moque, on 
's'en scandalise. Il faut être de la maison pour 
comprendre ce qui vient du Maître de la maison." 
Mgr d'Hulst, 22 oet. 1888. LeUres, p. 199. 

Si donc, la masse en arrive jamais à méditer, ce 
sera par le Rosaire. 

"C'est la prière des simples, — écrivait le cardinal 



— 67 — 

"Wiseman — et, par con8,;qiient la meilleure qné 
"nous puissions employer pour vaincre l'orguail, 
"vice dominant de notre nation." 



La généralité des filèles a donc à sa disposition, 
la méthode d'oriiison simple, courte, variée, vivante, 
qui lui convient. Elle n'est ni raffinée, ni subtile. 
Un enfant, à raison même de son innocence et de 
sa simplicité est préparé à jeter sur les choses de 
Dieu, dans le Rosaire, ce regard de la foi et cet élan 
affectueux du cœur qui constituent la contemplation. 
"C'est la prière des âmes simples et filiales qui 
"aiment à entrer par cette petite et humble porte 

"dans les sublimités de la contemplation 

"Quelle est la bonne femme illettrée, quel est l'en- 
"fant qui ne pourrait pas contempler de la sorte" ? 
Mgr D'Hulst. Lettres, 2 oct. 1881. 

"Oh que voilà une belle science ? Elle n'ast point 
"orgueilleuse, elle ne revêt pas de formules difficiles, 
"elle s'offre aux simples, elle est le lait des enfants 
"comme le pain des forts." Id. et ibid. 1 oct. 1871. 

Qui parlait des pauvres et des humbles avec cet 
accent si pénétrant de sympathie, ce sens si élevé de 
leurs besoins? La famille de Mgr d'Hulst était des 
plus illustres et comptait des rois dans son histoire. 
V. voulut cansacrer le meilleur de sa vie au service 
des derniers des misérables. T^a façon dont il s'incline 
ici devant le chapelet d'une pauvresse ou d'un en- 
fant, laisse pressentir la grandeur de cette âme sain- 
tement royale. 



— 68 — 

"Plaise à Dieu — écrit l'infatigable Léon XIII — 
"que selon Nos vœux, cette sainte pratique de 
"piété soit partout rétablie dans son antique hon- 
"neur ; qu'elle soit aimée et pratiquée dans les villes 
"et dans les campagnes, dans les familles et dans 
"les ateliers, chez les grands et chez les humbles." 
JucUNDA., 8 sept, 1894. 



Leur Fpi surtout y est Intéressée. 

Non seulement elle s'adapte à tontes les classes, 
mais aussi à toutes les conditiorjg d'àme, surtout en 
ce qui regarde la foi. 

1° En est-on à ignorer pratiquement tout de la 
religion : 

"Le Rosaire est un moyen facile de faire pénétrer 
"dans Ira esprits, les dogmes principaux de la foi 

"chrétic me^'' 

2° Désire-t-on étendre ses connaissances religi- 
euses : 

"Le Rosaire est tme source d'enseignements a- 
" bandante qu'il sera facile de mettre à profit " 
3° Notre foi est-elle éclairée : 
"Le Rosaire nous donnera un moyen court et fa- 
"cile de l'entretenir'" 



Rosario insit facilu usus ad «umma fidei chriatiana 
capita suad«nda animia. Maqnx., 7 sept. 1892. 

ampU atque facilis documentorum copia. Ljetitij!., 8 
sept. 1893. 

prompta atque facilis ratio qui fidem tuun alat. Ao- 
JUTBICEX., 5 sept. 1895. 



— 69 — 

4° Notre foi est -elle en butte aux tentations : 
"De secours plus à la portée de tous et plus facile 
"que le Rosaire, il n'y en a pat^." 

5° La méditation requise, semble-t-elle difficile : 

"Bien compris, le Rosaire est de pratique facile et 

"à portée de tous. Quiconque est un tant soit peu 

"instruit de la religion, peut raquer à cet exercice, 

"facilement et avec fruit'." 

Le Chef de l'Eglise ne pouvait pas oublier les pré- 
ventions et les préjugés invétérés qu'évoquent les 
mots mêmes de méditation et de contemplation. 
Aussi, dans sa haute sagesse, il veut rassurer les 
fidèles contre des difficultés imaginaires, et, a cinq 
reprises différentes, — on vient de le voir — il leur 
déclare que le Eosaire est une méthode d'oraison 
courte, facile, à portée de tous, et qu'ils en retireront 
les plus précieux avantages. 

Ainsi expliqué et recommandé, on serait porté à 
croire que le Rosaire dût ne rencontrer aucun obsta- 
cl» sur la route des âmes de bonne volonté. Il n'en 
fut rien. Le principal obstacle vint de ceux qui 
hantés par l'obsession d'un idéal exclusif de mé- 
thode de méditation, le donnent volontiers comme 
un appendice de l'Evangile ; tout ce qui ne cadre pas 
avec ce moule arbitraire, tout ce qui s'écarte des 
dimensions de cet autre lit de Procuste, étant impi- 
toyablement mis de côté et censuré. 

' ... adjumentum tam promptum omnibus atque expeditum 
ut nihil magi». Fidentem., 20 sept. 1896. 

' ... uïu facilem et populi ingenio accommodatum. Quivii 
€nim religione v*l mediocriter iiutructu» eo facile uti 
et cum fructu pote»t. Didttjbn:., 6 »ept. 1M8. 



— 60 



Idée Fausse sur la Contemplation. 

Ce que je viens de dire de la méditation, s'appli- 
que aussi à la contemplation proprement dite. Les 
simples gens, vous affirme-t-on, pourront peut-être 
méditer, mais à coup sûr, ils ne pourront pas con- 
templer. Il n'y a, en effet, selon eux, qu'une con- 
templation, la contemplation infuse laquelle suppose 
les extases, les ravissements, les visions, etc., et 
accessible seulement à quelques âmes d'élite. L'hu- 
milité nous ferait même un devoir de ne pas la dési- 
rer, à moins que Dieu lui-même ne nous y conduise. 
Donc, conclut l'objection, la presque totalité des 
chrétiens en est forcément exclue. 

Je ne relèverais pas pareille fausseté si, mal- 
heureusement, elle ne traînait encore dans des au- 
teurs qui continuent de jouir d'une certaine vogue, 
en dépit de leurs écarts de doctrine. En outre, elle 
nous aide à nous expliquer cette opposition tenace 
qui n'a jamais voulu voir dans le Rosaire, une con- 
templation digne du nom. 

Le démon ne triomphe jamais plus sûrement que 
grâcu à l'ignorance du véritable enseignement de 
l'Eglise. Or, d'après cet enseignement exposé par 
l'un de ses interprètes les plus autorisés, saint Tho- 
mas', il y a à côté de la contemplation infuse réservée 
à quelques âmes seulement, la contemplation ordinai- 
re à portée de toutes les bonnes volontés, et qu'il défi- ; 
nissait un simple regard de l'âme, uni à un élan du \ 



' la Ilae. Q. 3, art. I et IV ; II» Ilae Qu. 171-182. 



— 61 — 

cœur vers Dieu. A celle-ci tous sont appelés, et de 
celle-ci tous sont capables. 

La contemplation infuse pousse les âmes dans les 
voies extraordinaires; la contemplation ordinaire 
n'est qu'un développement normal de l'âme chré- 
tienne; c'est un sommet, mais le sommet où l'ache- 
mme le simple exercice des vertus morales. II ne 
faut donc pas y voir un article de luxe, une entrave 
à la vie active, laquelle, au contraire, doit y chercher 
son aliment et son .soutien de tous les jours. Par 
conséquent, la contemplation des mystères du Eo- 
saire telle que la demande l'Eglise, ne requiert au- 
cunement, une autre nature que la nôtre, mais, 
cadre parfaitement avec ce que nous sommes L'es- 
sentiel, c'est d'abord de la bien connaître. 

Ne nous en laissons donc pas imp„.-ier par cette 
piété bien intentionnée mais à courte vue, élevant 
ses préjugés à la hauteur de dogmes, les dressant 
comme une nouvelle muraille de Chine, pour en-" 
rayer la marche triomphale d'une dévotion si chère 
au Cœur de Marie et à l'Eglise. 

En dépit de tous les efforts en sens contraire il 
reste acquis que grâce au Rosaire, la méditation et 
ta contemplation sont aujourd'hui l'apanage de tous 
le pam même des petits enfants. Certes, — et nous 
pouvons le déclarer bien haut — il n'a jamais été 
dans les intentions de l'Eglise d'en réserver le pri- 
vilège à une espèce d'aristocratie fermée, une sorte 
de Confrérie Sérénissime des hauts et puissants man- 
darins de la vie intérieure. Tous ses enfante y ont 



62 



droit à titre égal ; c'est même un devoir qui les at- 
teint tous. 

Un pauvre paysan de France fit, un jour, cette 
question au Bienheureux Jourdain de Saxe, succes- 
seur de S. Dominique, en 1222, comme Général des 
Dominicains : "Maître, le Pater a-t-il autant de mé- 
rite sur nos lèvres, à nous qui sommes ignorants et 
n'en connaissons pas la valeur, que sur les lèvres 
des gens d'église, qui, eux, savent." — "Tout au- 
tant, — répondit celui que l'on appelait le Très 
Doux Père — comme une pierre précieuse garde sa 
valeur, même aux mains de celui qui en ignore le 
prix." 

Le Rosaire est aux mains des fidèles, une pierre 
précieuiid détachée du diadème de leur Mère du Ciel : 
mais, à la différence du brave homme de tout à 
l'heure, il ne dépend que d'eux de savoir tout aussi 
bien que les gens d'église, et le prix qu'elle vaut, 
et les avantages immenses qu'elle leur assure ; de 
fixer à leur propre couronne dans l'éternité, un peu 
de sa douce et virginale splendeur. 



III. 



LE ROSAIRE SERAIT DONC, PAR EXCEL- 
LENCE, LA METHODE CATHOLI- 
QUE DE MEDITATION OU DE 
CONTEMPLATION. 

Comment pourrait-il en être autrement après tout 
(■.■ que nous avons dit des titres qui établissent son 
incontestable supériorité ; supériorité que tous les 
éloges des Papes font consister avant tout dans 
I.! contemplation des mystères, comme telle. Evi- 
demment, toutes les oraisons sont bonnes dès lors 
(|u'elles conduisent à Dieu ; mais, quelle est celle qui 
|)eut se prévaloir, comme le Rosaire, de nous venir 
lies mains mêmes de iMarie, — inventrix et magistra 
— soit à Prouille, soit à Lourdes. Quelle est la 
méthode d'oraison qui, en même temps qu'elle pour- 
suit son but essentiel d'élever à Dieu, les âmes, re- 
jirésente comme le Rosaire, — appelé à bon droit le 
sacrement de la Vierge — toute la force d'interces- 
sion de Marie en faveur de l'Eglise Militante, et,, 
jiar d'innombrables indulgences, sa tonte puissante 
Miséricorde, dans les prisons de feu de l'Eglise Souf- 
Irante? Aucune, absolument aucune. Quelle est 
:i méthode d'oraison qui porte à un si haut degré, 
_ caractère frappant d'universalité — sceau bien ro- 
r'onnaissable des œuvres de Dieu — la simplicité 



— 64 — 

dans la profondeur ; ravissant la piété du génie de 
l.i'on Xri I, et cliMnniuit l'Ame candide d"iinc humble 
lille des champs, Bernadette Souhirous. Aucune n'a 
cette ampleur, cette enverf;ure du manteau déployé 
de la Viei7.'e. 

"Si une itraticpie de piété — remarque le cardinal 
"]'(rra\id — devait tnniver grâce devant une société 
"passionnée ])our les principes ('palitairei et démo- 
"cratiijiies, c'est bien le Rosaire qui unit dans la 
'récitation des mêmes prières et la méditation des 
"mêmes mjstères, le savant et l'ignorant, le çichr 
"et le pauvre, le théologien le plus familiarisé avec 
"les profondeurs du dogme et la pauvre bergère in- 
"ca|îable d'éjiehM' ses lettres." 



Quelle est la méthode d'oraison qui ait été comme 
le Rosaire, endossée officiellement par l'Eglise, re- 
coimnandée à tous ses enfants, iivec une splendeui 
de verbe, une vibrance d'accent qui laissèrent k 
monde sous le chaime. Elle nous disait que cette fa- 
çon de contempler nous venant de Jfarie, est toute 
belle connue elle, — puh'hrrrinin — toute sainte commi 
elle, — siuirtissimn — toute bonne comme elle, — 
optimn — toute bi(>nfaisante comme elle, — saluber 
rima — toute aimable comme elle, — perncce.pta — 
toute lumineuse connue elle, — splriididissima — 
sans égale, connue elle, — prrrutantissinia. — Voii 

"Ah ! si une pensée de foi nous faisait ressouvenii 
"de cette ])rière, — écrit le savant Père Vermeesch 
"do la Société do Jésus — no>is comprendrions pour 
"quoi elle faisait les délices d'un S. François dt 



génie de 

humble 
icune n'a 

1 déployé 

' cardinal 
le société 
et démo- 
■i dans la 
ation des 
, le çiche 
irisé avec 
>rgère in- 



té comme 
Iglise, re- 
splendeur 
isèrent le 
3 cette fa- 
est toute 
te comme 
e elle, — 
- saluher- 
ccppta — 
issima — 
. — Voir 

'ssouvenir 
srmeescli, 
ions pour- 
ançois de 



— 65 — 

-Méditations, vol. 1, p. 145, 

S François de Sales, dont le nom vient rl'^fr. 
mentionné, attril-uait une telle importance ,u Ro 
a.re que samte Jeanne de Chantai disa t au Lt°; 

;S£H»= -"-■■•- 

:;P-ni les hommages .uiluli 'du r„^™^ 
«osa le. Oh! qu ils ont une belle espérance de 



— 66 — 

C'est ainsi que pensaient et agissaient les plus 
grands saints, nos modèles. Nous ne courons donc 
pas le risque de nous égarer, tn voyant avec eux, 
dans le Kosaire, notre propre salut. 



MYSTERES PU ROSAIRE. 



MYSTERES JOYEUX. 

Premier mystère joyeux. 

L'Annonciation de la Trh Sainte Vierge. 

Prions pour obtenir ou conserver l'état de grâce. 

Dieu a résolu de se faire homme afin de sauver 
le monde. Mais, il V a sur la terre une puissance 
qu'il lui est impossible de ne pas consulter au pré- 
alable riun ne devant se faire sans son concours. 
Dieu a appelé un de ses anges, Gabriel, et lu) a 
donné pour mission, de soumettre à cette puissance, 
une demande qu'elle sera libre d'agréer ou de re- 

'^ L'ange se dirige vers le village de Nazareth. Là. 
dans une pauvre maison, une jeune fille est en pri- 
ère L'esprit céleste la salue comme une reine, 
et de même qu'il s'était prosterné devant le Tout- 
Puissant qui lui donnait sa mission, il s'incline ici 
comme devant le sanctuaire où Dieu lui-même ré- 
side : "Le Seigneur est avec vous." 



— C7 — 



('•(ibrif! fX|K)st' iï Miiiio, hi (Iciuiiiule du ])iou (|iii 
ili'siio l'avoir |M)iir iiiîir, tt .... il attend. La Tri- 
ititr, dans liL iH'isoniR' d<' son ambassadeur .... ut- 
1(11(1. Dit'ii a un tel icspcct de la liberté hiiiuuine 
ni Marie que inëiiie pour sauver l'nnivers, il ne for- 
cera pas le con.scntenient qu'il exige d'elle. 

Cette modeste jeune fille qui se troublait tout à 
Iheure aux ])aroles de l'ange, va lui répondre, — 
(\- (jui sera aussi répondre à Dieu — et cette réponse 
est une (]ueslion : "('«mmcnt cela se fera-t-il" ! 
Cette hésitation ne doit pas nous étonner, car, avant 
le voir Dieu dans les magnifiques promesses de 
i'ange, elle le regardait dans son ctrur de vierge, 
et là, elle le trouvait plus beau encore. L'ange a 
rassuré Marie dans sa dc'licatesse virginale, et elle 
donne à Dieu un consentement qui la fait devenir 
.«'1 Mire, ahir.i qu'elle ricitt de .<!(• dire sa serrante. 



ChaeiDi de ikjiis, peut-on dire, a aussi son vujs- 
lère de 1' .{nnaneiatidu dans lequel, à la place de 
(iiibriel, .lésus-Cbrist lui-même, l'.Xnge du flrand 
Conseil, nous offre de devenir ses frères et les héri- 
licis du Ciel. Mais, si Dieu n'a pas voulu forcer 
I' consentement de la Sainte Vierge, quand il éta't 
.piestion de sauver le monde, il ne forcera certes pas 
I nôtre, et après ikhis aroir créés sans nous, il ne 
ii''ifi .laiircrd pas sa):s notis. 



— 08 — 



T)r:iJX ibri-, Mvsri^fîK .toyuux. 
r.a \-isit,ilio„ ,lr u, Trr, Sainlr Vivrr,r. 



noniillKions In rr,-;-|,.p ,],, j,p ,, 

emples 



onnor que de bons ox- 



,1,^'; , r^'ï' •r"'!^ -l^' ^'«■l'n.io. se cachait dans sn 
• v'r • ''T"!^ ''\ '""'■^- ^''^ndant ce temps, oll,. 

.' 'Lh:r f T'- '" ''""^'^ ''^'""•«' -"*^""- 

on on n ", 7';""""- ''''^'''' ''"'^ ''» ^"«Pirai' 
o ri ~ r '""' '"'"* •^''■•'" I^^'P'iste - dont 

!<' t,ol lu. iu;,,t annoncé la naissance 

Cost alors q„ç Marin, sa cousine de Nazareth 
'- -m- r,vu la visite d. Tan^e Gabriel, se rÎt 
.: --lu. ponr visiter elle-n,ên,o sa vieille ;^. 

I'"-—;'-: ^'.v:,nt pris corps en elle, |n Sain e V,> J 
"0 vo,,l,„l pas le ...rder pnnr elle seule "' 

,>:'r,''?"'>-^l"'' '''^n-K-tre on cinq jours, elle CM 

«on ân,e sainte e i'T^S ^?'" ''^'"'■^"''^ ^" 

•■'^'-'^;'f--"P.lV.mede'sônen^^^^^^^^ 

M,sal,e(h reeonnaîl dans sa cousine la Vère d 



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lii première. Dunn l'A 
'l'elarée la .irrcunle du S^ 



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'ifliieiir;d(iii.i la yisital 



- - ■;,..^.w , ,,„„,> ,„ , ISItallOH 

ri'is oioi.ï, /(/ .lerraiile de .<,•„ ser'- 
,.1, • '^^^ ^^''"^' mvstères ainsi rant.rn 



'I 



TrOISIÈMI; MVSTÈRf; joyeu.v. 
La Naissance de Nolre-Seiqnenr 

"-.andons la , race d'être des âmes do bonne vo- 
lonté. 

Le Ciel es( descendu dans i'étabie d,. I^nil.l' 
'- anges, en ehantant, adoren/'d^ l^nti^^Js 



70 



d" c'iitiii', Crliii ciu'iin (li's leurs annonçait, il y » 
niMif niiiis, à Miiiic de Xazarrlli. I.c Cliiist est né 
le Sauveur est m'in arrivé, lue mangeoire d'ani- 
maux a reçu ^es petits niend)res uns (|u'une mèn 
pauvre ïj'empresse de recouvrir de langes bien 
pauvres aussi. Jje Dieu de toute grandeur s'esl 
abaissé jus(|u'i'i revêtir un eor|is de houe. Le Tout- 
Puissant <iui autrefois, jetait dans l'espace, des mil- 
liards et des niillianls de mondes, esl là sous nos 
yeux, dans la (piasj impossihilili' de faire un mouve 
ment. • ] ir. \erli!\ e'esl-à-dir(^ la parole elle-même 
s'est condamné à ne pas proférer une .seule parole, 
IMais n'y aura-t-il personne pour lui prêter sa 
voix, exprimer le sentiment ipii fit battre son civur 
son Sacré (.'(eiu', en ce moment mille fois béni d( 
son arrivée? Ecoutons ces eliants (pii viennent d'eii 
haut: "Paix, sur la ferre, nur l'uncx de bonne ro- 
loitié." Voilà le .salut de bienvemie (pie l'Knfani 
Dieu adresse au monde, par l'inteiniédiaire des 
anges. 



La paix dont il s'agit, c'est la réconciliation avet 
Dieu, laquelle doit avoir pour terme, l'immense bon 
heur du Ciel. Celte /xi/.c noiis est offerte, vinis ii 
une condition: la bonne rolonlé; la bonne volont'' 
de nous faire la guerre à nous-mêmes, de souteni 
avec courage, la lutte contre les (entations du dé 
mon, contre les séductions d'un monde corrupteni' 
et corrompu. Nous n'irons pas noiis persuader qu' 
notre salut pourra se faire, sans trop nous déranger, 
en prenant nos ni.s-.s, en jouissard le plus possibl. 
des plaisirs de la vie. Non, notre bonne volonté de 



il y :i 
est né : 
B d'ani- 
le nu'n 
L'8 l)ii'ri 
11- h'i'si 
(• Tdut- 
les mil- 

)11S Il()^ 
IIIOIIVC- 

-niêiiit'. 
[mrolo, 
l'ter su 
Il cirur 

l)('iii (Il 
nt (l"cii 
'ine ra 
KiifiUii 
ire (lt'^ 



)n iivci 
se lioii 
mni.1 I! 
voloni' 
outeni 
(In (11' 
rnpteni 
lei' (pi 
ninpiM . 
Dssibli 
lilr (h 



— 71 — 

/■/■(( iiiiirrhir ilc finir, (trrc hi haniir rototilr nu'iiif 
>lr Dit'll. 

Allons donc aupivs de (.•ftt(> l'ivclu", et iidivssons- 
ii." du fond dn cirin-, crlic comte prièn" : ^^on l)ien, 
i|iii (''les descendu d:ins l'aiiîini» de nies misères, p^ur 
me tendre In ninm et me siiiiver ; donnez-moi, s'il 
\iiiis pliiil, déire mil' Ame vi-iiiment conriiyense, 
M. liment ^^l'ni'reuse à vous olx'ir et servir, ô vous 
i|iii iivez diiitinc' l'trc ;,'i'ni'reii\ ;'i l'infini, pour moi. 



(,)i \ii:ii':.Mi'; ^r^ sri;i;i', .ii)ii;r.\. 

1.11 l'rr.si iilniiiiii (le \nl i( -S, iiiii, lir (III Ti iilfilr. 

l'emandons le respect et l'amour do la Sainte Eii- 
diaristie. 

<,»uaiaute jours a|)i(s sa naissanci! à ]iet]d(Jeni, 
li'su-, est porfi' par sa Mère, an Temple de jérusa- 
' lu, e( prc'seulé à ]")ieu, selon ((uo l'ordonnait la 
Loi de ^Toïse. 

Dans l'offrande (ju'il fait alors àv Ini-mêino, de 
iiHil lui-même, avec ses travaux, se.s anni'es de si- 
lence et d'iiinidde cli/'issance, jusqu'au Grand Sa- 
l'iifico qui mar(piera la fin de sa vie, c'est notrt; 
>:iiut (pi'il a en vue. 

(,>ni Vil reconnaître J)ien ainsi déj^uisé sous les 
pauvres apparences dont il a voulu s'envelopper? 
• : y avait alors an Ti uifdo, deux vieillards, Siuiéou 
fi .\nne la Piophétesse, Gnidi's par une attraction 
-urnalui'elle. ils vont à lui et discernent sous les 



Ir;iils (Il ce |irlll i>nr;int, li- Siiiixcui' si l()np;toin|)^ 
ilc'sil(' rt mIIiIkIm. Siiiii'on |iiciicl l':i(l(ii:il)lc non 
\'"ni-f»' iliiiis MN MKiilis ti\iiil>liililr>i, 11- cDiitclMplc 
;ivrc liivis-riiiiril . puis (li'iiiiiinli' h Dieu ,1,. cuppt'li-i 
MMi itu\c, à lin, ili. IViinci :'i |;i luiiiii'ii! ilii jour, so- 
.vciix s,inclili,'s |i:ir l;i vision lie lu Tjiiini(-rc (lu monde 
I IK'-iiii"'iirr. Anne, iiin' vi'in'raMo ot chiistc vcuvr • 
lie (|iialir-\ iii;:l.(|M:i(rc :iiis, vi'iit coiisiicror sos dcr i 
iiii'n s JMicfs. h parler à tous, ilii Dieu enfant (pu ! 
\ iiiii (le n'iduir sa vieillisse. j 



(•h: les vieilles f;eiis, ({iiaml ils voudront aussi 
('ire ,1e saillies f,'ens, ils verront Dieu plus facile- 
naiil ipii' les aiilres. 

Noms n:,iirn,,i,s énv (enl('s d'envier le bonheur de 
Hnii.'on el (l'Aline, si nous ne nous rappelions qu'(7 
)/(./(v eW r/w/y,,' ,iii,,tr ,,u,- dr tniir V Knimt JfHUs 
.hNs,ios hnix. l'Kiieharislie, e,, effet, nous mettant 
a II!, me (le poss,'(|,r Dieu au (ilus intime de notre 
elre, par hi Sniiih Ciinnuiiiiim, 

(,iui va découvrir Dieu s(mis cet autre di'Ruiso- 
i':''ii'-' ''iu\ ({iii appartienn, m ,'i la famille de Si- 
';i;"M el (l'Anne, e',.s|.à-dir, ceux ,p,i fré(pientent 
li.^lise, (onl, à leur .\xeinplc, la jiart voulue à la 
prière el à la p,'nitenee, ^ranleiit la eliastet(! : toutes 
elioses ,|,i, onl 1,. secret d,. faire voir Dieu même sur 
l.i terre (hi, par le Sacrement de l'Autel, il a fixij sa 
d''nieure an milieu de nous. Quand, par contre 
on ne sait plus nwimaître Dieu dans la Sainte Eu- 
cliarislie. n'est-ce pas parce que la pri(Te, la morti- 
laMtion , î h, , ii:,sieli" ne sont plus là pour ouvrir 
l)iirif.er les yeux de notre Ame, lui faire discerner 



7;{ 



-.mis ses Iriiils (rciii|iriiiit , !,■ |»i,.n ,|in 11..11.-, iiiliio 
n \irii( iiiiiis siiivcr. 



>l(' non 

iilcnipli 

riipjioli'i 

oni-, 80- 

1 monde 

[- vcnvr J /.'' Ilrciiirn iiii ni tir \ulrr-S> irjiu iir nu '/', 

SOS fier 

DoiiiMnilons r('(lii(MliMti siiitilo dis (Mii'.iiIs. 



('lNCitli;Nri; .MVSTl'ilii; .if)M;i-x. 



I,u Siiitito Vicrfjc et suint .7(>s,.|)li cni Ihismii i' Imi- 
l';inl Jôsns alors âfjô de doii/e :111s, ('tiiionl viimi. ,!o 
Xil/nrotll i"l .Irinsillcni, poiii- les l'êtes (11. I';'h|. V.. 
'J'ientc-detix lienes séiiariuil les deux \illrs, c: \,)y- 
ii^'e rxi-ioiiit an moins trois on (iiiatre jouis' de ina'r- 
eiie. Après avoir passé sept jours dans la Villj 
Saillie, ils reprirent li! elieniin de Xa/arelli en eoia- 
pat-'nio d'autres pèlerins. Cheminant par i,'ronpes 
si'piués, Marie supposait que l'enfant était avec son 
père, tandis que eeiui-ci le croyait avec sa mèro'; 
Jésus n'y était jias. On clierelia i)ariiii les parents 
et les amis, mais toutes les reclierclies furent inu- 
tiles. Le lendemain, au point du jour, le père et la 
mère plongés dans une trislos.se indicihlo, reparti- 
rent pour Jérusalem où ils n'arrivèrent qu'à la nuit. 
Ce fut seulement le lendemain, et par consé(|ui'nt le 
troisième jour que ^farie et Joseph (louvènMit leur 
fils, au Temple, entouré des savants juifs qu'il é- 
iiierveillait par sa sagesse. 

La Riiinfe Vierpe avec la confiante audace que lui 
inspirait son cieiir mal(-inel, lui demande pourquoi 



1 



— 74 — 

ii ks a ainsi q„i,tc'.s. '•Votre phc cl moi, - ajoute- 
-elle - nous roi,s chrrchiom l„nt nffllors- '' H 

Ifur n|H;,„l„ : •'.W surirz.nm>i jm.s ,,,ril „„■ faut 
m occuper des aifairci (h vion Phc C'Icitr '•' 
C'est la jnemim; parole ,lu Sauvcm- qui nous ail 

taient sech....s, et ils ramenaient avec enx leur 
enfant bien-airné. 

Dans ce n..ystèro, Xotro-Seigneur nous donne une 
«.a de et l.clie le,on à savoir, que le service de 
Bieu la pratique du devoir qu'il nous commande, 
doit passer absolument avant tout. Le scrricc de 
D.ÇU ,0,/,,, r« effet, la vocation de tout chrétien 

Cette leçon ,.ta.( d'au t plus remarquable qu'il la 

donnait, a un a,., où l'enfant ne s'appartient pas 
met an ainsi davanlaf^e en relief, cette r^-^M Le 
l enfant relève de Dieu d'abord, et de ., parcnll 
ni.^u,tc, lussent-ils pa.faits comme Joseph et Marie 
S occuper des affain.s de leur l'ère du Ciel, c'est 
pour eux au.s,, dès leurs tendres année,-,, 1 mîque 
necessau-e, le bu, sup,èu,e ,1e l.u- vie en or c ^^ 



^fYSTERES DOT'LOrRETJX. 

Au couvent de Pralo, ville de Toscane, non loin 
TiJJTr'u'""v "?■ '•"''«''■"■'^'^ 'loininieaine du 
h nob?e r Ir :r ''' •'"•"^ """""i-ine, issue de 
la noble famille florentine des Ricci Elle .'.tait 
entrée en ce monastère, à l'âpe de \H ans, en 1535. 



75 — 



Humble et pure, elle s'offrit à Dieu, comme vie- 
tinio d'expiation, s'unissant d'esprit et de cœur à 
kl Grande Victime du Calvaire. ])c 1542 à 1554, 
c'est-à-dire durant douze ans, Catherine de Ricci 
eut, toutes les semaines, du jeudi à midi jusqu'au 
vendredi à quatre heures, la longue extase de la 
Passion. Suivant pas à pas la voie douloureuse, 
elle souffrait avec lui, les horribles supplices du 
Sauveur. Un jour, Notre-Seigneur imprima sur son 
eorps, les stigmates de ses mains, de ses pieds 
et de son côté ; commo son Divin Maître, elle por- 
tait les signes sacrés de la croix. 

Il est remarquable que les recherches les plus 
si'rieuses n'ont fait que confirmer la vérité du drame 
do la Passion tel que revécu, toutes les semaines, 
par sainte Catherine de Ricci. Nous y puiserons 
certaines indications dont nous ferons précéder cha- 
que mystère, afin d'en rendre la méditation plus 
facile. 



Premier mystèrr nori.nrRRTTx. 
L'Agonie de Notre-Seigneur. 

.agonie avec iwa trois f hases: prière de Jésus, la face contre 
lerre; sa répugnance et sa résignation devant le calice de la 
l'iission ; la sueur de sang et l'apparition de l'ange. Durée, 
trois heures: de 8 heures à 11 heures du jeudi soir. 

Demandons la contrition dp nos fautes et l'horreur 
du péché. 



Jésus avant d'aller à la mort, voulut se rendre 
sur la colline des Oliviers, pour y prier une dernière 



— 76 — 

fo.s. Troi. apôtres, Pierre, Jacques et Jean \\c 
-n,.,n.„ont. l'ioin de jeunes^, cfc sanS^d ": 
M'en, Il v„ ouvnr son â„.e toute grande à des 

ICI .innés a la mort : / agonie. 

samtV" W ''"•""' l'--'^^'^ devant sa conscience 
sainte Ayant pris sur ses épaules, le poids de 
outes es n.ahces, d. toutes les lâchetés de toutes 
les hontes, Jésus, le Verbe fait chair, se sentait de 

"P-Vr )T ?' "" ^t' ''°'"'- >^'p-hé Vivant 
HuSté,, { r\ "^''^™"' «'»"«°dre, en cette 
2èance.' ' '-"^ '""' '"^^ ''""P^ ^e sa ven- 

en fetouri""'' '?"" '"' "'""" 'î"'" '''^^^'t ^n^urer 
en letour ,1e son dévouement pour les pécheurs se 

me 1. ,'""'''•,''" ::™^''«'«- '''^ moqueries, l'in- 

ust.ce ,l.s puissants, l'ingratitude du peuplé les 

"."•t."es de sa douce mère; enfin tout son US 

..,.ndu sur la croix, supplice des 'scéléra^rVS 

. Et puis oneor,>. ces souffrances atroces vont être 
nut.les pour ,o„s ceux qui vont se perdre Sous 
es yeux terrifiés de Jésus, l'enfer ouvre ses'abfmë 

î .r- irimH '''■ 'rr' "'' r^'"^''" ^"- relâche sTn 
m, N, I uilemen.s de ses blasphèmes, les clameurs 
de son desespou- frappent ses oreilles. Eperdu 

Ta'Z :,"?•,.''" /"^^ '" ''' ^^orreursr,::Zs 
de la terre et de l enfer, il demande grâce à son 
Père, le conjurant de l'épargner, d'éloigner de u, 
81 possible, d'aussi affreuses tribulations Maîs se 



77 



ressaissisant , la douce Victime haletante et résignée 
répétait bientôt: "Mon Dieu, que voire rnJonlé soit 
faite." 

Il avait prié trois fois, de la sorte, ([iiainl il éprou- 
va les mystérieux épouvantements d'une agonie si 
atroce, que son corps se couvrit d'une sueur de sauf,' 
(jui s'épandit justpie sur le sol. A bout du forces, 
.Jésus tondia la face contre terre. Ce sang, ces 
piières ardentes, ces plaintes avaient monté jus(]u'à 
son Père, et un ange venait le réconforter. Prêt à 
la croix et au martyre, il se lève pour aller au- 
ilevant des bourreaux qui le cberchent. 

Dieu a voulu, diins ce mystère de son agonie, 
nous montrer que le péché suffisait |)ar lui-même, 
à donner à son Christ, le coup de la mort. Puis- 
sions-nous ne jamais oublier, pour notre propre 
compte, qu'il n'y a pas d'autre mal (pie celui-là 
et l'enfer où il conduit. 



Deuxième mystère DonunjREu.x. 
La Flagellation de Notre-Seigneur. 

Durée, une heure et quart : de 6 heures à 7>4 heure», le matin 
du vendredi. 

Prions pour réparer nos injustices et nos scandales. 

Ce traitement était si horrible (|u'il n'était pas 
rare de voir la victime expirer en le subis,sant. Les 
Romains l'infligeaient avec des fouets dont les la- 



nieres de cuir étaient années de petits os carrés ou 
de balles de plomb. Lf patient, dépouillé de se.s 
vêtements, était lié à un poteau, de façon à avoir 
le dos courbé et la peau très tendue. Les soldats 
romains h acharnèrent sur Jésus, — à leurs yeux 
le type <Iu juif méprisal)le et détesté — et coinnie' 
leur loi ne réglait |,as le nombre de coups à donniT, 
tout fut laissé aux inspirations de leur cruauté 
Quatre soldats devaient fra|)per. Sous ces horribles 
fouets, la chair délicate de la divine victime fut ar- 
rachée par lambeaux, le sang coulant en abondance 
le long des membres. C'était, du reste, l'intention 
de Pilate d'en faire un objet de pitié pour les juifs 
eux-mêmes; aussi, les bourreaux s'acquittèrent d- 
leur mandat avec une barbarie qui fit du corps du 
Sauveur, une lamentable -loque do chair sanglante 
Nous pouvons nous demander où était lu Sainic 
Vierge en ces affreux moments. Le Fils ensan- 
glanté passa-t-il sous les yeux de la .Mère en pleurs'' 
Mère de Douleur, elle va suivre, en effet, l'Homme 
d" Douleur. 



Recueillons cette nouvelle effusion du sang de 
Notre Seigneur et pénétion.s-nous des enseignements 
qiu nous sont donnés dans ce mystère de souffrance. 
Nous prenons des précautions infinies pour que rie-i 
ni gêne les inclinations d- notre chair. Nous trou- 
vons dans ses caprices et ses faiblesses, mille pré- 
textes pour la dispenser des salutaires contraintes de 
1.1 vie chrétienne et des rares sacrifices que lui im- 
pose l'Eglise. Aussi, h:i scii.i m,„itciit, et, dans la 
même proportion, les âmes baissent. Elles baissent 



piuir rouler à hi lionte t-l à la riiiric (■ternellc. Voyons 
il (|uel prix, Notre Seigneur veut nous ra|)pelor au 
ri'spet't (le notre coips. Ce corps appelé aux hon- 
neurs niênie du Ciel, il ne tant pas hésiter à lui 
taire connaître, au hesoin, les déeliirenients du sa- 
crifice. 



'l'uoisii';.Mi'; M\sTÈni-: ix)fi,()iiii;t:x. 
Le ('oitriiniii ment (/'('/«'(icv. 

I)nr(''t*, Iniis cfufirts d'inMirt': (ic 7V4 hcurcî» à 8 tit'ures, matin 
'In \endre(li, 

I •eniandous le zèle à nous instruire de la ]{eligion, 
et la victoire sur le respect humain. 



I ,i's bourreaux ont détachi'' le eondiininé. Kn 
iiija-t-on enfin i)itié'.' Non. Tjcs soldats de Pila*e, 
lasseniblés autour de lui, n'entendeiil pas ))erdre 
lutf si belle occasion de s'ainti.ser. 

-fésus s'élant appelé Roi, ils vont trouver dans ce 
litre, l'idée de nouveaux outrages. On lui jette sur 
le; l'paules, un larnheau d'élofl'e rouge, pour ra)i- 
p.ler le manteau des souverains, et on lui met dans 
Il s mains, un roseau en guisr de sci'ptre. Jax gros- 
seur ordinaire de cette sorte de roseau, était d'un 
pouce, et sa longueiu' d'environ six pieds. Tressant 
1 la hâte, des brandies d'épines aux dards multiples 
et très longs, ces uiisérables en font une espèce de 
casque militaire qu'ils placent sur la têtu de Jésus, 



— 80 — 

et, ooinine il ne peut tenir, l'y enfoncent à coii])s 
redoublés. Les veines si nombreuses de lu tète é- 
tiiiil ouvertes liiisscnl couler le siiiif,' en iibondance. 
Siiinto CiitlieriiU' de Sienne (|ui conteni|)lii cette 
scène, dans une vision, écrivait ces paroles qui con- 
cordent pleinement avec le récit de l'évanfjile : 
"Qui le croirait? Certaines épines de sa couronne 
"avaient pénétré jus(]u"au cerveau." C'est affreux, 
mais, c'est gai pour ces brutes : on rit. Prenant cet 
air grave de bouffons ijui imitent une cérémonie so- 
lennelle, ils s'approcbent les uns après les autres, 
se mettent à genoux devant Jésus, en disant: "S(i- 
"lui, roi des juif.i." Puis se nlevant, ils saisissent 
le roseau et l'en frappent sur la tête pour y faire en- 
tier plus à fond les épines, lui bandent les yeux, le 
frappent au visage, le souillent d'infâmes cracliats. 
Rarement la lâcbeté devait se montrer plus vile, 
plus monstrueuse. 

Pilate jugeant le moment inopice, montra au 
peuple, sa victime ruisselante de sang, couverte 
de plaies béantes, épuisée, méconnaissable. At- 
tendri par ce spectacle, le peuple se taisait. !\rais. 
S!' fureur rallumée bientôt par les excitations d'i- 
gnobles politiciens dont il avait fait ses chefs, lui 
arrachait de nouveau le cri "Cmrijicz-Jc , crurifirz- 
If." Marie entendit-elle ces rugissements de tigre- 
altérés du sang qui restait encore à son fils? 

Que cotte troisième effusion du sang de Notre 
Seigneur nous ra|ipelle entre autr("s devoirs, celui dt 
nous instruire le plus possible, de notre religion 
Dieu nous a donné une intelligence pour tnéditei 
le bonheur et les beautés de son éternité ; il ne faut 



— 81 — 

pas qu'une if,Mioniiico coupable la tienne éloignée 
de cette essentielle occupation. Là où il n'y a pas 
ilinstructioii, le l'ianilieau de la foi qui la supjwse, 
s'éteint; ce (pi'il faut éviter à tout prix, si nous 
voulons nous sauver. Enfants d'un Dieu qui s'ap- 
pelle le Père des Ijuniières, nous devons à notre 
tour, être des porte-lumières en travaillant à le con- 
naître et à le faire connaître. 



Quatrième MVSTÈiiE ix)ULotJREUX. 
[.c ï'iirlcmrnt de la Croix. 

Durée, une heure: du 10 lieur»'s ù 11 heure», avant-midi du 

xcndredi. 

Demandons le cournpe dans les tentations et 1rs 
épreuves. 



T,a sentence de .Tésns vient d'être prononcée, 
l'ne ro\ite que la vénération des siècles a nommée 
Voie Douhmrcti.ir on Chemin de la Croix, va s'ou- 
vrir devant le Divin Condamné. 

Ijes soldats s'emparent de nouveau, de .Tésns, lui 
iiiièvent le haillon ron^e dont ils l'avaient affublé, 
li:i remettent ses vêtements qu'ils lui avaient enle- 
vi's pour le fouetter, puis, lui laissant sur la lête 
-un horrible couronne d'épitirs. cliargent une croix 
pi>sante sur ses épaules déchirées. Jésus s'avan- 
liint avec la plus grande peine, traverse les rues 
• le Jérusalem. Il approchait des nuirailles de la 



I 



— 82 — 



vill«, quand, dans la crainte de le voir mourir en 
chemin, on obligeu un homme appelé Simon, ù 
porter la rr'iix derrière lui. A lu vue de l'Homme 
(le Douleum mené ainsi au supplice, un frémisse- 
ment de pitié ii^ita encon; une fois, la foule, et une 
troupe de femmes poussèrent des cris et des' lamen- 
tations. Jésus ne voidut pas de ces larmes trop 
faciles et de cette couipasslon stérile. ",Vc ■pleurez 
pas sur moi, — leur d' ;', — mais sur rnm-mémcn 
(7 sur vos enfants." 

Quelles fortes leçons nous sont données dans ce 
Chemin de la Cr<)i.\ ! Irions-nous oublier ce que le 
Sauveur disait un jour: "Que chacun porte sa croix 
et me suire." Voilà non pas un simple conseil, 
mais un ordre, l^a croix, pour le chrétien, ce sont 
les souffrances, les ennuis, les dégoûts, les tris- 
tesses de la vie, les difficultés que comporte le de- 
voir do chaque jour. Faire son devoir, voilà, en 
effet, la grande eroi.r. car, il est dur de résister au 
démon, de réprimer ses p-ncliants mauvais, de s'nu- 
poser les sacrifices qui répugnent tant à notre na- 
ture affaiblie et corrompue. 

Ne 'ravailloiis pas à faire de la terre, un Paradis: 
nous I 'y réussirons pas. .Après tout, porter la croix 
de son devoir (piotidien, c'est encore la meilleure 
façon d'être heureux ; et, à ces gens assez mal avisés 
pour nous plaindre, nous répéterions les fières pa- 
roles de Jésus: je n'ai (jue faire de vos doléances; 
ne vous apitoyez pas sur moi, mais bien sur vous, 
et faites pénitence. — Qu'il est consolant de sa voit 
que 81 les fatigues de notre voyage vers l'éternité 



— 83 



sont accablantes, un repos et un bonheur infinis 
iM.iis attendent au terme. Reniorcions-en In niis,'- 
nconle du notre l'ère et de notre Dieu 



Cinquième mvstèru douloureux. 
/>« Crucifiniirnt de Xotrr-Scignrur. 

Diirço, „„e demi li...irc pour le dépouiller de >e. vêtement» 
■1 !.■ couer a la croix: ,ie 11>^ heure, à midi 
■liiit drissee et Jésus y resUit trois heures. 



A midi, la croix 



I )einan(lons p<nir les agonisants et pour noim.nièrne.s, 
la grâce d'une bonne mort. 

Jésus est arrivé au sommet de la colline du Clol- 
;;"llia appelé aussi Calvi.ire. r.!<s bourreaux lui 
^iirachent ses vêtemenls, ouvrant ainsi brutalement 
l.'s plaies de la flagellation. Cette douleur si affreuse 
-N. elle-même, n'est que le prélude de plus affreuses 
.■neore. On le couche sur la croi.x, et, à coups de 
marteau, on lui enfonce des clous, dans les mains 
'■t dans les pieds. C'est horrible. Enfin, la croix 
U'.'^nlve se dresse, et la Victime est saluée par une 
l"'i-,l,.e d'msultes et de blasph.'^mes, de la part d'une 
loule immonde qu'attirent l'odeur du sang et les 
-pasines de l'agonie. La croix, voilà le trône qui 
uiiKnquait au Roi que l'on couronnait d'épines tout à 

leure. 

Nous ne pouvons que recueillir les sept paroles 
lie Jésus fit entendre au cours des trois heures de 
'in supplice. 



1'! 



— 84- 



Les premières concernaient ses bourreaux : "Phe, 
iwilonncz-lcur, ils ne savent pas ce qu'ils font." 

Ii(<s (Inirièmcs ncconlaicnt le pardon un voleur 
converti: "/'.'(i vérité, anjaurd'hui même, tu seras 
•■avec moi, en Paradis." (Paradis ne signifie pas 
ICI le Ciel propr. nient dit où lo Bon Larron ne devra 
entrer que le jour de l'Ascension, à lasuite de J.'sus. 
]'. s'agit des Limbes ou prison des justes où des- 
cendra l'ûnio de Xotre-Seigneur, après sa mort.) 

Les troisièmes étaient adressées à sa vaillante et 
sainte Mère, ainsi qu'à Jean son apôtre préféré- 
"Femme, voilà ton fils. — Voilà ta mère." 

Les quntrièn.es furent cet appel de détresse yui 
jxrça les ténèbres du Calvaire en deuil. Suspendu 
entre les malédictions de la terre et les malédiction.^ 
du Ciel qui le repoussait comme le Péché Vivant, il 
jeta un cri: "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi 
"m'avez-rous abandonné'" 

Les cinquièmes disaient cette soif brûlante tour- 
ment liorrible des crucifiés que dévore le feu de la 
fièvre "J'ai soif." 

Les sixièmes: "Tout est consommé," c'est-à- 
dire, tout est fini, mon œuvre est achevée, j'ai fait 
tout ce que j'ai pu pour sauver les hommes 

Les septièmes et dernières : "Père, — fit-il, pous. 
sant un grand cri — je remets mon âme, entre vo.^ 
mains," 

On le vit baisser !a tête, et il expira. 

Rappelons-nous que nous avons été rachetés è 
un grand prix, le sang même d'un Dieu. Pensons 
aussi à l'ei.ier réservé à ceux qui n'auront pas pro 



— 85 — 

lili' lies tJinccs dont ce siiiif; est hi source, le(|uel 
iKiiiH osl ('<)iiiiiiuiiii|ii(' siii'Ioiit (liiiis la n'ci'plion des 
Siicreineiits. Strions-nous effrayés du Calvaire du 
devoir, "Oli ! — s'écriait lUie Ame couraijeuso — du 
l'alvaire au t'ici, le clieniin n'est pas lonf,'." 



MYSTERES GLORIEUX. 

PiiEMiKH Mvsrf:Ri; (ii.onncrx. 

Im lU'sitrn'ction de Motrc-Srigncur. 

Prions pour la conversion des pécheurs. 



.\ la mort de Jésus, son âme était desrcnduc aux 
cnfrr/i, c'est-à-dire, comme le mot l'indique, /<'■' pri- 
xd»» soiitmaiiirn où (laUnl lUHcnurs les âmes de- 
puis le commencement du monde. 

hc quelle façon fit-il sentir son pouvoir dans la 
prison des damnés? Entra-t-il dans celle des en- 
fants morts sans avoii- été purifiés du j)êché ori- 
■/uw\? Visita-t-il celle du Purfratoire pour y faire 
(le son sauf,', une asjiersinn i)lénièie qui en aurait 
lilM'r('' tons les captifs, ainsi ipie l(; vent ime tradi- 
tion? Rien de certain au sujet do ces trois enfers 
ou prisons. 

No\is savons seulement — et de certitude de foi 
- qu'il visita l'enfer ou prison des justes où étaient 
iasseml)lées toutes les âmes saintes qui avaient passé 
.'-ur la tern,', depuis Ahel immole par son frère 
jusqu'à, Notrç-Seigncur lui-même immolé aussi par 



MtCROCOPY RESOLUTION TEST CHART 

lANSI and ISO TEST CHART No. 21 





1 2.0 



1.8 



'•25 WWWA 



1.6 



A /APPLIED IIVMGE hc 



1653 East Main Strce! 
Roctiestef, Ne* Tork 
(716) «82 - OiOO - Pho. 
{'16) 288 - ^989 - Fo. 



— 86 — 



ses frères ih'icides. Heureuses, il ne leur manquait 
pour rctre tout-à-fait que le bonheur surnaturel de 
l^i vision lie gloire, c'est-à-dire ce bonht-'.ir Koûté 
dans la vision de Dieu face à face, sans voile quel- 
con(iue pour en intercepter l'infinie beauté. Ti'ap- 
parition de Xotre-Seigneur dans la prison des justes 
leur apportait enfin les joies, la dignité, la beauté 
<li;'iinpli()uait /(/ viniait hnilijiijuc niénlrc pur ses 
soiiffrancoi et m mort. (Tétait donc le bonheur du 
Ciel, sans le Ciel entendu au sens de la demeure 
personnelle de Dieu, où Jésus sera le |)rcuiier à faire 
son entrée à leur tête, le jour de l'Ascension. 

Le troisième jour arrivé, l'âme du Sauveur remon- 
tait sur la terre, s'unissait de nouveau à son corps, le 
faisait revivre d'une vie merveilleuse, triomphante, 
bienheureu.se. .Tésiis ressuscitant, sortait de son sé- 
pulcre sans le disjoindre, ainsi (pi'eût fait un rayon 
de hunière traversant un bloc de ))ur crvstal. 

11 se faisait voir à ses apôtres, à ses amis, a sa 
mère. Son corps qui, durant la Passion, passait 
par des souffrances atroces et criait grâce .sous les 
coups de la justice de son Père, est donc maintenant 
e^ pour l'éternité, à l'abri de tout malaise, de toute 
douleur. Avec la plus entière facilité, il se déplace 
au gré de l'âme, ni retardé par une |)esantem- in- 
commodi', ni arrêté par un obstacle quelconque. 
Comme couronnement de ces dons, le corps de Jésus 
avait reçu une beauté éclatante dont rien ne saurait 
nous donner une idée. T"n jour, il en avait laissé 
transpercer quelque chose sur la montagne du Tha- 
bor, et les apôtres ravis ne se possédaient plus de 
bonheur. 



-87 



\ 



ous (lovons non 



s rappeler (pie, .ii nous vivons 



siiiintenicnt, Dieu ressiisciferii, un jour, notre corps, 
sui- le modèle du sien. X'iiUons donc pas iunbi- 
tionner pour lui, des s;itist'iielioris i;rossières, de nii- 
si'riibies succès de parade, des api)laudissenients, des 
flalteries. Ces ambitions, sont trop hassi-s, et Dieu 
les veut iiautes, nos ambitions, aussi hautes fpie lui, 
car il nous ai)pelle à monter jnsqti'à lui, Bi'tii soit 
donc le sanjj' de .)(''sus (pii en a rendu la r('aliRation 
possible. 



Deuxtèmi; mvstf.hk oi.oiar.rx, 

L'Ascension de Ndlrr-Sciçincnr. 

Tarions iioiu' les Ames du Purj^ntoire 






Quarante jours après sa r(!'Surrection, Xotre-Sei- 
tineur ayant aclK'V(' d'instruire ses ap(')tres et ses 
disciples, les conduisit sur la montagne des Oliviers 
ipii avait ôtô — on se le rajjpelle — tt'moin de son 
iii^onie. Ils étaient au nombre de cent vinp;t. En pn'- 
sence de c?tte foule silencieuse et ravie, Jiésus s'é- 
lève dans les airs, lentement, bi'nissant encore une 
fois, ceux qui étaient charf^és de continuer son 
ii'uvre dans le monde. Puis, une nn(''e de lumif're 
vient le dérober aux spectateurs dont les yeux per^ 
sistent à fixer le point du Ciel (pii a vu disparaître 
i" Sauveur. Deux anges interviennent alors pour 
11? arracher à leur ravissement et à leiu' tristesse. 



i 
». 



"Pourquoi rcutcr ainsi à regarder en haut? — leur 
(lisent-ils. — // ne retiendra qu'à ht fin des temps." 
Sur ces paroPs, tous s'en retournrrent à Ji'rusalim. 
Vdilù le récit de l'Evangilo, et l'événcnient nui 
y est rapporté, renferme le mystère connu sons 
le nom (le la montée on de l'Ascension de Notre- 
Seifinenr. lîepn'sentous-nous cette sc('ne des a- 
dieux du ^laître. Autour de lui, invisibles, mais vi- 
vantes et jjlorienscs, les âmes des saints qu'il a 
délivrées de leur prison et initiées aux exultantes 
surj)rises de la vision l)éatil'i(jne. En bas, se tien- 
nent les Apôtres et les l^isciples. Ceux-là, le repos 
n'est pas leur partafT(;, mais bien le travail et la souf- 
france. Jésus-Christ s'élève dans les airs, répan- 
dant les bi'nédictions sur ses amis, et surtout sur 
cette mère bien-aimée que nous nous serions attendus 
à voir partafjer le triomphe de son Fils en l'accom- 
pagnant au Ci"l. .Mais la présence de Ivrarie était 
nécessaire en ce monde, et Dieu demande à son 
cdHir maternel, ce lourd sacrifice de la séparation. 

Le Dieu de l'Ascension a d'abord voulu être — 
ne l'oublions pas — le Dieu de la Crèche, le Dieu 
qui eut faim et soif, comme le dernier des hommes, 
le Dieu que l'on vit insulté et mis à mort avec des 
raffinements inouïs de cruauté. Ce qu'il a voulu 
pour lui, Xotre-Seigneur l'exige des siens, propor- 
tion gardée. Et veut-on avoir sous les yeux, bien 
marquée, notre ligne de conduite, saint Paul nous 
In donne dans ces quelques mots qui résument tout : 
"Personne ne sera eouronné, si auparavant, il n'a 
pas cuuriKjeusenient eoinhattu." Nous sommes 



89 



'loue inviiriLibloMioiit liiiiuMu's l'i l'idré oentriile et 
ilirectrice de ((iiitc vie viiilubleuu'iit ohrétionno, le 
saci-ifice. 



TiiorsrÈxrr, ^rvs■n'■;IiI•; glohikux. 
La Di'.icrnie du Sitiiif-K!<i)rit .'^ur les Apôtres. 

Plions pour que lu vniie 'Relit,'ion se répande de plus 
en plus dans le inonde 






En prière depuis les dix jours qui s'étaient .''cou- 
Irs depuis l'Ascension, les Ajiôtres et les Dis<;iples 
sentirent tout à coup, la maison où ils étaient, é- 
liranlée comme sous les secoussi-s d'un fjrand vent, 
lîientôt apparurent des lanj.nies de feu qui s'arrétè- 
lent sur la tête de cliacu*- es assistants. L'Esia'it- 
Saint, troisième personn de la Sainte Trinité, ve- 
nait d'entrer en scène, à l'effet de compléter l'œuvre 
du rachat des hommes. 

T.e mystère de In Pcnfrcôle pourrait être appeli: 
celui de la Naissance de VErilisc. Jusque-là, en 
effet, l'Eglise n'était qu'un corps sans âme, sans 
vie jwr conséquent. Il était réservé au Saint-P's- 
prit d'être cette âme. Aussi, tout change à son 
arrivée, sous les puissantes impulsions dont il anime 
eetti- Eglise représentée par les Apôtres, les Dis- 
ei))les et la Vierge ^farie. 

fjQ rir qu'il apporte, elle est maintenant dans 
leur intelligence, car, ils ont reçu la vérité; elle a 



i 



.1. 



<)() 



aussi jiiilli dans li itr cœur, car, ils ont reyii /« ji>rc( 
<|iii (.'Il IViii (li's iiKiityrs. L'Es[)rit Suint venait de 
s.' r(''V('lor ce ((u'il est par-dessus tout, c'cst-ù-ilirc 
lin K.ipril ilr Vcriti', et un F.uprit de Furcc. Uiir 
pleuve saisissante en est aussitôt donnée. Pierre, 
ui: if^noraiit tout à l'heure, fait maintenant entendre 
des paj'oles cpii ti'nioit,Mierit d'une seierice siu'Ini- 
Miaine. Kl il n'a plus peur: il parle avec une telle 
force, du crime de ceux qui ont crucifié la Bonti' 
même de l^ieu, que des milliers de personnes se 
prosteiiiciit à ses pieds et d;'ma!ident le baptême. 

Cette Vérité rendra VKcjUsc. Catholique incapable 
de mentir, comme cette Force ra la rendre incapable 
de mourir: voilà le présent qu'ai)portait le Saiiit- 
Ksprit, à l'Eglise au berceau. r)emandons-lui. pour 
notre part, la plus grande docilité à nous laisser 
guider par lui, et à correspondre généreusement aux 
inspirations de sa grâce : tout ce qui regarde l.'i 
grâce, forme, eu effet, son domaine propre. Nous 
avons reçu ses dons au Baptême et à la Confirma- 
tion: que CCS do»;», ;. raison de notre apathie, n/ 
nous soient jii.s inutiles. Efforeons-noiis surtout, de 
dissiper notre ignorance et de secouer notre mollesse, 
afin de i>ré|)arer le libre accès de la vérité 
dans notre intelligence, et du courage dans notie 
canir. 



91 



(,)|-ATH1KMI'. MVSTKHr. (ll.i iHIKUX. 

/,'.ls-.s-())/y /(//■(/// (Ir lil l'rîx Siiiiilc \'iir(jr. 

DciiiiiikIoiis hi cliaiitr [wrliiite et l'esprit de péni- 
tence. 

Dieu 11 voulu (jue s;i Mère iiuniiût pai;e que 
jiii-iiiênie ('liiit iiioit, iiiiiis il ne voulut pas qu'elle 
■iihit hi corruption du toinbeini. Kt (l(> même qu'elle 
;iv;iit imili'" son l-'ils, toute sa vie, elle l'imitii aussi 
(laiis son triomphe sur la mort : elle ressuscita. Ce 
lut le troisième jour ipii suivit son tré|)as, selon la 
'l'radition. Son âme descendit du séjour des Bien- 
heureux, s'ai)pr()cha de son corps immaculé, le ra- 
nima, le revêtit poin- ainsi dire, une seconde fois; 
ertte fois, i)our toujours. (,)uoi(pie la fête liturpi- 
.pie de r.\ssonq)tion célèhre à la fois sa résurrection 
e' son trioni))lie au Ciel, le mystère de l'Assomption 
l'ej^arde particulièienient sa résurrection. Tl repré- 
sente (lour Marie, ce que la lîésurrection fut poiu' 
lésus, connue son couromiement au Ciel aura eu 
sciii pendant et son modèle dans l'Ascension. 

l'élieitons Marie, de ce privilège (pi'elle e,;( seule 
j iiartatier avec son Fils, et demandons-lui l)ien sou- 
vent, de mériter nous aussi par une vie neriensenient 
' hrétienne, le sujirême lionneur de la résurrection 
'Il corps, dans la joie, la jeunesse et la beauté qu'il 
ilevra garder toujours. 

Nous serions bien à plaindre si, menacés cons- 
'aimnent i)ar les flétrissures de l'âge et les coups de 
I' mort, nous ne pensions pas à ce lendemain de 



92 



niiiRnificpnro qui nlfcml nodc corps; ces (|iialiti's 
tliiiit il sri;, rt'vêtii coiniiii.' d'iiii éternel iiiiiiiteaii 
iriKiriiieiM-, le.S(|iielles s'ii|i|)elli'iit /'/;/i/)((.W(7;i7//r, 
r<iijilll(', lu fiiihlilitr cl 1(1 chtrlr. Pur l'iiiipMSsihi- 
lité, le corps ressuscité sera incapable de souffrir; 
par l'atjilité, il n'aura plus de pesanteur et suivra l'u- 
nie dans son vol ; par la sui)tilité, aucun obstacle ma- 
tériel ne gênera su inarehe ; par la clarté, il recevra 
une beauté proportionnée à la beauté même de son 
âme. 

A la fin des lenips, sur l'étendue de la terre en- 
tière, tous les corps se lèveront et appi'viîtront soit 
avec les maniiies de la iionte du péché, soit avec les 
dons merveilleux de l'état de bonlienr. Evidemment, 
pour mériter ces hautes destinées, les luttes seront 
longues, acharnées : mais nous inclinerons Dieu lui- 
même à nous défendre, en recou-ant souvent à 
lui, par la Confession et la Sainte Communion. C'est 
dans la fréquentation des Sacrements quo le chrétien 
place la sauvegarde de lu chastrfv qui impose le rc.<t- 
pecl du corps. Il ne peut arrircr aux honneurs ih 
Dieu que par le clicinin de Vlionncur. 



ClSQVU'AU'. MYSTHlilC (iLORIlCUX. 

Le Couronuciii, ni de la Très Suinle Vierqi' dans h 
Ciel. 

Prions pour que la dévotion du Rosaire soit plus con- 
nue et mieux pratiquc'c. 

Le moment de sa r('surre',-tion marque jiour lii 
Vierge, le plus grand des t iomphes. Le Fils va 



93 



'li'cerncr ii sa Mère, des hoiituiirs d'autant plus iiia- 
jiiifi(jui's, (|u'il a au scivico do sa tituhvssL', toute 
i,[ puissance, toute la lieliesse d'un Dieu. 

X'oilà que le Ciel entiei' est en nioi-''einent. liCS 
, limées itinouihialiles des An{,'es et des Bienheureux 
nul ahiindontu' leurs trônes. Tous ees esprits de 
llanmie, depuis les simples anges jusqu'aux séra- 
pliins, sont accourus au-devant de la X'iergo do 
Na/aietii, s'élevanl en corps et en anio vers les 
liiiMleurs où Son Jésus l'ajjpille. Kst-co i)ien là, 
eiile hinublo t'cuune ignorc'e dn monde, l'épouse 
(le l'ouvrier .Tosei)h, la nu''re d'un nuilheuroux <|ui 
liiiit sur le fiihot des infâmes? Oui, c'est bien clic. 
Laissant loin derrière, les Anjïes et les Arciiaupes, 
I' s 'J'rônes, les Vertus, les Dominations, les Princi- 
|i;nités, les Puissances, elle d('passe encore dans son 
vol, les Clii'rubins et les Séraphins, toutes ces cré- 
Miures pourtant si pures et si parfaites. Oh! elle 
w doit s'arrêter que dans les bras de son enfant. 
A côté de son trône, Jésus en a préparé un à sa 
mère, et devant toute la cour céleste émerveillée, 
tréniissante de bonhejir, il la couronne Souveraine 
du Ciel et de la Terre, Reine des .Vnges et des hom- 
iiics. Quelle récompense! (,niel triomphe! C'est 
l'icu aujourd'hui, ô Marie, qu'il convient de répéter 
les paroles que vous faisiez entendre aux jours do 
Milre jeunesi-'} : "Touics les gnirralions m'appeUe- 
1' nt liicnlicurcusc." 

Il va au Ciel quelqu'un qiu ne pense pas comme 
les autres, qui ne juge pas comme les antres, et qui 
|«iurtant, un jour, mettra à exécution ce qu'il a dit : 



— 94 — 

"Us pnmiers seront hs derniers, et les derniers, les 
premiers." Los pri'iniirs s\ir l;i tciic, s'ils vtMilc;it 
conserver leur riiiin ihiiis l'éternité, n'ont (piun 
moyen, celui do surpasser les autres en générosité à 
acconipHr leur devoir. Dieu a inauguré la réalisa- 
lion (Il celle promesse, en plaçant son luuuble mère, 
aii l)lus haut (lu Ciel. Ce n'esl (pTun conun»Micenient : 
il réserve bien d'auli'es surprises à ceux ipii juge- 
raient (Il i [lersonues aulremenl (p.e par la valeur de 
leur âme. 

Toi que n'osa frapper le premier anathème. 
Plus rei"e par ton cour que par ton diadi'me. 
Toi qui naquis dans l'ombre et nous fis voir le jour ; 
Mère avec rimioceni ■■ et Vieige avec l'amonr, 

Je t'implori là-haut, comme ici-bas je t'aime. 
Car tu conquis ta place an céleste séjour; 
Car le san^ de ton Fils fut ton divin baptême. 
Et tu pleuras assez pour régner à ton tour. 



To v-j'là .naintenaiit jirès du Dieu de lumière. 
Le genre humain courbé t'invoque la première. 
Ton sceptre tst de rayons, ta couronne est de fleurs, 

Tout s'incline à t(m nom. tout s'épure à !a flamme, 
Tout te chante, ô Marie ! Et pourtant (pie) le femme 
Même au prix de ta gloire lût bravé tes douleurs? 

Henri de Roehejort (écrit en 18.35) 



95- 



INnrLGENCES EN GENERAL. 



Avant de donner le calalogiic des Tndulftenoes du 
Itosaire, nous rroyons utile de donner aux fidèles, 
i|iiol(i\ies courtes explications sur la nature des In- 
.liilfrences et la manière de le», gagiu r. L"igno- 
i;mce en une matière si iniporturte et si vitale, est 
Il éviter comme étant extrêmement préjudiciable îi 
nos intérêts les plus chers. En garde donc contre 
irtte paresse d'esprit qui nous ferait recider devant 
I effort dt réflexion que cette petite étu<le requiert. 



N.\TtIRE DE l'INDULOENCE. 

L'Indulgence est le pardon complet nu partiel den 
l,iines temporelles dues au p''ch^ ; pardon que l'E- 
(jUse accorde en dehors du tnbunal de la Pénitence, 
par l'application des saiisfactions suraboKdnntes de 
■I rsus-Christ et des Saints. 

'onime on le voit par cette définition, ce n'est 
|ias le pardon de ses pécliés qu'on obtient par les 
indulgences, mais le pardon de la peine temporelle 
ilii ■ à ses péch ' î déjà pardonnes par une bonne con- 
fession s'ils sont mortCiS, ou même par d'antres 
moyens s'ils sont véniels. 
4 



- 96 — 

Qu'il soit iiiortrl ou vi'nicl, 1p prrhà produit «»i 
tifiux, un ihiiihh ijjil: nous contrnptons une soiiil- 
luiï" d'à ne ijUf l'on iiofiitut' la roiilpc, et de plus, 
nous iMi'rilons iiik priiir : peine éternelle de l'enfer, 
si le prclié est ;;riive, ou piine teniporollo du l'ur- 
;.'iiloire, si !e pi'ctii' est véniel. Or, par le Saere 
ineiil de j'i'nitenee re(,'U l'Vee \;\ contrition inëtni 
imparfaite. |)ien efface la souillure do lu coidpe, ci 
chaiifie — s'il «'a}:it d'un pcclié mortel — la peine 
éternelle de l'enfer en la peine temporelle du Pur 
t;aloire. 

Cette dernièri' expiation si douloureuse et si re- 
doutable pur elle-même, connnent y échapper? T)e 
deux manières : par nos propres (euvres satisfuc- 
toires de p('iiitcnce, ou par celles de Xotre-Seigneur 
et des Saints. 



Pour comprendre le lôle de ces satisfactions, il 
faut savoir (|u'('i l'i'iicoiilrr ilu double t'ffrt du pt'chi 
dont nous avons parlé, toute bonne œuvre possède 
une double nileur : l'une méritoire, et l'autre satis- 
fdeloire. 

\/,\ première sifxnifie pour l'âme tme augmenta 
tion de {jrâce et de sainteté qui lui donne droit à 
un degré de lionheur plus élevé, à un plus beau 
trône au Ciel. Celte valeur du mérite est stricte 
)». nt per.ionnelle et ne saurait être appliquée à un 
autre. Personne ne peut, en effet, être bon, à la place 
d'un autre, si cet autre ne l'est pas; comme inverse- 
ment, cet autre ne peut faire que le mal qu'il a 
commis, il ne l'ait point commis. 



-97 — 

Iai utUur talislactoirr (jui c»! l'aciiuitti-inrut im 
!■ imyt'iiiciit «le la dt'lto ili- pfiru' tcinliim'llc «■iicdn- 

iiic |)!ir le |iiVlu'', iniit. u\ ndiiin-, l'Irr itfi]i])i\iii'f 

.! (IdiilriH. Ainni N()liv-S(iui'<'iii' .li'Hiis-Clirisl ft 
1,1 Sainte Viorye n'ont jamais un besoin pou;- eux- 
irir'ini'S, (le cos .siitisfai'tions, licaiicoiip (le suints 
(iiit fait p/iiilcncc aii-ilclii de li'Uis lii'soins person- 
nels. Toutes tes satisfactions on expiations siira- 
liondantes ne sont pas >enlues, niai-î deslinres à 
ilevenir les satisfaction^ il'autres plus (Icpomvn!*. 
Klles forment, tontes réniiies, ce nia;.'nifiiine trésor 
lie famille que l'on appelle 



JjV. Tri'.soii ni', i/EfîMsi'„ 



Pour arriver à nos âmes, leur liienfaisante in- 
Ihience passe par des chemins nombreux connus île 
Dieu seul, et surtout par l'intermédia''-e de l'K^'lisf 
ciui les offre sous le nom d'indul|,'en , à ceux de 
si's enfants qui veulent en profiter po .. eux-mêmes 
oc qui désirent venir en aide aux Ames du l'ur^a- 
loire. Le nom d'indulgence existait depuis long- 
temps. Chez les païens et les juifs, il signifiait 
I amnistie — partielle ou tr)tale, comme chez nous 
— accordée à certains jours, dans une pensée de 
^jouissance publicpie. Ce privilège d'amnistie, ret 
I n-rcicc du droit de grâcr. frdiisportr dun.i U; do- 
inniiie de l'expiation, sauve de la peine temporelle, 






comme la confession bien faite délivre de la coulpe 
et de la peine éternelle. 

L'Eglise catholique est une immense société d'as- 
sistance mutuelle. Le Christ nous a d'abord ap- 
porté les satisfactions surabondantes de sa vie, de 
se:^ travaux, de sa mort sanglante : tel est le fond 
premier de cette mutualité. Il nous convie à joindre 
à son dimi apport, notre versement propre, tout ce 
que nous avons de meilleur ici-bas, la prière, l'au- 
mône, nos pénitences, nos sacrifices, en un mot. 
ce qui manque à sa Passion, selon un mot de saint 
Paul, en vue de constituer un trésor dont il a assuré 
à ses fidèles la mise en commun. C'est là que nous 
pouvons puiser pour satisfaire à la justice de Dieu en 
ce qui regarde le payement de notre pi.jpre dette, 
comme aussi ce qui servira à payer la rançon des 
âmes captives et à les mettre en possession du lieu 
de rafraîchissement, de la lumière et de la paix. 
Ce lieu de solidarité divine qui nousfait ainsi porter 
le fardeau les uns des autres — alter alterius onera 
portate — en vivant chacun pour tous et tous pour 
chacun, s'appelle dans la langue de l'Eglise 



L.\ Communion des Saints. 



Aux termes de cette doctrine, tous les fidèles 
vivants ou morts, à travers le temps et l'espace, a- 
gissent, prient, souffrent, les uns pour le.s autres 
de telle sorte que l'insuffisance de ceux-ci s'enri 



— 99 



ibondimce de ceux-là. Ils participent 



cliit lie la siirai)on(ii 

à cette communauté de biens, de façon inégale 
iGutefois, déterminée par la mesure même de leur 
bonne volonté. A cette bonne volonté, il est de- 
mandé, du reste, assez peu : un scapulaire, une raé- 
ilaille, un chapelet pieusement portés, une prière 
récitée, une visite à l'autel pourraient, unis à l'état 
lie grâce, obtenir l'immense faveur d'une indulgence 
plénière. l'Ius d'un serait tenté de voir dans cette 
mince contribution personnelle, un défaut choquant 
(le proportion, mais la foi nous rappelle que les ac- 
tions les ])lus humbles, outre qu'elles ont déjà par 
illes-mêmes, une valeur rédemptrice, tirent une va- 
leur spéciale du fait de leur union aux mérites de 
Notre-Seigneur qui les couvre pour ainsi dire, de son 
Sang Précieux. Une goutte de rosée est bien peu 
lie chose, mais vient-elle h être touchée par un rayon 
lie soleil, qu'elle reflète les splendeurs de tout un 
ciel. , 

.Je me re])résente les trois régions du Ciel, de la 
lerre et du Purgatoire comme trois provinces con- 
Ic'dérées du Royaume de Jésus-Christ. Un chœur 
ir.fini chante là-haut: l'Eglise Triomphante; un 
p iiple infini lutte ici-bas: l'Eglise Militante; un 
peuple infini pleure là-bas : l'Eglise Souffrante. La 
( iimmunion des Saints devient entre elles toutes, 
un lien puissant de charité associant des millions 
'i âmes qui individuellement s'ignorent. C'est la 
;;iande famille de Dieu dont Jésus-Christ est le 
( hef. "Jésus est la vigne et nous sommes les ra- 
ii;eaux :" la même sève circule partout. Par la 
iiière, la pénitence, l'édification, les indulgences 



— 100 — 

la fécondité de notre vie peut avoir des influ- 
ences et des résonnances à tous les points de lu 
terre, du Ciel et du Purgatoire. 



Indulgences Plénières et Partielles. 



L'indulgence plénière est le pardon complet de la 
peine temporelle due au péché. Le chrétien qui 
mourrait après avoir gagné une indulgence plénière. 
irait droit au Ciel. Il en serait de même d'une 
âme du Purgatoire si l'indulgence appliquée en sa 
faveur ne trouve pas d'obstacle du côté de Dieu. 
Il est, en effet, ojjportun de faire remarquer que 
si, en ce qui concerne les vivants, l'autorité de l'E- 
glise étant de délégation divine: "Tout ce que voui^ 
délierez sur la terre, sera délié dans le Ciel" elle 
les absout ou pardonne directement — elle ne le 
peut qu'ind-irectement, par voie de suffrage ou d'ex- 
piation, quand il s'agit des défunts. Kn un mot, 
l'Eglise atteint Vautre monde, non par voie d'auto- 
rité ou de juridiction, mais par voie de charité, et 
l'application qu'elle fait des -suffrages aux Ames 
Souffrantes est laissée au bon plaisir de Dieu. 

Jj'indulgence partielle — comme le nom l'indique 
— est la remise ou le pardon d'une partie seulement 
de la peine qui reste à subir. Elle peut être de 
quelques jours, d'une ou phisiers années. 

Gagnée par un vivant pour lui-même, elle lui re- 



— 101 — 

met ou pardonne de la peine temporelle une quan- 
tité égale à celle qui serait pardonnée par Dieu, en 
considération du même nombre de jours ou d'années 
(le la pénitence canonique en usage dans la Primi- 
tive Eglise. 

Appliqiu'e à une diiir du Purgaloirc, cette âme 
sera délivrée d'une peine égale à celle qui lui aurait 
été pardonnée, si quelqu'un avait offert pour elle, 
autant de joins ou autant d'années des anciennes 
[lénitences de l'Eglise. A quel soulagement dans 
If: Purgatoire, équivalent ces jours et ces années 
.... c'est le secret de Dieu. 



Il est bon de savoir que ces pénitences étaient 
très sévères, et par conséquent, d'une grande va- 
leur expiatrice. Le pécheur revêtait un habit noir 
et grossier. Femme, on lui coupait les cheveux. 
Le premier joiu- du carême, on lui mettait des 
cendres sur la tête, au milieu de l'assemblée, d'où 
notre mercredi des cendres. Et pendant le temps de 
la pénitence qui était plus ou moins long, selon la 
faute, l'on ne pouvait assister aux offices, que de 
la porte, et encore était-on exclu des principales 
parties de la Messe. 

Xous allons citer quelques-unes de ces pénitences 
infligées pour des péchés qu'on se pardonne au- 
jourd'hui, hélas! bien facilement. Celui qui avait 
hlasphnnc , devait pendant tout un carême ou qua- 
rantaine, jeûner au pain et à l'eau, tous les vendre- 
liis, et se tenir tous les dimanches, à la porte de 
i'Eglise, à l'heure des offices; le dernier de ces di- 
irianches, le coupable était pieds nus et la corde au 



— 102 — 



cou. Pour atvir dit du prochain, des paroles dom- 
mageables, sept jours au pain et à l'eau; pour con- 
versations déshonnétes, 30 jours de pénitence; pour 
avoir désiré commettre un péché impur, deux ans ; 
lu furnicaiion était condamnée à trois années de 
péniLence, et l'adultère, à sept ans. En cas de re- 
fus de se plier à ces rigueurs, l'entrée de l'église 
était complèteniont interdite au coupable, et, après 
sa mort, il était privé de la sépulture chrétienne. 

Aujourd'hui la pénitence canonique a dispi'ru ; 
/'i pénitence sacramentelle qui se donne en confes- 
sion en est le seul vestige. Mais si notre foi et notre 
énergie ressemblent si peu à la foi et à l'énergie 
de nos pères, le péché ne perd rien, pour cela, de sa 
malice, et dès lors, h nécessité de 'a pénitence reste 
entière. Si l'Eglise s'est relâchée d'exigences re- 
doutables, elle n'a, par contre, renoncé à aucun 
principe. 

Les Indulgences qui nous pardonnent totatement 
ou en partie les peines de l'autre vie, sont donc 
d'une souveraine importance, et nous devons d'au- 
tant plus nous efforcer d'en profiter, que nous som- 
mes moins enclins à faire des œuvres satisfactoires 
pour nos propres péchés. "Faites pén 'encc, car. 
vous périrez tous, de la même manière." disaii 
Notre-Seigneur ; cette parole menaçante devrait 
faire l'objet de nos plus sérieuses réflexions et nous 
pénétrer de cette crainte de Dieu qui nous manque 
indifférents que nous sommes au suj(>t du péché e: 
d" ses terribles conséquences. 



— 103 — 

Indulgences Locales, Personkellhs . Eéellks. 

Les indulgences plénières ou partielles peuvent 
l'tie locales, personnelles et réelles. 

l/iiidulgeucc locale est celle qui est attachée à 
lin lieu, comme une église, un autel; par exemple, 
l'indulgence attachée à l'autel privilégié du Eosaire. 

L'indulgence est dite personnelle quand elle est 
accordée pour une bonne œuvre personnelle, sans 
]iIms, et indé))endamnient de tout le reste ; par ex- 
t'iniile, la récitation du Kosairo, la visite des ma- 
lades, etc. 

L'indulgence riellc est celle qui est appliquée à 
(les objets de dévotion, comme crucifix, chapelets, 
médailles, etc. 



CONDITIONS GENERALES POUE GAGNER 
LES INDULGENCES. 

L'ÉTAT DE GRACE. 



1° Avant tout, il faut ître en état de grâce. Il 
conviendrait donc de commencer toujours par la con- 
fession, les oeuvres prescrites; ou, du moins, il fdut, 
de toute nt'cf.<«''f/, que la dernière de ces œuvres, 
s'accomplisse ^n état de grâce. 

2° Quant à ''indulgence plénière en particulier, 
il ne suffit pas pour la gagner d'être en état d» 



— 104 



grâce; il faut encore être exempt de tout péché 
véniel, voire même de toute affection au péché vé- 
niel. La raison en est facile à conipiendro : la peine 
ne saurait être pardonn.'e tant que survit la faute 
puisque c'est la faute qui engendre la peine Donc 
celui qui ne regretterait pas certain péché véniel 
r. obtiendrait pas la rémission de la peine due à ce 
pèche; et ainsi il gagnerait non une indulgence plé- 
nière, mais seulement l'indulgence partielle que re- 
présente le pardon de la peine due aux autres péchés 
aeja pardonnes. 

3° Pour les indulgences partielles, la confession 
nestpasrequ.se. C'est une règle générale. SC 
I-, 31 janv. 1893. 

L'intention. 

1° Il faut avoir l'intention de gagner les indu! 
gences. L'intention actuelle (c'esttàrdir po J 0^! 

ntention formellement exprimée et non révoquée 
eiïmpr ^'■"'^'"' "^^ '" «'enouveler de temps 

tontL^l"! •'°° /''''« ^"^«i porter cette intention sur 
toutes les mdulgences que l'on ne connaît pas mais 
dont on fait les œuvres sans le savoir 

à II est encore à conseiller que l'on offre à l'a 
vance pour les âmes du Purgatoire, toute les n 

celles qui sont accordées pour l'heure de la mort. 



— 103 



L'accomplissement des œuvres prescrites. 

1" Il faut leiiiplir loutes les conditions prescrites, 
r, 'omission d'une seule suffirait à empêcher le gain 
lie l'indulgence. 

il" Une œuvre déjà obligatoire, par exemple, l'as- 
sistance ù la Jlesse le dimanche, ou la lecture du 
l)it'viaire pour les prêtres, ne peut remplir la con- 
dition de la prière exigée d'ordinaire pour le gain 
dune indulgence. On ne saurait, en effet, satis- 
faire par un seul acte, à deux obligations dont 
chacune exige un acte à part. S. C. I., 29 mai 1841. 

3° Dans les communautés religieuses, la règle n'o- 
bligeant pas ordinairement sous peine de péché, les 
piières et pratiques de dévotion qui y sont en usage, 
comme l'office de la Sainte Vierge, etc., peuvent 
remplir la condition de la prière ou œuvre pieuse 
exigée pour l'indulgence ; il suffit de diriger son 
intention à cet effet. S. C. T., 7 mars 1888. 



:t 



CONDITIONS SPECIALES POUR GAGNER 
LES INDULGENCES. 



Confession. 



1" Les fidèles peuvent désormais, pour remplir la 
condition de la confession, se confesser ''un des 
huit jours (octiduum) , précédant la fête i laquelle 
est attachée l'indulgence plénière à gp.gner. S. 0., 
•2^ avril 1914. 



106 — 



2° A la demande des évêques, le Pape permet à 
ceux qui ont la louable habitude de se confesser au 
moins tous les quinze jours, de gagner toutes les 
indulgences plénières qui se présentent d'une con- 
fession à l'autre. Auraient-ils négligé quelquefois, 
de le faire, que cette binission ne détruit aucune- 
ment leur habitude, et ils continuent de jouir de 
leur privilège. S. C. I., 23 nov. 1878. C'est aux 
fidèles de s'enquérir auprès de leurs prêtres si pa- 
reil Induit existe dans leur diocèse. 

3° Afin d'encourager la pratique de la communion 
quotidienne, le Pape Pie X a permis à tous ceux 
qui ont coutume de communier tous les jours (quand 
même ils s'en abstiendraient une fois ou deux, dî.ns 
1° cours de la semaine) de gagner toutes les indul- 
gences — en autant que la confession est requise — 
sans être astreints à aucun règlement particulier sur 
c" point. S. Office , li fév. 190G. 

4° Pour ce qui est des invalides, malades ou autres 
qui, pour cause d'empêchement physique, ne i ,'u- 
vent quitter leur maison, les confesseurs sont auto- 
risés à commuer en d'autres œuvres pies, la commu- 
nion et la visite exigées pour le gain de certaines in- 
dulgences ; mais l'Eglise n'a pas cru devoir aller 
plus loin, et, jusqu'ici, le confesseur n'est pas ad- 
mis a commuer la confession. C'est donc qu'à se.s 
yeux, le prêtre, au moins dans la généralité des cas, 
ne peut avoir d'excuse à faire v loir pour se dis- 
penser de visiter et de confesser les malades, au 
moins tous les quinze jours. 

5° La confession est exigée, mais, il n'est pas né- 
cessaire, comme c'est le cas pour certaines âmes pi- 



— 107 — 

(lises, que l'absolution sacramentelle soit donnée. 
S. C. I., 15 d.'c. 1841. 

Communion. 

1° Quand la communion est requise, elle peut se 
liiire même la veille du jour auquel est attachée l'in- 
dulgence. S. C. I., 6 oct. 1870. 

■2" Pour donner aux malades, aux personnes fai- 
lles de santé, et, en général, à tous ceux qu'une 
raison sérieuse empêche de communier, une plus 
yiiinde facilité pour gagner les indulgences, le con- 
fesseur peut remplacer la communion par un autre 
acte de piété. S. C. I., 18 sept. 1862. 

3° On commue ordinairement la communion en 
lii rt-oitation du tiers du Rosaire. S. C. T., 2-5 fév. 
1877. 

4° Les infirmes qui vivent en communauté a- 
vaient été exclus du privilège mentionné plus haut, 
jiarce que apparemment, il leur est plus facile de 
recevoir la sainte communion. Mais, la même con- 
cession fut étendue depuis, aux communautés reli- 
gieuses. S. C. I., 16 janv. 1886. 

5" Quant aux enfants qui n'ont pas encore com- 
munié, le confesseur peut également commuer la 
communion en un autre acte de piété. 



Visite. 

1° Les visites d'une église qï\ doivent être faites, 
pour gagner les indulgences, !> un jour ùu à uue fête 



— 108 — 

<lr(ermin.<s, peuvent désormais se faire à partir dp 
"";!' Ip jour qui précède celu. de i'ino'ulgence jus- 
qua iriiiiuit du jour même de l'indulgence. Et 
cHa 8 appli.,ue ù toutes les indulgences, soit pléni- 
eres, soit partielles, soit qu'on puisse les gagner 
seulement ,:ne fois le jour, soit toties quoties. c'est- 
a-<lire a elia.pu.. visite, comme à la grande fête du 
liosaire. ht ,,our cela, on peut se régler d'après 
n importe quelle manière de compter le temps ou 
le Jour. S. 0.,26fév. :911. ' 

-2" Vmn séparer une visite d'une autre, il suffit 
<ie (lepa.s.ser le seuil de la porte de l'Eplise S f! T 
2nfév. 1867, ^ '■'■■• 

3° Dans les collèges, séminaires, orphelinats, aca- 
démies, hospices, maisons de religieux ou de reL. 
gieu.ses, .sociétés on cercles catholiques où se trouve 
avec 1 autorisation de l'évéque, une chapelle ou ora- 
toire domestique, 1rs membre, de ce, institutions 
ainsi que les personnes du service, peuvent pour v 
gfl'.'ner les indulgences, visiter cette chapelle do- 
ii..'sti<pie lorsque dans la concession de l'indulgence 
on ne spécifie aucune église en particulier. S 
Office, 14 janv. 1909. 
4° Si la visite doit se faire dans une église déter 

lTlI'V'"'?"r'°** ''^^''^' P^'"- ""« maison 
^'alable, ,1 reso toujours la ressource de faire com- 
muer t^ette obligation en une autre œuvre de piété 
S. C. r., ir. juillet 1887. ^ 

Montréal et Otta^va, à partir du 1" novembre jus- 
qu au 1 mai exclusivement, les indulgences qui re- 
quièrent la visite à l'église ou à l'autel du Rosaire 



— lOfl — 



|i.iivent se fîn^ncr en fuisaiit cette visite A In sacris- 
Il ". si le Saint Sacrement y est conservé. S. C. l 20 
|)iiin 1880. 

Ce serait une grande faveur ((ue la même conees- 
>ii)ti fut ('tendue aux sonljas-seinents, et, de parti- 
riilièro à tel ou tel diocèse, devint universelle. 

-Mais, la visite à l'autel du Rosaire étant iinj)o - 
siiilc surtout en hiver, les confrères n'ont qu'à de- 
linandr. à leur confesseur, de la commuer en la vi- 
site d. l'autel du souhassement ou une autre (euvre 
|iie. 

'■'" Les confrères du Rosaire vivant dans les col- 

li'ws, orphelinats et autr. s institutions mention- 

I nées au no. 3, peuvent fjagner toutes les indulffenees 

' [loiir lesquelles est prescrite la visite de l'église de 

Il Confrérie, en visitant leur propre église. Tous 

î II ■■ autres légitimement empêchés doivent suivre la 

ivgle générale, qui est de faire commuer la visite, 

I 11 une autre œuvre pieuse. L'on voit que de cette 

tii<;ou, personne n'est privé des moyens de gagner 

iis indulgences. Même éloigné de "toute Confrérie 

'■I de toute église, un Confrère, le jour de la fête du 

Itosaire, par exemple, ne sera aucunement empêché 

(!•■ gagner autant d'indulgences que sa piété peut en 

ilésirer. Léon XIII, In eâ., n. 31, 29 août 1899. 

7° Si la visite prescrite est celle de la propre église 
imioissiale, on peut, quand on est à l'étranger ou 
iri voyage, visiter l'église du lieu où l'on se trouve 
Acta S. Sedia, XXXVIII, 351. 

*~i° Toutes les condition.'? requises, excepté la con- 
fession, peuvent être commuées par le confesseur 



— 110 — 

Hur la demande du pi^iiitent , même en dehon du 
confi'ssional. 



Pkières. 

1" r.c8 prières sont luisst'-es ati choix des fidèles 
u moins que de spéciales ne soient prescrites S 
(■'. !.. 13 sep.. 18H8. 

2° La plupart di-s auteurs enseifjnent (pie ciiiii 
Pater et cin(| Ave. ou une di/aine de eha()elet reii 
p.issent la condition exip.V de prier aux intention 
de I Kfriis,. Keriiiffer, vol. 1, p. 101. 

.T 11 est requis de prier, en Ként'Tal, aux intcn 
tions .lu Pape, sans (pi'il soit besoin de connaiti 
ces intentions j)ar le détnil. Decr autli n AA 
ad. 3. 

4° Ces prières peuvent se dire où on le juge bon 
a moins qu'il ne soit spécifié de les faire e- .. en 
droit déterminé, soit à l'église, soit ailleur 



REITERATION DES INDULGENCES. 

iriil ^•■'"'î ^ '^''""*'*. ''"'="'■*' ^" ^'«"e'"-- fî" 7 mars 
ib<8, 1 indulgence plenière attachée à une pratique 
ne peut être gagnée qu'une seule fois par jour. Sont 
exceptées es concessions plus larges du Saint-Sièg, 
P^r exemple, 1 indulgenoe toties quoties du Rosair, 



— 111 — 

•J" yimiit uiix induUjcncfS inirliellm, on les gu);ne 
• vt SIII18 exception — autunt dr foin qu'on vn ac- 
,(imi>!il Un iriirrts. s.-Ojfke, 'J4 juin 1914. 



TRANSFERT DKS INDULGENCES. 



liOi'H(|irnne fête à l!i(|iielle est iiftiidiée une in- 
(liilficntr, est transférée à une autre date, pour Ha 
solennité e.xtérieine, rin(lulj,'ence est aussi trans- 
férée et ne firut nr (jnçinir ijuc le jour de la solen- 
iiilr. S. ('. /., (î mai'lK.VJ. 



l'OlMtQCor T.\.\T n'INDCLGKNCES. 



l'oin(|uoi multiplier les induljiences eoninie on le 
tiiil aujourd'hui? La pensée de l'Eglise vise un l)ut 
encore plus élevé que la condonation de la peine 
ti niporelle due au [)éché : l'anu'l nratioii iiioralc du 
chrétien. En effet, la remise de cette peine tem- 
porelle est accordée, moyennant certaine conditions, 
confession, communion, jeûnes, prières, etc. Or, 
i|Ui ne voit qu'en offrant des indulfjences, l'Eglise 
pr(noqiic les fidèles à acconqilir toutes ces reu'Tes 
tsanctifiantes (pi'iis n'auraient pas faites sans cela, 
et qui leur valent un redoublement de vie surnatu- 
•■elle. "Quelques-uns s'anmsent quand ils voient de 
pieuses personnes sortir par une porte et rentrer 
par l'autre, afm de gagner un plus grand nombre 
de fois, l'indulgence de la Portionoule ; pour ma 



— 112 — 

part J'en suis ému, admirant combien d'humilité et 
de fo, se dépensent dans ces circulations monoto- 
nes. Père Sertillanges, 0. P. 



CATALOGUE DES INDULGENCES DU EO 
SAIEE. 

A part celles concédées par le Pape Pie X, toutes 
les indulgences dn Rosaire sont contenues dans le 
catalogue qu approuva et promulgua Léon XTII 
e 29 août 1899. Comme ce Catalogue est suscep: 
Ïes dfffi^T- '•" 1 '"telligence du grand nombre, 
Jes difficultés soneuses, nous en donnons ici aous 
«eize titres différents, un résumé clair et mélhod! 
que. Pour montrer quel esprit a inspiré ce travail 

tlèr^^ui ': "^ ''"'''''' ^' f-t--e dans une ma- 
tière qui en r , rouve jusqu'à l'ombre, nous indi- 
querons pour c.aqne indulgence, le numéro corres 
pondant du Catalogue officiel que chacun" s' lit 
désire, pourra vérifier. . » Ji it 

1ft5f™.^i"^; ''""' '°" ^^n°J-^''i'|ue du 5 septemb -e 
S';/r niervetlleux trésor d'indulgences 

dont e Rosaire est enrichi. ' ' Sachons donc en faire 

nZ'piété " F'T' '""'' '^^^ '- attendent de 

"d^ctZ'T ^r'?"''°" °^^''"' ^ '°"« '«« fidèles 

"?eur ï ' ïr'"°"'r'^ f* '^«^ récompenses pour 

leur piéte, afin qu a leur heure suprême ils nuis 

sent être soulagés par le secours de karie^ et 



— 113- 



"s'endormir doucement sur son sein. 
.", sept. 1898. 



DlUTURNI. 



I. 

IXDULOENCES POUR l' ADMISSION DANS LA CONFRÉRIE. 

Deux indulgences plénières. 

V La première, si confessé et communié, on est 
reçu dans la Confrérie (n. 1). 

2° La seconde, si dûment admis dans la Confrérie 
et confessé, on reçoit la sainte communion dans 
l'église de la Confrérie, récite un chapelet ou tiers 
(lu Rosaire, et prie aux intentions de l'Eglise (n. 2). 

Note. — L'on peut gagner ces indulgences, soit 
1'^ jour même de l'admission, soit le dimanche ou 
jour de fête le plus proche (n. 2). 



II. 



Indulgences de l'autel privilégié. 

C'est l'indulgence la plus précieuse, et peut-être 
la moins comprise de toutes. Qu'on veuille bien se 
reporter à la page 132, où i ous donnons là-dessus, 
Iff renseignements nécessaires. Il suffira de dire ici 
(|iie dans les églises où est établie la Confrérie, 
Vautcl est privilégié en faveur de tout défunt (n. 60) . 



114 — 



III. 

Indulgences pour la bécitation même nu 
Rosaire. 

1° Pour la récitation du Rosaire entier : indul- 
gence dite de la Couronne d'Espagne. Quoique con- 
sidérable, cette indulgence, n'a pu cependant, êtn> 
exactement précisée jusqu'ici, faute de documents 
(n. 4). 

2° Une indulqcnce ph'nihe, une fois le jour, poul- 
ies Confrères (]ui dans les vingt-quatre heures du 
jour naturel, c'est-à-dire de minuit à minuit, ré- 
citent un Rosaire entier pour le triomple de l'Eglise 
(Pie X, 12 juin 1907). 

3° Pour le simple fait de réciter le Nom de Jésu.t 
dans chaque Je vous salue Marie, du Rosaire : in- 
dulgence de cinq ans et cinq quarantaines, c'est-à- 
dire environ 2,025 jours ; ce qui donnerait pour les 
150 Ave, un total d'à peu près 303,750 jours (n. 8). 

Note. — Cette prière, autrefois, ne contenait pas 
le Nom de Jésus. C'est par les soins do S. Bernar- 
din de Sienne, franciscain, mort en 1444, que Ir 
Nom de Jésus fut imiversellement ajouté à la Salu- 
tation Angélique. 

4° Indulgences dites de Benoit XIII : 100 jonrx 
pour chaque Pater ou Ave (n. 2 App). 

5° Ijes Rosaires ont-ils été bénits pour les indul- 
gences Papales ou Ai)ostoliques, celles de sainte 
Brigitte et des Pères Croisiers, que Von gagne toutes 
ces indulgences par une seule et même récitation. 
Voir indulgences connexes du Rosaire, p. 128. 



— 115 — 

6° Indulgence de 300 jours, chaque fois que réci- 
tant le Rosaire, on ajoute après le Gloire soit au 
Père : Gloire, amour et reconnaissance au Sacre- 
Cœur de Jésus, à quoi l'on répond: Maintenant, 
IKirtout et toujours (Pie X, 8 janv. 1908). 

Note. — Pour gagner ces indulgences et d'autres 
ciirore dont nous ne parlons pas ici, il n'est pas né- 
cessaire de les connaître toutes en détail, et il suffit 
(l'exprimer, une fois pour toutes, son intention de 
1rs gagner. 

IV. 

TxnrLOENCES pour la rkcitation du rosaire en' 

COMMUN. 

1° Indulgence de dix ans et dix quarantaines , une 
fais par jour, pour ceux qui récitent avec d'autres, 
ini moins un chapelet, soit chez eux, soit à l'église 
(n. 44 App.). 

2° Indulgence Plénière, le dernier dimanche de 
chaque mois, aux conditions ordinaires, pour ceux 
qui, durant le mois, ont récité avec d .utres, soit à 
II! maison, soit à l'église, un Rosaire entier, par 
semaine (n. 5 App.). 



V. 



Indulgences pour la récitation du Rosaire dans 
l'église de la Confrérie. 

Indulgence de 50 ans, une fois far jour, s'ils re- 
lient le chapelet ou tiers du Rosaire, dans la cha- 



— 116 — 

bien dans toute au re tViif ',? ' '^" ^^osaire ; on 



VI. 

Indulgences pour le port du Rosaire. 

fl«s r/ inn ^ ? ""• «"gnent c/ia^we /oar 10(i 
Sef 1906)'""""'"""* '•'-"-'OoJœL X, L 



VII. 

rx..nLOE.VCES POUR LA MesSE VoTIVE DU RoSAIRK. 

-!. .-enseigne., les fidèles à ce '.JS '" """"'"" 
-^M.seetySS:S-,^S.S"="^ 



jour laissé à leur cho 



IX et que no.r 



— 117 — 

|...n.se.llerions de fixer au dernier dimanche du mois 



vrii. 

|lNNl-LC,E.VCES POUR LE PREMIER DIMANCHE DU MOIS. 

Trois induhjcnccs plrnirres peuvent être gagnées 
I l"i es membres de la Confrérie qui auront, au pré! 
al.le reçu les sacrements de Pénitence et d'Eu- 
I ciiMistie : 

I or 'r vr P'";"'f''^' P^urceux qui visitent la chapelle 
..•gi.se de la Confrérie, et y prient aux inten! 
tiuns du Pape (n. 24). 

\.f.r''/'"f"'c!'' P""" "^''^ 1"i assistent à la 
Vned.ct.on du S. Sacrement, dans l'église de la 
(onfrene et y pnent aux intentions du Pape (n 24) 

I 3 La tromème, pour les Confrères qui assistent à 
Zrr" '^"„P'';'n/er Ji'"'inche du mois, visitent 

i.ch pelle ou l'autel du Rosaire, et v prient aux 
i'ii>'"tions de l'Eglise (u. 19) " 

nrn i i . "^' '"' •"'^'"'^ " '^^'^'"'""é les condi- 
• ni ', '7'"r 'ndulgence, en la récitation 

II im chapelet (n. 19). 

l/assistance à la Bénédiction du S. Sacrement 

U lerm a\'' ""'''' conditions requises pour 

I Mf-'ner „„e mdu gence, peuvent - rappelons-le-nous 

"tre commuées par le confiseur en une autre 

rè'é ^ •^'' confession fait exception à cette 



— 118 — 



IX. 



I.NDULOENCES ATTACHÉES A CERTAINES FÊTES. 

Annonciation. 

Trois indulgences plénièrss. 

1" La prnniirr, si confessé et communié, on réeii 
1111 chapelet ou tiers du Rosaire (n. ].3). 

.f La d,'uxième, si l'on assiste à la processi.-n 
aite, .soit le jour même de la fête, soit un jour ,lr 
I octave (n. 20). 

3° La troisième, .si confessé et communié, le co„. 
trere visite une église quelconqu.; ou oratoire publ,, 
et y prie aux intentions du Pape. Cette indul- 
Keiice peut être ffagnée, soit le jour même de la U-W 
soit un jour de l'octave (n. 27). 



Purification, Visitation, Assomption, Nativité Pr.. 

sentation et Immaculée Conception. ' * 

Deux indulgences pUnihes telles qu'indiqu,-,^ 
dans les nos. 2 et 3 de r.\nnonciation. 

La fête patronale de Véglise {n. 64) , VEpiphm.i, 
(n. 26), deux vendredis du Carême laissés au chh 
de chacun (n. 26), le vendredi après le dimanche ,h 
la Passion ou fête de Notre Dame des Sept Don- \ 
leurs (n. 27), le troisième dimanche d'avril mi. 



— 119 — 

29)», la Pentecôte (n. 26), la Féte-Dieu (n. 64), 
Ir dimanche dans l'octave de la Nativité de la Sainte 
Vierge ou fête du Saint Nom de Marie (n. 28)**, 
un jour dans l'octave du Saint Rosaire (n. 63), la 



• Pavie, capitale de la Lonibardie, étant ravagée 
iiir- la peste, ses habitants implorèrent le secours de 
I.' Heine du Saint Rosaire et firent le vivn que s'ils 
111 t'taient délivrés, ils bâtiraient une chapelle en 
siiii honneur, dans l'église des Dominicains. Fje 
firau disparut et la chapelle fut construite. Tous 
les ans, le troisième dimanche d'avril, on célébrait 
\r souvenir de ce bienfait, par des actions de grâces 
siileimelles à la Keine du Rosaire, fi 'indulgence 
plénière accordée pour la visite, ce jour-là, de la 
cliiipcUe du vœu, fut, dans la suite, étendue à toutes 
li'f confréries du Rosaire. 

•* En 1683, 250,000 Turcs mettent le siège de- 
vant Vienne, capitale de l'Autriche. ])ans tout 
i'iiiipire on prie avec ferveur, Notre-Dame du Ro- 
ture. Le 12 septembre, Jean III Sobieski, roi de 
l'dlogne, à la tête de 25,000 soldats Polonais pré- 
(l'dés de l'étendard de la Vierge, engage le combat 
;iv('c l'ennemi qu'il taille en pièces. Ce beau tri- 
nrnplip ayant été remporté le jour de la fête du Saint 
Nom (le Marie, le Vén. Innocent XI, en cette même 
iiiiiiée, étendit cette fêle à toute l'Eglise et y at- 
lacha une indulgence plénière en faveur des con- 
fières du Rosaire. 



I 



— 120 — 

l'ousxaint (n 9p,\* » 

MorU (n. 26) . ' "" '"'"■ '*'"'* ''"êtate des 

f^ne indulgence nléuiètr „ 

f-onWrie, et y , •;'!,, f "'''"" °" ''«"tel de I,, 
"OS. ci-haut)/ ' " """ '"'^'"*"'"« d" Pape (vo!; 

r^'ffarde Ja visite, de faï;';, ""' ' I^»"'' «« Q-n 
(noie b du „. 27^ *'"'^*' ** ""^ eghse queiconqu. 

^oël, Pâques et Ascension. 
Deux indulgences panières 

-'q.^i^rt'iirr"'""'^^"^'''"--- ?"-■ 

f-i.e à la chape,, : 'V S-'/ ^oël, elle doit s,. 
— — 1- "Il d 1 autel du Rosaire (n. 26) 

* Portionculc des Morti tj- 
'■aPlWtepas au Rosa re „, n '^" '^"*' "« ^^^ 

(fies VinuJZ Sr de'"'^ P ^''PP^''^ -- 
Horls, c'est-à-dire la faoulfj . Por'.oncule des 

'•'^'"'', " partir dr ,,{,; ^"1" " f>'»^'it et dès h, 

'•'""/- fois qu..t,n is ^t T'''''''" ^''^■'"-^ 
"ne visite à l'^ji^e eU^ÎJ^ communias, ils fo,„ 

verain Pontife." UyÂ"T1 'T '"^^"*io"« du Sou- 

PHvilègedectqéI,rertmiT,re" ""' """ P^^^''^^ '' 
':" pour /«,>. rf„ ;o, 7.;^'S 7'^nou.s n.anque- 

s' grande est la faci,it/nL n ' ^"'"' ''''•' '^^''"■' 
vnr ,es portes du S ^"' "™"' ^'^ ''^"•- °" 



— 121 — 

ù I'â(|iie8 l't à l'As(vnsion, cette visite peut être faite 
M une éfrlise (luelcoiuiiie (note b du n. 27). 

■.'■' La seconde, dite des Stations, pour ceux qui 
visitent, soit einfi iiutels dans une é-rlise ou oratoire 
|Mil)lic, soit cinq fois le même autel, dans les églises 
(|Mi n'en ont pas cinq (n. 32)* 



Jeudi Saint. 

Vue indulgence plniièrc, celle des Stations (n. 
'i'2) telle qu'indiquée ci-haut. 

■ lux quatre anniversaires célébrés 

1° Le 10 novembre, pour les Frères et Sœurs des 
iiois Ordres de l<a famille dominicaine. 
2° Le 4 février, pour les âmes de leurs parents et 

allii's. 

3» Le 5 septembre, pour leurs familles et bien- 

liiitriirs. 

4" Le 12 juillet, pour ceux enterrés dans leurs 
I triises et cimetières. 

Une indulgence plénière pour les Confrères qui 
iissistent à ces services pour les défunts dans une 
■ ylisé de Dominicains, pourv.i que confessés et com- 
iiiiimés, ils y prient aux intentions du Pape (n. 49). 

* Les indulgences dites des Stations ne peu- 
vent être papnées qu'une seule fois aux jours fixés 
iilors même qu'on ferait partie de plusieurs confré- 
!'es qui y donnent droit. S. C. I., 13 sept. 1905 



— 122 — 



PoItTlONCUM.; J)OMINlCAINE OU INDULGENCES VlÀ - 

n;ères de la l'ÈTE DU Thés Saint RosAinE. 

Non siMil.-iMCMt les Clonfrères, nii.is encore tous Ic^ 
lidclfs (im ont revu les Sacrements de Ténitence ei 
<l iMiciiinslie, peuvent depuis In veille à midi ri 
toute la journée de la fête iusqu'à uiinuit du lundi 
miraiil, gagner une indulgeuee plénière, autant d, 
fois gu ih visitent Vaulel de la Confrérie (n 0"! 
An sujet de la visite, voir j). 107. 
.;'^"i!'^' r, -^ l'"''it,'iiie, l'indulfrence loties quoi;>- 
attachée a la fête du Rosaire, t:'tait limitée à la Cou 
frêne de ^fartorell, petite ville située à sept lieue, 
(le Barcelone, en Espafrne, et à cinq, de Manrès.. 
t était un privilège accordé à son seigneur Don 
lAiis de Requesens, un des principaux héros de h 
bataille de Léi)ante, 7 octobre 1571 



XI. 

Indulgences vom la neuvaine à Notre-Dame di 
Smnt Rosaire. 

Une indu.Ujence plénière pour ceux qui à une épo 
que quelconque de l'année, vaquent durant neul 
jours à de pieux exercices en l'honneur de la Rein, 
(lu Rosnire, sous la forme de prières approuvées pai 
I autorité ecclésiastique. Cette indulgence est ac 
cordée le jour choisi au gré de chacun, soit pendani 
la neuvaine, soit pendant les huit jours qui la sui 



— 123 — 

veut iimiiédiatement, pourvu «lUi; confessés et coin- 
iininii's, ils prient aux intentions de l'Eglise (n. 8 
Al.p.). 

xrr. 

IXDri.dEXCKS PK.S QfrNZK SAMKDIS Dr UdSAinK. 

l'iK- iinlubjcucc pli'iiiirc pour cliaciui des quatre 
xaiiinlis laissi's au choix des Confrères, «i, durant 
iliiinze samedis consécutifs (iinniédiatement avant la 
IVtc du Rosaire ou niênie à une époque quelconque de 
iaïuice), confessés et connuuniés. ils visitent l'é- 
;;lise de la Coiif érie, et y récitent l(: tiers du Ro- 
saire aux intentions du Pape (n. ao et n. fi App.) 

Note. — I,es Confrères qui ne pourraient s'ac- 
i|iiitter de ces exercices le samedi, peivent y siibs- 
iituer le dimanche, sans perdre les indulgences (note 
ilu n. fi app.). 

XIII. 

I-NDUUiENCES POUR LE MOIS DU S.VINT ROSAIRE. 



])ci(.c iiiduhjcnceii plciiières. 

r Im prciiiiirc au jour de leur choix, pour les 
I onfrères qui assistent au moins dix fois à l'exer- 
riee du mois d'octohre habituellement institué dans 
l'K éfjlises des Frères Prêcheurs, pourvu qu'ils re- 
(vivent les Sacrements et prient aux intentions du 
l'ape (n. 38). 



— 124 — 

récitent !.. •I,.,„.'l.,, " '"'' ''" Koxairr. 

11 .pp.) '^ "^ ""' '"'""'"M <!» P«p« (D. 



XIV. 



XV. 

iNDaLOEXCES POUK M VTSITE DES Co.VKRÈKES 
M.\LADES. 



— 125 



XVI. 

Indulgences A l'adticle de r,A mort. 

A Tartide do la mort, les Confrères peuvent béné. 
ticipr de cinq indul^'enccs plûnièn's 

I" La pnmicrc, ,,„i devra être appliquée avec la 

" n.ule de Jleno.t XIV, par tout prùtri, .nén.e en 

.hors de a eonfes.sion. aux Confrères qui auront 

-...^/j«6,^.7/..o,ne Rosaire entier, c^haque se. 

\o(e. - Le confrère anrait-il omis de réciter 
I. Kosairc de temps à autre, au cours de sa vie qu'il 
'U' laisserait pas pour cela d'avoir droit à cette in- 
■'"'«7f • '' ''^'.'Ic lii nature même de l'habitude. 
Isolées ™ ■" ''" ^^^'^ '^^ *ï"^'^"'' omiEsioDs 

•-'" La seconde, à ceux qui meurent tenant en main 
!• c-ierge benit ,]u Rosaire; pourvu qu'ils aient ré- 
'ite au .noms une fois ea leur vie, le Rosaire entier 

lu. .'<;)) 

J^ La troMmr, pour ceux qui reçoivent les Sa- 
nements do Pénitence et ^l'Eucharistie (n 56) 

4 La quatrième, si, avec des sentiments de con- 
Int.on. ils invoquent lo Très Saint Nom de Jésus 
^i|i moins de cœur, ne le pouvant plus des lèvres 

ô" La cinquirmc, si, après avoir reçu les Sacre- 
ments, lis déclarent professer la foi de l'Eglise Ro 
-';:nne (.1 suffit pour cela de réciter le Je crois en 
Dieu), et se recommandent à la Sainte Vierge en lui 
.luressant la prière suivante : 



— 126 — 

Salut 6 Reine, mère de miséricorde, notre vie 
notre douceur et notre espérance, salut! Enfants 
rf Lve, malheureux exilés, nous élevons nos cris vers 
tous; nous so-pirons vers vous, géuiissant et pieu- 
rant dans celte vallée de larmes. Oh, de grâec 
notre avocate, tournez donc vers nous, vos renards 

Z ;'T''*fu':''i- "P''" "'■* ^^''' ^^"ntrez-no,is Jé- 
sus, le fruit hem de vos entrailles. clémente, 6 cha- 
niable, o douce Vierge Marie', (n. 59). 

Voilà les cinq indulgences plénières dont le con- 
frère du Rosaire peut profiter à l'heure de la mort 
ici, Il nous faut faire justice d'un préjugé fort ré- 
pandu, lequel nous invite à choisir parmi ces cinq 
mdulgences, celle qui nous conviendra, sans nous 
mettre en peine des quatre autres; parce que, dit-on 
gagnant une indulgence plénière, tous les péchés 

TiStlnS^^P"'^^"*' '" ^"*'^^ «^"^ *-* ^-I"- 

cinn°TV^'^,"*''.'r' '"'l"'g"'ces du Eosaire, ces 
c nq offertes k l'article de la mort, sont les seules 

t'r s 1yL';""'"p'"''^ '^'^'--' ~ toutes les au- 
tres 1 étant aux Pauvres Ames - il devient urgent 
de se mettre en travers de cette grossière ignorance 
e; 1 empêcher de priver les âmes de ces nfisérLor 
dieuses largesses de l'Eglise, au moment même oTà 
. ve.lle dentier dans leur éternité, elles en ont u„ 
SI piessant besoin. Je réponds donc • 

Evidemment, .selon la nature des choses, une seule 
inHulgence plénière payant tonte notre dette vTs^^. 
VIS de la Justice de Dieu, l'on ne peut en gagner 



— 127 — 



(|.! une; et ce principe de bon sons rappelé par la 
Sacrée Congrégation des Indulgences, il ne faut pas 
■■perdre de vue. .Mais, en pratique, comme on est 
loin detre sûr devoir j^agné cette indulgence plé- 
Miere, eu ega-- i. des dispositions imparfaites qui la 
■vxlent, de c^ rhcï, par'. elle, il s'ensuit qu'il est 
opi.ortun de fa i- l,>,s „„v. ■« prescrites afin de gagner 
<'f- que I on pourra des indulgences plénières accor- 
liées. 

C'est ce qui explique pourquoi une sainte Cathe- 
nr.e de Sienne, ajoès avoir reçu sur son lit de mort 
I indulgence plénicre que lui avait accordée Giv- 
poire XI demanda ,,u'on lui appli,,uât aussi, celle 
'tenue du Pape Urbain VI. Drane. Sa vie. pp. 
.jf).s et 418. " 

Ce ne .sont pus deu.x indulgences plénières mais 
"en cmq qui nous sont offertes dans la Confrérie 
du Kosaire A nous de comprendre que l'Eglise sa- 
'■liimt que la pluiwrt de ses enfants ne sont pas ,)ré- 
Pares a recueillir, d'un seul coup, le plein bénéfi«; 
dune indulgence plénière, mvite leur faiblesse à 
s y essayer pour ainsi dire, à cinq reprises diffé. 
rentes, attendant de eette mnltiplieité même" h 
purification plénière de leurs âmes 



I 

k 






fette explication n'est (lu'un résumé de la doc 
mue de l'Eglise. ])éjà (-n 188G - et à propos pré- 
'isement des cmq indulgences plénières, pour iSir 
tice de la mort - le Secrétaire de la Congrégation 
■s était exprimé dans le sens que je viens d'indiquer 
•Apres avoir appuyé sur la véritable notion de l'in- 
'Inlgence plénière, il ajoutait : Il ne s'ensuit pas que 



— 128 — 

les diffi-Tentes pratiques auxquelles est attachée l'in- 
dulfience. soient inutiles pour le moribond; loin de 
lo, elles lo mettent de plus en plus, dans les dispo- 
sitions .equises pour obtenir pleinement cette in- 
dnlfrenee. Il pourra très bien arriver, en effet que 
e inouninl n'ayant pas -agné l'indulfrence. 'à tri 
tilrr, ,,our n avoir pas rempli certaines conditions 
avec toute rexaclitude prescrite, h gagne à un autre 
tttrr, I invocation du Saint Nom de J'sus par ex- 
emple, ou la récitation du Salve Rcgina. 

Voih'i des notions élémentaires dont il importe ih 
se jx-netrer et .|u'il l„„t répéter autour de soi, sans 
se lass;.r, afin de déraciner des préjugés et dissiper 
une Ignorance qui rendent inutiles, des faveurs pour- 
tanl bien précieuses. 



XVIT. 



TNDITLGENCES CONNEXES. 



Le mrmr chapelet peut rcceroir en même temps 
que eelles du liosaire, le., indulgences Papales ou 
Aposohgues, eelles rie Jérusalem ou des Lieux 
•Sauils.eelles de sainte Brigitte e.t celles des Croi- 
siers Joutes ces indulgences peuvent être gagnées 
a a fois par la seule récitation du Rosaire. Il suf- 
fit que les chapelets soient bénits à cet effet. 

Cette faveur a été concédée, pour le chapelet 
de sainte Brigitte, par Benoit XIII, le 13 avril 1716, 



— 129-- 

(t pour «e'iii des Croisiers, par Pie X, le 12 juin 1907. 
Xous allons nous expliquer brièvement au sujet 
(!■ ces indulgeneas. 



Indulgences Papales ou Apostoliques. 

T'es indulgence.? sont attaclu'ps par le Pupe, aux 
hapelets ou autres objets qu'il bénit, et peuvent 
l'tre gagnées pour soi-même ou |)our les âmes du 
Purgatoire. Il est seulement requis d'avoir ce cha- 
pelet sur soi, durant le jour, et, dans sa chambre, 
durant la nuit. 

Si l'on récite habituellemenl son chapelet ou le 
tiers du Rosaire, l'or, peut, confessé et communié, 
gagner une induUjencc plêniire auv fêtes suivantes: 

1° Noël, Epiphanie, Pâques, .Ascension, Pente- 
côte, Sainte Trinité et Fête-Dieu. 

•2° Purification, Annonciation, .\ssomption. Nati- 
vité et Immaculée Conception. 

3° Aux fêtes de S. Jean-Baptiste, S. Joseph, 3S. 
l'ierre et Paul, chacun des saints Apôtres et la Tous- 
saint. 

4° Tout fidèle qui, à l'article de la mort, recom- 
mandera dévotement son âme à Dieu, et recevra la 
niort avec résignation, gagnera une indulgence plé- 
nière, pourvu que véritablement contrit, il se confes- 
se et communie. Dans l'impossibilité où il serait de 
faire ces actes, il suffit qu'étant au moins contrit, 
il invoque de cœur, s'il ne peut le faire de bouche, 
11' Très Saint Nom de Jésus. 



— 130 — 



1swu:escks mi .iKiensALUM 



"l- I>K.S (.tEl'x s,^,,..^,. 



«-iffit que les dnne' ' """f/-^'"""« de parler. ,| 
e> les 4li<,„es ïï 't r rs '"r**-^ '^"^ ^-•«"^ S-"' 
juin J72J. i"n'iIi<tion. Innocent Xllf, .-, 



T-Nr.rLG,.:.vcr.:,s ,.r, Sai.nte Brigitte. 

lie chapelet ,1e sainte Hricrit*. . • 
l«^« q..c sain,.. Br ,,. i^ ï". f'* ''""«* "«"m'', 
'""•■te à ]{„,ue en S73 , ^"H''*"' "'''' ^n 1,302, 

'■Ordre, aniourd'hS^^^Ï .^'^i'f '^"^ q"i fon.L, 
°" Très Saint Rédeninté r n '•''"'■ ''" ''^^""dr 
en l'honneur de la Ss Lin?\r"'*^ '' '^'V'^^'' 
■ "'"ire des m année.s o •elle'' . ^ '"■-"" ^' «^^ »>'■■ 
si'r la terre. ^ ^ ^'' suppostie avoir vécu 

s'x dizaines on •uonf ' ''! ""^ "" '^''edo. A ce« 

''- «eptalhWes.s:." de Tnv'etr '''! ^'""'^'^ "■ 
P'f 'r le chiffre des G3 nn^^s Z''u '""'" ^°'" 
Le Saint Siè.re , r.. , ^'"^««'^a, p. 110. 

"brcgre de r.Vitfr a c i"onn"'1 '"''"'^ """"■^- ''"' 
qui comprend cwç diza eTT ';""^" ^"gi^te e, 



— 131 — 
|-ter un Pater et trois Ave, pour parfaire le chape- 

-•-• le si,„ple chaï'lë; ' ''" " '""' l^''^''-"*- 

Pour gapner les iiuliil-roncos il ,.«f ..„ ■ i. • 



1° 100 jours pour cliii(,uusTaiii. 
un'ionr'^,?^'""' P'^'^i^'^-e. «ux conditions ordina-'res 

J"iii-s, pendant un an. chapelet, tous los 

octob.e - pour ceux qui, chaque se- 
n citer ce chapelet, au 



;^itte, — 8 

'"•li/ie, ont l'habitude 

'i:oins une fois. 



de 



•''" Indulgent 



•i" ca.u- rs, n X 'V'^'-T; "'™'n>«-ont au moins 
uu, it bdint îvom de Jésus. Raceolta, p oog 



— 132 — 



INBULOINCBS DU cnAPELKT DUS l'ÈliEH CROISIEUS OU 
CHANOIXliS RÉGULIEKS DE S.MNT- AUGUSTIN, 

DE l'Okdhe de la Sainte Choix. 

Ces indulgences sont de 500 jours pour charnie 
Pater ou Ave, applicables aux âmes du Purgatoire. 
Elles furent aoeorrli'es par le Pape Léon X le -'H 
août 1.510. 

Les Dumiiiicain.i, en tciiips de mission, ont tous, 
non seulement la faculté de rosarier, mais encore 
d'accorder aux chapelets les indulgences Papales ou 
Apostoliques, celles de sainte Brigitte et celles des 
Pères Croisiers, à g<\(jncr par une seule et mén^e ré 
citation du Rosaire. Pie X, -9 sept 1908. 



REMARQUES SUR L'INDULGENCE DE 

L'AUTEL PRIVILEGIE DU 

ROSAIRE. 

Un autel privilégié est celui auquel le Pape :i 
accordé le privilège suivant : Cluupie fois qu'un 
prêtre y dit la .Messe pour l'âme (Vuii fidèle mort 
en paix avec Dieu, il lui obtient par .node de suf- 
frage, une indulgence plénière qui. en vertu drs 
mérites laissés dans le Tré.sor de l'Eglise, par Notr. - 
Seigneur, la Sainte Vierge et les Elus, est suffisniih 
par elle-même, à délivrer immédiatement cette ânir 
de toutes les peines du Purgatoire. 



— 133 — 

Différence entiîe une indulgence pléntère ordi- 
naire ET CELLE DE l'aUTEL PRIVILÉGIÉ. 

li n'y en a (iiriine, iniiis oxfn'iTionient iniporfante : 
I indiilf^cnco de l'antol privili';iié ne saurait être 
liiistréo de «es effets, attendu <|iie le uioven par le- 
|iicl elle est transmise aux déf.ints, Jst de lui- 
même infaillible. Ce moyen, en effet, n'est autre 
Mlle le Saint Sacrifice de la :\resse avec laquelle l'in- 
ihilfience privilif^iée forme un tout insép.nrablc. Dès 
\'<[<. ce n'est plus un particulier aux dispositions 
'1 iinie plus ou moins parfaites, qui s'efforce de la 
;:ii;;iier, mais bien l'Eglise elle-même qui, comme 
t' Ile, est toujours exaucée. De même que la .Mainte 
M.>sse est un acte qui ne dépend pas de la sainteté 
(lu célébrant, parce que c'est Xotre-Seigneur qui, 
|i;ir l'entremise de son ministre, s'offre lui-même 
:'' l'autel; de même, c<>tte indulfience unie étroitc- 
ii.eiit au Saint Sacrifice, ne saurait dépendre des dis- 
positions du prêtre, et c'est l'Eglise elle-même qui, 
l'iiant jiour cette âme avec une efficacité vraiment 
seiiveraini-, acquitte toute sa dette vis-iVvis do Dieu 



I. INDULGENCE PRIVILÉGIÉE NE PEUT ÊTRE APPLIQUÉE 

qu'au SEUL DÉFUNT POUR LEQUEL LA MeSSE 

EST DITE. 

L(i Messe et riiidulficnce privilégiée ne peuvent 
rlrr séparées et ne doirent être appliquées qu'à un 
■snti défunt. S.-Off., 17 juin 1915. 

Comme ce défunt peut ne pf,d en avoir besoin ou 



— 134 — 

('•ho iiif'iipahlc d'en profitor, il est à propos de for 
iiiulcr à raviiiu'c son iiitctition, lui moins fie façf i 
gi'nc'nili', afin (lu'i'i son défaut, une autre âme du 
J'urL'atoire en hi'nrficie. 



Cette indulgence est-elle toujours appliquée? 

Oui, à moins qu'il n'y ait un obstacle. L'appli- 
cation de l'indulfjencc, en effet, est toujours subor- 
donnée au i)()n ])laisir de l")ieu (|ui, pour des raisons 
cotunu's de sa seule safjesse, ]wut s'o|)poser à cr 
qu'elle atteigne l'imie à laquelle on l'avait destinée. 
Cependant, elle ne tond)era pas à vide pour oela. 
Selon vos intentions marquée.s au moins de façon 
générale, elle sera appliquée à une autre âme du 
Purgatoire, et sortira en sa faveur, son plein cffit 
df dclicrancc immédiate de toutes ses souffrances. 
Par cette substitution, la charité de Dieu n'aura fait 
que guider la nôtre et l'empêcher de dévier de son 
véritable but : son adorable et miséricordieuse vo- 
lonté. 



ENTRIiTTEN DE L'AUTEL DU ROSAIRE. 

Orner de fleurs, l'autel du Rosaire, est un acte d' 
piété très agréable à la Sainte Vierge. Ne serait-ci' 
pas à conseiller que, dans nos paroisses, chaque f;i- 
mille cultivât des fleurs destinées à décorer l'auti 1 
de la Confrérie, surtout dans les mois d'octobre ri 
de mai, ainsi qu'aux fêtes principales de la Saint ■ 



- 13.'; 



Vii'iL'f. Ce 



sainta Kose de Lima, Doi 



gracieux hoiinnage était affect 



ioniiô de 



, r..f. , ,. ;— ; - -J'innicaine, première Sainte 

H 1 atronne de 1 Amérique. Eneorc enfant, elle s'é- 

a,, x.o„8t.tu..e la gnrdienue de l'autel du Kosaire au 
l'iHl duquel elle avait oi,(e„„ la connaissance de sa 
vacation et lei p,us jrrandes -races d.. sa vie Elle 
«• l.la.sa.t a l',.n,er de fleurs et à v entretenir une 
exquise propreté. 



nANTAGKN INDIVIDUELS DES ASSOCIES 
DU ROSAIRE. 



' i.tre la conservation de la foi, l'accrois.sement de 
tontes les vertus chré.tiennes, foutes les grâces m.'- 
n'es et indulgences in.séparables de .a récitation le 
Ko.saire assure eiu^ore ù ses as,sociés, un triple avàn-' 



I. — Protection particulière de l.\ S.«nte 
. Vierge. 

Si .Marie est la reine, l'avocate, la médiatrice et 
.1 i.iere de tous les chrétiens; si, comme autrefois 
au.v noces de Cana. elle s'entremet auprès de Su 
-n laveur de ceux-là mêmes qui ne la prient Doint' 
ooinbien plus ne fera-t-elle pas pour ceux qm en en 
"■-. dans la Confrérie, font hautement pXfon 






136 



d'être hou cnfiirils, Kllc lis fiiviuisc do f,'''i--i'« 'lom 
brtiiscs diiiiiiil lii vit', à riiiMiic de l'i mort, l't - 
selon df jinivcs iuitciirs — descend en Pur^'utoii' 
pour consoler ses fidèles serviteurs et hâter leur di' 
livranee. 

Sont îi plaindre, vraiment, ces catholiques qui, de- 
meurant étran^iers à la Confrérie du Rosaire, se pi'i 
vent d'un secours aussi précieux. 



II. — r.VRTICnUTION AUX BIENS SPIRITUELS DR 
l/Ol!l!l!R I)H S. Dd.MIMQI'i; TOUT KXTIER. 



D'à; ■•■'■S utu' déclaration expresse do (piatre ^[aître> 
Géiiér, ,!.< de l'Ordre des Frères rrêcheui. , les Ré 
vérendissimes Barthélémy Comazio (33") en 
1484; Joachim Torriani (34') en 1487; Séraphin 
Cavalli (48") en 1573; .Tosepli IMarie T^arroca (7")'! 
en 1890 : tout associé qui récite le Rosaire entier luie 
fois la semaine, est admis pendant sa fie. et après fii 
mort, à la participation des Suffrages on œuvres su- 
t'sfactoircs accomplies par tous les relifrieux et reli- 
gieuses de l'Ordre do saint ]'>ominique. Souvent, d - 
satisfactions ou suffrages sont désignées par le mm 
mérite : ce dernier terme est impropre. Entcmln 
dans son sens rigoureux, le mérite est essentielle- 
ment personnel. Dès lors, une bonne œuvre ne sau- 
rait être appliquée h un autre en tant que méritoirr ; 
elle ne peut l'être que par sa valeur satisfactoire eu 
expiatoire. C'est à ce point de vue que nous non? 
plaçons quand nous disons que les confrères du Ri- 
saire ont part aux messes, prières, prédications, l- 



137 — 



tildes, veilles, iihstiticnces, jeùiius, innitciices, aux 
-aciificos crucifiants que comportent les Missions 
lointiiiiies ; à toutes les œuvres do zèle et de charité 
il'S religieuses, dans les écoles, les hôpitaux, etc., de- 
jMiis (|ii,. rordre existe, c'est-à-dire 700 ans depuis 
-.:. fondalion en IJKl. On se frra une idée de cette 
l:iveiir, p.ir cette .simple donnée: l'Ordre des Domi- 
iiiiains n'a p;is moins de 300 Saints ou Bienheureux 
avant un culte approuvé; dans le seul XVri* siècle 
li nvail donné au Ciel. ]:j,;t70 niartvrs, et 26 000 ' 
dans le WT. 

S. Domini,pie, elu'f de la famille, met ainsi à 
notre avoir, c'est-ù-dirc fait nôtre, une partie de ce 
trésor commun. Qiiainl il n'iuiil dru indulgences de 
In Confnne, tout passe aux âmes du Purgatoire; 
lu participalion dont je parle, au contraire, atteint 
/'* assoeiés cf. les sanctifie dans leur vie, comme elle 
li'\ suit dans leur viorl. 

Les prières qui, de toutes les parties du monde 
descendent sur eux dans le Purgatoire, sont innom- 
iTiihles. Qu'on en jiirf#: des 5,000 .^fesses par jour 
•|iii se di.sent dans l'Ordre, ils ont leur part. En ou-' 
lie, tout prêtre Dominicain doit acquitter, par an- 
née, 33 .Messes et chaque couvent 20. exclusivement 
l"mr les défunts, ce qui forme un total d'environ 
mO.OOO. Une fois la semaine, sauf les grandes se- 
maines de Pâques et de la Pentecôte, l'office des 
Morts est récité et la Sainte Merse célébrée, ce qui 
ajoute encore .50 Messes par couvent, aux précé- 
dentes. Et je passe sous silence, les messes de mil- 
liers de prêtres tertiaires, ainsi que toutes les prières 



— 138 — 

ordoniK'cs aux rnliyioux et aux leligiciisos, à l'inten- 
tion di's (l(j|'iintB, |(-'s<)nt'llo8 sont considérables. 

l'vH données ne sufl'isent-olles pas à faire ressortir 
la inol'onde justesse de ces paroles du l'ère Ksser : 
"A raison de leur eoriHiiune institution par le niênie 
"Père, et à raison de leurs rapports intimes, ['Ordre 
"de S. Doniiiiiiiuc a toujours cunsidcrc la coufrcric 
"du Itosairc, comme une sœur, et a voulu par suite, 
"partager fraternellement avec elle, les bénéfices de 
"son patrimoine s[)irituel." C'est la Communion 
des Saints, sous une l'orme réduite. 

Ce qu'j vaut ee secours aux yeux de Dieu ne sau- 
rait donc être trop apprécié, ^^alheureu8ement, ce 
côté avantageux de la Confrérie est loin d'avoir tou- 
jours l'heur do frapper l'attention des fidèles. Nous 
croyons — et avec raison — avoir fait beaucoup 
q\iand nous nous sonmies recommandés aux prières 
d'un saint persoimage ; que sera-ce donc de parti- 
ciper aux prières, pénitences, œuvres d'apostolat 
d'une armée d'âmes saintes qui durant 700 ans ont 
sanctifié la terre et la sanctifient encore. 



Notre-Seigneur est au Ciel, la prière rivante et 
permanente, ■ — semper vivens ad interpellandnm 
pro nobis — et l'on jOTurrait appliquer les mêmes 
paroles à tous les saints dont il est le modèle. J'ajou- 
terai que leurs bons offices dans ce sens, sont sur- 
tout inspirés par ces liens de famille et ces unions 
d'âme contractées sur la terre. La Sainte Ecriture 
nous parle de l'iiéro'ique Judas Machabée visité par 
un songe mystérieux où le grand prêtre Onias et le 
piophèjie Jérémie lui apparaissent, plaidant devant 



— 139 — 

fini, In ,-aus,> ,],. |o,„s hi-vrs ot r„mpat.-iot.>8 in- 
l"->'m..«- Il Ma,.!,., XV, 11-]G. Los romanis si 
[Nirs d un,, .loann,. <IAr<- plongont dans les nièinos 
hauteurs hcnies pour v cmt, ,M|.k-r - suave visi„„ 
- Cl.arlemagne et saint Louis à f,'enoux devant le 
"one de Dieu, le suppliant d'ariaeher à la ruine 
'Wtr nation Iraneaise dont ils ont et,' les „;,vs ei 
i"i ciiefs, ' 

Il en est ainsi des liens de confréries consa.Tês 
P>'| I Kfilise. Loin .le les briser, l'autre vie ne fait 
T'-' leur donner le plein épanouissenient. tonte 
"Mij.leiir de tendresse dont ils sont susceptibles 
Imir votre part, associés du Rosaire, comptez donc 
sur 1 aide .le vos confrères de la terre ; eompt<'z sur- 
tout sur vos confrères du Ciel et sur cette ai niée d'é- 
lue de la grande faniill,. Dominicaine qui vous a, a- 
"■|>tes pour les siens. Nous pouvons, en 1out<> vérité 
. M-e des uns et des autres. ,,„'ils se tiennent aussi 
'levant le trône de Dieu, i)la.dant notre cause avec la 
;;'M.reu.se et sainte ardeur de leur cieur fraternel _ 
«Miper vivemes ad interpelhindum pro nobis. 

'in , dira-t-on, une telle conitiiuiiieation n'e.st- 
•-■ pas superflue, car, en vertu de la Communion 
'li'>< Saints (page <)H), tous les fidèles en état de 
f;r:Kr ont déjà part à toutes les .euvres satisfaetoires 
11' Notre- Seigneur et des Elus; que pourrait bien v 
;ij"iiler la participation ans Suffrages dont vous par- 
lez ' ' 

•le réponds que c'est une (^ommunion des Saints 
I non plus générale comme la première, mais parti- 
l'iilieie, c'est-à-dire embrassant un cercle de per- 



ri 



— 140 — 

sonnes déterminées entre lesquelles l'échange den 
œuvres satinfacloires ou expiatoires est encore plus 
intime. Le nier serait nier l'efficacité même de la 
prière pour des personnes déterminées. 

Ces suffrages on expiations sont le trésor privé de 
nos satisfactions personnelles; les indulgences sont 
le trésor public que forment les satisfactions de No- 
trc-Seigneur et des Saints. Les suffrages sont coni- 
niuniqués par voie d'autorité privée, tandis que les 
indulgences le sont d'autorité publique, celle de l'E- 
glise. 



III. — Participation aux suffrages de tous les 
ASSOCIÉS du Eos.«re. 



"Chacun des associés n'apportant que peu a'i 
"trésor commun, en retire cependant beaucoup . . . 
"Tout confrère qui suit les règles de la Confrérie ot 
"s'acquitte de la récitation du Rosaire, réunit en ses 
"intentions, tous les membres de la Société .lesquels 
'liii rendent, multiplié, le même office charitable, " 
Léon XTIT, Ubi primum., I, 2 oct. 1898. 

Non seulement il y a, comme nous venons de le 
voir, union de prières et de bonnes œuvres entre b^s 
associés dn Rosaire et tous les membres de la famille 
Dominicaine, mais cette gfcciété de secours mutuels 
s'étend encore à tous les Confrères qui la compo- 
sent. C'est ce qui est rappelé dans le cérémonial 
de réception : "Je vous fais participants, y est-il dit, 
"de tous les biens spirituels de l'Ordre des Frèies 



— 141 



"Prêcheurs, ainsi que de tous les autres biens spiri- 
"tuels qui appartienr-^nt aux frères et sœurs de la 

Confrérie du Très Saint Rosaire." 

Toutefois, cette communauté d'œuvres sutisfac- 
toires ne comprend que les pieux exercices aecow- 
lilis au nom de la Confrérie, et non les autres bonnes 
(Hivres qui y demeurent étrangères. Mais, même 
ainsi réduite, elle comporte des avantages qu'on ne 
saurait trop priser. Tja Confrérie se recommande, 
en effet, entre toutes les autres, comme étant la plus 
nombreuse et la plus sainte : elle est répandue dans 
Icute la chrétienté, et, tout ce qu'il y a de plus par- 
fait dans l'Eglise fait du Rosaire, sa prière habituelle 
e' sa plus chère. Il est récité sans interruption et 
forme un vaste concert de supplications et d'homma- 
ftes qui à chaque instant monte vers le trône de la 
très Sainte Vierge, et à chaque instant aussi, fait 
descendre sur les associés, une abondance de grâces 
(le tous genres, soit pendant leur vie, soit à l'heure 
il'^ la mort, soit dans les flammes expiatrices du 
Purgatoire. 

La prière des associés n'est donc pas isolée, mais 
forme partie de cette grande et universelle société 
mutuelle de prières qu'est la Confrérie et qui lui 
communique une efficacité particulière. Soutenus 
IK.r la grâce et les vertus des saints auxquels nous 
sommes unis, nous obtenons en leur considération 
■ que nos prières seules ne pouvaient mériter : Dieu 
nous exauce comme associés, quand il n'aurait que 
trop de motifs de nous repousser comme particuliers. 

Chaque grain de notre rosaire récité ainsi, devrait 
donc nous apparaître comme chargé de prières col- 



• —142 — 

leetivos dont nous recueillons les bienfaits en y ajou- 
tant la nôtre, si imparfaite soit-elle. 

".Ma prière n'est qu'une goutte, mais en se joi- 
^'{,'nant à d'autres, en s'unissant aux pleurs de hi 
"croix, en allant rencontrer, timide affluent, les 
"ruissellements de larmes, de sang et do sueurs !ô- 
"'condes qui ont traversé la terre, elle acquiert le 
"droit de dire: Et moi aussi, je suis océan!" Père 
Scrtillanges, 0. P. 

La fameuse bataille de Lépantu gagnée sur moi 
par les chrétiens contre les Turcs en 1571, nous four- 
ml une preuve saisissante de ce que peuvent les con- 
frères du Rosaire. C'était le 7 octobre, un dimanche 
er les associés faisaient leur procession solennelle eii 
I honneur de Marie. Le généralissime de l'armer 
chrétienne, don Juan d'Autriche, avait eu pour gou- 
vernante la Vénérable Catherine de Cardone qui 
continuait d'édifier la cour d'Espagne par la pra- 
tique des plus sublimes vertus, et excitait l'admira- 
tion de sainte Thérèse elle-même. Voyant de m 
graves intérêts confiés à celui dont elle avait diri".' 
1 enfance, cette âme d'élite résolut d'obtenir par se- 
prières et ses pénitences, .e succès de l'entreprisr 
In jour qu'elle était renfermée dans sa chambiv 
°" ' ^"*f"^Jl* sangloter et s'écrier dans le plus grand 
ettroi: .Miséricorde, ô mon Dieu, miséricorde' 
bauvez-nous." En prononçant ces paroles, elle se 
donnait la discipline jusqu'au sang. Aux échos d • 
cette voix suppliante, les habitués du palais accon 
rurent. Personne- n'osant interroger la sainte su- 
la cause de ses alarmes, on fit venir son oonfesseui 



— 143 — 

(|iii lui ordonna au nom de l'obéissance, de s'en ex- 
pliquer. "Pendant que j'étais en prière, répondit- 
ille, le Ciel s'est ouvert à mes regards et un terrible 
procès commença devant le tribunal de Dieu. D'un 
cuté se tenaient les démons qui rappelaient les in- 
nombrables péchés des chrétiens et réclamaient 
contre eu.x les sévérités de sa justice; Je l'autre, se 
voyaient la Sainte Vierge et les anges qui s'effor- 
çaient d'apaiser la colère divine par l'offrande de 
tous les rosaires récités en ce moment dans l'Eglise 
entière. 

".Je ne sais, ajouta-t-elle, (luelle sera l'issue de ce 
redoutable procès, car la balance de ' i divine justice 
est aussi ])rête à pencher du côté de la rigueur que 
(le la miséri«)rde." On la laissa à sa solitude, où 
elle exerça sur son corps, d'effrayantes cruautés, au 
milieu de gémissements dont les notes poignantes 
finirent par jeter à genoux, les hôtes du palais. Tout- 
i'i-coup, im |)rofond silence se fit. Qu'était-il arrivé? 
.\vec crainte on entre dans la chambre de la sainte. 
Hlle est là souriante, et annonce que la colère du 
Dieu s'est enfin laissée fléchir : les chrétiens sont 
vainqueurs. On note le jour et l'heure, cinq heures 
(le l'après-midi. Bientôt arrivent des messagers ap- 
portant la nouvelle du grand événement de Lépante : 
/(■ Rosaire de la Mère avait fait triompher le Croix 
lin Fils. 



Confrères du Rosaire, voilà un exemple à jamais 
iiiéniorable de ce que peut auprès de Dieu, l'union 
(le vos prières. Vous ne sauriez avoir une trop 
grande confiance dans leur efficacité. Sans doute, 



— 144 — 

«' là encore, I„ iJl'L I? T, '*"' '"•' f"'""^^'- 

vision de to„t à ri,en.e - nonir. ""T''' '^""^ "' 
«éricorde et don„o 1. l^ctoi r? /''ue'h î*? ''^ "'■ 
es anges, fidèle, à leur ministère detn '""^' ^■' 
'Iq'osé tous les rosaires réri '.1 , ^«idresse y ont 

''^^fendne du n,on le entier 7''"" ' ^""^'■"•'°' «'"■ 
'-tes dons ce sens nôfrn,e?G.,;L:''"'"^'^ ''"-- 
''s P«s, et qu'ils nous d.'.vnnn, /' "''^'^'^ "e voient- 



1 KLRJt : ■ L'I-VSCBrPTrON. 

monde entier.- r.éon. XIIT tS p""' '''-'P'-'nd.ies dnn, ]o 

"<■» lora, la Confrérie du Ro :,iro éf^M ''^•' ^'^' ^ «<^t. 1898 

<ie nos paroisse, de campagne " rien • ''■'"" '" P'"'" ^■""bl- 

Minerve qu. est pourtant, !'"gli e du o/''T';r' ^ '''"'' ^e !a 

g"se du General des Dominicains 



— 145 



appelle le Livre d'Or 



nation. C'est ce qu'on 
(le la Noblesse. 

Le registre ilo la CDiifrério du Rosaire est le Iji- 
vre d'oi" des moiulnes de la famille rcyale de la 
Vierge II ne dérend que de notre bonne volonté 
,U- con.iuérir ce beau titre nobiliaire. Etre inscrit 
sur les humbles pages du registre de la Confrérie des 
privilégiés de Marie, n'est-ce pas professer de notre 
confiance que ce nom est encore mieux inscrit dans 
son cœur maternel? 

1" Pour faire partie de la Confrérie, il suffit que 
1,1 j,ersonne donne son nom, soit personnellement, 
soit par intermédiaire, et que ce nom soit inscrit sur 
le registre. 

2° Il est requis de donner xon nom , rt non point 
sc^ initiales. Bien que cela soit à conseiller, l'ins- 
eiiption du nom de famille, n'est cependant pas né- 
cessaire. 

3" Ijcs religieux et religieuses peuvent se contenter 
de donner leur nom de religion. 

4" Les religieuses et religieux Dominicains sont 
du fait de leur profession, agrégés à la Confrérie, 
rie IX, viv.E vocis oraculo, 19 nov. 1871. 

5° Ce privilège est aussi accordé aux Dominicaines 
qui sont sous la juridiction exclusive de l'évêque. S. 
C. I., 30 mai 1744. 

6" Les Tertiaires Dominicains qui ne vivent pas en 
communauté n'ont pas droit à cette faveur. S. C. 
T., 28 avril 1716. 

7° On ne peut inscrire les noms des défunts. S. 
C. T., 10 aoiit 1899, ad VI, 



— 146 — 

par un prêtre dûment -,, In - 1"' ""^ Confrérie 
^".gagner, sans Tarder e^•^^"'* '■^^'"^- P""'-rn 
prêtre oublier o„ nXS^r .'in "'^"^''^^- ^^"^ '- 
appartient néanmoinf'i^L^cVnS" "" "'^'"' '"'^^ 

au suiet^tïno^ràïr'^"*-'^- ^ ' -anco, 
dresser la liste et inransmettrl ^""^ ''<'^°^''''^^- ^" 
«■onnaire Dominicain^ eeu/f" """^P" »" '"'«- 
"ne perte de temps précieux i/^f"' ' °" "''♦"" 
avec ordre et à loisir l?,!.u *°"* ^y»"* «^^ fait 

, ll\Toutepersore absente r,?.?''^^^ '''^° ^-•'• 
J^- registre, pourvu oue c ' ne £f> ''^'^'^^crite dans 
contre son gré. S C T "« '"'' P'*' ^ «"" insu o„ 
. 12° La demande d'insc'riSi"""- ^®^"- 
intermédiaire. Ibid '"'"'P*'"" P^ut être faite par 



OBLIGATIONS DES ASSOCIES. 

"nrfo'ïs la'lelL^";;;,^:*!;; '' «««aire entier, 
version des pécheu;^ feTS^'^P^t ^o-'r la con- 
tants, et le troisième pour les Im! T'r!'' ''-"""'- 
Il« peuvent, du reste d «tr^f ^ ''" ^^rgatoire. 

qu n^e dizaines, s ies Jiftt ^- ''"'• ^'^^ -« 
maine. '^ «itterents jours de la se- 



— 147 — 



(îette obligation n'est aucunement sous peine de 
prohé. Cependant, s'ils l'omettent — et durant le 
iiK'me nombre do semaines qu'ils l'omettent — ils 
Miiit privés de la participation aux avantages spiri 
tiiels si importants dont nous avons parlé, page 136 
\'oir Chéry. Théologie du Rosaire, vol. 1, p. 299 

Les associés qui négligeraient de réciter le Eo 
saire durant la semaine, no laisseraient pas, cepen 
(lant, de pouvoir gagner les autres indulgences qu. 
1. exigent pas cette récitation, par exemple, les 
Il ois plénières du premier dimanche du mois, celles 
(lu port du chapelet bénit, etc. S. G. T 25 fév 
1877: 

1" Aucun argent ne peut leur être demandé. liéon 
Xiri, Ubi primum., I, 2 oct. 1898. 



Il 



PR.'iTIQDES RECOMMANDÉES AUX CONFRÈRES. 

1° Réciter le chapelet ou tiers du Rosaire, tous les 
jours, et s'efforcer d'en établir ou conserver l'usage 
dans sa famille, selon les vœux de l'Eglise. Léon 
MIT, Salutaris., 24 déc. 1883. 

2° S'approcher des Sacrements, le premier di- 
manche du mois et aux fêtes principales de la Sainte 
Vierge. Comme un grand nombre de fidèles re- 
çoivent la sainte communion, le premier vendredi 
(lu mois en l'honneur du Sacré-Cœur, il leur serait 
facile d'en ajouter une autre, le dimanche, en 
Ihonneur de Notre-Dame du Rosaire. 

3° Assister aux processions et autres exercices pu- 
blics de la Confrérie. 



i 



— 148 — 



ROSAIBE BENIT. 



Sa matière. 

"-«pi' ÏÏIToS '■'""«'""» ».i", S":,: 

2 oct. 1898. ■ ' ™'>'™., xri;, 

T''r?.r^ likr ^ ' '^"'^ concédée au Vénérahl,. 

jent certains .narS ''s"Ï"r ' TZl 'M^^ 

b«^nces, nous ne pousserions pas ce ^ri 



— 149 — 

iliilarine; mais, lo gain des indulgences est siibo.- 
(lonné à des conditions strictement déterminées, et, 
,fs conditions n'étant pas observées — qu'il y ait 
de sa faute ou pas — les indulgences ne sont pas 
supposées être gagnées. Donc, les fidèles ont tout 
intérêt, pour éviter certains pièges tendus à leur 
piété, de cultiver cette faculté directrice,^ œ flair 
surnaturel et divinateur des personnes que l'Ecriture 
appelle le discernement des esprits. 



BÉNÉDICTION DU ROSAIRE. 

1° Un chapelet ne peut être rosarié que par un 
Père Dominicain ou un prêtre qui a reçu les facul- 
tés nécessaires à cet effet. 

2° Il faut, sous peine de nullité, réciter la formule 
prescrite. S. C. I., 29 fév. 1864. C'est aux fidèles 
d'être bien exacts à faire rosarier leurs chapelets, 
a:; temps désigné par le prêtre. 

3° Il suffit de tenir son chapelet à la main , durant 
lu lecture de la formule de bénédiction. L'on n'est 
pas requis de se mettre à genoux. 

4° On peut faire rosarier son fchapelet, par l'inter- 
médiaire d'un autre. 

")■■ Cette bénédiction peut être donnée m globo. 
c'est-à-dire à une masse de chapelets qui seraient 
ensuite distribués gratuitement. S. C. I., 12 mars 
1855. 

6° En temp-'! de mission nu retraite, les Domini- 
cains peuvent donner aux chapelets, les indulgences 
Papales ou Apostoliques, celles de sainte Brigitte 



■■î 



— 150 — 

• ■^'''' '"i, 9 sept. JOOh. 

beKiS"'''''''''^"'''^''^''""''- rosaires, fort 

''o^ û.nes à la puissance l,,^'-" ^" ^""^ d arracher 
votre Fils unique. Notre sLn V''' "°"'" 'l"" 

sur la terre, prît chair cTanflf ' ''"^"' '^"' Cid 
bienheureuse Vierge TfalJf/'^".*''^^ P""" «^^ la 
';' -roix et la mort et m[f "1? ?'"''• 'ï"''' «"^ît 
;^. ressuscitât d'entre 1^ n^S !?'-•'' ''"'''' 
^ous suppiion, votre bonrinfi 'T^'f^'ï'e jour : 
«anctifier. en répandant «nr T" ^^ ^' ''«• «t de 
Saint, ces emblèmes du w"" '" ^"*" '"E^prit 
%lise fidèle, à lîonneur etlTa T''''" ^ P^^ -«^re 
de votre Fils. ^ ''^ louange de la Mère 

•el^sirrorivïVeTperrS- ^ -, ou 
encore s'en serviront ToS'we; ^" .'"'^■«°" ■ °" 
contemplant les divins mvstère«Li ?*""'"* ^ «^^ 
Itur samte -onfrérie, rSvent en \'''/^^'^« '^'' 
sentiments a une vive soî.dJ?/ abondance, les 
Q'>/'s aient part à toutes S 'Jj^^'i^^te dévotion, 
vifèges, h toutes les nd 1 ^ '*'®'' ^ *°"s le« pri- 

Par le Siège Apostd qï ÎSter-""* '*' ^'^''-^^^ 
M e, a cette même société. Que 



— 151 — 

partout et toujours, pendant leur vie, ils soient dé- 
livr^'8 de tout ennemi visible et invisible, et qu'à 
l'heure de la mort, ils vous soient présenti's, riches 
lie bonnes œuvres, par les mains mêmes de la très 
Siiiiite Marie, Mère de Dieu. Nous vous en prions. 
|i:ir Notre-Seigneur Jésus-Christ qui, étant Dieu, vit 
it règne avec vous dans l'unité du Saint Esprit, |u>n- 
ilant tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il. 



i 



Divers usaors nu rosaire bénit. 

r Pour gagner toutes les indulgences que com- 
|iorte la récitation du Rosaire, il n'est pas nécessaire 
(le se servir d'un chapelet rosarié, ni même d'un 
chapelet, du tout, excepté pour les indulgences de 
Benoit XTII (voir page 114). î^t même, jwur le 
gain de ces indulgences, il suffit, quand on récite le 
Kosaire avec d'autres, soit à la maison, soit à l'é- 
glise, que celui qui préside à la prière ait en mains 
son rosaire bénit. S. C. T., 22 janv. 18.'j8. 

2° Bien qu'il ne soit nécessaire de tenir le rosaire 
à la main que pour le gain d'un petit nombre d'in- 
dulgences, il est cependant opportun d'en agir tou- 
jours de la sorte pour cette raison qu'étant un sacra- 
mental, — hoc /siqnum Rosarii, ainsi que le porte la 
formule de bénédiction — c'est-à-dire un signe psir- 
tk'ulier des grâces attachées à la grande prière de 
Marie, son simple usage matériel comporte toutes 
le.s précieu.ses et consolantes bénédictions énumérées 
dans la formule que nous venons de traduire. 

3° C'est une coutume très ancienne parmi les fi- 









— 162 — 

qiies, paieo qu'i s portent le ro^nim •• a ™V^?''- 
encore dans los \rL " Aujourd'hui 

'i. rOcS2 Z. vT '""''""^'« ^^ ''Afrique ,>1 
eou le clnDeio . ^^^"v ^'"h°"q"es Portont an 

qu. appelle le rosaire o^/^/Z^i^/S tP^ lï^' 

-;::or,;:;i-ï'-^;,-^;-eraiso:ï 
^^';:i^::^=:--~S^ 

rantames, par jour ^"^ î""" 

'l.''f"nt«. Voir pSe 168 '^'' '"°"'''^"*^ «* '^^^ 



— 153 — 



Le KusAiHii hknit i'i;un sks iNiiii,(ir.N(r.s : 



1° Par lii mort dr son piopric'taire. S. C. I., 10 
j:mv. 1839. 

2° Colui qui li('iito iViiii cliiipolft, doit le faire ro- 
saricr do nouveau : n'est admis à s'en servir, en 
effet, que la personne poin- liKiiielle il a été bénit. 
Ibid. 

3° S'il est donné ou prêté avec intention de com- 
muniquer les indulgences. Ibid. 

4" S'il est vendu, mcinc à prix coûtant. S. C. I., 
1-J juillet 1847. 

.■)" Si, à son occasion, on reçoit quelque chose, à 
un titre quelconque, échange, présent, voire même 
aumône. S. C. 1., IG juillet 1887. 



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fiE ROS.MRE DÉNIT NE PEUI) l'.\S SES INDULGE.NCES : 



1° S'il est piété simplepiont pour suivre ou comp- 
1(1 les prières. S. C. I., 10 janv. 1830. 

•_'" Si quelqti'un s'en est servi à notre insu. Ibid. 

•T S'il perd 4 ou .'5 grains, on peiit les remplacer 
siuis qu'il soit question de le faire bénir de nouveau. 
Ibid. 

4° Quand il est remonté à neuf, poiirvu que les 
;4riuns soient les mêmes, et sans s'occuper si ces 
;;iains seraient ou pas dans le même ordre qu'aupa- 
ravant. Ibid. 



— 154 



LE EOSAIEE ET LA SAINTE MESSE 

V,lù '* ^^^T ,°" ^'"^''''^ '^ J°"'"°'^-«' - écrivait S 
^•ançois de Sdes, à une personne du monde - ,o 

Quri;!!."! """'" •■^"'.'f" '" ^"^''"■'' ''"««' dévotement 
que vous le pourrez. 

Les fidèles trouveront là, un excellent moyen d,- 

Mère'"""'" "" '""''*'"'" *^"'"''"* '^ ^''''"* S^*"«<=« 'le la 

A Rome et dans toute l'Italie, c'est ordinairement 
pendant la Messe, que se fait la récitation publique 
<l'i chapelet dans les églises. Léon XIII prescrivit 
positivement d'agir ainsi pendant tout le mois d„ 
Rosaire Ne semble-t-il pas que le Vicaire de Jésus- 
C hrist désire faire entrer cette manière d'entendrr 
1=1 Messe, dans les usages du peuple chrétien? C'est 
une conséquence logique de tout ce qui a été dit de 
I excellence de cette prière. 



LE ROSAIRE ET LA RECEPTION DES 
SACREMENTS. 

La réception des sacrements de Pénitence et d'Eu 
charistie se fait, bien souvent, non seulement à inter- 
va! es trop éloignés, mais, la préparation en est d.'- 
fectueuse, et l'action de grâws, nulle; ce qui est 
grandement à repr t^^ jj ^^^^ ^^^^^^ l.j 

difficile, très difficile de trouver des prières qui par 
leur tour simp^ et naturel répondent à l'état d'âmo 
<les fidèles. Que les Confrères prennent donc la 



155 



louable habitude d'y substituer le Rosaire, ré- 
citant un chapelet comme préparation, et un 
autre comme action de grâces. Nous sommes, 
liélas, incapables de ])arU'r à Dieu comme nous 
h voudrions, et quand il s'agit de lui exposer 
nos besoins d'âme surtout, ses tentations, ses 
(Icfaillances, implorer les secours qui lui sont 
!u ci'ssaircs pour remplir sa noble mission sur la 
terre, nous nous sentons comme écrasés par un poids 
impossible à soulever ; prions donc alors Notre-Dame 
du Rosaire. Au fur et à mesure que les Ave tombe- 
ront de nos lèvres, son oœur les recueillera, et elle- 
même la mère toute puissante plaidera et gagnera 
la cause l.? ses enfants,, auprès de son Fils: ut lo- 
iliiaris pro nobis bnna et ut avertas nidignationem 
siiiiDi à nobis. 



LA RECITATION DU ROSAIRE EN 
FAMILLE. 



"La piété chrétienne, la moralité publique, la foi 
elle-même, principe de toutes les autres vertus, 
tout cela est chaque jour menacé des plus grands 
■périls. Nous exhortons donc vivement tous les 
chrétiens à s'appliquer, soit en public, soit dans 
leur famille, à réciter le Rosaire, et à ne pas cesser 
ce saint exercice .... La Patronne Céleste du 
t-'i'nre humain exaucera ces prières et elle accordera 
volontiers aux bons, la faveur de voir leurs vertus 
s'accroître ; aux égarés, oelle de revenir au bien et 



— 156 — 

"de rentrer dans lu voie rlii siilut." Suprkmi 1 
sept. 1883. 

_^ "Non seulement le Rosaire est avantafreiix conim.- 
prière privée, mais il devrait occuper da)is chaqir 

•'famille, le rang d'honneur qu'il occupait autrefois 

__qHand sa récitation marquait la fin du jour pou. 
toutes les maisons chrétiennes. .Aussi, nous ex- 
hortons et supplions tous les fidèles, de dire 1, 

••chapelet ou tiers du Rosaire, tous les jours saris sr 

"lasser." S.-vlutaris., 24 déc. 188.3. 

•'Le Rosaire, plus que tout autre, :i universellr- 

"ment le caractère d'une prière collective et dowes- 

''ime." Benoit XV. Au Père Becchi, 18 sept 

191.5. 



Le Rosaire, à la maison, est une rupture ouvert,, 
avec le respect humain, une véritable profession do 
foi^ au sein de la famille, c« qui est une excellentr 
préparation à une courageuse profession de foi dan^^ 
\& société. Et quel besoin n'a-l-on pas aujourd'hui 
(le cette race de chrétiens sans peur et sans reproche 
qui s honorent de rendre à nieu et à sa reli'rion c' 
qui leur appartient, dévouant leur vie tout"entièr,. 
aux nobles causes qui trouvent, hélas, si peu de ré(-|. 
défenseurs, même dans les raiips des catholiques. 

Pères et mères, pour vous etifrafrer à iiitroduirv 
et a frarder chez vous, l'usafro du Ro.^iaire en coin 
mun, méditez donc ces paroles du Pape que non. 
Cl ions tout à l'heure et qui vous montrent dan^ 
cetfe pneie, un puissant moyen ,1e n-ndre encoi. 
nieilleurs, ceux de vos enfants qui sont bons et <l. 



157 



nuiiener dans la voie du sahit, ceux qui se seraient 

rfilirc's. 

"Dans les familles chrétiennes, à la ville comme 
■ il la campagne, c'était un usage sacié, à la chute 
' ilii jour, de se réunir après un dur labeur, devant 
l'image de la Vierge, et d'alterner la récitation des 
■|irières. !Mane recevait avec complaisance, ce té- 
"iiioignage de fidélité et d'union cordiale. Elle é- 
"tait au milieu d'eux, connue une bonne mère en- 
"tourée d'une couronne d'c'nfants et les comblait 
"(les bienfaits de ht pdi.t: doniesliqnc, prcsagc clla- 
"incwe de la paix du Cirl." Fidkn-tkm., 20 sept. 



Ifeureuses les familles qui auront voulu se rendre 
:'i ces appels multipliés de celui qui remplace Jésus- 
Christ sur la terre. La Vierge du Rosaire en éloi- 
;;ri(ia les désonlros et les hontes que tant d'autres 
expérimentent à l'heure actuelle. J<',lle y laissera 
fette bénédiction spi'eialc, qui caractérise de façon 
si touchante, bon nombre de nos familles dans la 
campagne surtout, et ([ui tient dans ces deux mots 
connus: "Ijà, les je\nies gens étaient braves, et les 
jeunes filles étaient chastes." C'est, dans ces âmes 
;;t'tiéreuses et pures, un f)arfum de Paradis, comme 
Mil joj-eux mystère de roses blanches, 

"Le Rosaire, — disait, il y a quolipies années, un 
"évê(iue français — est ime grande école où se for- 
ment l'esprit et les mieurs. Dans ma dernière 
"tournée pastorale, j'ai été frappé d'une chose, c'est 
"que les populations qui ont conservé la foi, surtout 
"[lar la dévotion à l'Eucharistie et à Notre-Dame 



— 158 — 
'■'ùlt^T^^- T^ ^^' populations intelligentes rt 

"les Jfn 'r'"''/'°' ''""'"' '"=^'«' ""««ez entr,: 
"DtnTT ^'' f ^'"''' ^'' personnes de la can,- 
pagne le chapelet en leur indiquant la manière .1,. 
s en servir par la méditation des mystères von- 
,,sere^ étonnés de voir quelle vive lumiè're ^Se !;: 
ditation communique aux âmes auparavant les pin. 
"ell Tmnrin^" ^'^^ ténébreuses; q'uelle distincE, 
elle mprime aux sentiments et même sur le visaK.- 
car la distinction de la physionomie est un refl.,' 
de celle du r-œur. Oui, dans les campagnes, o„ 
rencontre de ces âmes élevées, aux sentiments „„. 
blés supérieurs, et quand on remonte aux causes 
on trouve que cotte éducation est le fruit du Ro- 
saire. Il est SI naturel que la Sainte Vierge an 
_ prenne à ses fidèles enfants, ce qu'il y a df ph^ 
grand, de plus élevé." J <"• ut. pjus 



O mon Rosaire ! 

Douce prière 

De ma mère et de mes aïeux 

Entre mes doigts, passe et repasse: 

Jamais, je ne me lasse 

De remuer tes grains pieux, 

O mon Rosaire ! 

Douce prière 

IVfonte légère 

Vers les Cieux. 



— 159 — 



LE ROSAIEE ET LES PETITS ENFANTS. 

lies prières des enfants ont une efficacité toute 
particulière pour protéf,'er l'Eglise, la patrie, la fa- 
mille, soulager les Anies du Purgatoire, sauver les 
IKchcurs et jienpler le Ciel. 

"1 /enfant qui a conservé l'innocence de son bap- 
lènie, peut tout obtenir de Dieu," a dit un saint. 

"Les enfants, s'écriait S. Philippe de Néri, ce 
sont mes aidcs-de-camp pour la conversion des' pé- 
cheurs endurcis." 

S. Vincent p'errier, dominicain, le grand 
thaumaturge du moyen-âge et l'apôtre de la 
Bretagne (1350-1419) convoquait chaque jour tous 
1rs enfants de la ville qu'il évangélisait. Avec eux, 
il suppliait la Sainte Vierge en faveur des pauvres 
pécheurs, qui finissaient tous par se convertir. 

S. Vincent de Paul disait à ses missionnaires : 
Prions beaucoup: faisons prier surtout les en- 
fants." 

Selon la touchante et juste pensée de S. Jean Cli- 
iiiaque, "le Père Céleste a un faible pour les bégaie- 
iiients des petits enfants." 

'Il me semble — écrivait Ozanam — qu'aussitôt 
i|iie cette pauvre petite créature, si douce et si in- 
nocente, pourra murmurer une prière, il n'y aura 
pins rien que le Ciel puisse lui refuser." 

Quand le Bienheureux Curé d'Ars était embar- 
rassé, il appelait les enfants à l'église et priait avec 
piix. "Non, aimait-il à dire, on ne peut comprendre 






■i"' 



— iso- 
le pouvoir que râmc pure d'un enfant a sur le bon 

cït u' "''' r '""^ 1"' ^"'' '^ volonté de Daeu 
c est ])ieii qui fait sa volonté " 

On raconte de la Vénérable lAIère Rivier fonda 
rice de la Congrégation des Sœurs de la Présenta" 
tion de Marie et tertiaire dominicaine, dont a vîe' 
no fut qu'un échange de prières et d; grâces de 
confiance et de faveurs, entre elle et la divine Mère 
que dans ses difficultés, elle avait l'habitude l'en 
voyer ses orphelins, réciter le Rosaire devant h 
statue de la Sainte Vierge '*^ 

En 1683, 230,000 Turcs viennent mettre le siè«. 
clevan la ville de Vienne, capitale de l'AutrS 
Sous 1 empire d'une salutaire terreur, on orgânï; 
dans tout le pays, une croisade de prières à Toto 
Dame du Rosaire. I.es enfants répètent avec une si 
grande ferveur cette admirable prière, qu'à Augs 
bourg, un missionnaire prédisait que bientôt ces 
hers petits fouetteraient les Turcs, de leurs cha^! 
le.s. Les Turcs durent reculer, en effet, devant So- 
bieski appuyé par Tarmée auxiliaire de ces petits 
soldats de la prière à la Vierge des batailles ^ 

Mais dira-t-on, les enfants ne comprennent pas cf 
qu lis disent, comment pourraient-ils être exaucés '' 

r^^plise dont ils sont devenus les membres par 
leBiipteme, le comprend pour eux, et c'est elle- 
même qui p„e par leur bouche ; prière d'autant plus 
efficace que le poohé n'a pas élevé de barrière entre 
leur ame e Dieu. Cette donnée consolante, n'est 
qu une application du dogme de la Communion des 



— 1«1 — 

En outre, n'alloni pas nous hâter d'affirmer 
<iu lis n« comprennent pas. Leur conscience il- 
•■mmee par l'état de grâce, les vertus infuses et 
les dons du Samt-Esprit, est étonnamment préparée 
:i saisir les choses de Dieu. Faculté de splendeur et 
(1 énergie surnaturelle, elle aura brillé déjà depuis 
ongtemps dans leur âme quand la simple raison no 
tera que jeter ses premières lueurs. 

Par conséquent, pour ce qui regarde le Rosaire 
on devrait enrôler les enfants dans la Confrérie 
aussitôt qu'ils sont capables d'en réciter les prières. 
ii'Eglise les dispensant de la méditation des mvs- 
teres, et le péché ne souillant pas leur conscience 
ils peuvent gagner dans leur totalité, les indulgen- 
ces insignes attachées à cette dévotion ; ce qu'on ne 
saurait trop apprécier, si l'on .se rappelle les Ames 
du Purgatoire et l'extrême besoin où elles sont de 
nos secours. 

Un jour, la Vénérable Mère Marie de la Très- 
Sainte-Trinité, du Tiers Ordre séculier de S. Do- 
minique, étant en prière, son frère et sa belle-sœur 
décédés depuis peu, lui apparurent. Condamnés à 
lin dur Purgatoire, ils lui demandent un rosaire, lui 
recommandant de le faire dire avec elle à leur' fils 
Thomas. Cet enfant n'avait alors que cinq ans 
Comme la religieuse le récitait avec lui, elle vit 
auprès de ce cher petit, les âmes de son père et de ' 
sp. mère qui restèrent là jusqu'à ce que le rosaire fut 
achevé ; après quoi remerciant leur sreur de sa cha- 
nté et enveloppant leur enfant, d'un long regard de 
tendresse, ces âmes montèrent au Ciel ."^ éclatantes 



— 162 — 

dp lumière. Grande Année Dominicaine, janvier 
p. 319. ' 

Si, comme le dit Léon XIII, — L*;titi;e., 8 sept. 
1893 — "les TOnfréries du liosairc sont comme au- 
tant de bataillons (|ui combattent |)our la cause du 
f'Iirist, sous la conduite de la Reine du Ciel," les 
enfants ne forment-ils pas la blanche phalange des 
âmes innocentes, si puissantes sur son Cœur Imma- 
culé. 

Que l'on fasse réciter le Rosaire aux enfants, non 
pas seulement ))arce qu'ils sont purs, mais pour 
qu'ils se gardent toujours purs. "Je n'ai jamais 
rencontré l'innocence, disait le Père Félix, S.J., que 
sous la garde de la prière." 

Nous racontons plus loin, p. 176, l'admirable cons- 
tance de ces enfants japonais qui versèrent leur sanj; 
pour la Religion. Sans doute, il n'est pas donné à 
nos enfants d'aujourd'hui d'imiter ces touchants mo- 
dèles, dans le martyre de leur mort ; mais, ils peu- 
vent se faire les gracieux émules de leurs fortes et 
viriles vertus, et trouver, comme eux, dans le culte 
du Saint Rosaire, une toute puissante sauvegarde 
contre les surprises et les tempêtes que leur réserve 
l'avenir. 



LE ROSAIRE ET LA VIEILLES:;. 

Qu'ai-je fait? Qu'ai-je appris? Le temps est si rapide! 
L enfant marche joyeux, sans songer au chemin ; 
Il le croit infini, n'en voyant pas la fin. 
Tout à coup, il rencontre une source limpide. 
Il s'arrête, il se penche, il y voit un vieillard. 



163 — 



Après les unm'es de jeuncsso el de f,'iiieté ; ainès 
i :ij.'e iiiùr et ses devoirs austères, c'est le déclin. 
Niiiis apercevons tout-ii-coup que le temps a fait son 
Il livre : notre regard n'a plus la limpidité d'autrefois ; 
ilrs rides se sont creusées sur notre' front ; nos meni- 
hwsi sont plus lents ; le corps tout entier s'ai)|iesantii 
('! semble se courber vers la terre comme sous le 
[iiids d'un invisible fardeau. Un souffle d'biver a 
passé sur notre ame as.sombrie; nos sourires sont 
tristes et notre gaieté, furtive. C'est la vieillesse qui 
mnis avertit de la nécessité de nous préparer aux 
si'iiarations dernières, à la prochaine rencontre avec 
Dieu. 

IjCS ternies de vieillesse et de prière s'appellent 
I un l'autre. Et quelle prière mieux que le Rosaire, 
préparera le vieillard à son entrée dans l'autre vie? 

"Vieux comme je suis et presque aveugle, — 

écrivait un prélat dominicain, ^Fgr Hyacinthe Bar- 

"lieri, évêque de Nicastro — il ne saurait y avoir 

pour moi d'occupation plus chère, plus agréable 

■ ipie le Jlosaire. Quand je prêcliais, j'avais l'habi- 

■ (ude de l'appeler la harpe de, Marie. Aujourd'hui 
"<|ue la bonté du Pape a diminué le fardeau de mes 
■■responsabilités pastorales, en me donnant un co- 

■iidjuteur, j'ai plus de loisir pour toucher de mes 
iiiains tremblantes, cette harpe céleste qui me rend 

■'«les sons, des harmonies impossibles à exprimer. 
Mon Rosaire, ce n'est pas pour moi, l'affaire 
il une demi-heure ou d'une heure, mais d'un temps 
plus ou moins long, selon les lumières j)lus ou 

'moins vives dont me favorise le Saint-Esprit. Il 



— 164 — 

"••t ma joie dans mes afflictions et le soulagement 
"d« mes souffrances; il peuple ma solitude et im 
"fait converser avec Jésus et Marie, avec les ang. s 
"et avec les saints." 



LE ROSAIRE ET LA MORT. 

La Confrérie du Rosaire a toujours été considéri'<' 
par l'Ordre de S. Dominique, comme une sœur par- 
tageant avec lui, ses grâces, ses mérites, ses privi- 
lèges de famille. L'heure de la mort en fournit iuh' 
preuve particulièrement touchante. A-t-on remm- 
qué que parmi les cinq indulgences plénières accdi- 
dées pour le moment suprême, il y en a une pour 
la récitation du Salve Regina. Salut, ô R<?ine. Cette 
prière si belle par elle-même, captivera davantii^i' 
la piété des cœurs quand nous aurons rappelé qu' ni- 
ques épisodes saillants de son histoire dominicaine- 

Le Salve Regina, en honneur dans l'Ordre de S. 
Dominique, encore à son berceau, rappelle les heur, s 
d'angoisse, des premiers frères tourmentés par Wa 
démons dont la Sainte Vierge, appelée par cette 
prière, les délivra pour toujours. Le Bienheureux 
Jourdain de Saxe successeur immédiat de S. Domi- 
nique comme Maître Général, prescrivit en 12L'0, 
de le chanter chaque soir après l'office de Compli: s. 
Le pieux usage s'en est conservé jusqu'à nos jouis. 
Sous quelque ciel qu'ils vivent, les 'Prères Prêch<^iiis 
de l'univers entier se retrouvent aux pieds de Mai ie, 
dans le chant du Salve. Précédée de deux frères 



165 — 



pditant des cierges allumés, la procession sort du 
clid'ur et s'avance sur deux lignes recueillies, dans le 
sanctuaire. A ces mots Eia, ergo, Advocata noslra., 
tous se prosternent devant l'image de la douce Reine 
(l(]iit la protection constunte est peut-être, le plus 
liiMii chapitre de leur longue histoire. 



;f 



('ne glorieuse et sanglante consécration était ré- 
si'rvn- à cette coutume, peu d'années après son in- 
irixliiction dans la famille dominicaine. 

("était en 1260, 44 ans après la fondation de l'Or- 
iln — 1216. Les Tatars appuyés par les Russes, 
avaient envahi la Pologne et leurs hordes sauvages 
assii'geaient la ville de Sandomir où se trouvait le 
«■(iiivent dominicain de St-Jacques, gouverné par le 
l'uTiheureux Sadoc comme Prieur. Or, dans la nuit 
ilr J juin, les religieux ayant récité l'office au chœur, 
selon la Règle, le novice chargé de lire le Martyro- 
lii;:(\ gardait lo silence, fixant le livre comme s'il 
iMit présenté quelque chose d'étmge : il venait, en 
ctlVl, d'y voir ces mots écrits en lettres d'or : A San. 
il'niir, la mort de quarante-neuf martyrs. Dominant 
son émotion, et d'une voix où vibrent l'enthousiasmg 
et le courage, il annonce à ses frères, le triomphe 
piodiain de leur mort. La communauté tout en- 
lit'ie a tressailli. Le Prieur se lève et va constater 
ili' ses propres yeux, la réalité du prodige. "Frère? 
I)iin-aimés, dit alors le Bienheureux Sadoc, nous 
sdiiinies quarante-neuf ici, et nous venons d'être in- 
vités par le Ciel, à verser notre sang pour le Christ. 
Mourons donc avec joie, sous les coups des Tatars." 
lius d'une cellule dut entendre la plainte de la na- 



S 

il 



11 






— ir.r, — 



DKiitot I inolliihlc piiix (lu Christ. 

«•«nuoi.f, ..f |,.s .vhfr.eux s'avancent «Icnx à ,!,■, > 
-s au....,olaSain,e,Vu-..«o,..n..han.anti:s!:i;: 
ni; ;'.:,.• • " ' ."'■ ''■ """'''"'■'••• '•' "'""-•t-n.lie f.m. 
vilî .' rV.li" '""•'';"-'-%^""'""'"» 'lo s'emparer ,1.. I;, 
•îliK, ".'"'■ '•"/•''■'"'•''• '!« «'• l'récipitent .la„s 

«.irtt .1 aflreiix l„.,le,nen(.s. r.e el.ant ne cosse „,. 

l-'Mont cela: /w<An,/, ,//^,., „,„,,,,,„, J-'^X 
» -M ,7,.,o,;. »,« ,.n., rrr, ro««, „„«,, .o«,>/ro„, r, r.v 

I i:/"';"7"'.'' ''''■"'""' ''""* '•'"'■ 'V,//,V ,/, 

esT; ;> ' , ■\"«' ;!''^"<" «'"■ I" l''a"<-h<. phalan,,. 

s «eM.tenrs de la Vierge, nmis il y a encre nu^U 

ri ni)r,s et r.ril , moutrcz-mmu .h'su», Je fruit bnii ,!,■ 
-;•;'/-//... Quarante-huit fois, 'les- t:!!::^"::!; 
Mppe et .piaran e-hu.t cadavres gisent snr les ,L,I- 

les <lin? """, •, " •"■',""■ ''* *'"" '■""*'"- '«•« prêtres, 
les diacres les clercs, les convers. De douces olar.. s 

mm. s, tandis que sous les voûtes flotte un chreur ,lo 
VOIX liarnionieuses : le Salve interrompu snr la tern 
l - 'p-V'-'s le Ciel. Renl, un religieux manq", ,; 
ce te fête du sacrifice. Pris de terreur, il s'!'!..! 
blott, dans 1,. cloelK.r. f.e noble exemple de .,■. 

>. nait .s off,,,. ,io lui-même aux coups des bourreauN 
Sadoc aux pied.s de Atarie, put compter tous ses ,. - 
lig.eux : pas un ne manquait à l'appel. Brillant an- 



— 107 — 

i -us .1..S ..|„i„-eH ,|,'.sol/.H, ,,„.,■„.,(...„..„; ,-, „|..s al. 
'■■.siaiout ,juo le cnvont «•,•■(„ il ,vI..,m..' au Ci,.!. 

A l'Onliv ,1,. «ainl |)„nMt.i,|M. , , s saiiiln l,V„,.„, 
- cvr,.,„,„„a| ,1.. la ,„.,,,. |„. salvo ,,„i j„s.,„,..|,-, 

''\'"""a>'|'i-sn..pl.Mn..nl la fin .1,. ,.ha.|„.. jour,,,.,. ,|M 
nlif^u'ux, nian|.u-ra aussi ri.' .,nn,,is. /,■ soir <lr h, 
U"Uu,Jo„r„,:,,,,,„,i,. Arnv,'. „ S.S .],.n,iors M.o. 
ii;'"ls, la coimminaul,' se r.miil an, w '■ , ,„ lit ot 
-|an.e.,,ourIui leSaiveJù.i.a. < ,..1,. ,.l,..,„t ,,„ 
-l'imrt, le su|.,rni.. a|.|.,.| de Im,„ m, ,,;,H et ...le 
t.'N..t ent les soml.res abîmes <le 1 ,',.,,,,(,. ; im nnlre 
l"|'"he et confiante de l'enfant .,„i ,|en.,n,l, à sa 
■M.re de laisser tond.er s,n- son no„„i,., ■, 1,,-,,,-Mietion 
II'' «Jn le^'aid et de son sonrire : iniscrir nlis „ruh,s 
ml itos ciiiirrrtr. 

l/liistoiredoniinvaine nous founiil à eliacni ■ pâte 
'l.;s exemples ravissants ,|ui nons montrent la Siinte 
\M'rf;e descendant alors pour recueillir elle-n.ême 
•iMiis ses bras maternels, la pauvre âme en ,]é(,.s8e 

(est aussi la grâce que TEplise iiivo.|ur sur vous' 
••nnfn.res du Rosaire, quand bénissant vos oliapelels' 
'■Ile met sur les lèvres de ses prêtres, ces solennelles 
IMroles : O Dieu, qu'au mnmctd <h leur sortir ,1c ce 
'iK'iidc, la BicnheiiTcusc Vicrqc Marie. row> préseute 
ille-mume, leur âme toute riche ,h honne.i auprei ■ 
•-! in exitu suo ab ipsâ Beatissimâ Virpine ^fariû De'i 
•..■nitnce, Tibi plenus operibus prfpsentari mere.itur 
«est la même filiale confiance qui dictait ees 
b. .les paroles à Léon XTII: -JX-vots du Rosaire 
mil, aimons la "ronronne de Marie" comme la eom- 
l^t'ne inséparable de notre vie et notre fidèle pro- 



— 168 — 

twtrice. La tenant dans nos mains, à la derni/r, 
agonie, qu elle nous soit alors, le doW présage , 

Vn autre usage très louable, c'est de placer I,. 

en ; FEnflr T"'^""^ ''P''^ '''"'• 'dernière lu,,. 
r^fl , ' ^' ''^ '^ '^'-P°«"" «^"8"ite avec le,,,. 

restes dans le cercueil. Trait de haute inspira , 
chrétienne car, s. la Croix est l'arme du FUs 

deux à leur place aux mains du soldat du Chr.s 

Se^ir '^^'^'^ '^ ''""'«^^^ ^^ --"P^--' 
Sur le point de mourir, R. i rançois de Sales aiiri» 
avoir reçu l'Extrême Onction, demanda qu'on' 
passât son rosan-e au bras, afin qu'il lui lerv"t 
dutm'oT"^'^ '-''' ^^^°"-- '- '^-iers^r.,'!: 
"Je n'ai pas peur de la vie quand je songe à i.n 
mère écrivait le Père Didon. Je n'ii pas nenr 
a mort, q.iand je songe à ma Mère du^S el' p , 
rions-nous dire, à notre tour. ^ 

LE ROSAIRE ET LES AMES DU PURGA 
TOIRE. 

"Toutes et chacune des indulgences contenu. 

"âmes dL f!;^è """*'•■ P'"^*^"* '^'^ appliquées ;:x 
âmes des finèles qui sont morts unis à Dieu pa, k 



ïîi 



— 169 — 

"lien de la charité; excepté toutefois l'indulgence 
'•()lénière à l'article de la mort." Léon XIII In 
1:1., n. 05, 29 août 1899. 

'.e Rosaire, à cause de sa merveilleuse prodigalité 
ilindiilfrences, a été justement appelé par l'illustre 
l't'ro Faber "la reine des dévotions indulgcnciées"^ 
Que ne peut-il pas, en effet, aux mains de chrétiens 
If rvents, pour porter secours aux prisonniers de l'E- 
fllise Souffrante. 

Le Bienheureux Jean Massias, frère convers Do- 
minicain, qui vécut au Pérou, avait l'habitude de 
n'citer aussi souvent qu'il le pouvait, son rosaire pour 
It.. défimts. Sur son lit de mort, et par l'ordre de 
son confesseur qui seul put vaincre son humilité, il 
déclara avoir délivré par ce moyen, un million quatre 
cent mille âmes, des flammes du Purgatoire; chiffre 
prodigieux, mais que le Pape Grégoire XVI n'a pas 
Iti'sité à insérer dans la Bulle de Béatification du 
saint religieux. 

Dans une pauvre église du Tyrol, se t'ouve un 
tableau d'un mérite artistique contestable, mais 
'lima haute et douce inspiration. Il représente le 
Piirgatoiro avec deux portes de sortie du côté du 
f^'iel. A droite au-dessus d'un autel où un prêtre 
(■'■•lèbre le Saint Sacrifice, la porte de l'Eucharistie, 
toiit^e large et qui livre passage à une multitude 
fiâmes; à gauche, la porte du Rosaire par où des 
anges jettent des ehapelels au milieu des flammes 
l't en retirent de nombreux captifs. C'est sous une 
forme populaire et saisissante, la belle pensée du 

' Progrès de l'âme. Ch. XV. 



,i^... 



I'.^. 



— 170 — 

H're Demoiii, O 7> "a« a i « 

«««i.iro est lo ninL 1p ni ^l-^^""^^ Messe, le 

""•''«'■ I""- l'iM(..nM,',li„i,,; ,1,. ,?, ?' ""■''""" """^ 
r'''-- •'"■•^ '■'•s.in.s ,l,u "os n., ■^"^''■' ""'■''■■'■"^ 

"'- n.,nns. t^l t L^T, "'""'^'"^nt d.„s 

••"'■ 'l'M- «•.•(..( „t, r ,"'''",■'^'""«<^'"»ecl,;,- 

'"■u■v.|„,|,■,,,J,"""'" -1 -'-"'lier 1.S „„,reB, A 1,.,,, 



P""'-<inoo..,s,L: ^^e•r''^^'''r-r''- 
;-.■•P«.'P•HM..^..U.onrpi„• erL, "'" f""^^ -J^ '^'" 

nvons ainu- s,,,- h, ,e,.,,^ . , '7'' '^ «'"' que nous 
l*- ropos et le bonhoiir ""' '"" '""^"''^ ''«"^ 



— 171 — 
"Quand tout petits, nos mères nous apprenaient 

..penser, les deffrcs par où nous remontons jus.n.'à 
r^les, mamtenant r,ue nous les avons pe Z, 
Heur,,,, ,, , ,,, . ^^^,^,,^ ^.^^^ ^^,^^ lésais', 
(est souvent un excellent moven de reu.plir s^s 
'levons envers les vivants." Ozanani. 



„^.?^ ^'^^ ASSOCIES DU EOS.AIRE • LE 

BIENHEUREUX .VLPHONSE DE NA 

VARRETE ET SES C0MP.\(i\0X8 

•MARTYRS AU JAPON, DE 

]614 à 164.3. FETE, LE 

lor JUIN. 



"Autant le Ro.saire e.st admirable pour soutenir 
1=^0., autant il Tes. pour ranùner et'TntreU^ir 

•'o/mîrivi"" '""• ''" '"^ '^''''"'-"'^ Hi,.nheureux, 
-<).J martvrs .,ui moururent po.u- la foi, au Japon 
.luran „ persécution qui y sévit de lél4 à Ss' 
ces A-duv vu,Kt.„euf ans. Sur ces 203 athlète 

|'.jnM,plusdelan.>i,ié-n7-appartien,;:i;U^ 
f. n.dle domm.caine : 59 <,„„n,e membres de l'Ordre 
et .OS commr n/isocHs du Rosaire 

V>'^rétrl7'rff •'» '-'<^'V'«-^'« «'«^ l'Ordre couiprenait 
1^ prêtres. .5 frères de chœur, 4 convers et 3fi terti- 



I? 



— 172 — 

aireB dont 30 hommes et 8 femmes. Les associé, 
du Hosairc formaient un groupe de 30 hommes ]0 
jeunrs gens ou enfants et 9 femmes. 

L'autre moiti,' des martyrs comptait des francis- 
(•ains, des jésuites, un Père augustin — le Bien- 
heureux Ferdinand d^. S. Joseph - et des chrétiens 
indigènes. Les Jésuites étaient portugais, tandis 
que les antres missionnaires étaient espagnols 



Origine et débuts dr la raiwÉcuTioN. 
1614-1617. 



En 1614, un vaisseau hollandais s'étant brisé 
sur les côtes du Japon, son capitaine, Guillaume 
Adams, anglais et protestant, se rendit h la cour et 
fit entendre au mikado Cubo-Sama, que la présence 
des missionnaires catholiques constituait pour se? 
états, un extrême danger. Tl n'en fallait pas davan- 
tage pour jeter la défiance dans l'âme ombrageuse 
du prince, et la persécution éclata en cette même 
année 1614. Cubo-Sama répandit des flots de sang 
chrétien jusqu'à sa mort en 1615. Son fils Xogun- 
Sama se montra par sa crnauté, le digne héritier 
dun tel p,".r. . En mai 1617. notamment, étaient 
décapités les BB. Pierre de l'Assomption, francis- 
cain espagnol, et Jcan-Baptiste Tavora, jésuite por- 
tugais. ^ 



— 17S^ 



n. 



Martyre des Bienheureux Alphonse de Xavar- 

ketb, dominicain, ferdinand de s. joseph, 

au8ustin, et du jeune léon, 

japonais. 



1617. 

Afin de raffermir les chrétiens par un courageux 
exemple, le Père Alphonse de Navarrete, domini- 
cain, jugea alors opportun de s'offrir lui-même aux 
persécuteurs. Le Père Ferdinand de S. Joseph, au- 
{,'ustin, et un jeune japonais nommé Léon, voulu- 
rent partager son sort. 

Arrive au Japon en 1611, le Bienheureux Alphonse 
devait, par ses œuvres de charité, mériter d'être ap- 
pelé le Vincent de Paul du pays. Une de ses occu- 
pations les plus ordinaires, dit le Père Cliarlevoix, 
était d'aller ramasser dans la rue, les enfants que 
leurs parents exposaient, faute de pouvoir les nour- 
rir. Il en ( nvoya un très grand nombre au Ciel, en 
les baptisant. Les chères petites créatures l'occu- 
pèrent jusqu'à la fin, et, au moment de verser son 
sang pour la foi, il écrira à un capitaine espagnol 
Paul Oarruche : "N'oubliez pas, je vous prie, de 
continuer l'aumône que vous faites pour ces enfanta 
trouvés. Je vous en conjure, de cette île déserte 
où nous attendons la mort." 

Dans son ouvrage, — Triomphe du Saint Rosaire, 



îi 

^ 



n 



— 174 — 

P'ionse avant <IonM/.V '^e Bienheiirnix \l 

""•nf soudain ef .MerveiléMv .'■'""*'• "" ''h""*?''- 

I''U« cruelles .'.preuvél" "' '''"'-^ '""f-""'^ ^f les 

''"fe et r„ie„|„ J,,:^ f; ;■*• P""". lesquels l„ 
'^«quelles se confessé en, ^"'''''"''"^ 'rOnn.ni. 
P«Vhait avec „ne arlur 1 1 , ""'''^'''- •^'P'"'"«" 
'"Ttations vives ,t,r« r""' ""•'"pl'""t ^s ex- 

l';" -" pays d'Es Ïï r ,,St"r -'- 1" <out„n.e 
^W.,re, cette prie'rede^r ,,''?'''' ''''""''"t '" 
7« et p,-.n,-.trants d' , ,^'i ''"'''?'" '''■'•^'"''' «''■'- 
«'--'■ son crucifix- éo ;;;.'";;''; ^-'.- Ayan, 
"r- chrétien de lui faire nn^ ' ''""i'n'<'iii" pria 

voulant, disait-il ■'"0 ri " •, crol;' •''■ '''''" ''"''-■ 

' amour de Celui nui a hil , " '" ""'"• P""-' 

Afin de sousra eleZr ■'""'''"" f^"^"-'- •• 

<>-"p.sympnthi<,„;'ri;' ,r'r"'7r •■ ""^^ ^""'<' 

/""•tèrent dans lî|,. d T , « '' "'''''"♦« '''« t^'-'n«- 



— 17-, — 

i.^i'. Alphonse (If Naviinetf uvnil à sa droite 

r •nlinand de S. Josej)!], et à sa piiiclie, le jeune 

l.'.)n. Avani de mourir, le Bienheureux Ferdinand 

vniilut I)ai8er le (,'laive ()ui devait le décapiter. Son 

-■<u<i lut le premier versé. Ce fut alors le tour du 

liiinheureux Alphonse. [,e fils de S. I)omini<itie, 

'I Mlle inain pressant sur son cieur sa grossière croix 

'I' l")is, et de l'autre tenant le rosaire et le cierf,'e 

l"iHt de la Confrérie, répandait son âme devant 

l'Mii et sa sainte Mère, dans une aniente et su- 

luiiii;. prière. I,e houneaii ne réii.^sit à lui trancher 

!■! léte (pi'aii troisième coup de son ^'laive. Quant 

: H llienheiireiix F^éon. .sa tète roula bientôt aui,rès 

-li. corps sanglant dont rame l'attendait déjà devant 

I" trône de Dieu. Ce glorieux triomphe eut lieu le 

l' ju n l()17. Pie IX trouvera tant de virile grandeur 

. ' <l"invincil)le vertu dans le Bienheureux Alphons- 

'|ii il le placera le premier sur la Bulle de Béatifi- 

nioii. avant tous les autres martyrs. 

lue ciicoiistance <pii suivit l'exécution mérite 
•' lire sifrnalée. Les .piatre {.'laiids Ordres reii<rieii\ 
■|Ni éviitiKélisèrent le Japon, se trouvèrent alors ré- 
"MIS dans la mort. On ouvrit les cercueils des BU. 
l'ierre de rA.ssoniptinii, fraiici.scain. et .Tean-Bap- 
M^te Tavora, jésuite. Le ,„ips ,|ii dominicain fut 
MUS avec celui du jésuite, dans le eercueil de ce der- 
nier, et les restes de l'aiitrimlin furent placés avec 
" ii\ du franciscain. 

C'est ainsi (|iie la l'rovidence a.sw)ciait ces hom- 
Mies aposloli(pies dans uiu- mèni;. destinée terrestre, 
' 'iimie elle voulait plus tard les réunir dans un com- 
iiMin culte sur les antels. 



Il 



— 176 — 



III. 

Le GhaND M.MiTVRE. 

10 soptnmbie 1022. 
Au cil rs des cinq unnôcs qui suivirent les év.'i,,. 

aires et chn.tiens indigènes tombèrent aux mains .1,. 
persoeuteurs et furertt jetés dans les prisons d-0,,',,. 
ra. Durant leur longue et douloureuse captivi;,' 
Doinm.cains, Lranciseains et Jés.iitcs pratiq„ni,.,„ 
le e.verc,ee.s de la v,. conventuelle, se levant à „,- 
Te nrëf '■;''="'^'-.«"«''">''''^ 'e '^■•'■■vinire, ajoutant ,1,. 
jeunes et des pénitences aux souffrances qu'ils , 
valent a endurer dans leur dure et infecte prison 
JZ? ''''".'''"'»*l?022. 24 de ces prisonr/iers i.,s. 
serent les prisons d'Omura, pour subir les derniers 
supplices, à iNangasaki, sur la Sainte Mont. n,. 
même ou, vingt-einq ans auparavant, avaient .i,'. 
crucf.es les 20 martyrs canonisés Ju Japon - fé,. 
le o février. Un chrétien précédait les 24 pris,..,. 

du Sa.nt Nom de Jésus, au chant des Litanies de In 

SénhIêTK ''"'J^^ "*'""^- ^^^ Bienheurenv 
. seph de S. Hyacmthr ne cessait de prêcher à h 

d^> s;in7R""' ^•■"""'. ="■'!''"-•. 'es Rioires de la Re,,,. 
du Saint Rosaire, qu, continuerait de les instrui..- 
de les consoler et de les fortifier quand leurs p . 
leurs ne seraient plus. ' 

Ils arrivaient à la Sainte Montagne, quand Is 



177 — 



roncontrèrent im autro groupe de 34 chrétiens pri- 
sonniers venant de Nangasaki. Ces derniers a- 
vii'ent chacun une corde au cou, un bourreau tenant 
le bout de la corde. La Bieiiheuicuse Marie de 
J'jngo, tertiaire dominicaine, marchait en tête des 
fniinu's et di's enfants dont quelques-uns étaient 
portes dans les bras de leur mère. RevAtue de l'ha- 
bit blanc de l'Ordre et portant une croix à la main, 
olle entonna un cantique auquel ses compagnes ré- 
pondirent av.c une sainte allégresse. Ce chant de 
liienvenue à la mort avait quelque chose de céleste 
('I ravissait d'admiration la foule émue d'un tel 
spectacle. 

On voyait dans les rangs de cette troupe de Nan- 
f.'asaki, l'élite de la société japonaise. L'illustre 
Marie Tocuan, femme du martyr André Tocuan, at- 
tirait surtout les regards; cette sainte veuve avait 
l'té atomise dans le Tiers Orr-e et s'était dévouée 
;iii serv.ce des missionaires, nialgré l'extrême pau- 
vreté où l''i"ait réduite àa fidélité à la foi chrétienne. 
Elle n'avait que 33 ans. Ses infirmités l'etiipêcliant 
(le marcher, elle se fit porter au martyre, revêtue de 
son habit blanc de tertiaire. Tl y avait encore Agnès 
(Il Corée, 42 ans, aussi du Tiers Ordre ; Catherine de 
l'ingo. Prieure de la Confrérie du Saint Rosaire et 
il" celle du Saint Nom de Jésus ; une autre Marie de 
l'ingo avec ses deux enfants, ,Tean, âgé de 15 ans 
ci Pierre, âgé de 3 ans ; Thècle Nangayxi, avec son 
f Is Pierre, âgé de 7 ans ; Isabelle Fernadez avec son 
petit Ignace, âgé de ans; Pierre Matayama, âgé 
dv 5 ans, marchant seul au martyre; Clarine, Apol- 






II 



<î 



"i^. 
'% 



— 178 — 

Hne, Claire, Madeleine, etc., tous de la conWrie du 
nosaire. 

Les hommes et d'autres enfant» suivaient f, 
tint d'abord liomamm, prieur de la confrérie ,1 , 
Saint Hosaire; |)<>inirii<|iie ('liiaiiKo, a^é de 19 ans 
Dainicn d'Omiirn, uv.r son fils Michel, âné de 5 mis 
Clément, avec Mon fils Antoine, âf;é de 2 ans- Min. 
thélemy Cav.ino, Dominique Yamanda, nomini.|ii, 
d Omiira ; Thomas de Caratzu, âgé de 7 ans et niiii 
chant seul au martyre, etc., tous de la confrérie du 
Rosaire. 



l'ne foule d'environ (iO,(«)() personnes, dont .'i(i 
OOf) chrétiens, était accourue pour assister à I, 
scène émouvante des supplices. l'n rnagistriii 
monta sur une estrmle, et, à peine assis donna Ir 
sifjnal de l'exécution. 

]jes confesseurs de la foi étaient au nombre de .■)- 
Comme i\ y avait là •2.5 poteaux, 25 prisonniers ^ 
furent amenés, et, s'étant mis à Renoux, eml.ra8.s,'. 
rent pieusement le bois de leur sacrifice, f.es .i:; 
autres étant condamnés a être décapités, s'aftenouil. 
lerent et attendirent paisiblement la mort. 

Le Hienheureiix Charles de Spinola, jésuite, ayaii! 
demandé à lu bienheureuse Isabelle Fern.îndez 

'Qu'avez.-voiîs fait de mon petit Ignace?" '•],, 

voici, répon.lit la mère, élevant l'enfant dans s,'- 
liras, je n ai eu garde de le priver du seul bonlxMi, 
tpie je SOIS en état de lui procurer." Ignace nm 
n avait que fi ans, vit tomber la tél.. de sa mèiv 
sans changer de couleur, et reçut lui-même le cou,- 



— nu- 



lle la mort, avec une intrépidité bien au-dessus de 

son âge. 

Les 33 martyrs furent inébranlables. Jusqu'aux 
plus petits enfants, loua montrèrent nn culme, une 
ji)ie telle qu'on uuniit eru assister ù une fête. Jj'ex- 
l'cution terminée, on pliK/a leurs têtes vis-à-vis de 
ceux qui étaient condamnés ù être brûlés vifs, et 
Il lors on alluma le feu. Ijcs hiicliers étaient éloi- 
gnés de 25 pieds des |ioteaux, et le bois dis|x)8é de 
telle sorte que le feu ne pouvait brûler que lente- 
ment ; on eut même soin de l'éteindre toutes les fois 
qu'on s'aperçut qu'il ga{;nait trop vite. Enfin les 
fliunmes crépitaient, et les martyrs commencèrent 
à en ressentir les mordantes et cruelles atteintes. 
|)e tous ces poteaux partait la même acclamation 
(l'invincible espérance, vive Jésus, vive ^^arie ! On 
vit le Bienheureux Ange Orsucci, dominicain, ravi 
dans la prière et l'extase, planer durant quelque 
temps au-dessus des flammes. 

Ils s'affaissèrent sur eux-mêmes, les uns après 
les autres, ceux-ci au bout d'ime heure, ceux-là 
après deux et même trois heures d'affreux tour- 
ments. Le biicher du Bienheureux Hyacinthe Or- 
phanel, dominicain, était fait de bois vert; durant 
li), n\iit, la pluie totnba, de sorte que le feu ne pût 
achever son œuvre dans le temps prévu. Au point 
du jour, on l'entendit murmurer pour la dernière 
fois : Jésus. Marie ; son stippliee avait duré seize 
heures. 

Cette hécatacornbe est désignée dans l'histoire 
sous le nom de Grand Martyre du Japon. 



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— 180 — 

Jamais cette patrie de l'héroïsme religieux n'avai/ 
vu plus de fermeté, de ferveur, de générosité devant 
h soûl franco. Le courage ue ces petits enfants sur- 
tout souriant à la mort, apporte le plus touchant 
comuientaue aux belles paroles de' Léon XIII qu. 
nous citions en eommençant. Ces jeunes âmes en- 
rôlées sous la bannière du Saint Rosaire, déployè- 
rent la sereine intrépidité dont les avait armés leui 
.\rère du Ciel. La Vierge que nous invoquons sous 
le titre de Tour d'Ivoire, se fit la protectrice de ce% 
enfants dont la candeur sut se garder blanche 
eoiiuiie elle, invincible comme elle. 

Nous avons besoin de ces réconfortants exemple» 
en un temps où elle compte pour bien peu, hélas ' 
la vertu cardinale qui a nom force ou courage chré- 
tien. Elle est indispensable, pourtant, et ceux qui 
ne se soucient pas de l'obtenir devraient apprendre 
Y^ à 1 école des enfants — que le Ciel se conquiert 
de haute lutte, sur les champs de bataille du devoir 



IV. 



Martyre du B. Louis Giaciqui et de ses compa- 
gnons. 



1 octobre 1622. 



Le 1" octobre 1622, fête de Notre-Dame du Saint 
Rosaire, eut heu le martyre de Louis Giaciqui, de 
sa femme, de ses deux enfants et de cinq autres 



181 



chrûtien!». " Louis appartenait au Tiers Ordre 
de S. Dominique et avait 33 ans. Il était particu- 
lit'rement dévot au Saint Rosaire. Ayant appris 
l'emprisonnement par les Hollandais, du Bienheu- 
reux Louis Florès, dans le port de Ferando, il voulut 
tenter sa délivrance, mais fut arrêté bientôt après, 
par les hérétiques avec les quatre amis qui l'avaient 
accompagné. Il fut tourmenté par ces Hollandais 
huguenots, de façon si cruelle qu'il est impossible 
de se faire une idée des souffrances atroces qu'il 
endura. 

Louis Giaciqui passa par dix-sept différents sup- 
plices avant d'être brûlé au poteau. Nous ne pou- 
vons que mentionner les principaux dont chacun mé- 
riterait une description: supplices de l'eau, des te- 
nailles froides, des soufflets, du chevalet, de la can- 
gue, des ongles de fer, des alênes, du plomb fondu, 
etc. On lui introduisit dans les jambes, des cordes 
de jonc que deux hommee tiraient tour à tour, 
comme pour les scier. Ou encore, on lui enfonçait 
dans la chair, de petits bâtons épineux qu'on retour- 
nait et retirait avec des douleurs inouïes. 

Louis demeura inébranlable. Le gouverneur 
d'Omura désespérant de le vaincre, le condamna à 
être brûlé vif. Sa femme, Lucie, et ses deux fils, 
.•\ndré, âgé de 8 ans, et François, âgé de 4 ans, 
étaient condamnés à avoir la tête tranchée. Le 
même supplice attendait les quatre chrétiens qui 
l'avaient accompagné ; ils s'appelaient André de Co- 
rée, Mance de Figen, Thomas d'Omura, et Côme 
de Caraïca. 
Ce deraier avait ^m fils âgé de 4 ans, nommé Mi- 






— 182 — 

.•I.el; le frouven.Lur lo co,Rla„„m aussi ,\ ,„o.t ,.| 
or, lK.n.„)„e père, ,„u. heureux ,1e lui voir .'in, 

njriu ' ™"'"""'' ''' """'-^y'-^' '^^ l'--nt ^ i. 
ii'uno au l)ourreau, |,„ur être diVapitê 

'eux entants et les cin(| autres chrétiens niin.,>t 
leurs te.es san-^lantes sous les yeux <le Lm{. C l 
v'-e ne fu ,u'entla„wner son eoVa,e. .nt t^ut^ 

. ,nve du supphee, il ne eessa de répète tS 
:^ .1. e. De leur cH,té, les chrétiens présents en «r ml 

n.nl„v, s. .cna>entaMin,ésd-une sainte J^ 
^^e Jésus; V,ve Marie! T.es païens vouluren , ' 
poser sdence à la foule, à «rands coups d l> t " 

nn tendit la tête au moment où il prononçait <vs 
doux noms de Jésus et de Marie. ^ 

Après uno heure et demie de souffrances à ce ..„ 

S ',":,; sfSi^f ^'S'^^"- Gi-iq- rendait'::, 

: , V •„ '' r ''^ ^'■'""'''^ """'■ ""'"t partager ave<- 
..tan.de et ses an.is, le bo;iheur ré ervé à ^ux 
qu. ont b.en vécu c'est-à-dire bien combattu 



183- 



I.K RCSAIRE ET LA COXSERVATIO.N 
JiA RELIGIOX : DECOUVKTE DES 
t'HRET[E.\S JAPONAIS. 



I )E 



"Chez les jjeisonncs, diiiis les familles et piirmi 

"les peuples où la [)iati(nie du Rosaire est restée eu 

honneur, il n'y a pas à craindre que l'ignorance et 

les erreurs pernicieuses détruisent la Foi.' iiéon 

Mil., M.\(iN-.i:., 7 sept, ^t^9■2. 

La prédication de l'Evangile fut commencée au 
.lapon sous les auspices de la Vierge. On eu re- 
trouve des vestiges datant de l'année ir)40. Jja plu- 
part des fidèles récitaient le Rosaire entier, clia(|ue 
jour. On prit bientôt l'hahitude de le porter sur 
les liabits, autour ^ • cou ou autoiu' du bras. Quand 
éclata la persécu. n dont nous venons de raconter 
i|uel(pies-uns des [ilus glorieux épisodes, les associés 
ilu Rosaire déployèrent une ferveiu' et un courage 
|)eut-étre sans parallèle dans tonte l'histoire de l'E- 
glise. 

.\près avoir présidé à la naissance de la religion 
catholique dans ce pays, fortifié des milliers de chré- 
tiens contre les supplices et la Tuort, Marie ne voidut 
pas abandonner les descendants des confesseurs et 
(les martyrs. L'Eglise du Japon noyée dans le sang 
(le ses enfants, semblait à jamais éteinte, (]uand. 
(leu.K cent cinquante ans après la tourmente, se |iro- 
iluisit cet événement sans ))récédent qu'on a appelé 
la "Décourertv ihs clircticii.s japoridis." 



n 



— 184 — 

En voici le récit tiré d'un ouvrage de M. l'abbé 
Marnas : 



Le vendredi, 17 mars 1863, vers midi et demie, un 
groupe de 12 à 13 personnes, hommes, femmes et 
enfants, se tenait à l'entrée de l'église de Nangasaki, 
a\ec des allures qui dénotaient autre chose que de 
la curiosité. M. Bernard Petitjean — plus tard 
évoque de la même ville — poussé sans doute par 
son ange gardien, se rendit anj^rès d'elles. Trois 
lemiiies de cinquante à ■"fixante ans se détachent 
alors du groupe, et l'une d'elles lui dit, la main sur 
m poitrine, et à voix basse, comme si elle eût craint 
que les murs entendissent ses paroles : — Notre cœur 
(c'est-à-dire notre foi) à nous tous, est le même 
que le vôtre. — Vraiment, répondit-il, mais, d'où 
etes-vous? — Nous sommes d'Urakami. A Ura- 
kami, presque tous ont le même cœur que nous. 
—• Et aussitôt cette femme lui demande: Sancta 
Maria no gozowa doko, où est l'image de sainte Ma- 
rie? — A ce noui béni de Sancta Maria, M. Petit- 
Jean n'a plus de doute : il est sûrement en présence 
de descendants des anciens chrétiens du pays. Quelle 
miséricordieuse compensation à ses cinq années de 
ministère qu'il avait crues stériles. Entouré de ces 
inconnus d'hier comme par des enfants qui ont re- 
trouvé leur père, il les conduit à l'autel de la Sainte 
Vierge. A son exemple, tous s'agenouillent et es- 
sayent de prier, mais la joie les emporte. — Oui 
c est bien sainte Marie, s'écrient-ils à la vue 
de Notre-Dame ; voyez sur son bras, On Ko Jésus 
Sama, son auguste fils Jésus. — 



185 — 



Depuis qu'ils se sont f;iit connaîtrr iiu mission- 
aire, ils se laissent aller h uno (.'onfiiinco entière. 
La statue de Notre-Dame avec l'Enfant Jésus, leur 
rappelle la fête de Noël. — Nous faisons la fête de 
Jésus, le vingt-('in<|uiènie jour ilu mois des {J'^lées 
lilunches, dit une des personnes présentes. On nous 
a enseigné que ec jour-là, vers mimiit, il est né dans 
une étahle, puis, qu'il a jjrandi dans la pauvreté et 
la souffrance, et qu'à 33 ans, il est mort sur la croix 
pour le salut do nos âmes. En ce moment, nous 
sommes au temps de la tristesse (carême). — 

Tout à coup, un bruit de pas se fait entendre : ce 
sont d'autres japonais qui entrent dans l'église. En 
un clin J'œil, ceux qui entoment le prêtre, se dis- 
persent, mais reviennent presque aussitôt, riant de 
leur frayeur. ■ — ■ Nous n'avons rien à craindre de 
ceux-là, disent-ils ; ce sont des gens de notre village, 
et ils ont le même coeur que nous. — Il fallut néan- 
moins se séparer plus vite qu'on ne l'eût souhaité, 
afin de ne pas éveiller les soupçons de la police dont 
on pouvait, à chaque instant, redouter la visite. 



I 



Dans cette heureuse entrevue l'Eglise du Japon 
renaissait. Les rejetons des martyrs du XVII* 
sièele, restés dévots à ^Farie, reconnaissaient sans 
hésiter, dans les nouveaux missionaires, les suc- 
cesseurs des prêtres qui avaient évangélisé et con- 
verti leurs pères. La chaîne des pasteurs légitimes 
se trouvait ainsi providentiellement renouée au nom 
béni et près de la statue de 'ai Vierge. 

De part et d'autre, la joie et les espérances furent 
immenses. Dès le soir du 17 mars, la nouvelle d'une 



— 180 — 

''^ ''^"'i'-".Mm,'u: ", ;, " "-'^ en chaunnère, et, 
"" '■'■"<l.'z-v„„s ,|,ns ,; : '«'"Jean leur fix,, 

's'ence ,l'aM(r...s prière' u' '""•"tatèrent l'e.x- 

'-"---clmnfaien, .ë^;^'^^-""««'--P- 
i< "("tnic combat Dom- !■. «■„; 

'-^ <l.^«o.n.lant.s ."es neen '7 T' ''^ ^^^«"f?-''«"ki 
r-^ 'a ,, rati., J:^.;^:^,;:'7'-« avaient con: 

""se «'•••u,...leusen,en il.mr / ""f «""f"me trans- 
en .-éciter un tier ,auë il'' ?'"''■ "''^ '^'"^•"'"'' 

vendre,!,, sur ies mv è ll^?"" ' '<^ '"'"-'li et 1. 
ef le .san,e,]i, sur les , nstle r''""" ' '^ "'«''«edi 
'•'•<'• '•'« le nVitaien T^ X' n '"'■■ ^^«^ ^™-- 
«enfa..t les .(nin^e nnstirè, ' c" """^'^ ''^P''''- 

aetuellement conservée et vl-'-^'J"' ^^°^="'-'^. «"«t 
stivee et veneree dans la nouvelle 



— 187 — 



ulisc de Sliitt.su, — (li 



locèsc (If XiiliyMsaki — 



\<>r\. I 



t'Ile il ('II' rctiouvLf. 

r('l('l)riiit>nt (le lioiiiljiriisi'.s lï't 



villai.'t} 



vill 



niiii's, la S. .I( 



iit-'f fil (Irfssiiiffil , l'haiii 



-Hnptish 



a|l|fS (Ifs !•( 



rll 



l's. ftitic autres 

t'ertaiiis cliefs 

|ilc aiiiK'e le ealcndric r. 

les lell";ifiiseiiifiit (•(>lisei\('fs et ((u'ils 



aient des |tiviiiieiM a|i(")li-es d 



'livrait par une fête de 



iiialiiori, Xotre I ); 



\k 



I, 



lilre allait I 



me de la (i 



rffe, Sancta Atari; 



Il no 



iirde. Connue ce beau 



I' .-lU ( 



le fid 



\ 



U'ly( 



\' 



>icn à la ten(tres';e confiante de ce tr 
lêles laiss<'s sans |)ast,.urs. Ce (|ne la Sainte 

ans, elle 

ifjieuses de 

es reconi- 

ion 



«e ^rarde est liien ■,'ar(l(' : (hn-ant '_'.",0 

la intacte, la |)nivt(' des croyances reli; 

iifants. Quel él(j(|uent coniinentaire (î 



Kindations de Lt'on Xllf d 



lerL'e du 



liosaire 



-iiiie de la foi, i)arnii nous 



le voir dans la d('vot 
Il sauvffjarde toute pu 



Avant lui, l'ie I\ 



taits extiaordinaires, u 



reconnaissant, à l'examen de 



. ne ("clatante faveur de 

lune, accordait le privilèffe de c('l('.brer dans tont 
|ine du nnkado, une fête spi'eiale sous le titre 



Notre-Dame du J 



;iiiMi'e, date amii 



ipon, le 17 mars de ch 



a(]iie 



|iie nous venons de n'sumei 



versanc de la iiK'nujraljle découverte 



LKH ROSES BENITES DU EOSATRE. 

La rose a toujours éti' coiisidi'ri'e comme un em~ 
'Iniir <h h, tr,', s„h,tr 17crf/e ,,ue nous saluons sous 
I litre de Rose Arysti<iiie. dans les Litanies de Lo- 
iitte, comme aussi un cnthUme du Rosaire. Que 



— 188- 

poiirniit-on tioiivrr de plus iiptc qno lii r.'ine ,]. 
tli'urs h ra()|-.c'kT Mûrit-, l;i plus hrllo f|,.nr dr l'In, 
raiirim', iii plus ;iini;il)l,. de toidfs los civatuios I 
Honu- du Ci,.] H de h. T.ire: h svtubolisfr la .(■in, 
dos dévoilons, son Rosaire. Pour ces deux riiison- 
d'ariiilo^'ie, l'on Ix'nit los osos naturelles afin «iii- 
ivi élevant jusqu'au donia ni' du surnatiuel on .11 
fasse de ees i„slruwn,l>i ,lr ^r^rc appelés sacram,,. 
taux. 

La bi'nédictioi! des roses, dans les églises où 1 ~i 
é.iblie la Confrérie, se fait en iont tornps do l'.anné. 
mais surtout à la fête du Rosaire. Ce jour-15 I. s 
autels — surtout l'autel du Rosaire — devraient'êliv 
ornés do fleurs par les paroissiens, on honimn^r ■, 
la très sainte Viorpo. Le but de l'Efilise dans oeti^. 
cérémonie est rendu encore plus évident dans i,i 
belle formule qu'elle met sur les lèvres de ses prêtres 



Formule fha.nçaise de dénédiction. 

Dieu, créateur et eonsorvatonr de la race lui 
marne, auteur de toute grâce et disf.ensateur du saltit 
éternel, recevez ces roses (pie nous vous offrons ini 
jourdhui en action do grâces, cor.mie aussi on I.' 
moignage de di'votion et de V('nération pour le Rn. 
saire de la bienhourouse ^farie toujours Vierge. Noih 
vous en sur|i!ions. bénissez-les du haut du Ciel p;M- 
In vertu do votre Croix s;iinte. Comme vous los nv, / 
destinées à réjouir l'homme par la suavité de leur 
parfum, et à lui fournir un remède dans ses souf- 
frances, qu'elles obtiennent par ce signe de votr:- 



— 189 



» 



sa.'itc Croix, une bi'tu'dictidii tdlo que les nialades 
nA |iR'ls ')ti les ii|;[)li<iiU'ni ou (jui les garderont dans 
1, ;i;.- ui:iis<>ns, soient j^uéris dr liuis iufiiiuilt's. Que 
li.' leurs iLtiieures, les di'iiions se r.'tireiit terrifiés, 
c|n ils s'enfuient trenil)lanl, uvic leur corlrp.' d'es- 
j.riis pervers et liaient jamais plus l'audace de 
I. iiruient^r vos servitems. l'a- .lésus-Christ Xotro- 
Srij^neiir. Ainsi-soit-il. 

Les roses hriiites ont done la doubliî vertu do 
I liiissfr les dt'inons et de f,'ui'rir les malades, surtout 

l'on y joint la réeitalion du Rosaire. Dans les 
iiiniadies, il suffi! d'en appli<iue'- une feiiilh sur les 
phiiis des patients ou de !:•. tremper dans les j)o- 
iiniis (pi'ils ont à jifendi'i. Il est arrivé souvent 
(in'iine foi vive et une confiance filiale en Notrc- 
|);miu> du Rosaire, ont obteiui par l'usajje de ces 
roses, des résultats merveideux : guérisons inespé- 
n'es, conversions di- pécheurs endurcis, mourants af- 
IVrinis contr. les terreius de l'éternité ,etc. "J'avoue, 
l'i lit le l'ère JJemor:i, O.P. dans un ouvrage impri- 
111.' en ]()G(), avoir |)ul>lié en chair ■, (piarante grâces 
olitcnues par la vertu de ces roses." 



T.E CTERf.E F.EXIT DU ROS.MRR. 



("e une pieuse coutume de bénir des cierges en 
l'iionncnr du Rosaire. 

fje cierge est, par sa lumicrr, le '.ymholc de la foi; 
(• \st pourtjuoi, au saint baptême, on nous a mis à 
la main, un cier;'e ..l'umé, pour rappeler la lumière 



— VM) — 
<l.' la foi que no..« v,.nio„,s de rocrvoir ; nous nv.rt,- 
:'N''\.l.'nr,,,«|,,,,,,,,,,..,.,i,,,,^,. ^,^,^^ 

'" ' '■"•';'"■ «■<.'l«'« l'^isHM.nH, ,1,. I,. porter ainsi insn,,',,, 
''•riiic, JIIS.JII au li«i„. ,1(. Dieu. ' ' 

<>" IX'iit .■;,'ni,.rii,.h( y u ■>■ m, i,,,,„b„lr ,lr 1rs,,. 
rnurr dans ,Clr fl.unmc qui monlnnl toujoL 
«.•ml.l,. uous .lue : sursuu. corda, en haut les Lu,. 

Le ei.p. ni.rrsrnlr nicorc k charile, dam hi 

■W'«.</,/,^//,.,u,.,., dans cette cire qui se, .on 
Hi"i.e sous son action ; ainsi devons-nous l.niler d' , 

'""Mr |.our le l.ien. et nous consumer au servi, , 

'Ml ''t du ,,rocl>a,n. Ce sera nous rendre à r,nv, 



FoUMCLK l)K Bl':\KDICTION 

<I'. çierfre du I{,,saire, l...juel, ù la rigueur peut servn 
a l'Iusieurs confrères, ,\ l'article de la n.ort : 

Seigneur J.'sus-Christ, vraie lumière qui éclaire/ 

ont Iwmn.e. venant en ce monde, daignez, par n,,- 

tercession de la Vierge .Afarie votre .^rère et par \v. 

qnin:;e mystères de son Rosaire, répandre votre I,' 

nediction sur ces cierges et les sanctifier par la lii^ 

fZn'.n ' "^tY""''- ^'r fl'""'^^^"-^. Pro'l"it d'un 
feu n.atenel ,l,ss,pon( les té.i.'bres de la nuit- a, - 
cordez-nous dans votre miséricorde que à leur ex 
o.npie, nos cœurs illuminés par la' splendeur et I. 
flamme mvimble de l'Esprit Saint, ne connaisseu. 
jama,s les ténèbres du vice. Que des yeux l'u", 



loi 



1 piiiT, nous |)iiissi()iis loiijoiiis (iiscf'irii'r 1rs 

rh.jscs i|iii vous iiliiist'lil , ((iiiiliir l'i.inl cc'llcs utiles 
I nniic siilui. iiliii (ju'iiii sortir (Ifs oiisriirit('s |i('ril- 
li iisi's (If cftlf vie. MOI ■ iiu'ritioiis de |Mr\>'nir à lit 
li.iiiiiic s;ms ilrcliii, o vous i|ui vivi'z et riV'iit / «iims 
I' II- li's sit'cli's (les sii''ci;'s. Ailisi-soit-il, 

Lis coiilri^rfs ilu Kosiiirc tii'tiiifiit de trop j» s , ii 
1 iiir (lo la l'iiniilk' Doininiciiint', pour (lu'oii o. .te 
lii' Iriir iupp. Ii'r vo fl;\iiil)i'iui iirdt'iit iivfc it-ipii'i allait 
f'iiiiatit par le inondo, le chien mystérieux <|ui 
lui montré dans tin songe ù la mère de saint Domi- 
iiii|iie, et (pii syii 'lolisait son enfant destiné à dres- 
sri au milieu des épaisses ténèbres de l'erreur, le 
iiiyonnant I lambeau de la vi'rité du Christ. Notre- 
Si i;;neur disait à s; te Catherine de Sienne : "Ton 

père l)oiniiii(|ue, eomnie bien si)é(ial, choisit la 
"iuuiière de la science, afin de détruire les erreurs. 

'e fut lin flambeau que je donr li aux hommes, ))ar 
■ l'intermédiaire de ^larie." 

Les confrères du Rosaire doivent donc s'efforcer 
'! être dans leur vie, afin de pouvoir être dans leur 
mort, de vrais enfants de lumière. T.,e cierge bénit 
qu'on mettra dans leur main glacée à cette heure 
ilangoisse où tout s'efface, où tout sombre dans la 
iiiiil du tombeau, dira alors la foi, l'espérance, la 
iliMiilé de celui ipii a voulu se rendre à l'appel du 
.\iiiitre, ayant à la main le flambeau du bon servi- 
teur (pii veille. 



Il me semblerait convenable que le cierge de la 
7 



— 192 — 

première communion qui rappelle tant d'émouvant-; 
et délicieux souvenirs, reçût cette bénédiction du 
Kosairi.'. Xe serait-ce pas unir deux choses qui s'ap- 
pellent l'une l'autre par des rapports sacrés autaiit 
qu'intimes : la première communion et .... la der- 
nière. 

Que le confrère se munisse donc à l'avance de ( r 
cierge bénit auquel est attachée une indulgence plé- 
nière. Dès maintenant, il lui rappellera les salu- 
taires pensées de la mort et de l'éternité. Sa seiili' 
vue lui aidera à se préserver du péché et à se tenii 
toujours prêt à mourir. 

Les derniers moments arrivés, on le mettra tom 
allumé dans sa main, afin qu'il soit spécialement as- 
sisté par Jésus, Marie et Joseph, daus ce terrible et 
sombre passiiffc de la vie présente à l'éternité. Sa 
petite flamme tremblante dira à la Sainte Vierge, 
l'amour de son enfant pour elle. Cette prière mu- 
ette !i celle qui fut si souvent suppliée d'être pré- 
sente "à l'heure de notre mort" remplacera le mm 
qui résiune toutes les tendresses et toutes les dé- 
tresses : mère ! mère ! 

Tu le vois, ma frêle nacelle 
Est le jouet de l'ouragan. 
Marie, étends sur moi, ton aile; 
Snuve-moi, je suis ton enfant! 



Parais, étoile tutélaire. 
Chasse les ombres de la mort. 
Que ta bienfaisante lumière 
Me montre le chemin du port. 



— 193 — 

Marie n'est-elle pas, en effet, l'Etoile du matin, 
ilont la douce et captivante lumière accueille au seuil 
(Il l'autre monde, au matin de leur éternité, ces 
fîmes oui se sont confiées en elle? 



LA MESSE VOTIVE DU ROSAIBE. 

De niêiiie que les membres de la Confrérie réci- 
tdit le Rosaire, en union les uns avec les autres, il 
est à conseiller qu'aux jours annoncés par le prêtre 
jKjur la célébration de la Messe Votive à laquelle est 
attachée pour eux aussi, au moins une indulgence 
jilénière, ils fassent encore là, acte de confriTes en 
SI' recommandant mutuellement à Dieu et à la 
Vierge. Pour le faire dans le langage et selon les 
intentions mêmes de l'Eglise — ce qui assure tou- 
jours une particulière efficacité à nos prières — on 
nous saura gré de trouver ici, la traduction des trois 
oraisons de cette Messe, tirées du Missel Domini- 



Oraison du commencement de la Messe. 

Dieu tout-puissant et miséricordieux qui, de toute 
éternité, avez prédestiné votre Fils unique, égal et 
ciinsubstantiel à vous, pour devenir Notre-Seigneur 
•TésHS-Christ en prenant un corps par l'opération de 
! Esprit Saint, lui choisissant comme mère, avant 
K;^ siècles, la très sainte Vierge Marie, objet préféré 



194 — 



(le vos délices: faites, nous vous en supplions, qui' 
par leurs mérites résumés dans les quinze mystères 
adorables du très saint Rosaire, ces mystères dr- 
viennent tellement, ici-bas, l'objet de notre zèlr 
pieux, que nous [)uissions en savourer constanimeiii 
les douceurs, au sein de la béatitude de la vie ce 
leste. Par le même Jésus-Christ Notre-Seigneur 
Ainsi 8oit-il. 



Oli.MSOX Al'IiÈS r,"()KFF.RTOIHi;. 

Dieu de miséricorde, accordez aux prières de nou^ 
tous qui sommes enfermés dans l'enceinte fortifiéi' 
de Rosalie de Marie, dédié à son Fils unique, l;i 
{frâce de vous plaire, i)ar une entière et |)arfaite piéti' 
de corps et d'âme, afin que vous offrant nos hoiii- 
niafxes, dans le ])résent, nous méritions de parvenii 
avec votre secours, aux récompenses éternelles. Par 
le même Jésus-Christ Notre-Seigneur. Ainsi soit-il. 



Oraisox après la communion. 



Dieu tout-puissant, accueillez avec bienveillancr, 
ceux (pii honorent les augustes mystères du tn'"^ 
saint Rosaire, consacrés par votre Eglise fidèle, .'i 
l'honneur de Marie, Mère de Dieu, toujours vierge 
.\ tous ceux (pii espèrent en vous, accordez le bien- 
fait de votre secours, en donnant force aux Mystèri s 
et efficacité aux piière.»!. Par le même .Tésus-Christ 
Notre-Seigneur. Ainsi soit-il. 



195 — 



LES QUINZE SAMEDIS DU ROSAIRE. 

Cette dévotion prit naissance à Toulonse en 
l'ranee, vers la fin du dix-septième siècle et se ré- 
[landit en peu de temps d'une façon si merveilleuse 
(|ue l'on vit en ]fJ8G à chacun des quinze samedis, 
plus de 1,400 personnes s'approcher des Sacrements. 
Klle consiste à communier quinze samedis consécu- 
lifs en l'honneur do Notre-Dame du Saint Rosaire, 
chaque saiiudi étant conmcré à un mystère particu- 
lier. 

On yieut pratiquer cette dévotion aussi souvent que 
l'on désire, et à toute époque de l'année, bien que 
Il plus à conseiller soit celle (pii précède immédiate- 
ment la fête du Rosaire. 

Ceux qui sont légitimement empêchés — comme 
les ouvriers ou les gens de la campagne — d'accom- 
plir !i-s œuvres prescrites, les samedis, peuvent les 
renvover aux dimanches et gagner toutes les indul- 
gences. S. C. I., 17 sept. 1892. 



lNl)rr,C.IÎNC'F.S DES QUINZE SAMEMS. 



(Quatre indulgcnccu jdcwii'res, 



ilont trois [lour les Confrères qui pendant quinze 
s;nnc(lis cons'eufifs, après avoir reçu les Sacrements, 
visitent l'église de la Confrérie, et y prient aux in- 
imtions du Pape. Elles peuvent être gagnées à 
iLois des (piinze samedis choisis à leur gré. 



— 196 — 

Une quatrième pour tous les fidèles, à l'un des 
quinze samedis au choix, si chacun de ces samelis, 
on s'approche des Sacrements, et récite le chapelet' 
ou tiers du Eosaire. 



Indulgences i'artieli.es. 

Pour chacun des samedis autres que ceux dont 
nous venons de parler, les confrères du Rosaire peu- 
vent gagner une indulgence de 14 ans et 14 quaran- 
taines ou carêmes. Cat. des Ind., nos 3, 6, 37 et 
app. 6, 7. 



LE MOIS DU ROSAIRE : MOIS D'OCTOBRE. 



^^ "Unis à vos pasteurs, célébrez le mois du Rosaire, 
"en toute joie et ferveur : Coadunate pastoribus, Rn- 
"sarii mensem in Iwtitia et fervore célébrantes." 
Léon XIII, Inter dens.'VS., 11 sept. 1887. 

"Cette divine Mère a reçu nos fleurs au mois de 
"mai; Nous voudrions qu'un généreux élan de lii 
"piété universelle lui dédiât égaler ont le mois des 
"fruits." Augustissm.ï;., 12 sept. 1897. 

Le mois de mai est le plus fleuri, le plus embau- 
mé; il exprime si bien par l'éclat et les doux par- 
fums de ses fleurs, la suave pureté de celle que la 
liturgie appelle le lia des vallées : c'est le mois mv- 
sacré à la virginité de Marie. 



— 197 — 

Le mois d'octobre est le plus riche, le plus fé- 
cond, celui qui par l'abondance et la saveur de ses 
Iniits, symbolise la maternité divine d'où dérivent 
les fruits de la Rédemption : c'est le mois consacré 
Il In maternité de Marie. 



Léon XIII a exhorté les fidèles à consacrer avec 
une piété et une solennité particulière, tout le mois 
d octobre à Xotre-Dame du Saint Rosaire, afin d'ob- 
tenir le secours de Dieu, dans les grandes difficultés 
que traverse l'Eglise. En conséquence, il a décrété 
<iue chaque année à partir du 1" octobre jusqu'au 2 
novembre suivant, on réciterait, tous les jours, au 
moins cinq dizaines du Rosaire, avec les Litanies 
dv Lorette et la prière à saint Joseph. Pour la com- 
modité de ceux qui ne pourraient pas assister à cet 
exercice, à l'église, je reproduis ici, ces prières. 

A dix-huit reprises différentes ' le Pape a insisté 
jiour que cette pieuse pratique fut observée dans le 
monde entier, et dans toutes les églises. 



' SuPBEMi., 1 sept. 1883 ; Salutabis., 24 déc. 1883 ; Slpekiori , 
30 août 1884; Inter plurimas., 20 août 1885; PosT éditas., 26 
iiout 1886; Piu volte., 31 cet. 1886 ; Vi È ben noto., 20 sept 
1887; DirruRNis., 5 août 1888; Octobri., 22 sept. 1891; Ma- 
i'^^' '' "•'P'' ^^^' L.iTiTi*., 8 sept. 1893; Jucunda,, 8 sept. 
1894; Adjutricem., 5 sept. 1895; Fidentem., 20 sept 'T6 • 
.•VOGUSTISSIM.Ï:., 12 sept. 1897;Dicturni., 6 sept. 1898- .* . 
29 août 1899; Farta., 7 sept. 1901. 



198 



INDUI.OE.N'CES l'flLl! I.i; MOIS [il' SAISI' HoSMIll 



Deux infliihiciircs itlniirrr.i. 



La pniiiirrr an jour dr leur choix pour los Con- 
frères (|iii assistent au moins dix fois, à rexerci*^' 
du mois d'octobre liahilnellenient institut' dans les 
églises lies Frères l'rêclieurs, pourvu qu'ils reçoivent 
les Sacrements et i)rient aux intentions du Pape. 

La seconde, au jour de leur choix, pour les Con- 
frères qui, après l'octave de Ir fête du Rosaire, ré- 
citent le chapelet au moins dix fois dans le cours du 
mois d'octobre, soit à l'église, soit à la maison, pour- 
vu qu'ayant reçu les Sacrements, ils visitent une é- 
glise et y prient aux intentions du Pape. 



Litanies de Lorette. 



Seigneur, ayez piti/î de nous. 
Jésus-Christ, ayez pitié de nous. 

Seigneur, ayez pitié de nous, J.-C, écoutez-nous. 
Jésus-Christ, exaucez-nous. 

Père céleste, qui êtes Dieu, \ c^ 

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, i Z S 
Ïlsprit-Saint, qui êtes Dieu, 1 1 "H. 

Trinité sainte, qui êtes un seul Dieu, 1 '" a: 

Sainte Marie, 
Sainte 'Sîère de Dieu, 



— 199 



Siiintf Vierge des vierges, 




.Mère (lu Christ, 




Mère (le lu divine grâee, 


■? 


Mère très pure, 


ÏÏ 


Mère très cliiiste, 


s 


Mère toujours vierge, 


Mère sans tache. 


n 


Mère aimable. 


O 


Alère admirable, 


? 


Mère du bon conseil , 




Mère du Cn'aleur, 




Mère du Sauveur, 




Vierge très prudente. 




Vierge V('n('rable. 




Vierge digne de louange. 




Vierge puissante. 




Vierge clémente, 




Vierge fidèle. 




Miroir de justice. 




Trône de la sngesse, 




Cause de notre joie. 




Chef d'rt'uvre du Saint-PIsprit, 


i 


Td(>al d'honneur, 




^^odèle adniirabk' de pi('té. 


^ 


Rose mystérieuse, 


^' 


Tour de David, 




Tour d'ivoire. 


Maison d'or, 


»i f 
13 

i 


Arche d'alliance, 


Porte du ciel, 


■ 


Etoile du matin. 




Santé des infirmes. 





N 



3 
C 



— 200 — 

Refuge des pécheurs 

Consolatrice des affligés, 

Secours des chrétiens, 

Reine des Anges, 

Reine des Patriarches, 

Reine des Prophètes, 

Reine des Apôtres, 

Reine des Martyrs, 

Reine des Confesseurs, 

Reine des Vierges, ? 

Reine de tous les Saints, 

Reine conçue sans le péché originel, 

Reine du très saint Rosaire, 

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde 
pardonnez-nous Seigneur. 

Agneau de Dier. qui effacez les pèches du mondo 
exaucez-nctis Seigneur. 

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde 
ayez pitié de nous. 



^otre Saint Père le Pape Benoit XV, le 1" octo- 
bre 1915, a accordé à tous les fidèles, 100 jours d'in- 
dulgences applicables aux défunts, chaque fois qu'ils 
diront neme du Très Saint Rosaire, priez pour nous 
Ajoutée aux Litanies pou toute l'Eglise, par Léon 
XIII, le 24 décembre 1883, cette invocation était en 
usage dans l'Ordre Dominicain, dès 1614. 



— 201 



pHiÈitE À SAINT Joseph. 



Nous recourons ù vous dans notre tribulation, bien- 
licurtux Jcjse|)li, et, après avoir imploré le secours 
(le votre irès sainte épouse, nous sollicitons aussi 
avec confiance, votre patronage. Par l'affection qui 
vous a uni à la Vierge Tnimaculée Mère de Dieu; 
par l'amour i)aternel dont vous avez entouré l'En- 
f.int Jésus, nous vous supplions de regarder avec 
bonté, l'héritage que Jésus-Christ a conquis, au 
pri.x de son sang, et de nous accorder votre puissant 
secours, dans nos besoins. Protégez, très vigilant 
tiardien de la Divine Famille, la race choisie de 
Jésus-Christ ; écartez de nous, père très aimant, 
tonte souillure d'erreur et de corruption. Soyez- 
nous propice, ô notre très puissant défenseur, et, du 
haut du Ciel, combattez avec nous, contre la puis- 
sance des ténèbres. De même qu'autrefois, vous 
avez arraché l'Enfant Jésus au péril de la mort, 
gardez aujourd'hui la sainte Eglise de Dieu, contre 
les pièges de l'ennemi et contre toute adversité. 
F tendez pour toujours, sur chacun de nous, votre 
protection, afin que marchant sur vos traces et sou- 
tenus par votre secours, nous puissions vivre sainte- 
ment, mourir pieusement, et obtenir la béatitude 
éternelle du Ciel. Ainsi soit-il. 



"Nous prescrivons, dit Léon XTIT, que pendant 
"tout le mois d'octobre, à la récitation du Rosaire, 
' 'on ajoute cette prière à saipt Joseph ; il sera ainsi 
"fait chaque anr.ée, à perpétuité. A ceux qui ré- 
"citeront dévotement cette pilére, Nous accordoui, 



— 202 — 

"pour rhaquv loin, une iinlulgciwi- de 7 aux ri 
'■ quant ntaiiirs." QiaM(^iam., 15 août ]HH9. 



ACTE DE CONSECRATION A NOTRE-DAM K 
DU ROSAIRE. 



Roine (Ml Très Saint Rosaire, pros^ernô devani 
votif trône, je me consacre ù vous pour toujours : jr 
vous donne mon cœur, et je veux, après Dieu, vous 
aiirier par-dessus toutes choses. Au nom de vos 
joies, de vos doiileius, de vos triomphes, soyez-moi 
la Mère de miséricorde. Prenez en pitié ma pro- 
fonde misère ; c'est diiiis le Sang de Jésus et da'is 
vos intercessions (pie sont toutes mes espérances. 
Aidez-moi à bannir de- mon âme et de mon cor])s 
ce cpii vous déplaît; à les sanctifier l'un et l'au- 
tre par l'imitation de vos grandes et aimables vertus, 
surtout la belle parmi les plus belles, celle de Ki 
chasteté dont vous êtes le modèle sans tache. Soyez 
ma défense dans les tentations, mou refuge dans les 
dangers, mon secours dans mes besoins, mon appui 
dans mes défaillances, mon conseil dans mes doutes, 
ma consolation dans mes peines. 

Je m'engage, en retour, à vous offrir souvent, la 
couronne du Rosaire, sym'ocjU- de celle que vous 
portez au Paradis. Bénissez-moi ainsi que tous ceux 
qui me sont chers en ce monde, et ne permettez pas 
qu'aucun de nous offense jamais Dieu, au inoins 
mortellement. Ija pensée que tant de péchés commis 



— 20:1 . 



'uins le piissr pouniiiont iif piis ("•tip pnnlonn.'a, in'ef- 

Il il Vf pt m'iinfioisHc : ohi 

iiiir (|iii les .ffiico. ,\ir(>iilf/-ni(ii hi 



frifz-ni i?i iirif vraip don- 



inifît'r (le nips liiiliitiulcs i 



toice dp tni 



•luin-i up iiips M tuiles iiiaiiviiisps pi d'appoiiiplir 

iirfaitpiiipiil mc-i dpvoir, jiiH.|Ui'i la lin dp mes 



JIIUH. Il 



tpstp pucoip une '^liw 



I vous (letiian- 



Ipi-, ô vous Mère de la divinp prâop : f)imnd viendra 
ip in'ahaiidonnez pas. Tn enfant peut-il 



1 1 nini't, tii 



iiiniiiir sans (|iio sa mère soit près de lui. Doue 



du ( 



soyez prps de moi |ii)in- nip protéger 



P'tfp heure redoutable dont dépendra mon sort ù 
jamais. Pardonnez à ma témérit 



1' 



nombreux peux dont 



votre materne 



p : venez alors me 
le jiréspnee. Ils sont 



voii.s avpz anisi 



I' 



j aponie : 

MiiP je SOIS de eeiix-là. l'n jour, arâce à vous, j'au- 
rai enfin |p honlipiir d'aller vous en remerei'er en 
l'aradis et d'y diantpr Ips miséricordes de Dieu et 
Ips vôtres, durant toute l'éternité. .Xinsi .soit-il. 



TiE SANCTUAIRE NATIONAL DE NOTRE- 
DAME DU ROSAIRE AU CAP DE LA 
MADELEINE. 



Le 12 septeinhre 1015, des fêtes grandioses, pré- 
sidées par Son P^mineiRv, le cardinal Bégin, arche- 
vêque de Québec, et Sa (irandeur monseigneur Clou- 
tier, évêque des Trois-Rivières, commémoraient le 
tieuxième centenaire d'un .sanctuaire déclaré lieu de 
pèlerinage national par le Concile Plénier de Québec, 



— 204 — 

er, 1009 : Xotro.Dnmo du Saint Rosaire, du Cap d. 
I" Ma.loU..no. L .nl.-Te8m.nt historique publié ici es, 
tllZ^ "* "'"""'' ''«^ -nonseigieur de Trob-îi 

';<;■"' Xni „vnit v.,ulu «e faire ropr.Wnter da.,s 
"" •"l'I.-;..-, a t;..,>oux devant Xotre-Dame du R„ 

'lire . \oilA votre mère. 

nm,.,inVï '^'"-'"'^ '"'^ monseigneur Cloutier d'avon 
ntue lihale. d avo>r accueilli avec une joie, un ein- 
;..;«s.;n,or., particdier. les directions du Chef I 

I Kf^liso, ,1c s en ctre fait au milieu de nous l'écho 
v|«ou,.uxc, convaincu, de les avoir propag^^at: 
r il; r"'7'''-""'-e, un sens délicat des cW. 

II J) en. qui se louent eux-mêmes du. . Tâme dr 
tons les vrais serviteurs de Marie. Avec eux i.- 
nclarne le privilège de m'incliner profondément 'de. 
v.int I ..veque de -Notre-Dame du Ro-ire 

I.onKine de la dévotion à la . , te Vierge au 
f ap de la A adeleine date des pren... s temp^de 
colon.e. Elle nous est venue de Fran. ■ •■Terre ji' 
;\lar.e, avec les premiers découvreurs et les pre 
miers missionnaires. ^ 

Quand Jacques Cartier dressait, le 7 octobre 153^ 
[.ne fîrande croix sur une des îles de l'embouchure d,' 
In nvieie de Foiiez — Saint-lNfaiirice — onand I,. 
Ç. juillet 10,.-, le Père Denis, récollet, returna 

ec Pontpau^ de la Rivière des Prairies à Québec, 
^ »rreta aux Trois-Rivières pour y célébrer la pre- 
mière messe qm ait jamais été dite à cet endroit^ ki 



205 — 



\'ierfçe .Afiiric prenait posHessioii, on intMiic ti'iiips 
Mlle son Divin I-ils, de la tcrii. triflnvieniif. 

Kn 1()34, les J'èies Ijejeuno et Hutenx, ji'Miiites, 
Mimnt, à la suite do r.aviolelte, fonder nnc première 
clirétienté au fort des 'IVois-Hivière.s, la placèrent 
sDiis le patronaf,'e de rrnnnaeulée-ConeeptiDti. 

Kile dut alors jeter un re-jard de prédileelioti sur 
notre pointe de sable pour y établir le Hil-fH- de sa 
(ii'votion. J)eux ans plus tard, en effet, elle inspi- 
rait à Monsiein- de la Ferl»', abbé d(! la Madeleine, 
membre de la Swiété des Cent Associés, l'idée de 
concéder aux Pères Jésuites, un terrain de deux 
lieues de front sur trente de profondeur, au Cap des 
Trois-Rivières, — aujourd'hui Cap de la Madeleine, 
— dans le but d'y établir un centre de missions sau- 
vages. Le poste fut fondé sur la rivière I''averet, 
fi dès lors, la parole évangéliipie y fut di.spi-nsée 
iliaque année aux diverses tribus indiennes assem- 
blées pour la traite des |ielleteries. .\près avoir ap- 
pris de la bouche des nii.ssionna'is à prier et dianter 
I.' Mère du Rédempteur, ils s'en retoiunaient, .\tti- 
kamègues du Nord, Abénaquis du Sud, ^rontàKnais 
.le I Est, Algonquins et Hurons de r(Jiiesl . vers leurs 
territoires respectifs, où ils enseignaient, à leur tour, 
à leurs familles, à réciter le chapelet et à chanter 
1" "Salve Regina." Le Cap rayonnait déjà aux 
([uatre coins du Canada la chaleur bienfaisante de 
!.. dévotion Mariale. 

Le Cœur de la Sainte Vierge suivait avec amour 
les développements de sa terre privilégiée. Elle en 
voyait dans les éternels décrets de la Providence, la 
sublime destinée. Aussi bien, voulut-elle la mar- 



— 206 



quer d'un scciiii divin, hi purifier, la consiicrer. 1. 
Ciel permit (pie des hordes d'Troqiiois vinssent v pro- 
mener le fer et le feu. I^es chrétiens tom/ièreni 
nomhreux sous les coups de leurs toiiiahiuvks, et In 
terre du Cap, reçut, de ICôO à 1000, le baptême <lii 
s!in>;-. Sacrée, comme l'arène du Colisée, par les n^- 
sements de ses martyrs, elle est difjne de devenu 
lin jour, une ferre de miracle. 

I.es documents rajjportent (jue les Pères Jésuil.» 
avaient construit en IO'jO une chapelle de bois. ,i 
une certaine dislance du fleuv?. En IfiOl, afin d, 
h\ soustraire à la barbarie des Trotpiois, ils la rappin- 
ciièient du Fort et la fixèrent, .selon toute appaiciKv, 
à r(!ndroit occupé |)ar le sanctuaire actuel. Au l/- 
moignnge de .^rffr de Laval, les sauvaffes continu 
aient d'y accourir de tous côtés et en grand nombr. 
La piété y régnait de façon si admirable que l'églis,' 
du 'ap reçut alors l'insigne qualificatif d"'.\cadéniic 
d" .ertu." Un jé.suite, le Père Lemoine, y mounil 
à la tâche, le 24 décembre leZ'). Tnhimi'é sous la 
première église, ses restes sanctifient cette teriv, 
avec ceux de nombreux chrétiens martyrisés par h< 
Iroquois, , 

Ties Pères Jésuites furent remplacés, vers l'iin 
1C80, par les Pères Récollets: ceux-ci, à lem 
tour, cédèrent la desserte au clergé séculier 
en lOSô. :\r. Paul Vachon en fut le premin 
curé. A lui revient le mérite d'avoir implanté mi 
Cap de la ^fadelene la dévotion au Très Saint Ivi- 
saire. l'u diplôme officiel, en date du 11 mai 1G91, 
lui accordait la faveur d'ériger une confrérie dans su 
vieille chapelle de bois. Ce diplôme qui porte lii 



207 — 



sifiiiiitiiie (lu Fr. Antoniii (,'loclie, {•('•ni'nil des Do- 
iiiiniciiiiis à lioiiie, le contir-seinj; du Fr. Antoniii 
Mussoillir, ituiuisileiu- de Toulouse, fut iipiHouvé 
|);ir Mur de Saitit-Valii-r, le 1 <)ct()l)ie 1(W7. 

A l'occasion de la visite pastorale de 1714, M}ir de 
Haint-Valier émit un décret ol)lif.'eant les fidèles de la 
paroisse du Cap et de Bécaneour, sa filiale, à cons- 
truire une église plus vaste et plus solide. Sur son 
heureuse sufifiestion, une (|uéte fut faite auprès des 
piiruipales villes de la Xouvelle-Fraiice, |)our re- 
cueillir les fonds nécessaires. (,)uél)ec, dans la p.'r- 
s)nne de .M^r de Saint-Valier ; Trois-Kivières, dans 
elle de .son fjouverneur, M. do (lalifct ; :\lontréal, 
p;ir le ministère de nuxlestes donateurs dont les 
noms, comme tant d'autres aujourd'hui encore, sont 
( inmis de Dieu seul, favorisèrent, de leurs aumônes, 
l'éclosion de cette hmnhle semence. F/on peut donc 
dire (pie notre Sanctuaire National de Marie, doit sa 
naissance, non seulement à (]uel(iues iiersonnes in- 
téressées, mais au paijK fout nitirr, représenté alors 
par les trois i)rin(ipales villes (ipie nous venons de 
nommer ! 

"Depuis la moit de Messire Vachon ius(iu'en 
\M4. la paroisse du Ca)) n'eut i)lus de curé lésidant. 
Cette absence expli(pie (i\ie. durant un espace de 
temps qui se prolonge jus(pi'à la moitié du 10' siècle, 
le décret d'érection et la Confrérie elle-même pa- 
raissent être demeurés dans l'ovibli. 



Rosai 



'Ce n'est (lu'en 1807 (pie le culte du Très Saint 
is en honneur i)ar ^I. le Y. G. Luc 



fut 



rem 
curé 



Désdets, curé de la paroisse du Cap. 



Le fait (jui donna le signal de cette restauration 



— 208 — 
est fort insignifiant en app«re„co, .nais Dieu ne s. 

-nplo et vue, .v^ard. ce fait con.„e un avis ^^ 
;'<"''t"it la veille ilH'Asc.nsioM. M IV-ilets >„.,l 

F-.c=-a:-x— r;i~^^ 

l-appe etrancrenient : "Les hommes se <lit I ■ 

im" '.le ; ^ " K^noux .levant la ^fadone, et 

nu ,1e se eonsaerer à .-étal.lir et à propa-.r la 1 • 
votK,„ au Samt Rosaire. Tl prêelie le Ro ^iL t .' 
l-^.ss,ens, le,.r en fa.t eonnaître l^s ^^^ ^^^^ 
l.i puissance; des puérisons s-on'Tcnt ,lo« ff 
sont obtenues, i.rc'.sacre (r-,utiv. f ', '^'"■' 

encore faveurs plus jr,an,l,s 



Lk "i'ont des chai'ki.cts." 



— 209 — 

de la vieille église à Notre-Dame du Très Saint Eo- 
sairc', et n)arqua l'origine des pèlerinages. 

"Un drcret de Mgr rF,vc(jue des TroL-Ilivières 
ordonnait la construction d'une nouvelle église. Cette 
construction devait être suivie de la démolition du 
vieu,\ temple. J^a pierre avait été préparée à Sainte- 
.\ngèle, de l'autre côté du fleuve. La transporter 
])ar bateau eut été trop dispendieux, il fallait at- 
tendre l'hiver. Tous les dimanches, après la messe, 
on récitait le chapelet pour obtenir un pont de glace. 
Mais on avait beau prier, le fleuve demeurait tou- 
jours libre. Janvier et février étaient passés ; mars 
s'écoulait de même ; la saison des grands froids était 
finie ; il semblait que l'on n'avait plus rien à espérer, 
^r. Désilcts fit alors le vreu que, si la sainte Vierge 
lui obtenait un pont de glace à cette saison avancée, 
il conserverait la vieille église pour la dédier, avec 
l'agrément de l'Ordinaire, au culte de Marie sous 
le vocable de Notre-Dame du Très Saint Rosaire et 



qu'il ferait bénir la nouvelle église le jour de la fête 
du Saint Rosaire, comm^ un ex-voto à Marie. 

"Enfin, le 15 mars, l'anse du Oap apparut cou- 
verte d'une couche de neige parsemée de petits bancs 
de gla( ]u'un vent violent avait détachés du rivage. 
Le lendemain qui était un dimanche, INI. Duguay, 
vicaire de la paroisse, entreprit avec quelques pa- 
roissiens de découvrir un passage sur le fleuve. C'é- 
tait une tentative hardie. Les glaçons, épars et sépa- 
rés par des espaces variant de 5 à 100 pieds environ, 
n'étaient joints ensemble que par de la neige flottant 
sur une légère contexture de paillettes glacées. Per- 



210 — 



Buades q„e la Vierge du Rosaire les proti^f^erait M 
Jniguay et ses compagnons n'ht'.sitèrent pas à entre 
prendre cette traversée périlleuse. Quelques heun^ 
plus tard, Ils atteignirent heureusement à In riv, 

fallait quand même baliser le passage, et ar- 
roser d eau, pour en faire une glace solide, la nei.. . 
flottante qui reliait les glaçons. Trente à quaranï,. 
hommes travaillèn.nt jusqu'à une heure avancée ,1, 
.1 nuit sans j.resque de lumière et sans accidents 
Ils constatèrent clairement rab'sence de glace soli.l.. 
a niaints endroits, soit en enfonçant jusqu'à l'ean, un 
haton, le pied ou la main, soit en entendant l'eau 
q.i ils versaient bruire à travers la nei; et reprendn 
le courant du fleuve. La foi de ces hommes en I. 
protection de Marie était telle qu'ils travaillaieni 
sans crainte au milieu de tous ces périls, et disaieni 
avec assurance en regardant la lumière du presbv- 

u', . ."'■ " '•"* '^^ ''""SCI-, M. Désilets dit SOI, 
chapelet. 

"Les jours suivants, le 'M'ont des chapelets" 
comme la appelé la foi des paroissiens du Cap parut 
couvert de voitures charg-es de pierre, et il se dés-i 
gregea de lui-même au.ssitôt que la quantité de pierr, 
(leniandee eût été transportée. 

"T/église nouvelle se construisit, et la vieille cou 

•Tpnr/'r''"' X.'"" ''" ^^- ^'■«"•^^- f"f solennelle- 
ment dediee a Notre-Dame dn Saint Rosaire. C'est 



de| 



mil 



s cette date que la modeste ch; 



venue un lieu de |)èlerinage proprement dit 



iipelle est d'. 



"SI. leC. V. n 



'esilets avait consacré b 



son temps à faire connaître et 



le 



îaucoup 
Rosaire, 



— 211 — 

n'unir nux pieds de la Mère de Dieu les vœux de son 
peuple, les gémissements des affligés, des malades, 
l("^ supplicatior= de tous les nuiiheuieux ; il avait 
versé de grandes sommes d'argent pour les cons- 
tructions, les achats de terrain et les agrandisse- 
ments nécessaires aux déveloi)pements futurs dont 
il avait la claire perception, de sorte que sa mort jeta 
1,. paroisse dans de grands embarras financiers. 

"Le Ilév. M. Duguay, qui avait été durant 10 ans 
L disciple de M. Désilets, devint son successeur, et 
hérita du manteau de son /.Me et de ses vertus. En 
cpdossant des responsabilités qui paraissaient iiisur- 
ii.ontables, il comptait que Marie se chargerait d'en 
procurer la solution, et qu'elle se devait de con- 
duire à bonne fin des entrei)rises inspirées par l'a- 
mour de sa gloire. Il ne fut pas déçu. 



Les i'èleiuxages. 

"C'est le Rév. Père Frédéric de Ghyvelde, O.F. 
M., Commissaire de Terre Sainte en f'anada, qui fut 
leiivoyé de la Trovidence. IjB bon Père se fit géné- 
reusement le coopérateur et l'aide dvi curé de la pa- 
roisse dans le soin de la Confrérie du Posa ire, la des- 
serte du sanctuaire et la récei)tion des pèlerinages. 
Cirâce à l'ascendant que sa vertu éprouvée lui don- 
nait sur les populations ; grâce à ce que noiis pour- 
rions appeler son magnétisme, il contribua pour une 
large part au rî-glement des difficultés et à la diffu- 
sion de la dévotio.i au Très Saint Rosaire. 

"Cependant de nouveaux besoins se faisaient sen- 



— 212 — 

tir à mesure que le culte du Saint Rosaire prenait d ■ 

fa la, couver de nouveaux ouvriers pour travail .., 

la mcsson. C'est ainsi que les dignes Ws de™ 
O l.lT • 'T ''".'"'"' t^°'"i"iq"e, et les RR. W 
ort nT 'f'P''*^' '°""" ^ ^°"^ ^ ^^«^i^ Fêter muin 
iiie a t.int do fatigues et de travaux. Il fallait .1 • 
pus, rendre le sanctuaire, d'un accès plus facL 
aux Pelenns. M. le s-înateur, H. Montplais r 
çonstnnre un qua. qui depuis lors a servi de débarc 

a gcnerosite du même bienfaiteur, ainsi qu -n, 
It^ouement des paroissiens, que l'on doit la^vol 

Sainf r'^''"* "^Tr P'°S'^^''^it ainsi la dévotion n,, 
Saint Rosaire, Monseigneur Laflèche surveillait rt 
■ncourageait tous les efforts. Il aimait à venir d 
•emps en temps saluer les pèlerins du Cap e 
.■ l.f.er de sa belle parole à la fois si simple s élev ,. 

• "uneTi"/' "^ '"""'* P^«' *°"*^f°-' d'^bs' - 
vei une prudente réserve, laissant au Ciel le soin ,1,. 

"Quelques semaines avant sa mort, au curé ou, 

dm nistere réclamaient la présence ici d une coi, 
giegation religieuse, il répondait : "Je le comprends 

mais ma fm est proche, et je veux laisser à mon suc- 



— 213 



ifsseur le soin de mettre le couronnoinent à cette 
niivre. 

"La Providence a voulu que cette tâche devint 
Notre partage. Dans un mandement sur le Tr^s 
Saint Rosaire, promulgué en mil neuf cent, Nous 
exhortions les fidèles de Notre diocèse à venir hono- 
rer et prier la Reine du Ciel dans son vénéré sanc- 
tuaire du Cap, que Nous désignions comme lieu 
(le pèlerinage diocésain. Nous adoptions en même 
temps certaines dispositions provisoires, afin de pro- 
longer quelque temps encore la période d'épreuve.i 
il '■ cette œuvre naissante. I^a réponse du ciel ne se 
fit pas longtemps attendre. Les faveurs de la Reine 
du Rosaire continuèrent de se multiplier, et les pèle- 
rinages d'affluer, non seulement de tous les points 
(le notre diocèse, mais encore de tontes les parties 
(lu pays, et même des Etats-Unis. Si bien que, deux 
ans plus tard. Nous publiions une nouvelle Lettre 
Pastorale pour annoncer l'organisation définitive du 
sanctuaire du Cap. "Aujourd'hui, disions-nous. 
Nous reconnaissons que la Providence veut que la 
Reine du Ciel reçoive dans la petite église du Cap les 
hommages particuliers de ses dévots serviteurs. Nous 
reconnaissons que ce n'est pas une œuvre qui soit 
menacée de disparaître avec le talent ou le zèle in- 
<lividuel ; elle a eu ses difficultés et ses obstacles, 
elle n'a fait que s'accroître et progresser ; elle dure- 
ra." 

"Nous annoncions, en conséquence, que la des- 
serte de la paroisse était confiée aux Oblats de Ma- 
rie Immaculée, et que ces vrais fils de Marie, tou- 



— 214 — 

jours Hi dévums u„x intiVêts tle leur ^lère, seraient 
(Ifsornmis les gardiens de oon béni sanctuiyre." 



Ijks l'HixinKs DK r/(i:uviti;. 

Les ininules n'ont pus fait défaut, crovons-iioi,. 
ai. sanctuaire du Cap de la ^radeleine. 

Lr. plus éclatant de tous, nous paraît être le déw 
loppeni.-nt rapide de l'ieuvre dirigée par les Rév,' 
rends 7'ères Oblats deiiuis 1902. ]{estauration ,1-, 
sanotuau-e. construction d'une vaste annexe pouvant 
doiiner place à près de 1 ,000 pèlerins, nivellement n 
en. .e l.ssenu.nt du terrain, - on calcule que plus d. 
()0 000 voyages de terre ont été charrovés, et plus 
de 1 ,^;0t) arbres plantés à cet effet, -"érection .l. 
i) superbes groupes du Rosaire au prix de $S(lii 
chacun, restauration du chemin de la croix dont Ir 
eout total, le calvaire y compris, dépassera $8 00(i 
I ensend)le de ces travaux exécutés à l'aide des au 
. mones des 60,000 pèlerins annuels et des 10 OOn 
abonnés aux Annales du Rosaire, proclament bien 
haut tpie I (euvre est voulue de Dieu et de l'Eglise. 
(Extrait du jouniul le Devoir, ]| xcptcmhrc 1915.. 





SECONDE PARTIE 



AU CLERGE. 



Dans la iireniière partie de cet opuseiile, no\iK 
iivons donnt' du lîosaiie, 1rs renseignements qu'il 
importe à tons de connaître. .Aussi, les )ii êtres se 
feront-ils un devoir de lire ces pages avec un soin 
particulier, afin de bien comprendre cette dévotion 
pour leur propn compte, et d'exhorter chaleureuse- 
iuent les fidèles à la pratiquer selon les vuea^d.^ 
l'Eglise. 

Cette seconde partie les intéresse exclusivement, 
et. les informations que nous y avons groupées, 
leur seront le guide pratique et sûr dont ils ont be- 
soin pour une intelligente et fructueuse administra- 
tion de la Confrérie. 



— 216 — 

Ce travail de propagation du Eosaire est devenu 
relui de tout prêtre s.'-culier et régulier, de tout, 
cominunautô religieuse, je dirais même, de tout 
enretien; et, c'est 1 obéissance à l'Eglise qui leur 
en fait a tous un pieux et filial devoir. Pourrait-oti 
on douter après avoir jeté ne fût-ce qu'un coin, 
dœil rapKle sur certains passages des encycliques 
do L,..on XIII, où l'âme si haute et si fervente d„ 
vénérable Pontife, plaide devant les consciences sa- 
cerdotales. une cause qu'il proclame lui être - ei 
devrait leur être — exceptionnellement chère 



..rror^TpA^^^'^'^^'^-^^I^ES FRERES, LES P\. 
TRIARCHES, PRIMATS, ARCHEVEQUES 
EVEVLES ET AUTRES ORDINAIRES EN- 
PAIX ET COMMUNION AVEC LE SIEOF 

"APOSTOLIQUE. 

_ "Les confréries sont pourvues des moyens les plu. 
aptes a faire fleurir la piété." L^TiTiffi., 8 sept. 

"Nous n'hésitons pas à donner la place d'honneur 
à la ronfrcrie dite du Très Saint Rosaire. Si on 
^considère son origine, elle est au premier rang par 
son ancivnmir. Si on tient compte de ses privi 
l''ges, elle en a obtenu d'innombrables, de la mu- 
'nificence de nos prédécesseurs." Augustissimt; 
12 sept. 1897. 



"Le trcsor de ses indulgences est ityimcnsc.' 
DiUTURNi., 5 sept. 1898. 



— 217 — 

"Parmi Ira dircrscg foriiiiiIcH et wanirrru d'hono- 
rer la divine Marie, noua nous plaisons à roconi- 
lunnder toui spiVialiMncnt /'• llnsaire, comme 
l'tnnt la plus \missantc et lu plus agréable à notre 
Mère du Ciel." OcTOimi., 22 st'pt. 1891. 



"Nous voulons que la di' vol ion du Rosaire soit 
l'objet d'une attention toute parliculièro dans le 
monde catholitpie. Aussi, avonn-nons pensé, Vé- 
nérables Frères, à vous adresser ces lettres, afin 
<iue votre autorité et votre zèle excitent la piété 
'des fidèles ù s'y confoinior religieusement. Cette 
'formule de prière es', .surtout propre à la défense 
'di; l'Eglise et du peuple chrétien, en même temps 
'qu'd mériter toutes sortes de bienfaits publies et 
'privés. Que poussées par Nos exhortations et en- 
'flammées par vos appels, les nations chrétiennes 
's'cattachent de plus en plus à riiab'fiide du Rosaire, 
culte que nos ancêtres s'étaient fait une règle de 
'pratiquer." Supremi., 1 sept. 1883. 

" [,es Ordres religieu.v — et surfout les I')oMiini- 
'cains — peuvent aider grandement à la diffusion 
'et à l'affermissement de la pieuse pratique du Ro- 
saire, et Nous voulons croire qu'ils s'ac(iuitteront 
(le ce devoir aussi fécond par lui-même qu'hono- 
rable pour eux." Sai.utaris., 24 déc. 1883. 

"Qu'à vos appels, Vénérables Frères, qu'à vos 
exhortations appuyées de vos exemples, — robis 
'iyitur et rocnniibus et e.reitantibus ei pnri untibus 
' — les fidèles accourent autour des autels de la Mère 



— 21ft — 

•<le l,on(,^ pour lui offrir n.o.r.mnge filiul des guir- 
lan.l-s de son HoH,,ire." Oetohri., 22 wpt. 1891. 

'V'"' I'» ninnhrrs ,!,■ I„ r„„fr/rw ,lr In Sai„l. 
l'omillr s„i,,>l„iu<„l à ,m,ti,,„,r ,1 à pnnmqcr h 
lloxairr. MM:\.y.., 7 K,.,,t. |M!)2. 

■■(,''" '-'llr trin sninir prirrr mivu.r cnitmc ri 
im,l„i,„r, nilrr daraul,,,,,' ,I„„h hs mwnrs chn. 
,'"■"'"■'' .■! attei^nr les ,,Ims he„r<M.x .K-veloppo- 
iiientH. .]\\\\m.. H «ept. 1H94. 

Vnv ,la„s un l„n^'a«.. a.hipl,' à nn(,-l!ij;,.,K.e de. 
simples tideles, „„ leur expli.p,,. /,,, ,»,y.,/,'.„,, ,,„ 
los l,.„r .nettan. devant les veux, eom.ne a„ln„l 
<!<■ liihlnuLf ri ,1 ,„„u,rs ,lr l„ prnUqur ,lr 
et eha( im sait <iiielle riche mine 



iqiir dm rrrtiis . 
..„ ,. , ,. ., '1 y !i li'i, (Viiniii- 

i"<>,U laedes el aptr» par leur suave élorp.enee 
a prrmadrr I honnrtrtr rt 1rs hn,n,r.i nurin/,." ' 

"ri est bien juste qur non uruJemnd les fils du 
patmrchc nomimqnr, - <p,i |o doivent par état 
et par vocation — mms curorr tous 1rs prrlrrs qui 
,.""' '■'"':"'• '/.'''""■■'. - m'>t<iur nuimamm ruratn- 
rv^ - s appliquent avec zèle à mulliplirr rrs Cuu- 
/rflrs vt h les maintenir dans toute Icin- fo.-veur 
N..US desn-ons de ,,lns - et cela très vivement - 
quds trnrniUrut srrirusrwrnt à la mrmr a-uvrr 
■'">l"l'iirr, cru.r qui s\,do,n,rut aux missions et à 
laprrd,n,l,o„ de la foi, soit ,ians les pavs chré- 
tiens, soit chez les nations infidèles." L.FTTTU- 
8 sept. 1898." i^'uu.i... 



— 219 — 



•'/'/«(■»(• (■( Dieu (/(((■ wloii Nos vumix, Vriirnihlcs 
'l-'it'ifs, ,■. ttc Hiiiiitf ijniliiiiic lie ftii'li' xoit parlimi 
itiibUc; iin'clli' soit iiiriu'f it dIihitm'i' iIuiih Ios vil- 
les ;■! (liMis ji'S (•niii|)!i;.'iU'.s, ihins les liimillcs et iImiih 
li's iilfiicrs, elle/ les «riitiils .'t clicz h-s IiiiiiiIiIih, 

f» •' rt'iiil>li'iiic canicléiist 1(111.' de lu foi clin'- 

ticiinc et lin iiiovcn exi-clU'nt d'iitliior les bc'm'- 
ilicti 



(lo Dieu " ,)i-(r\r).\., S sept. 1H94. 



"Irt' poids croissant ijos amiiMs nous avertit (pi'il 
ne nous reste plus ionyleiiips à vivre; .Yoh.v rtum 



ioiiiuriiii.i, 
'litiinil (le 



. encra l)les 



l-'ri 



rtm xoins, ci 



Ut 



It 



i, d'iiitimrvf sprciii- 
rlirrahrir sniri'v du 



i|iie. {,'iâce à vos efforts, de 



nouvelles 



recrues accourent <'lia(|iie jour, pour s'v cru-ôler. 
"Vmc iHir niiin il jiur nur ilr n.fi pritrifi ijiii nul 
"charijr iràints, 1rs fidrlis loniiiiisxciit ri npprr- 
"rinit vi'riliibhniiiif lixciUnicr de cille ('tmiriric , 
"et son utilité pour le salut éternel dis lioninies." 
Ai'di-sTiSNiM.i:., l-J «pt. 1K97. 

"Le Saint Père a confiance (pie iims exhorterez 
"efficaeeineiit les fidèles à ri'ciler lotis les jours, à 
"In tiuiisou ou en fiiini.He, lu prière du llosiiire." 
S. C. r., |\ KA., •_».) août IK!)',). 



"\'crbiini Sanclissinii Ndstri l.enuis j'iifHC XIII 
"ad cuiictas niiindi regiones proiatiiiii, diriiii seiiii- 
lu'v instar cadens in terrani l):)nam, ubiifuc feeil 
"trucluin ccutuiiluni. ifuiimcis alibi prte nimia cor- 
"diuni duritie cadeiis super petrosa et in spinis, hae- 
"teiiui ciiiieulcdtuni cl suffoeatuni." S ('. K., Tv- 
TEK DEXSAS., 11 sept. 1887. 



220 — 



LE BOSAIEE Eï LES DOMINICAINS. 

Quelques semaines apr.'s sa première encyclique 
sur le Rosaire (Supromi., 1 sept. 1883) , Léon Xm 

t^sT^Trr '-""'^^ «--I de^DoSi: 

cims, le 2G septembre, msista en termes vieoureux 
mir la part qu'il entendait être prise par I Se' 
dans la d.ffusion de cette dévotion ^ ' 

"s'animent'- 'r.'lf "'' '!', ^"'"* r^ominique, dit-il, 
" vaill s on < ' "^^ '•'' '' f^'"*'"'^"'-^"* «""^'"^ de 

•Mao •; ■'." ',",'•""•' '" ^''"'"■«'•^"^^' yiergc 

"ou'i k', ' ' '" ''tabl.ssent partout la confrérie- 

qu Ils le p. panent et l'entretiennent avec zèle dé 

•■™S'- r ' -r-^ f"^ ^-'<'-. '-^ «dèles'soien 

■Sol ; . ' " ''""' "''^^^ '^"'"'^ ^'rmée rangée 
.n ton de la bann.ére du Rosaire. Et pour que les 
chrétiens pmssent apprendre à se servir souvent e 

.,avec fniit. de cette dévotion, comme d'une armure 
puissante, voyez à ee qu'ils soient instruits d^sTré 

,,neux avantages, grâces et privilèges qu'elle corn-" 

"tîsmîe'vlVr'"'"""^'"" "^ '"-d-'-ti^simo zelo lo- 

_ ti.q„e Mnbus mysteria vit,,, et mortis Salvatoris 

« n„ ,o,n,n gcnrrc contn„pIan.,a , promoZ 

/iny^tis; ea emin est n,fclitntio saneta nia facilis 

'/'.' r<-îcc,u> ex qua, huiusce precandi ritûs tX 



— 221 — 



Quuii 



■virtus procedit." .Afiiître (iônéral Larroca 
l'i.TiiiMA., ] jiinv. IS90. 

I.;- I<<«am>, iioiir .-.Ire la prantle dûvotion de l'E- 
plii=', -M aussi la pnuulc dùvotion Dominicaine, le 

■ •ri'fc, I ;■:! ;!enie, le cœur même d'un' Ordre voué 
>'■■<' iKSL'iic. au service de llarie, et dont les mem- 

. I"- . t. ;iier, autrefois désignés par le beau nom de 
( lirniluru de hi \ icrgc. 



LE ROSAIRE ET LES PREDICATEURS. 



Le Rosaire offre aux prédicateurs de la foi les 
promesses les j.liis masnifiqucs pour leur zèle.' 

••A"w/s dr.inms ~ ,.( cela très vivement - quih 
^ tmi-aïUcnt avec enimin, à cette œuvre salutaire de 
/" prop,if,at,on du Ilosaire, ceux qui s' adonnent 
aii.f nusKio,i.'< et à la prédiealion de la foi, soit dans 
les pays eluétien.s, soit chez les nations infidèles 
J-e diamp du Seigneur est |)iesque couvert d'une 
vepetation d isnorance religieuse, d'erreur et de 
vices. Le Uosaire offre un moyen pratique et 
taeile, de faire pénétrer dans les ciprit.t les doa- 
iiies pnneipaux de ht foi chrétienne.- \lw.^J 
~ se.Dt. 1H<>_>. -MAu.^.K., 

-Le Rosaire touchant à tous les mystères du 
( lirist et de kl \-,eroe, est un résume de toute la 
foi. iNTEli DKN-SAS., H sept. 1887. 



"En un temps où la foi est exposée à tant d'atta- 
"qties et de périls, le Rosaire fournit au chrétien, 
"un aliment pour la nourrir et la fortifier." Fidex- 
"TEM., 20 sept. 1896. 

"Chez les personnes, dans les fai>iilles et |)arnii 
"les fidèles où la pratique du liosaire est restée en 
'honneur, il n ij a pas à eraindre que l'iijnoranee 
"et les erreurs pernieieuses détruisent la foi." \]\- 
«X/E., 7 sei)t. ]«)■_'. 

"Dans la société civile telle que constituée au- 
"jourd'hui, trois eauses principales détournent les 
"peuples, de l'honnêteté et des bonnes mœurs : 
"l'aversion pour la vie humble et laborieuse; l'hor- 
"reur de tout ce qyi fait souffrir; l'oubli des biens 

"du Ciel 

^ "Nous constatons avec douleur, cette impatience 
"de la jeunesse à supporter tout joug autre ([ue 
"celui de la mollesse et de la volupté. . . . ■ 

"Que dans un langage' adapté à l'intelligence des 
"simples fidèles, les prêtres expliquait les mystères 
"du Rosaire en les leur mettant devant les yeux, 
"eomme autant de tableaux et d'images de la pra- 
'' tique des rertus. VA chacun sait quelle riche mine 
"il y a là, d'arguments faciles et aptes, par leur 
"suave éloquence, à persuader l'honnêteté et les 
"bonnes mœurs." Lirtitiir., 8 sept. 1893. 

Si l'on désire voir l'application de ces principes 
exposés par le Vicaire de Jésus-Christ, sous les 
traits vivants d'un modèle, saint Alphonse de Liguori 
s'impose de suite à notre imitation aussi bien qu'à 



— 223 — 

notre admiration. Ce Docteur de l'Eglise fut un 
incomparable apôtre de la prière, surtout de la 
prière à :\Iarie, et il voulait que dans les missions, 
on apprit au ptniple à réciter le Rosaire, en médi- 
tant les mystères. .\ cette fin, avant l'exercicn, un 
missionnaire énonçait un mystère, en faisait com- 
prendre l'enseignement et demandait par une courte 
[nière à la Sainte Vierge, d'aider les âmes à en 
recueillir le fruit. Cette pratique salutaire suivie 
par saint Dominique lui-même, selon de graves 
auteurs, ouvrit la voie à des merveilles de grâce qui 
transformèrent de vastes régions oii jusipie-là la 
religion n'était rien moins qu'en honneur. 

La vie du B. firignon de Montfort, tertiaire domi- 
nicain, dont l'apostolat en Bretagne et en Vendée, 
fit de ces deux provinces, les |)lus foncièrement 
religieuses de toute la France, corrobore la vérité 
des paroles profondes déjà citées, de Léon XIII. 
.•\yant à combattre le jansénisme, il no voulut pas 
recourir à la controverse, la discussion ayant eu 
son heure de tapage stérile. Il rut, au contraire, 
que l'exposition pure et simple de cet abrégé de là 
fo: et de la morale, de cette théologie populaire en 
quinze chapitres substantiels contenus dans les mys- 
tères du Rosaire, aboutirait aux résultats désirés. 
Les événements lui donnèrent raison, de façon 
éclatante et durable. 

Dans des -conditions différentes et sur un autre 
théâtre, la conversion de l'Océanie en a donné de 
nos jours, un nouvel exemple bien frappant. Après 
des anné3s de travaux et de souffrances héroïques, 



— 224 — 

les* missionnaires ih la Soci('té de Marie se voyaient 
obiifji's (le rcconni'itrc qu'ils avaient complètèmeiil 
«'choiié dans r(ciitre snriiiiniaine ((u'ils avaient en- 
treprise. Ce ne lut que par le Jîosaire qu'ils purent 
enfin triompher de l'indifférenre et de l'hostilité des 
indigènes. Aujourd'hui encore, il eontinue d'être 
le moyen de faire connaître le vrai Dieu aux peu- 
plades sauvages et cannibales de l'Oeéanie Centrale 

Le Rosaire introduit la foi en Oe'anie, la res.sus- 
eite en Bretagne et en Vendée : il va la rendre in- 
destructible en Espagne. L'université de Salainan- 
que lui rendra, en effet, ce glorieux et touchant 
témoignage: ■■C'est le litmirc de Marie quia main- 
tenu len roijainiiendes l-:spa(j)ie/i, dans la foi catho- 
lique." A cela, rien d'étonnant, car, ^farie ne cesse 
d'exercer à travers les âges, sa mi.ssion origini^lle, 
en déversant sur le monde, le bienfait de la litmièrè 
éternelle. Jésus-Christ lui-même, ainsi (|ue nous le 
chantons dans sa T'réface : lumen leternum ninndo 
effndU , Jesnm Chrislum. 



LE ROSAIRE ET SON ROLE BTENFAISAXT 
DANS r\E PAROISSE. 

■Il est bien juste que non .seulement les fils du 
■ patriarche Dominique, — qui le doivent par état 
"et par vocation — mais encore tous les prêtres qui 
"ont charge d'Ames — quotque animarum rurato- 
"res — s'appliquent arec zèle à multii^icr ces Con- 



223 — 



■frérics et à les maintenir dans tonte lenr fervenr " 
l-ii'titi;i'., 8 sept. 1898. 

l'f 11 Cun' d'Ais, nioit en 1H59, n'était donc 
<|iio de ca|)acit('s intellectuelles a.ssez ordinaires.jus- 
;iiie-la (|iie les examinateurs diocésains hésitaient 
H I admettre au sacerdoce. J'our les tirer dVinbar- 
las le vicau-e général de Lyon leur demanda si le 
candidat avait la dévotion à la Sainte Vierge et 
n citait le IJo.saire. Sur la r'ponse affiiniativejl fut 
accepte. J)evenu plus tard, curé d'Ans, la petite 
cfilise de sa paroisse restait vide, ni.-'nie le diuian- 
clie ; quelques femmes seulement ..ssi.staient à la 
■liesse. Le saint prêtre commenta par leur faire 
ivciter le chapelet en commun, et il sortit de cette 
première tentative, une confrérie du Rosaire Les 
hommes entraînés par l'exemple des femmes repri- 
rent bientôt le chemin de l'église, et, à la confrérie 
di' Rosaire tut ajoutée la confrérie du Saint Sacre- 
ment : la dévotion à la Mère avait ramené la dévo- 
tion à son divin Fils. 

Aux mains d'un prêtre zélé et qui aime réelle- 
ment la Sainte Vierge, la coufnric du Rosaire iwiil 
ritrore aujourd'hui rcnourelcr iiuc paroinsc ni u 
rr.i.iiisr,lant l'esprit de prière, la méditation des re- 
ntes du salut et fusar/e des Saereweuts. Pour ré- 



foi 



mer sa iiaroisse, la plus immorale de Paris, le 

ussi les deux confréries 

crenient, lesquelles la 



érable Olier institua 



du Rosaire et du Saint Sa 



transformèrent au 
fiante de toutes. 



point qu'elle devint la plus édi 



- 226 — 

Saint Vincent de Paul, tHant curé à Clichy v 
établit la confrérie du Rosaire, et par sa parole 
douce et {jersuasive, entraîna prêtres et fidèles au 
culte fervent d'une dévotion qui exerçait une influ- 
ence 81 bienfaisante sur les âmes les plus rebelles. 

Saint Charles Borroinée coniinenva la réforme 
d? son archidiocèse do Milan, en introduisant le Ro- 
saire dans toutes les paroisses, et il faisait bientôt 
la consolante expérience de la vérité des paroles de 
son ami, le Papo saint Pie V: "les fidèles, grâce 
a cette dévotion se chamjèrent soudain, en d'autres 
hommes — cœperunt Christi fidèles in altos viros 
repente mutart — ." Coxsupvekunt.. 17 sent. 1569. 

Le Vénérable Vincent Marie Orsini, dominicain 
qui devait devenir Pape solIs le nom de Benoit XI II 
étant archevêque de Bénévent, ranima la vie reli-' 
Çi< use parmi ses ouailles, en inaugurant dans toute.9 
les églises, la récitation publique de cette admirable 
prière. 

Si cest pour les fidèles, un devoir de méditer 
(page ;ri) , c est un devoir corrélatif pour le prêtre 
de les encourager à chercher dans le Rosaire la 
forme de méditation la plus accessible pour eux et 
la plus fructueuse. 

Un curé intelligent et pieux disait au Congrès 

Mariai de Lyon, en 1900: "Je viens d'une région 

qui, depuis trente ans, a lamentablement baissé 

dans la foi, et conséquemment dans la pratique 



— 227 — 

■religieuse. Hélas! cette situation a commencé 
mes confrères et moi l'avons clairement constaté' 
le jour ou nos prédécesseurs mal avisés ont négli- 
fle le Rosaire, pour donner la préférence à des 
-lovotions bonnes sans doute, mais cibsolument in- 
suffisantes i>our faire face à tous les dangers de 
notre époque. Nous ne nconquerrom le terrain 
perdu qu en revenait au Rosaire." 

Que les curés voient donc à établir la Confrérie 
dans leurs églises. Si elle f xisto déjà et que par la 
négligence de leurs prédécesseur.s, elle soit tombée 
en désuétude, qu'ils aient soin de lui dcmner une 
nouvelle vie et de rendre aux Ames confiées h leur 
l'Iiarge ce merveilleux instrum.-iit de sanctification 
dont elles ont un si pressant besoin. Klle préservera 
I innocence, maintiendra la jeunesse dans les habi- 
tudes vertueuses, fera pratiquer le zèle et la cha- 
nte: par elle la piété sera honorée, les Sacrements 
rcquentcs, les dimanches sanctifiés, les familles 
heureuses et bénies. 



r.E ROS.VIRE ET SA RECITATION PUBLI 
QUE A L'EGLISE. 

1° Le Chapelet ou tiers du Rosaire doit être récité 
chaque ]our, dans toute église cathédrale." Supre- 
Mi., 24 déc. 1883. 

2" Dans les éç/liscs où la Confrérie est établie le 
Directeur aura soin — autant que faire se pourra - 
de réciter publiquement le tiers du Rosaire, chaque 



228 — 



l"iir, deviiiil l'nulfl df In Conft 



<lc Im Si 
1N<.)H. Tlllll 



unie 



ne, .surtout luix fêtes 



III iiiiMiAr., XI II. -2 



oet . 
<(H )),„/,/.9, csMi lenii (1,. réciter ou de 
l'iirr rrnirr i>iihi,<ii,n,i,„t . le lt<,snirr r itirr rhnnn, 
xniutiu,'. SAi.iruiis., ■J4 dc'c. Issrj. 

••i" t)i,m iimtru tes rijlls funuisninUs , nièiiie celles 
'>M lit Cotilivrie n'cm p.is (■liiblic. «j, ,/,„7 ndtn l, 
iiirn (ht Itusiiirr, Irx (linunirhoi et Im joiirx de frir 
S.M,rT.\HIS., -24 cire. |SK:{. 

4" l'iiiddiit tiiiil le iiinl.1 d'orttihrc justfii'iiu -J ,<ii- 
nnihrr. lu nclhilluii imhliqnc du Rosaire doit s, 
tdirr, ihiuiur jour, — daus toutes les èqllses et ora- 
toires imblles — durant lu Messe, „a laprès-mldl dé- 
faut /(■ Sauit Saeniueiil erfiosé. SrpuKMr., 1 sept. 

■)" !,;■ Iliisalre csl Ni prière de t'Iudlridu, \;\ prière 
de la taïuille, lu prière de la paroisse, ]n prière de 
flù/lise toute entière, cl celle dernière l'ii enrichie 
de précieuses indnl-ences selon (pril icvét rufif on 
1 mitre d? ces conditions (piif^e ll.")i. 

■Mi" I5ieii élo(|iieiite dans sii simplicité, la fervente 
piété d'une |)inivre Mission de Noirs: ■'On récite le 
"chiipelet, tous les jours, à ré<r|ise. et le Rosaire 
■■cnlicr. le (linianche. l/iin deux a récité le Ko- 
^■."aire entier, tous les jours, durant (piinze ans, 
"pour ohicnir la conversion de son épouse." Ex- 
ilait d'une lettre de ^fgr Lainaze, Vicaire Aposto- 
lique de l'Océanie Centrale, en date du 12 oct, 1Hft7. 



h 



KKICXCITIO Dr |{ 

7., 



229 — 



• isvriii-: (oMMi; i'iji|.:ij|,; 



l'riii.K.irr:. 



■■1;^ •:;;:•'-'■"''■'- 1-- -- ':,:::,: 

,''''''<' •«''iMMiMioxist, ,.nt,v,,|...srrm.s,,M,|,.s sol 
,.|« HOMs h, „,.•.„„. ,...,.... Ainsiso„„MV.. , i 

en,l,h,l,|...s ,,ri.'.,.,..s, ,r,„J ,„ ,,.,,,,,,. ,' '' 

..;■" '";'"^ '■'■'"1";"-- ■■ x-i.ui.i^,,,.. M' 

'"•/"«. /,„ ,,,,,. ,/„ s„i„t Unsnirr n\-s\ r' 
<ll'-n,r,nr un sourrnir ,h rrs triomnhr, ' 
)•-' sept. |N<)7. 



liTSTISSIM. 



Illtcs 
sur 



• |IM.S 

Ar- 



l^>-: HnsAmK A ,;k,„.isk, coMM,, ,,nK,,H ,„- soni. 
'■Hcll.. 01 l„„nl,|,> ,.o,.t„M„. ,ucoro <■„ „«„..■,, ,]„„. 

oonmiun. Sr..„|.:M,., I s,,„. |,ss;i " 



'•"•ts < M p,,,,n. visent ,'. r.ftVnMir „„ à r.„. ..,..,: 
«,f.ante contnm.. s„„s h, fonno ,]„ Iw;,!,; ' 
que lui-.Mei.R., au sif^niil ,],. 1„ cloche le r.Vite 
pnl.lK)..en.en, avec ses paroissiens, à l^,ut. Bil^n 



— 230 — 

que nous ^,. riens de préciHor. ,,„f,,. -.m; _ j,^, 

pu« „u,t..-.re facul.a.ive. ,„ais ,m .lovoir. Ce «en 

. onner un excellent exemple a,.x fi.lMes et les en 

laquelle tant de grâces sont attachées. Kn cas d'Kl. 
sence ou d en.pêchen.ent. rien ne s'oppose à ce ou' I 
«o.t suppléé pour présider la prière par une né, 
Te7: fPf ^'?-'^"- ^ ''--ce à'cSt effet 'au 
lesie 11 ny al,, rien q,„ so,t un fardeau nouveau 

intnr, un devoir pour tous. 



I^K ROSAIRE AUX CATECHISMES, DANS 
LES i^COLES, SEMINAIRES, ETC. 

Le Catéchisme Romain contient un chapitre en 
ler sur le Rosaire. T/enseigne,nent officiel de 
Eghse est a,ns, mis à la portée des enfants invi- 
tes a prendre dès l'âge le plus tendre, l'habitud,- 

enci'Te" t ''\'""i^ ^''''''- ^^°- "'--« P- 
encore ce chapitre dans nos catéchismes, mais 

1 obhgat.on pour les prêtres de voir à ce nue le^ 

dans"! ?''",?"'-'".* ^^"^^ ''' ^^'=°'- -'««i biln q,'e 
^ans les familles, à réciter le Rosaire, doit paraître 
élémentaire non moins que sacrée. ap;ès tource q , 
a ete dit sur le suiet. ' 

Le Congrès Mariai de Lyon en 1900, exprimait 
le vœu suivant qui s'impose par son caractère prà- 



— L>;ji — 

•Vue dans .„us N-h (vUIs et paruls séminaires. 
«Ions Ifs o,ll,.f;os et |..-nsi„n„at.s, tant <k. .Vunes 
„|,ons .,no ,e j.unes fill.., o. R.'.n.'.n.le.non în 
"..tes les écoles ,atholi,,„os, on énonee to.nonr 

. ..pelet. non seulenier.t pendant le mois d'oeto- 
IJie, mais pendant l'année entière." 



LK ROS.MRE 



BASE DES .\UTRES CON- 
FRERFES. 



Les n.enil.res des diff.'renles confréries on .s.K-ié- 
tes |,arois.s.a es devraient commencer d'abord par 
H .W-e^er à la .-onfn'rie du Rosaire, selon IVsprk 
<|... a don,,,, naissance aux a.sso.iations de ce m-nre 
An.8. selon a règle prin,ilive des Congrégations 
de la Sainte Vierge, on ne pouvait y Ôtrt ^çu sans 
avoir ete imparavant enrôlé dans ïa milice du Ro- 
saire Le Pape Grégoire XIIT. ù la demande même 
d. Gênera de a Compagnie de Jésus, en fit l'objet 
dun décret spécial : CuM sicuT accepimus., 1 avril 



— •-'.•{•.> — 



'■'- l''"S.\||;|.; |,.\xs 



"'•:i,i(iiKi',sKs 



^'■^ <■'>M^lI■^•A^TEs 



■(.)ii 



l'inhiiii 



'"Il rrdoiil, 



'•^"ll'iii: <:ilc;il iil)i,iii,. | 



Mil, i-, 



i'i:Mi;.\r,, 20 



liijiisirioili |in 



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|>is .s'iidili,.,- l'i il 



l"'i'iii'*«i"ii <lli .sii|„',i,.|ir. 



'•■m. ciir il 



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>iis pnVisi'ment eellt 
i'f-'«\ lu plus fjénérense, 



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oiir marche diC- 



'l'^n, non seulement elles 



SUJ- 



::t;i 



\yit Mvec MM „in.,i„ r-.-,.nii,MSHiuil, l,.s ,„,livs ,|,. 

l'.yllsr, m„,s \„1,.|„ ,|;,,|s «•>, |l|„i,„|,vs ,liivl„,fis 

'" """"■'•'■ 1^1 l'I"-^ |.n-. l,.„sr .■oniM,.. I;, |,|„, |,„.„r:M- 
SlIIltC S1I(I\C};;||-,|,., 



HKMAKVIKS IMI'OKT.WTKS (OWKnx \\T 

l/KHK(TI().\ (.\\()M(,)IK HK |,\ 

<"M'l!Kl;iK i»r i;()s\ii;k. 



Miiiiiv (i 



il SCIll II' (llllll 



■Mi'iiil (!,■ l'Oniiv il, 



,'iliT, a CCI (.|'lc(. 



•1 l'ii^cr- la (•(.rili.'iic. || 



Il CllcIIIS 



(l'Hina il 



• I n \ a j)iis lie 



lin |>iclic lie son Oiiliv, cl ji'i 



iiK aiilr 
II. IV, 



i'oii\ciil iliirnJnicaiM ilai 



!■ jni'li-c aijici' lie 



•-"■ 1, 



•I. iNi).'- 

I cDMlrciic lin I 



'Mljllc. I 11 



is le V(i]siiiai,'r 



I l'IMMiM. 



oiitfs les <'i;liscH on clia| 



fidèles, sauf ilaiis les l'trl 
iloiiiinieaiiies, à inoins "| 
Ibid. V. 



Il • nie |>cill étiv ciio,',,, ,|.,||, 
«■Iles |iiil)lii|Mes oMveiles aiiN 



Iles li||j.>icns 



lin iiiiliill lin Sailli Si 



•'*" Lu Conf 



alise ilans lainiell 



rené ri sic iiij 



l'paiiihl, iiicni Ti 



cett 
veli 



lllelle on I a i'ii"i'i 



I' ef^llse étant (li'inolic, oi 



Si. 



e sans /( 



(■ liliiiif ninihir 



1 en eonstiiiil 



re|ienilaiil , 



une iiiiM- 



iiie endroit ou à nu 



piMtH|nenicMl an iné 



trentaine de pas, cette d 



f ilislance i 



1 l'xecilaiil 



erniere ('laiit 
lii méiiip (lue la précédenle. il 



leinent 

(riiicx lie nouveau la ( ontrérie. Il,i,|, V|, 



eeiisce inora- 
11 V a lias à 



— 234 — 



— 235 — 



ERECTION DE LA CONFRERIE. 



pendanTet'Vrr '" ""' '' "" ''''''''• --'' 



AVANT L'ERECTION. 



A. 



Conditions du coté du curé, 

1* Le curé aura soin de s'assurer d'abord le con- 

llnSTvlZ' '^^^'^'-r. '«q-l faisant défaut 
rendrait I érection nulle. Aucune formule spéciale 
n est requise. A la rigueur, le consentement de it 
veque (non la simple signature) au bas du diplôme 
suffirait. S. G I 20 mai isofl r< "'P'ome, 

A^ vr>r.A- ■ ^Z- "" ™*i lo96. Ce consentement 

dp l rr/7'' T P*" "^"'^ P**"' ••établissement 
de la Confrérie dans une église de Dominicains. 
o. O. L 25 août 1897. 

i.L^,T v! f^'''"*' cathédrales, outre le consen- 



— 236 — 



3° Il suffit que les lettres testimoniales de l'évê 
<!>".' soient obtenues simplement avant la cért^monie 
<ie I érection. Pie IX, 7 mars 1863. 

4" La règle ordinaire pronuilguée par la Bulle 
g.-.KCTMQr.,.:., 7 d.'c. 1(504, veut qu'il n'y ait qu'une 
seule c,,ntr,.n,. du Rosaire <lans cha<|ue localité Dan. 
es villes ou d est opportun d'en avoir plusieurs 
/■veque peut de sa propre autorité, en permettre 
.-rection. Dans ce cas, il dispense de la Constitu- 
tion ^,/r/r«m,Mr.. Dans les lettres testimoniales 
.nent.on expresse doit être faite de la dispense ac- 
cordée. S. C. I. -20 mai 1896. 

•)" I.e Vicaire Général peut .lonner l'autorisation 
requise, pourvu qu'il soit déléffué par son Ordinaire 
o<l approbaiidas vonfratcrnitatcs. Dans ce cas il 
doit dans ses lettres testimoniales - quoique 'cette 
cond, ,on n en«ase pas la validité - faire mention 
d. cette délégation. 11 peut, à la rigueur, se con- 
tenter de donner son consentement, de la façon nue 
nous avons indiquée pour l'évêque. S. C. T. 2 août 

I HoH. 

■fi" Le Vicaiiv Capitulaiie, de son droit propre 
ne le peut pas. S. C. 1. 23 nov. 1878. 

7° Xous donnons ici nn exemplaire des formules 
dont pourront se servir les curés et les Ordinaires. 
Le curé fera bien d'écrire la sienne et celle à être 
signée par l'évêque, sur une même feuille de papier 
de format correspondant à celui du registre d'ins- 
cription où cette pièce officielle doit être insérée 
ainsi que le procès verbal d'érection. 



— 237 — 
Jlliisliissinio iic Hoveiendissiino 

ei)iscof)o 

KfveicndissiiiU' Domine. 

Kffo, iiifniscriptiis, lec-for ecclesiii' 

I!' ''"'"■• ■.-. .•■ '■'"ff'''' Confrnternit'iiteni 

^. S. Kosaiii m pia'flicta ecclesia optana oriseiv a 
I ua AinphlM.line etiixe postulo. iit litteras testimo- 
niales ad hanc pra.dictam Confratcrnitatem rite ins- 
titiiendam nec-essarias, niilii ii.ipertiri bcni^^ne con- 
cctiut. 



Rev. 



•Iiixta Kescnptiim Sacne {'ont;iet;atioiiis Indul- 
aenUm Reliqmisque prapposita', de ertctione et affgre- 
S:ati()ne Confratcniitatiim, Ronia- die 20 Mnu IRQfi 
i> «S. i:)no Papa nostro T^eone XTTT confirmât. un' 
consonsnm nostrnm ad pra?dictain Confraternitatcn.' 
III i)ra?dicta ecclesia erigendam impertimur 



L. liiS. * 

Episcopns 
Datum die 19 



— 238 — 

■ocalil/ Te Strïevr?""" f ^*^«^''« «^^^ <=«"^^ 
«aire à son Jvêoue 7,^^ demander la dispense nôces- 

-nte.„enTdrnT;,;!;'Var: "'"^ ■' '^^""^^ ^ -'- 

Prwterea ex (wtestate Nobis data i„.r M« n x- 
r^eonem PP. Xiri rescripto diefgo Ki Iftqfi h 
pensamus super ConsfiM.fi^,, Ai ^^°' '^'^- 

.neode.,^iSit:rs;?s:;'^*--«' 

J-*s. ^ 

l>atuni die ^g 



Episcopua 



General, le cure s'adressera au Sunériei,.- Ha„ r. 
tout au long prenom du curé, 



239 — 



10" 



Le tublvau du ilimin- doit leprt'senter lu 
....... e Vii'if,'.> donnant le Rosiiiiv ii suint Jîomini- 

qiie. h ini;i;ji. dite do \o(ie-l),iinc de l'onipt'i n.. 
«iiiniil en tenir lien. S. ('. H. 10 fév. 18!)0 On 
(HUit w piocuier c^tl,. inin-e clicz les Dominicains, 
l'r, I ayant fait encadrer, hi pincer sur ou prrx de 
ImiUl du llosnirr. Klle n'est j.as strictement né- 
eessaire, c'ependant. In {jroupe .le stali-s, nn lias 
itliet, une peinture sur vtrre, toile ou p .er repro- 
duisant le n.ênir sujet, répondraient au but La 
bnudictum soUhiu'Uc de ce lahiniu ou qrounr prend 
place, le jour de l'érection. 

Il" L'érection peut se faire n'importe quel jour, 
mais, de préférence, «n dimanche, une fête de la 
Sainte \-ier<;e, ou encore une clôture de retraite ou 
de triduum. f.e curé s'attachera à faire comprendre 
a ses paroissiens, qu'il s'a-it d'une chose impor- 
tante et particulièrement chère à rF:frlise en ajou- 
tant — détail utile — <p,'ils n'auront rien 'à débour- 
serpour profiter des avantages qui leur sont offerts 
y« (/ annonce aussi, à l'avance, la bénédiction des 
rosaires, et, s'il le juge à propos, des cierges et des 
roses. 

12° S'd croit bon d'avoir une réception solennelle 
d associes, avec cierg.s Tpage 252) , qu'il leur montre 
dans cette cérémonie, une manifestation publique 
de confiance dans la meilleure des mères, leur expli- 
quant soigneusement le sens et le rôle du cierge à 
la mort, selon l'esprit de la Tonfrérie. Un mot est 
aussi à due sur le caractère facultatif de cette récep- 
tion attendu que du côté des fidèles, l'inscription 
seule est requise. Pie X, le 27 février 1907, accor- 



dnit 



■240 — 



""«' indiilo,., 



(>')iir ci'i 



"■'■ l''''"i'''v ;m,x «•..n.liiioi 



"'■s ;>r<)riMw,..s ,|„ I 
'il ri'ci'|)|j„ii 



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'il ri'iKniitii 



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■' ''l's iicinciiiix 



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"••'Ile cl (lu pn,,.,'.;, 



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l'iirs iiiinii 



<rrrli„ii. nloi 



f'oiirnuil 



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iii.i- I 



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"'■ 'III i-c^fisti-, 



|>rciuiciv f 



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ircciciir 



•■li'l, h 



IIICC/I 



joiir (Il 



i|'|>os;int 



|ll<'SCIll( 



II 



OIS. 

>*i^ii.ilii 



/c 



|icisonnclli 



Il est 



cxcrç.-inl s,-s foi,, 
-ii'i'-cMi les inscri, 



llll((ll! 



Il-C llll 



l>is (I,. ,.| 



)iiis iirccssiiir 



uiiiitM xdinit 



'IIICIll llll l,|v(, 



(les listes 



'iciiiillix 



14" (I 



'|iii lui son! 



IKir ili 



■«' f|ii on 



" ■iiiifil 



'Ir hl 



«>.s( 



Siiiiilr I 



cc-nscill(>)- 



CMsllld. ti 



•''■ iiilirniriliii 
iiisiiiisi.s 



tn-x 



(le .ST 



l'"i-*c (1,1 i,s les ,), 



'■' iiiie iiiilre pi 



/(•/•(/( 



"cessions onlj, 



proriinr ilni.r >,t„t 



Il IX 



"'^ <llJ.'Mltiiiics ,I,.s 
sioMs |.ln.s solennell 



P'iis jn-iinde p,„t 



'""^ i:!^'i'e .,11,. le r)ii-.ete,i 
';'ii-«<1c'm ronliéiir 



sociétés 

les. 



sur hiiinci 



l'ilfcissijiles. 



iiiix pioces- 



brr (I 



'P plVtlV (|( 



<■ iiiniiiirh (1,1 II 



ire ù 



puissent y I _ 
côt(''s (le cette (] 
f-'ne exaetenient 
le fniit rjue l'E 



'vni ,çc 
'■iiiin 



/irociirn- u 



" ccridiii 



(loiir 



IHIIII. 



("isir c( 



que ses paroissiens 



qui concerne I 



''■vn(i<in. et r,„p l„j., 
,«111 'il niiitiere afin d'en 



Si'iinds 



lise et les â 



nenii- se rensej- 
'l'pn ,)iirler avec 
mes en attendent. 



— 241 — 



Itl" I 



«iiir icsiiMicr 



l'iiirnicaiiis ci 



l'ii'iic iiiira ;"i (Vri 



l'tilil.S 



|)IMlll|MI'.>, (II- 



il I i'\ri|IH', [■(■■j^l 



n> aux 
'■'il il I iiviiiic,., les 



<l iii.scn|)||(:ii, cl Ici- 



il'li'iiii (In liosiiirc, si 



lllICll- (le |) 



1''^ plus |ii()|)i(.s ■;, intcic 



I iiii\ liiiiiii.»,> 



l'llil|lclcls, llillIlLIC 

|)|-iic('ssiiiii, rc;,'isln 



■!■ |. 



-QU'IIS, les iiiinijii 



iir picic |),,iir Afii 



l'ii' 



CnVDrTIoN 



^ i>i' ciii'i'; iiL- 
l'iii'n r.'i:iii:(Ti 



l'itiTKi-: iii';f.K(,( 



"N. 



1 " Hcl 



<ir lii ('ont' 



IfiKMIX <iii si'culicr, le 



riTic (loii avoir étc ilcN' 



nvliv <|iii fait l'crcft 



ion 



<i/'n<'ial: •■:\lii-isi:.,- I',;,,! 
(liftH'lc et iiiiiiicdiaic |)cr d 



iiic par le ^rail|■( 



ii;;i'i-e soient 



fViiternitiit 



iilii (iflieiiiles () 



l'iiloniiri cri;jil non 
iplDiiiii siciil eiiMiiiiiiniier 



inii.s, sed erifiil per 



iiliiiiiiii |iro suis ('on- 



jH'i' Main eoininiss 

Annci IV, .Tiilio 1S<)C,, p. .v,)4 

-" 1-e (li'l('oiié i|i)il avo 
«l'i'ivction (lu (n'ncnil ,les ])( 
•sation (Vrite de TOrd 



P(>|- siios depiitalos, seii 
Aniilcetii Doiiiinieiinii. 



Il' CM lllill 



■t 



cssenlielles, si I 



miiiri-. Ces d 



'iiimiciiins et Tant 



le (liplonie 



ori- 



>i('n (|ue l'iiMc ou l'aiit 



'■UN pièces sont 



Il lie pi'iit passer outre, car I 



l'c iiiiiii(|uanf , 



S, ('. T. -lO 



niai iK'.Xi 



l'i'cclioii seiiiil nulle 



•r II 

ronji, 

Miiîlrc ( 



("Si encore li 



'|iiis d'avoir soumis au rimi ,!,• 



'"■(■, le Ciiliilouue des Indiil 



•ni'ral. I,a cl; 



iKini ol)lij;e nous /h 



ciitio)! d'iitditlfii 



:'nces re(;ii du 

:iuse prariii .(-(Kinitioiir Onli- 

I' ii'iniiiiuii. 



Illrnir ,Ic nidlitr ,1 



II''", ri (jclii Idlir.t niiol 



liiitlics lin, qnoU- 



— 542 

indulgentiaruni f t «5' „' ^'^"^'"'''' ^ ^ommunù-atio 

confraternitafes hiudZT' u \ 'l'^Penentia const.. 

bâtas renuanere • :\,ifr" '■'''■'™. ^''^*'-"-o <»- 
592. ' '^" *''^' '^""° IV, julio 1896, p. 

Il n'est point nécessaire oiie lT>r,i; • 
Paf écrit, au bas du Sommaire o„^'"T' ■"'^'^'"'^ 
naissance: connitum J .l' ^ ■ ^" '^ P"» con- 
10 août 1899 m l "'"f'^nttcum, S. C. I. 

est en place et en ".'.n' ?"'''"''' '^" '' ^^°" I^énir. 

données au prie onî/'' '"" ''' '"«^H'^^'ions 
prure ont cte comprises et suivies 



— 243 — 



II. 



ERECTION DE LA CONFRERIE. 

Vierge. q..e tnl^","; ^u? "ï"ra?o'^, '""r 
versets et oraisons qui s Jvent :' ^ ^"■" ''" 

R.' Deî aSk-' ^'T T"'"''' P«'-'"-nsisti. 

V Oro ^^°'*"*.> intercède pro nobis. 

K S dLV5''' ^''*^ P^*^^ I^°'"ini'=e, 

V Salvnff '^^"^''^'""'- Promissionibus Christ! 

R Sr ' '"'^''^ *"°^ «* *°^i"as tuas 
«■ Deus meus, sperantes in te 

V. Domine, exaudi orationem meam, 

ii- Et clamor meus at te veniat 

V. Dommus vobiscum, 

R- Et cum spiritu tuo. 

OKEMUS. 



— 244 — 

3S;n=;!;'',,;r™!;».,.;î,.-eM,, 

::,;zr ' -"""--^^ï:;™;;;::: 

'""«vdf, <|iiMsi,iiiii.s „iniM,>ot,-iis l),.,w Mf 
V,.,,,,,,. ""■ '■""•" "ostn, patmcini,, subl,.- 

.'.•'ie;::;'t;;j:;r'::;,!r"';n "' ^""""'"- '- 
'"-"- no,nintn. Si:^:''- ,'^:::^"'''^^"^- ''- 

4" T.e prêtre (l,'|,-rf,u-. bniil vnmitc !,■ inUi, 

'," "filant les prit-rcs suivantes: 

\- Doniintis vobiscuni, 
■'■ Va cinn .s|)intii tno' 



OREMtlfT 



On 



'ninipotens seninitern.- n ,^ • 
'■'"" i",;,oin...s si ! .7f „i,.? ' ?"•' «"»<^f"'"m '"o- 

f" i.'s ,.;,.,, !^ ' "'^^ "'•'.''"^ '■"•■iwis intuenmr. 

"en. in lu /.;„.'•■''''"'' 'l"-«""'"« in.afii. 
Hosarii n^ r ( ";;"'!'"•'""" ^^'"'««im- Man,,. 

'••-7 >>^éT:,i;;r::^iriT^iri=.ï-; 

fe Alauam Rosani. necnon et Beatnm Domini- 



— ■24r, 



«■litii Coiitcssoreiri siippliciicr cclnv ,-\ | 
ilii.Til, illoiiiiii nicrilis <.| ol,|,.Mtii a I, 
(«i-N'Hi'iiti et .•.■tcrnaiii «loi 
J'er ('l)iistiitii Doin 



lonoiiiri' stii- 

atiaiii in 

li"" "l'Iii ( in fiitiinini. 



.")" Il 



inoiil 



miiiii iiostnini. An 
«■ <'ilsiiilc à jaiihl. ,||, ,.,•,,,'. ,1,, ||,;v,|,|. 

laiilc vui\. 



«II»', fl, toiiiiir vers I,. |),.iip|,., il Cii, 
les di'claial' 



ions snivand's 



/•. 



!l<> 



Irai 



ir S. 



S.uri Onlliiis l'r<i(litiili,niiii 
.isliiii Mii- 



"■'•'A. A. Siiirrdos) ntmiiiif UirirnuU 
'liftn (lrn<rali.i ()riliiii.i l'r/nli,<il 
t(il< iiiilii (I iir,t;li,l(t MiujisI 



fratcniitdt 



\ 



in loco 



■III .Sarnitissiini Ho/iii 



(iriiiii il (iiiiliiri- 
ro coiHiiiiniKi, liiiiir Ciin- 



\. ,li 



rii i:i ccilisiii Smirli 



fratcniitatib 



(insix S , irifio. iiislilui, ,1 rmtaiii 

III iiiiiiiihux iiifliil(i(iitii.i, 

'(if!(irii r<iii- 



iiixtilutniiujHc ilrrlarii, ru 

UratiU ac prirUrijHs a Sniirta Snir SS. "l 



'11.1 voiiccxxin ,1 coiiriihiKlis. 



M< 



.V. .V. 



(111 nom (In 11,'vrriiiiUx 



Cintrai de l'Ordre des Prcrli 
Inutoriti' qu'il m'a dri 
lie ('(jUsc, In iimjn 



Miiilrr 

rurx, (I ,n rirtn dr 

■(jni'c, j'inslilnr il rriijc danx 



I 



ifrf/r Marie Mère dr /) 



rir dn Trrx Siiinl I 



ti.iiiirr I 



'Ir h, 



ri inutit 
dni 



iirr iirrr 



danx I 



iiu. Jr la drrliirr rriiii. 

lonlix Irs qri'irrx, pririlrqrH rt in- 

i ■irnnil rdiirrilrs 



Ujrnrrs ijui lui mit drjà rtr ou la 



arrnir .par Ir Sainf-Siriji 



XoTK. — Cette formule seul 



fl' lie l'acte d'érecti 



le suffit 



pour la validi- 



suivantes I 



i y ajoutera les déclarât 



esqiielles. si elles ne sont pas st 



ions 
rictenient 



nécessaire, doivent toujours d'après Fontana O T> 
I -^fonumenta Doniinican 
nuenient : 



p. 44) être faites pubi 



— 246 — 
«./«,./;,. ï;^';^^""'''' '" Confr^e, sont le curé 

r/rS AZ f"^''"'''* '''-'^««'''- '"'»■* '^'^ tout 

/3° Nous déclarons enfin nue s'il „\it„M-t j 



— 247 — 
wrro< (Il g Doniniicnlun, 



Wl. 



APRES r/ERECTrON. 

•2' /it'cfiptton «oZcmc//,; des nouveaux Vonirhrs 
Rifroureusement parlant, il suffit pour fai.vpard. 
de la confre^ne du. Rosaire, .l'être iVscrit sur 1 . 

<IHes, I sera bon d'entourer cet acte, d' mie certune 

I on ^.ent de henu-, ,1s sasenonilleronl à la ni „-e 
qn lis occupent dans réalise, et le déléj^ué ou lé 
recteur récitera sur eux, cette belle prière don no k 
donnons avec le texte, la traduction! page S 

à On donne ensuite la BrnMictinn du Sawf-Sa 
--».«/, afin que Notre-Sei.neur ajoute de ni S." 

4° Après la Bénédiction, on pourra noif rhatitrr Ir 
le Deum ,o,t hre un acte de com,r ration d la 
parome à l'aimable Heine du Rosaire (p 202) 



— L'48 — 
'llnam. '" ''""' "■"('"•minlr, ,l/rOr- 

'le leur i,,.scrpt „,'!';■'''•'' ""T'''^ l"""' 'e jour 



PRERTRS nr ROSAIRE. 



'">. Sont '. llp" J ™".'^''1"'^"t 'Z'"- /'"«r /«p.. 
'' '^' " I- '- A ™e „„,,ve,,, „£:i, £'J-- 



— 249 — 



l)rcs, ni 
fiertrcs. 



il une iioiivflli- l)i'n,'(licii()ti .Us 



ros;iiie.s et 



l't' -'Il luiii iHWd 



fiit if lU'fiiiit >,,ii I 



It's confn'rics du | 



l^isiiin-, .|iiel(|iu' 



'iliKiiic (Icfrrlinii _ 



l'il les fui uMuliifs niillfs — „h 



foniielle : /)( raili 
l'H 



1890. 



f^'lise. ADiilccfii I). 



ont ('I(' l'ohji.t ,|-,| 
s'('teii(]iint 



'■'■ ■loiinitiir. 



ClIlliX. 

no su lia lion 



|>. 501. 



>iiiini('an 



toiitt 



11- Aniiô IV, juli 



iiiiitlili 



~ juin l'.RlH, 1, 



('tiiit it 



niôino |)iiviltW ,|t 



saiiatidii 



Cou fr, ries ,.>/(/rr.s- ,(/ Cnuid 

"(<ii contivii 
pleine existence 



noiivt'ié ,() (iivcKr tir IohIcd I, 



JMs<|irà celii. dati 



perdu les Ictti 



le lin Ixosaiic ne laist 
eiin()iii(|ni- dans uik 



■es piitcntcs aillolis 



pas d'avoir 
é^'lise <|iii a 



'lient. |., (iivii ini(. lo (jijf 



inl son ('tal)iiss('. 



MOCIIIIK'nf 



!)(' 



iithcnl 



iqnc 



en soit proiiv.' par (|ii,.|(|ii,. 



s lois, si l'on peut d 



S. C. I. 10 

r 



leinonti 



"iitrerie, «n temps inêine de I 



aont ISiMI, 
■xisteiiee de h. 



protocole d'éreetioii j 



1 sanalion, par le 



d: 



ii'is lin rcfristre, par ,|iiel()iie | 
■'l'Peil que le diplôme d'institut 



'iif exein|)le, par une ment 



pour eette .V|j,sp, i-, c,,^,,' 



eanoniinie. 



l-erie 



ce écrite d'où il 
ion a été expédié 
1 pleine existence 



en écrire à un couvent de Dot 



'oiir certains cas plus parti 



iiliers, on fera I 
iiinieains. 



)ien 



— 250- 



LE DIRECTEUR KT LA CONFRERIE. 

succède ù cette diarVi 7 Protnnpore. Celui qui 

^'° Bien PS ceh i o ,f'T n^'''"^''*''"^' '>« Z"'-^-- 

<■« *a préseLT'TA ^" .*''^«ence, soit même 

'l«ns l'adnnnist^a i„. d' t'n''"' ''"'''''' «""« '"'• 
'l"'i' le juge onnor" n M ' '"'' *''"*'•'' '«« ^^'^ 
le *«6rfj/4;/'^^'\J''>e,^u cependant pas 

nonii:;;^!^^ pe"ur:x:s"^°* '^°""-« - 

oi'. existe sa Confrénvlf , ""' P°"^°''« <!"« là 

ses fonctions de Stet'"" '' *""P^ ""^ ^"-"^ 

noL';,: pirs:;::;?:!;^^^^^^^ ^"v^°^ ^^^'«*-- ■- 

«ont en n,êu e fem ' nf ^"'f °" ^«"égiales qui 
Joyen du clâpitre ,aisT°""-''''- "' "'««' P''^ le 
de .a Confr.rirÂcrS^:^E. r/f '^ ^'^^«'^^ 

roLi^K ettt'::^iJr^°'V°'^^''"'"^"- «' lè- 
vent, qui' est le DSeSt.^TbJd;"^'"^"^ ''^ ^-- 



— 251 — 



LE DIRECTEUR ET r/INSCRIPTrON DANS 
I^A CONERERFE. 

Voir )). 144. 

1" Le Décret .lu 2:i aviii J<J14 „■;, eu pour but 
^r,nene;,u.nt expri,„é ,ue .le proférer hf "l^oZ 

tune, nen lorniaient eependaiit pas partie parce 
Huel. prêtre avait oublié ou „.Ji„é d-inscHœ^ 

ret stre. Du eotu du prêtre, il „y a rien de changé ; 

ov connue auparavant, il est obligé en conseience 

;o,r a ce que 1 inscription des noms soit faite en 

e tonne sur le registre de la Confrérie, les Décrets 

Lue.ï -r*-" ""■ "" '"""^ ^""'^^'"t '<•"'• l'l«-'i"e vi- 
gueur, frma rcn,am'„tr w conscient a oblina- 

onc tnscnbcndi et transnùttendi nomina, iJla 
S'aviîl lÏÏï"' ^- "'"" ^'''''"P'iones.'- S. 

2° Quoique ce soit de convenance, il n'est nas 
nec^saire. toutefois, ,,„e le Dirceteu; soit nLZ 
de la Confrérie. Aot. SS. Ros. n 44 

B.^'.'^'^n^t'SlT ""-'"'■"" ^-''^ -«'^*-- 

</.«x^rôL.f.V'^'" ''"," '" C""»"'-'''''''". "n demande 
<Jiux citoscs le consentement explicite — exprimé 
Je vive VOIX ou par écrit - du Directeur ou du 



I"''liv iiviiiil les F 



'/'//,// 



lion 



'■« rtrhd ni 



K'illlrs (In / 



<iii' I 



/■//>/ 



xosiiiic — 



'• '-'ViMiv ,|i. I,, (•„„,■ 



" >:i/inii.iiis — ri /' 



fonsni.'<ii\- 



i)i.i( 



inclrc (jiij y est 



ICI ]( 



ri/,. 



ilNsocirs (II, I 
IX'lsoilIlcIl 



iiiion 



\(is,'iir 



>*<■. ilVlUlt 



I llNic 



flnciil. ,111 ,. 



''• l<'S |)CPS()ll|)i 



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Ollllllc 



(IMI. c,,,, 



l'I'lll l'IIS. lit 



(• Il 



'"'/*.''""' '"1 lui à ï 



•■n ont |)ii(' 



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liicll. 



<■ inscii|)ti„„ „ 



iiio iiisciii 



Ht h'iiii 
•' l'ii'" n'iiiipoii, 



<■ pîir SOI) ,. 



Si, (I 



'«'Wlsll; 



lin nul, 



"lise, II, ., II,., Il .|,j, 



""•■'•i''llf <'.st ivndne f 



V cod', I, 



cnciir. 



■"^ Moins 



SIIIIS ,,| 



<'<)ii.siri(i.,ii,.|,f ,1,, 



I II ml 



OUI ('I,'. iiisccits 



"Il iiiiti-f, il 
inillil,' (ri„s(., 
ineni, n 



■:i<li 



lionne ,'in 



iiiss,on 



|ii-t',-iliil)!.. 



n<; lin ,(.s|,. ,,|„s _ ,,,.| 



|i"iir niison (Fui 



iiilion — 



I. SOI, s 



ll|l|'')Slli,|,| , 



'III il i'\|iriiii,.|- 



'•";;;m"; ii.i«<'. .\c(,i ss. n 

' ' "" )'i'i'_i<|ii(\ jionr ,,;ii 



iiiissi 



|)"in- l'ciiit 



l'iiv(((>nr (1 



<'i' 'Diil (loni 



«il S|M„,|,|,| 

l'i»'. II. fi.';. 

''1' l'i loiitc iii('|)r| 



"SOIH", 

peine d, 
'■" i-ons(-iile. 

•' lin l)ils (le 



'*'' coinine 



«•liniino |,„oe ,], 



<■ .si^'iier indjsti 



<•• "Il ri'coiiini,in,|, 



(iint 



I li'iilsl 



'Jiie sur. 



nciciiieiit, 
'•e i|lli e.sl II-,' 



f lin 



ini|)l( 



'■"-""^^^^TRrHKTFAHKrKPTTOXsoFFV 
NKFFKDKSCOXFTJKRKS, 



l"'-niVn,,ii,is,ni ,„,,.„„•, ,i-i„^, 
"S noms (les nssoel/.^. ;i i 

'""^ Il ."st ee,,en,],,n( ■, soniniitei- 



'■in-e en font |,.inns 



' ■^'"' -"^-H'-s <|iii on( onlinairen.enl 



— -'ô:^ — 



iii'ii. 



III.'JJCIIII 



»' |»iviiiiur (1 



i'iiniicli,. (lii 



l'KIMIM, Ml ■_) 



..'I I 



I Siiiiil:. \ 
'ii-l. J,S'J8 



mois ou ;|IIX f 



Ot(>S 



"-'>'ri^-- l.con XIII. lu, 



ii'iiiicr,. Coin 



^•"iMiiic loiMnissiiiK 



IMIlIlioll 



|>oiiiriii( ,-.(!■,. s, 



iiW|.tioii soii.niiello d 



uni' cxcclloiil 



liliiirll, 
'oiirK'ii, 
IMJ).ll)ll> il 



11 I{ 



ir 



iii-j,. ,1,1 f. 
'Icviiiit se Ciir 



OSIIIIV. 



A' 



•' OCCilSlOIl 



iNlimssioii pi-ivi'i 



'lilldii 



.?()- 



.T ■] 



1' ncilcr 



illISSlIol (||| 



l'iijilil 



K'.S JUItTcN. 



P"' I «'llfilllt ,s( 



vii'iil (le |),'.,| 
'■'•l'iipfiil (Imiis r 



l'ii iii.im loii 



ir, ils 



r Clfli;,. iil 



■s ;ifji'ii(,iii| 
lis(>, ,.( I,, 



'l'ont l'i 



Mille Mil,, r 



|il'l('iv (loin 



ircctciii- n 



]>iM-f ((u'ils 



''■' ""■""' Ifllips (,11,; I,, ,,,^, 



"oiis (loniii)iis lii I 



'•ilciii sur 
iMdiiciioii 



() 



iiini|i()|,.|is 
iii^^cniii l'iji 



On nuis, 

«i'iii|iil('iiic I 
i h 



l'IlN, <|Ui |)(T „„„•,, 



"i^iiiKiis , 
Ji'iiudiii 



«. iil nos 
>(';;iii (■((■Jcsl 



l'iiindiiiii collMpsiiiii losii 
l'K'ilc iclernii lilH.riir, 



liai 



«'i|'"'- lios fiiliiulos ( 



'« licrduccics ; i 



ii's Socicliiii 



"os (jiii iii|,.|- J.-Jlj, 



l'«|>lCt' (jllMSIl 



l'OKiiiii ('onniiiiii.r 
dciii (iciiitricis I) 
"•'111 lliiiiii. 
^i^'iiiif, lit iiitvr 
lociiri nicrciiiit 



X'MllSsilll.l' \'i|-. 



os et ( 



Oll- 



■111 is Siicnit 



•llliltCllllS 



".' "'■^^"'^■i.iMl.cl. pcr iiicT 
■1 •■(lundc siipiT III 



ISSIIIII 

cjlis- 



'Irillcll, 



os heu, |,.|i, 



Aiict 

IIIV .A|;|oi 



ur. 



Olllilt 



OVCS (lc\t(i|-;|. I 

l'r Christ I 



""■ I" l'i'il'-niiiMi cil- 



iiii. 



<' <|iiii luii"or 



'■I iiiilii il Tîcvcivnd 



ililii. 



«Ii-o (ioiiciMli Onliiijs |'r;id 

'•oiilriitcriiihitciii SS. H 



''^o Mllllllllo V( 

<'l rt'ciiii,; 



SSIIIIO 

H'iitoruin tra- 



Pillllcipati 



"IK'in llldlil;;, lit 



lariiiii 



— 2;)4 — 
im. ^•^■'•"'""'""'' «• O. Pn.d. edit. .Mechl.„i,p, 



^1 



Prions. 

aux joies du Hoya, "! , ^^e C" T' "^"l"^'"'' 
plaît, avec bout,', v 1 / ' "'^''"ei"ez, s'il vous 

soiWI. -T'^'-s-Chnst Aotre Seignenr. Ainsi 

'lans la Confrérie duRosaiYel'"; '" T' '"^°'' 
participation des Indulgences on C" fV ^ '^^ 
d- par le «aint-Si^gf rp:stÏÏ,;-;':{;;:;-eé- 



— 255 — 

"'"«i q--e de tous Vs hi '''•^^■'•^'■'^« IVédiPurs. 

Hosa.ro, iKvon>,,li.s.sent avec I ?i I ' , , '''- ^"'"' 
>"•"; A„ non! du J-èr^ d KjJ ^ f '^' .'''' 



f.K DIRECTECn ET LA BE.XEDlfTIOV Dî.'^ 
ROSAIRES. CJERGES ET RoiÉs 

Voir pages 148, 14<), 1H7-102. 

"«••elle, Inscrite de tën.;P°^'" '" ^°"i^"'« 
Xr, 2 oct. 1898 '• ^''" Pr'inum, 

saires. "^ """^ P"" strictement n.Ves- 

•-9" de des.inafi„n .^'0 ont '1." ?"• ^'"^ *'"""'' 
""'"'• «• C. r lo n,,rs ]ft-° 'l'stnbues gratuite- 



— 256 — 
sienlîl'/n^''!*-^"" '"'*' '*" •■"•••^ ^"PP*"'"' à ses parois. 

ion H tV .^'''f' '"•'?!, P"-"- ""t- «eiile et même rédta- 

,|-«7fPnï ^""'*:'' ;>»« ft conseiller aux Directeurs 
a tacher les m.lMl,rences du Rosaire au cierge e 
K Prenn^re C'on>n.u,,ion, le rendant ainsi S'b 



FoRMi-LF. DR Henediction dF' ^^OSAIRES. 

V. Adjutorium nostrum in n,.mi,„ nomini 
«. Vui fecit oœlnm et terrain. 



V. 
H. 
V, 
H. 



— 257 — 

'^o'mne, exuudi oratio„e.n n.ean, 
ff «'""'or n.eus atl to veniat. 
l'oiiiiniis vobiscum. 
*ît cuiii spiritu tiK.. 



O mil 11.1. 

«a.Tatis«i.„o, Â*n éo n,;;" """"'" ""^^^'^ "t^ro 

" ""Ttuis resur^ere voluist ' nf •*" ^''•"■"""^ 

I'"»estate diaboli": «Is, ^ ' I "^ ""« «"P^'-es de 

f-.'« fideli dicata, l.enè ^di^Î ' f ' "^ l'''*^'^"''' 

'"q"e in donio sua re erèn e 1 T' ''"''^''^■^'"t- 

'"l^ri et perseverinfi rll ! ,^ oraverit, sa- 

vons, et /.articZ olt™'?"','"''''"'''^'' «'^'J"e =on- 
e' indnlge„tiaS>nréd '«"'•'"• P"^"«f^'i"n"n , 

f(i"e Maria De? 4nice°i^ T 'r*'^^''"^ ^ir- 
reatur. Per emndem Dominum nos- 



— 258 — 
trurn Jesu.n Chrintun. Filiu.n tuum qui tecum vi- 

AupcrgantuT aqua bcnedictn. 
••'"timile friinvais,. ,|i. iM'.H'.lirtion, pafre lô(i. 

Foimrr-K i.k Bknki.rtkjn i„.;s Vmiw.s ui; Kos.ukk. 

V. Adjutoriiiin nostruin, etc. 

I<- Viii fecit ciL'hini et terrain. 

V. Dominu, exaiidi orationein nieiim 

ii. Et clamor meus ad te veniat. 

V • Doininus vobiscuin. 

R- Et cuni spiritu tuo. 

OBEMUS. 

Domine Jesu Christe lux vera, qui illuminas on,- 
neni hominem venientcm in hune numduin effunde 
per intercessioneni Virginia .Afariiu matris' tua» et 
per qumdeemi ejus Rosarii mvsteria, bene * di... 
lonem tuam super hos cereos et candelas, et sanc- 
t.fiea eas Jumme tuîc grati.T ; et concède propitius 
"f sK'ut hiTc lun.inaria igné visibili aceensa, noc- 
urnas depellunt tenebras, ita corda nostra invisi- 
bili igne ac Spuitus * sancti spiendore iilustrata 
omnuim v.tiorum cieeitate careant, ut puro mentis 
ocu o, cernere sempor possimus qua. tibi placita 
sunt et nosInT- saUiti utilia : quatenus post hujus 
steculi caligmosa discrimina, ad lucem indeficien- 
tem pervemre mereamur. Qui vivis et régnas, etc 
"'^"- Aspergantur aqua boiedicta. 

Formule française de bént^iction, page ]90. 



— 259 — 



^«- ^^t cum spiritu tno. 



■s l'U KosAKii;, 



JV 



. on r; M us. 



J)a( 



"8 Creator et ( 



lis, |„ 



'"■ Pafi.T 



'"(■(lictioiK 



spiiidialis, tt r 



'onscrvii((,i- .r,. 



frciu'iis liiiiiiani 



(11: 



ir^'ilor .ctcni:!' 



<l"a.s ,,r„ m,,(iis «il, r 



' siuifta l.i.ne if. ,]ic ] 



Halii- 



lias 



^t'i(-rali.)iH. Jfeit 



■'*'"'ii, liodie Til: 



'' ■•<<in|)cr.|ii.' \ 



'S. (iiiji d( VDtioiie 



rosas, 
ac 



ff infiiml 



" t'ni'scnla 



"^'"|i-* .Maria.. R,,. 



I)eii( 



Uilfiii (.( 



' '" fis por virtufen 



•ilictioiicni cclcst 



"'"« <•' }"(in„i,s henod 



lici, 



l'iiisti, (alei 



'qH'llfiida.s irif 



erii : uf 



'. *"'fl-i' Cru ^ cis 



""l"" «'as ad odor 



li'îiii 



«l^'llrci 



"■"iitalcs I 



is .siia\ i- 



"■'" "'•<i|>iind, ut M„i| 



II') sancti 



"l'iiaiio u.sui tri- 



cru "î" 



""« ii|>;>().si(a. fu 
|»!)rta 



l'rint 



•''"'"'«'•'"ii'Hio in iufi 



I3 houed 



vi'riiit. 



'">'l. COIltlfl, 

iiistr 

\ lentes il 



''* "iliriiiitate 
ii«caiit |.t fi 



sou qui oas il, d 



sancntur 



!lc- 
iniitati- 

"llibus Riijs 

'sw'daut dia- 



-'•■ '-'-..^Hion;bu;''j;ir\!ri:i: '^!''--- 



'i'|<"<'<aro (a-; 



'S, ncc aiiiplius til 



"<"iiiaiit. IV,. ( 



h 



Wiiii,!,. f,.,|, 



iV'iis.' de JM'.n.'diVf 



'i-ifii 



)l fsor. 
"1, .le. 



'/'"' hrnnli, 



■tu 



11)11. 



pa-, 



— 260 — 



LK l»(HK( TKIIt HT LKS I NDUr/iENCES. 



I im|H>iliiiic.' (I.'M iinliilfivncps comiiik nctf de 
i'i-vis (les .iiiiis KoiiffiuiHes Jii ]'iir- 



iMisi'ricDidi ^i^ 

(..ild'fc, s'iiii|)nsi' (r('llc-iii''ii 

l.'iiit 



Il loi. (■ 



■''lit |M'ii liiriiiliMiis(' iivcc les 



tout callioli 



i'|ii'' lin 
t'iisfi^jncnitiiis (If 



sDiiil mil' liicn loiiidf iVH|)oiisiil)ilit('' p(i 



pivlic i|iic, |,iir iiidilIViciici' on im-iiiio d 



11')-. l'iilMi's ne i 
'I 



<ii pnit. 



III 'l'irsor (I.- IK 



issciit |>nili(|iit'iiii'ril lii'ii |)(mr pulsci 



SI' (|iii leur phI iiirisi ouvert en fii- 



II coneea- 



veiir ili. leurs frères drlimls. Aiil refois, I 
sioii .riiiie iniliilfrenee pléiniVe jetiiil le'momk 
lliolii|ii.. toiii (Mitier iliiiis (1rs Iriiiisports (rallé'rn 



(le f 



eiveiir. 



Anjou 



iiililli|ili('s: el, i|M(ii(|ii,> |,.||i' vi 
lliéllit", elles sont 



lieiH 



;isse/ riires les âi 



•sse 

es hiriifiiits se sont 
leur soit toujours lu 



lies (|ui se don- 
p:-liie (le se Imisser pfiiir ■riiiiiusser et s iîoiil- 



les de Saiii; de .1 
i\ \uu' saillie. 

Il nous faiil voir I 
liiteni- de ee((e jd,';. 



s-Clirisl. 



elon r 



'X|)ression 



tristement rëvé- 
«pie danfferense 
<|Me nous nous faisons du péeli,'. et de ses redontalilcs 
eoii.«('(|uenees, pour le eas niéi 



à un indice 
aussi fiiii.ssi 



pard( 



\oiis 



ne ou \\ aurait ('ti' 



lissons le eliauip lihre à une M 



ereti' (|iii fait trop lion niareln', vraiment 



ii:es de la eonscienee 



ndarit 



inutile dans nos 



mains coupables, ce moyen providentiel des ind 



tieiues nieiia^'i' par la misi'ricorde de Dieu 



pour nou.s 



— lv; 



tiillvr r 



'lOllN 



"Itiv les i.'l 



l'IOVl 



rit' nies coipC 



"(lions siitis 



"">>' "''IV„si|s ,|, 



'■''<'<)MlII|;i,„|, 



IVrvs ,.,) 



Ci'ssr cl 



'• s:i Jllsli 



'■iiii;rii(,n 



'■0 l|l|,i 



»IMl)Mt 



!<lllly 



in(ii.| ,.( 



'■'■ ll-l Ml 



I ()ll\, 



f^- .1., ,1: 



.'••IICCN, CO,,/- 



<'l)lll|)l..| „|„- |, 



niiri 



'''•riific ,'| 



IXMPI ,.| |,„ 



l'iii' I.' Si 
''i"i« (ont.. |„),| 



l'IUc II-; 

ll'tl O/fi,,. ,1, 



<l<'iiij,.r V 

<!.■ fr 

Ollilillls, I,. 
Cftl 



lOllK 
/HII.M'IilJI 



/liir I 
"""I. <Im'/ I,,.(| 
iviiil ,,f(jci, 
Mil il fjo 



'l'i-iloc,. „„, I 
•'■ ■•iiixsi jiii, 
I iii.iliric : I,,. I 



>* M |M'I|. 



■^Nllll ,||„ 



'"■'■Il't'''l-||i|n 



IICI 



lfl|\. 



'■III'IIIC'MI 



(II' <!.' 



iiicr 



l'irir, 



rvi'iir. 



l'iiiir liii'. 



lll'S 

Oui, 



iii"! -ail 



ii'":iii.. „„ , 
siirc il,. ,1 



''l'l"'"iiv.' 

l'ii'iiiii'rs 

■'■ <|iii' (.,. 

l'IlllIIVi'ilii 



•' soil,. ,1, 



'■•■"«■lit si 
jiiii' 



I' siij,.| ,., 



ii'i'iiicni 
'"'• '"i liiiiiilil 



ni|..il ,,| 



/"'^lliC.H cl ,1 



DIIIICI- 
'■•lllill,'.. 



Nllc I, 



'l'i ''M.'s a,,.,,, 



>l SCS 
i(Mi' 



'■ iiNlaiit 



i|ll 



'■ "IM.IIssill 
l:iir.V ,.| 



"■'• IMS|)i| 
;.;i'lii'ivr 



Hi:.M 



*'ii/ri;s SI 



H i.i:.s [ 



'•'■'"'■'■: i:t ci:/.!. 



Miir.i;i:\c 
i:s i.|.: (j|. 






V, 



^"•■Wlons 



l'ii^'i l;ii. 



«"iivcrif — I 
- 100 



Piis fonfoiiilr 



t's indu 



■IRC 



'•""iiiio on le lai, , 



'iil^t'iicc nIcniV.,.,, ,.i...' ' 



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I 



iiviil 7 72^, 



■^"""-' J^'Wi.lc son! ,1, 



W^t'IlCOH il. 

(*s indiil... 



iL'cordait 
Siiinlc l! 



<"i'- ans. 



I iiniiificrc 



111 Ho. 
■i;;iltc, 
l'iiapcict 



s au 



— 26i> — 

I^)Siiii(' coiniiif tel, (juc le somI celles du chapelet 
(les Cioiisiiis, tiiiidis (|iriiii Loiitraiiv, les indulgences 
de I!cni)il Xlll l'oiil corps avec lui. 

Aussi, la UaccoKa (|ui l.iit loi, distingue toujours 
soigneusement les deux. HiriiK/tr, S. ./. vol 1 
|). ÔJ-i. 

I ne autre raison corrobore la précédente: le Di- 
reclein- de la Conliérir accorde toutes les indul- 
gences du Rosaire, celles de Benoit XIIT incluses; 
mais il ne peut .sans faculté spéciale attacher aux 
chapelets, les indulgences de .sainte Brigitte S.C T 
129 lév. lsi!0 et 2-2 mars IWiO. 



J.K DIRKCTKUK ET L.\ TR.WSL.VTION DES 
INDULGENCES. 



l'nc explication préliminaire du .sens attaché an 
mot solennilé, est ici d • rigueur. 

Par solnuiiti' d'une fête, on entend que cette 
fête est un jour de jiréeepte, que l'église est parti- 
culièrement ornée, qu'une sainte image est exposée 
au milieu des lumières, qu'il y a un grand concours 
d' fidèles dans l'i'glise, que des prières spéciales 
sont faites, (ju'il y a dis fonctions religieuses, pro- 
cession, etc., se ra)iportant à la fête . , . unit que 
rr.1 (lirrrsf's rhn.irx sr Iroiivcnt rrunirs, soit qn'fllr.i 
Vf se rencontrent qu'en partie. Berinqer, Ft. .1 . vol 
1. page 123. 



— 203 — 

'-'?:vn:';;;.{::;;::;:!:'-^^^ 

;''"^ «« fe'Mfr,K.r M„ r,.M ..ss 1 • '', '"'- """■'* "'"'■- 

'•• "'lemln.T. rw ,W^ '1?"*^' f^'t" <I^w,.s 
'■-;j=inv. 187H. ""''• f?''"'''-al.-. S. C. J. 

''■■'^^''-ii'Si^ni;;:;;,^.;::;''^''' '''•'- 

-• «".io sans soi..,.,; ; ""; -;r'I-'--' à c..„o 

""""• (:ir.ii,.„(. VJ/J ;..•"'•"' '"■^'•s I'' so„( 
"''"I- K<.n(„,., A, ■'■ '"^'^ '"-aculo, 



Ulltlo 



"" '""""'^sj^^^^-;;;™'' ™~ 



\'"ii- J)ii<;cs ];îo (,, 23^;. 



■; i«-.i«r ,„,„;;; ;';,, t's? '"'"«'"" ""--"•. 



— -.'«w 



fnril 



s. lliiiis ,1,. 1,,||| (Irliiiit, I, 



*i". -JO iidi'il 1«!»',) 



XIII 



111 oa. II. 



;i" 



.fs iVIiscs où hi coiilirric du J{ 



osiiiiv est rri- 



re, ne 



Jiie, iiinis (|iij n ont pus d'iiiitcl sous ce tit 
joiiisseni |ms ,|m |.rivil.V, ,|e |-iiiitcl SCI 
ji.iii l,s-4-_>. 



4" (,)llMIII M l'rnl 



Se. I. •_'■_' 
( 



ilVIll 1 /.)-J 



ise, il suffit (|ii'(.lle soit bénite. 



'" In .>^uir|)li- iiutel ( 



("est à l'iMitel 



■t non ;'i I 



inlinniie en bois est suffisant. 



il ])ieire sacrée qu'est, at- 



iK'lie le |.rivilej,'e, iiiiiscin'on peut la chanfrer à vo- 

l-'iili', sans .pie le ).rivilèf:e disparui.s.se S C T 

'27 .sept l.S4;t. ' ■ ^- '• 

<;" l/iii(liilj;,.|iee pléilière d 



e l'autel privilégié ne 
il une âme à la fois. S. O 



peut éuv iippliipit'e ,|| 

17 juin nil.V Vol,- p„j,.,. l;j;j 

7" Pour •faf.'iier cette iiidiil;,'encc. il f 



'lllilllll lil CIIUI ■ .'Si Jil.iv, célél 



de lî 



mit toujours 
lier eu noir i>| dire 



'i'iKi"- S, C. I. -j-j (V.v. 1847 



'•' preti-e ipii, inéiiie de lionne f( 



leiMs il s'é'Iait 



lierait pas liiidul^jeii 
eiijiiij^é à célébrer à l'iiutel 



>i, iijiiriiil aii- 
Ki', et si d'ail- 



privilégié 



I. seiiiit l,.nu à -afiiier pour les défunts autant d 
iliilyeiices pléiiières .pi'il ininiit célébré de 'SJ 



la .sorte. Ibid. 



il" 



.e cillé seriiil bien iiispir.' d'iut 



lidM, 



é'iesser lil 
iiini(>iu;anf ît Variiurr 1rs M 



esseï 



]iiél I 



1rs M 

diil;;en( 

si.«taiits 



tlisriil ,/ l'iiiilrl prieUrfiir (lu I 



r.i Vol 



irrx les<piell 



C.Mrs qui 

iimirr niu.ii qur 

importent une in- 



pleiiière et [loiir lt> prêtre et pour les a 



— 2f,r> ~ 



VOTJVE DU JiosAlHK. 



*o'r v»<it' I '.).(. 



'<" <li()it (l! 



picir 



'<'■'* iii.s<nt.s JIM 



l>icr. ,/, 



lire ,lr / 



»inil à r„i,l,l ,1, 



I"" ilivfisil 



i(il(i 



h, 



'■'ristic (lu /; 



" Xl ll)<l 



nu 



Ijrrrir — l„ ]j, 



'If (ont 



Itf 1 



y'\'>'r .Imus I.. Alissrl I 



du H, 



«'■s les i, 



'■"l/ioils, cl 



OHiinv eut 



"""t;<''i''''s iicconi 



i^iicioiii I 



iiiin;iiii 



'" /l'IlMIIIII, W 



( 



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'■''■- :'i lii 
"■■■ I. 



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'•l'IlX <|||j 



"■'"■llll. il ,..st 

■S M 



H'IiiltVUl 



'■''■'^'«''■iil -1 l,-i M, 



'«'S JiK'li 



Il S illili 



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'l""''l"<' IMll ,|„„.s 



('IO|)().s ,,||,, I,. ,, 



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'■|'<'il,-ilioii 

■"Il Mil. 



'SI' \i)li\(' 
'■■s i|lic le 



"Il llll, "MX ,.|| ,-,fC 



l'Ill' .illII.IIIC, 

ii'lie lu lisi,. 



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iNs HT lA ^/|.:ss,,: V 



1" IV 



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fois sin 



plus ancit>i 



"'"'•■s, i„„, ;\,,.^^,, ^. 



i' y 11 il.ins l'Onli 



me coniii 



oliv,. ,1|, I 



"saii(\ lii 



•■'"w^-snprès II. v;;;,,,;^; ;;;;''■ •''■'-in.v i.^7(;. 



iiiilorj 



'- '>--n.i...i;i ,;',,;::7';'''\i;'-i. 

■"'■■^ /'■!'• Il' Mliliv (■', . ^ "''''" '''l'MilVS 



— 266 — 

lii couleur do l'office est différente, et à n'importe 
quel iiutel. Ijéoii \nr, Ubi i.riniinn, XV 2 cet 
l«y8. 

3" Sont exceptés: les fêtes de première et de 
deuxième classe, les fûtes de précepte, les vit,Mles 
de .Noél, de l'Epiphanie et de la Tentecôte ; le Mer- 
credi des Cendres, la Semaine Sainte, les octaves 
privilégiées, les fêtes de la Sainte Vierge et leurs 
octaves quand Vujficc est de l'octave. La Messe 
Votive peut, eu effet, se dire durant l'octave, et 
même le jour octaval, si l'office n'est pas de l'oc- 
tave. 

4" Hors du couvent, les Dominicains doivent dire 
lii Messe selon le calendrier de l'église où ils célè- 
brent ; et (innnd, selon ce calendrier, la fête est au 
moins double, ils ne peuvent pas dire le ÏMessc Vo- 
tive du Jiosaire, même si la couleur concorde S 
('. K. 5 fév. 18%. 

5° Rubricïi; :\Iiss:e Salve Radix. 

Diebiis /V.v(/.s siniplicibuii et infra, in bac .M issu 
semper Irci oralumcK ivcitetitur. qua'runi jinma erit 
oratio Missa' Salve Kadix : .secuiiita, oratio officii 
diei; et tertia, ea cpne [vro Vofivis Missis à rubricA 
désignât ur. 

Diebus vero /(.s//,v dnplicilnif: et supra, non (.nml 
alla' ((ni//i///c,s' nini oratio MIsstr Salve Radix, oral in 
(ifjicii diii cl mcmiiri(c. 

(iloria in ('xeelsis, Alléluia, Traedis et Credo reci- 
tabmitur si regulariter dicerentur in missâ officii 
diei. 



■^i-. Â 



<*!W/^^ê^K^^r<Vi^i^^î^' 







— 267 — 



* HOSAIRE. 



X Df 



IV 



k'oifi lo 



■tT.s |>,e-.f.h 



t'i'fi'inonijil 



)()(<' ,1; 



K'iirs !■( 



'■" "«iisc (I 



l'i'IIC, 



"N IOI|(( 



'VII ;ioiil ,-.frf. 



i^'lisi 



:i\aiit;ifrf.||spinpp, 



''(' (■.•'1,1 



■' "" '■«' '•tiiMie la ( 



oïl- 



i>r.'uif 



';' '•'"ipc l.liinfh, 



<hiuu 



|iortf-c,oix 



'■'■V("(|l ,1 

«<' rend 



cl <l.> ,] 



K^l'i's iill„rn,'..s. T 



'; ■'^'"■|>liN. (le r,;, 
■•Il iniiitre-aiitel 
r)lv( 



"lo et (i<. 



u^'enouillent. C 



'onnei 
soit 



est le 



eux 

'"IIS fonf' 1 



folyfes portant 



Pi<'p('.d.' 



fîénuflexion 



'»"'m-ntpo,.rie chœur,] 



li'urs 



i>f 



<=' une Jivmn.. «., .■ ' " '*' 

l'Av. Mir'.°^ ,"""^""« à la S.i 



'""'« «'Plia, soit 



nte V 



;::;^-- «'."Ph- o„an;.":^.!r "'v:.-'-; r-n 



'""flexion 



i'iitel (il, Roj,, 
"•"'.vies. r.e.s oh 



f'I se (liriflrenf ^ 



'"'■" «« ''"vent, fon, 'l 



il ire. 



ans le 



^<'i\ 
loiinc 



lantri 



<'8 enfants ,| 



iiiciiie ordr, 



'c clKei 



en- 
ierfre, 
pro- 

Vers 



!er 



[, 



fhan 
'■ (^nsiiiio i(\s / 



'•■s pOMlTOIlI al 



"' «iiivanl 



ors. 



'^nfvc siro,,!,,, ,,,, ,., 



pivin 



'■'HIJOS (],. 



pour 
''.viiin(^ (.( 



iihn' 



"'1 mira ei 



,',"■*'"'' "'"••■^ ''" '"ili.M, 'de 
" *«"" <Ie la ,],(po,se 



«ainfe \ 
l'autel 



leri 



('".tite statue do la nVi r7 '''" '""''■" ''''ble 



sain 



au cou, et 



lerire 



'""me vers le n^.n,. ":"!":"" «-<^''^ Af. 



portant un 



une 
ro- 



pt'upl 



le, ce 



iina. il 



'î'ii doit être pour la 



pro. 



— 268 — 

cession, le signal de se mettre en marche. De 
retour à rnulel du Rosaire, le prêtre dépose la 
statuette sur l'autel, et, les J.itanies terminées, 
chante le verset et l'oraison suivante : 

V. Heffina Saorafissimi Jîosarii, ora pro nohis. 
H. l't dif,'ni effieianii;r promissionibus Christi. 

Oremus. 

Deus, cujus UniRenitus per vitam, mortem et re- 
surrectionem suam nobis salutis ipterna- pnemia 
coinparavit, concède, (pia'sumiis, ut ha'C niysteria 
sacratissimi liosarii Beata> ^faria' Virginis reco- 
lentes, et iniitemur quod continent et (piod promit- 
tunt assefpiannu-. Per eunidem Christuni Dominuiu 
nostrum. Amen. 

Il bénit ensuite les assistants en traçant siu' eux 
un signe de croix avec la statue qu'il replace sur l'au- 
tel, et retourne à la saeristic à moins qu'il n'ait à 
donner la Rénédiction du Saint Sacrement. 

^. H. — Ijîi où l'on a mentionné la génuflex- 
ion, le porte-croi.x n'a pas à la faire. 

Ex Proc'F.s.sionahio S. O. PR.ïn. f.dit. Mechli- 
xt.ï:, annô 187;i, 

'2" Il sera bon d'avoir non seulement une petite 
statue de la Sainte N'iergp pour les processions or- 
dinaires, mais une grande portée sur brancard, par 
le.-: dignitaires des Soeiétés paroissiales, dans les pro- 
cessions plus solennelles, surtout celle de la fête 
du Rosaire. 



— 2G9 — 

•''•« i'onron,K-.s ', j!, .V ,' '"' '''" '"^ l""'"'" 

""■ '•""^''' "M or, el ' '""' '""' '■""'-"•« '>l'.". 

•'""^' "" l.'.,r.s nro.Js ,:'!'"'; '""■ ''''"• ''"■"- .-..m- 
<•'■ Rosaire Viv^n ,i "''"• 

;r' «-•«'•ep.ibio.i;! ;';::::-''''■ ^'■'"'•' ''''•'■'• 'i.Mi 

''•"«•'"-■i"-. .son dn. n.T "'• "" ''"<■>''><■. sa 

''''-«ievons'w;:z;:: :;;;;' ''■^''''•■■.'■''''i>''''--.v 

-' vrai. r..,ss..„,i,.l r a i i '"""■''""""" !«'«. il 
'P'"'- Il vomira s'é ,„ ;,*■'""; """« 'I"' I'' l-'o- 
''■"'««a ,,.roiH.se , es ri •""""'•'"'""'"' "'"-a 

•■';■';'>'•''.■.■ -,a;u:ri:;,£;~ ''•''■'■ '■'-i..vn,,r.. 

. •!"- I- f'êfre et ses c Ir" . . ''*■ "f-'l"'''. il «uffi, 






— 270 — 

rKlist's il'Kiii()|H- où il n'y a (|iie des dmist-s, ii,. 
si-riiil (,'iit'ic |)iiili(nir (liiiiH les nôtiv» à hiincH fhvn. 
■)" Iri(lul}.'ciitVH ilo la iHoct-Hsion : |iii(.'e 117. 



l'HtKKssKi.v DIT |>iii:mii;h DiMANcnK i)i: Mois. 

"Noms ('tt'iidodK ù tons les Diiofteiira de iii f'on- 

uvric. le |)rivilèf,'f de t limsferrer la procession su 

leniielle (In premier diniaiielie du mois et surtoui 

'du mois doelohre, lorscpie pour quelque emptVIi;- 

"ment, elle ne peut se faire au jour marqué." Fiéun 

XIII, rbi primum, XIV, '2 oct. 1898. 



rmicKssroN Aix Fktks M.ukihi-.s w. j,\ Sainti; 

VlKHCK. 

Outre les preinieis dimanehes du mois, la jini 
cession du Tîosaire doit se faire anx fêtes niajeuro 
de la Sainte Vierge, savoir: la Pnrifieation, l'.\n 
nonciation, la Visitation, l'Assomption, la Xutivil.' 
I.! Présentation et l'Tmmaenlée Conc ption. f'etlc 
procession peut êtr.' transférée à ,m jour dans l'cx- 
tiive. Léon Xrir, In eâ, n. 20, 29 août 1H99. 

La Sacrée Congrépit ion des Tiidnlgences a insisi.' 
de favon particuliènnient pressante \.mr que li- 
Direeteurs, par leur ahslenlioii. ne frustrent p.i- 
les Confrères, de l'indulgence [.iénière attachée l'f 
cette proces.sii,n : "<um sini p:a exercitia ex Ponti 
ficia eoncessione dilata indidf,'etitiis, ipsie procès 
siones tunquam sodulitati essentiules habend;i 



'•nul, lit iiiill,, |,„„|, 

«•|IH)|||||U.|||,| silclill 

iii.ii JH4.'). 



<> \:iii.iri |i(msiiil ne hili s|ijritiiiili 



•X «inl IViiii(l;i(i 



S. ('. I. !• 



l'K DIKKfTKII! KT l,K |.[{K 
C/IK Dr MO[S. 



MFKR DIMAX. 



n yyi ()|i|iiii'(iiii </'./),/, 



liihnit /,,? / 



"""■"■ Mil liront' ilii il 

r ili 



iriiiiii- 



ri'is iiiiluh 



l«iir. (•( iiiviliiiil l|.s fi,I,'.| 



• •oiiti'ssiiiii (>( lu siiiril 



l'iiiinhr lin iiioi.1, raji. 

ijciins iiliUiirnu à gafincr ni 

pii'parpr pur In 



l'S il s V 



Cl' Sl'lilil chosi' CXI'I'II 



<■ «•iiriiiiiiiiiiDii. 



il "Il :'llilrc.i( l.iri 



1 ITI VIII' 



l'Ild' ll'llffill 

In 



IfT il I IIVIIIICC 



<|lll PI'IIV.'III rd-,. J,; 



li«t<' lies iiiiliilirpni 



ilfssniis ,1,. ,•,.(!,. ,|(f|,.| 



i;;iic('s iiii CDiiiis ,]|| 



mois. 



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llll ll'OIII' 
lISSIH'il's. 



l'il (••'I-Imiiis 



pour rii'|.M,ir 



piivs, on mot 
'«•iMiiiiiaiiiliitions îles 



•'i° Oiinrlitrr ,]<. |; 



'/'"' caiiliiiiif : 
<Miiti(|iiis llll I 



I irilliioii I' 



l;i SmiiiI,. V 



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iiiu's on nnisiiiii, 



'"wiiiv :i lii siiid' il,, „„(,.,, ji 



••haiil (In quel. 
''M (miivora dos 
ociu'il (11' 



J' Urr,,,u,n,uuh,un,s -.,„, ,„.i;.,,s .., q,,:,,. 

}l '''^'•''"""" ''" '■'"'/"■''■' .'M liois lin Rosairi. 
. I- (.)iioii,iio ,'|. no soit p,,s oliiiViiioiro une courte 
'"•"7!^"'"V' """ 'li^^aino ilo n.inn.i's sur vZZ 
n.yst...os ,h. Rosain., con.nb.io.ai. ,r.né.Z^l 



ra — 



l'H IMKKCTKII; kt |, 



A l'KTK |)[- lioSAlUK. 



lix 



1" !,.•« f 



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"iilis le jour. Il 



l,vri)|()M, 



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'' Ijl'l lui ^IN.III ,'|, 



• I iicli)l)i(. I.V,"| (' 
i'ii;;iiicllriii,.||| ,1 



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"il|l|ll'loll.S |lli||l I 



lj l'oilidiicillc I), 

'IcVilllI ôllV n 
|)licilli()l| d'il 



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<•'■ '|iii ilii ivsl,. ,.,s( 



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l.<' Siiiiit-S 



I le jour (I,. I; 



K'f,'!' ll'CIII 



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["■"~''' f"i''l"Mi' l-rrinirr ,1 

1'^ plus lie solciiiiii,'. 

'■''"Il, (lit I;('.m Xril 
"fi(ir 



iii' (Idiiii 



l'i' :i In 



|i"ssili|(<, -y 



ii'iiiilii' irocldlii 



<""^ M|i|,|n||v„ii: 



'■i<'« aux coiidiiiu's .im 



<|iif les (■"iiliVivs lin ri 



•■'■-- l'-'-'f-i-npiii.,,; : 'i,t;^^'■>\,-''Ml".M 

s«1>l. 1«H.'3; Infor ,'0 ,oùf ISS,- ^"l"'"'"'. 1 



MICROCOTY RESOLUTION TEST CHART 

lANSI and ISO TEST CHART No 2] 



1.0 



l.i 






illlM 

lia 

[ 2.0 
1.8 



1.4 



1.6 



A APPLIED IM/IGE Inr 



1653 East Mair Street 
Rocn*ste(. New 'o'k 
(716) '.92 - 0300 - Phor 
{7t6; 288 - 5989 - Fa» 






— 274 — 

parent de 1\'.,' s une s f " '" "" '1'^''°'' 'f^- 
«hilgences ou'ik v'l«w V 1 ' -"-"><•'•""* les in. 
août ]S99. •^"^' ^" '■"- "• 'Î2, 2!) 

Bans lassenTirent . „ ;r ' C î'"'" '"™'^"' 
port. I^ ;;-i ^>!: £'S ; -r^'- -- co rap. 

'léterminer r^ ■ i r •; 'i "• ' 't''"' '« ''-^^ ''«^ 
R. 10 juin 17-'" J""" '^ I'''"''"^- «•<"'• 

■eSlelltri^Se^rni^r^-V^ '''''''- '^^^ 
cessions. T^enoit XIV \'! Sv "1742"'^""" '^^ P^" 

nilin?::»!;;'^"''"''^ "^ '^ ^"'^■--"^ ^«n- 

Pie^^ÏS'l ' P '' '''' '" ^°^'^''-- Avant S. 

du 7 octobre. ' '" '^"^^ "mfornie 

Le Pape (irc^g„ire XIII. ,e l" avril 1573. .Hendit 



Jon- 



— 275 — 
l|..féte du Rosaire à toutes les églises de la 

nu-e était trois fois inférieure en nomb e' fe"r 'i ^i 

comme celui de Lépante - à cette ^,«11 T 
eiiv Kwnlo ii„ ce- . >-triie {^ranue Ictc. A 

••"pe et do la civilisation. Cf Ami d , , ni' V' 

1908, p. 636. Clergé, année 



LR DIRECTEUR ET LES CONFRFRPq 
A L'ARTICLE DE LA mS ^"^ 

Voir pages 12.5-128. 
Pl-quée non seulement par le Wrecte^ m • ^' 



270 — 
«■-■'■st cette conccs-si.,,, qui a motivé l'ii 






AnsoLiTTio 



BKXEnifTr r.\r.T. xiv. 
'■nA:scmvr.\ a ss. d. leone papa xiii. 

rro nnpcrtinuh bnudictionc cm ludulqcUin 

vUmru, Co,,ratnbus SS. Hosani in artinZ 

inorlis. 

^^^I^orrnlos^ i„,,raUn. ruluulu.a ubi jacct infir- 

^ ■ Pax huio donnii. 

Ji- Et omnibus habitanfibus in ea. 

VrrnattunT''"r?^''f''''' '' oircum.fanfrs as. 
P<r(iat aqiia bomlicta, dierndo 

i.n-lEme^t""' ^'°"'''"' ^'^"^°P°- '' "^""'labor ; 
i.i\,il)is ino et super nivem dealbabor 

iule, pnnrmsa admomtione, dicil : '/""""' 

V. Adjnlorium nostru.n in nomine Domini. ^ 
it- yiii teeit cœlum et terram. 



:^LZs: ■'"""" ^-'1-'-" ~ 'le ....... 

^ • Kt ne nos, etc 

1^- [)iMs meus ,s()..riinl(.iii in (,. 

\. Jon.me, e.xandi on.(i„n..n. ni.nn, 

\ • l'onnniis vobisciini. 



On niux. 



Clément 



issiine !);■ 



J>ens totins con 



Jn ti 



isoliilion 



'ati'i- niisfricoidiiinni 



litiidinei 



c-redenleni, ii( 



i«. ijin neniinein 



M inisenitionuni tu 



•M"' s|)ciiititt m : secinid 



et 

IHlilC 

uni iniil- 



fiiinnluni tinirn (rcl 

("■<>"> »il)i, vera fides. et'spes ch 



ivs|iice propiliiis 



'liint. Visit 
ifieniti ti 



l'icdlani .iiam) \ (|,ieni (r<7 
l'isfiana forninen- 



einn (re' ei.ni) in sal 
n i)as,sioneiM cl nif)il 



( n 

lietoiuin siionini leni 

indulijc : nt 

<'';in |)io|)itiatinn inveniat, et 



iitaii tiio, et per 



issioneii 
ejNs anima in h 



cm, omnium 
et veniam clémente 



>i'a cxitiis siii I 



e jiidi- 



J'ilii tiii, ab 



mereafiir peipetuam. 1 



mi macula abluta, t 



iri sanf,'Miiie ejiisdei 



ansire ad vitii 



7 



une ( 



■lirti 



ab 



'Siiccrdos dicat : M 



^T eiimdem rinistnm 



')" rx arhtaiitibu.i ConfU< 



iscrratuT 



drindi: 



Dominns noster Jésus Christus Fiiius Dei v 
'm beato Petro Apo.tolo suc ded.t poistatem 



Dei 



— 278 — 

fcan.Ii a«|.,e .solve.uli, ,u.,- s.iani piissiinam ii.iseri- 
•onliaiii refi,.u,| coiifcssionein tua.n, et restituât 

"IJ" .stclMia pnii.au. quain in baptismate recnisti 

'■■ ^'go la..,iltatt. i„ihi ab Apostolica sede tiibnla i,^ 

'li'lf,'e.itiai,i plemuiaiH ot ie.,iis.sioiu.„i oinniuni i,....- 

liiton.iM tib, c.ruv.lo. I„ nomine Patris >h ot Ki 

"I ''l Spmtiis Sancti. Amen. 

'Vr sam,san,.ta bumanu. rq.arationis ,nvsl..ria, 
< "ittat tibi oinMi|.„tenH Dous onuifs pra.sontis ..| 

Ii'lui-M. v,t„. ;„.,,as, |'Mra.li.si ,,,n-ta,s a|UTial, ol ,„| 

«iiiKlia s.'iii,,iienia pcidncat. Amen 

Hencdu-at te (.nini))„(ens Deiis l'ater -i-, <■( l••||i|,^ 

e. h|)inliis sancdis. Amen. 

Si vrro hifirwiw sH a,lro worli pm.rimnx ut un,,,, 

ro„f,.ss,„ms ,,n„raU, fncu:n,l,v^ nnj,u- pr,n„iL,. 

.....mns noster .lesu.s Cbri.stus, etc., rW ,„ntum. 

'"o. ..' pun,a,u ,nor. i„n„i„,'„( : Tnclnlffentiam pie- 
Cdn r'"""°""i^ """"'""" P^cc"to,u,n ibi 
"ncti ■ ^^1""""" ^"^'-'^ '^^ "^^ ^""- ^* «l'i-it-s 



MOTS DU ROSAIRE. 
Voir pages 196-201. 



"Nous ordonnons et décr(''tons que dans tout l'u 
nivers catholique, depui.s le premier jour du mois 



— L'79 — 

"(roofohrc. jusqu'au .second j.,ui- ,1„ nu.is cl,, novcni- 

_ hrç, cin<| flizniiu.s au moins <lu Hosmmv, suivies .Irs 

Litanies de Ja Sainte \u;-u,-. s,„..„t réeit.Vs elianu ■ 

jour, .-a,,,,, /„„/,..■ /,.s. r,,ll.,,., ,,„„„,s-.s-/,//r.v el les saru- 

. '"^'"■«■s IMil.li.s .lédiés à la Mère de I )ieu. ou ,uén,e 

<i;'nsd autres, si les Ordinaires le ju^r,nt i.on." 

''-•.''" Mil. Supreini. I sept. lKs;i; Superiore .((( 

^'"'" l^«_4. Outre ees prières, l/on .\ 1 1 1 . g, „„. 

;n'''"^l-.MoutISMU,presenvai, eelleàsaint.(.se,.l, 
l'iiiron de IK-lise universelle. ' 

:-'" Si erf exereiee a li<'u le malin, il faut ,,ue ee 

.s.„t./,m„,/laAresseet.sanslalV.n.'.dielio, Saint 

SiH-remenI : (,>uo,l si n,„„r ii„t, Mi,,„ i„l,r prn;. 
cdcbntur. Inter, 20 août J,SH.-. 

Tendant la Messe et non après S C T{ IC, 
janv. ]8«f;. . .^. V . n. lo 

11 est interdit de s'en aeqnilter pendant la «ra-ur 
"ips«<'. S. 0. R. ;il JMnv. isnr, 

■i° S. cet exercice a lieu le s<.ir, les prières pres- 

es sont rectees devant le Saint Saeren.ent' ex- 

< se et I on donne la TV.n.'diclion. Si à nuridir 

rntwm projm,atur, dnndc fidrh, ritr lu.IrnUur 
l-.on Xrrr. rnt.r, 20 août 18Sr, 

4" Pour le chapelet, les T.it^ nies et la prière a S 
.'"seph, le célébrant et ses servants doivent se tenir 
.1 trenoux : l>in„ prrre, dicmtlur nd hrnrdirli„„r,„ 
r.rpos„oSarrat,sxi,„o Sacra,nn,to, offiri,,,:, ,V,c,V . 
n numstr, as,i.,M,lr, nmnrr.' ddunl,vn„ilr.,i s 
< ■ K. 1( sept. 1«07, n. ^^'^m ad If 

^.'' Les lAtaniPH .■,,■ Irrminnil nrrr l\\n,iu.<. Ihi 
'nrhmrnurnt. S. C. R, 20 ,,„-,t 190^ '" 



■_'H() — 



';• A 



niioiiciT iiiix fiilMc 



/«nlicllcs iilhic 



idiilf.' 



loi 



ne 



Kfs :iii.\ cxiTciccs (lu m 



encfs ))lt'iiii't('s 



OIS il r)c. 



Km fwvciir .les lidMc 



iLilli' KiiitoiM, 



•s p:i|-()issi'.s (If 



iMllil);!- 



<|iii s,.|i,ifnt t"iii|Mcli('.s par I.miis tr 



Villlx illllMIlt \r lll()IS(l'„c(„l(|C, If I 



''■"■■ iiiniiiK 

illtlicl 



/'"■//./■ ciircH 



1-1 ainsi (111,' 



iipc a pcniiis (|ii(' 



ilidiil 



'■' nihrr (lit (If il 



piisHciii (II-,. Iniimi 



L'i'nccs 



"""■'•• S. C, K. •_>() 
l'Xciciffs pit'iiiiciil fin a 



l'riiiihrr, à la di/irrrl 



ii'iK (III ninin (le 



.h- 



ion (le l'Ordi- 
t 1 ««•"-. Dans (•(' cas, les 
yoc le (Icrnicr du mois. 



n y coiii|in'iids licn, disait _ i| y a 



iiiHiccs, (liiiiiril If iiioisd'ociol 
'dt> liVoii, Ifs la II 



r<', iiii vfi 



(|U(.M(|llfS 
le 



iciahlf fil 



nés aux vei 



«•na(|iif soii , 



iiianchc 



illlX CXCICICCS (In Kos; 



J iii plus df inond 



un- 



aux vêpres, ("est ext 



raordinaire 



unie 

Il les 



, . , ' V .»i 1 iiiM 11111,1 ir e ( 

'Vite prière est populairf, ni.-.nie paru 

IlOlllllleS." |>. 7{,),|y. ' 

jr La foi .VlainV w agissante de certains de nos 
"|ties H inspire donc des vues et des sentiments 
nieilies (le I Kj^lise , ,.„ .l,,,,,,,,,,, /,„,,, ,,,^ ,^,,.^. ,/^ ^^^_ .^. 
' '"'"hrr. un (.(.ur, „.rni.,n ,,,„i„. ;, _^f,.^,,,,,,i,, ^,^ 
■MWnenter. chez leurs paroissiens, une d.-votion si 
'''■•■l<' en f.'raees et l..'nfdietions de toutes sortes 
l'iois l.>s paroisses ordinales, tout m, nu,i„.i nrul- 
'"■ 'lonmr une iicnrdi,,,. „„ „„ triduiin, ,ri„stn,('. 
lions e(m,mf p.V.paiation, soi, à la f.'.fe m.-.nie ou .s- 
'•-"te .11 Kosan,, soit à la fête de la Toussaint ipii 
iiiii'<|ii<' la fin des exercices d'odobre. 



— •JHI — 



KXKI 



IHICKN 1)1- \|, 



IS I) (»(T(i|l|||;. ()'l.|,,VTn||, 



^•11 h 



i.iniri. 



iitoii 



|Mi'.scii|>li(ins (|c'j:'i 



«'S (IIIXKI 



,l( 



rnidn 



Idiifil 
il i/ii'il II 
'irih-is l'i Di 



tl'I'N OUI l'i,' (l,',-|,-||VCS <,l,|i. 

;■"'/'■•.■ '/)/, iliin m rr Insi, ,'l,ii 



iiura jtiix ri: ,1, 



mil II 



VEillu 



min Piiulilr. ,/, 



n 



ildllt I,SN."j 



r M/ iil 



'II. /Hiiir In rr.ililiitinii m, Si. 



Iili ilir lihiil, 



S, ('. l; 



iiis.Ttioii il 



lii Coti'.'iVHiitinn lies | 



•' <•«• Di'iivi chitis 1,. i; 



IIICIIIC. Mil 



M<>! 



pour la ih 
1. .'iCfifi 



I' :iiit()rit(' i 



lui c'irilcii' 



ii'lisciitiil 



ili' cl 



■/J 



V csl 



>ltici.-l 
If fait 



P'Mir les lifiix 



iixiiriiiiii iinii l,ii 



sMiiic rn CCS I 



iiinisc iH-liibri, jiriisrribil 



iiniis Liiiirit. 



iir prii iniinrsii Krclr 



iTIMc'K, au 

Il II in pro 



' ",","■ ""■""' •!" l'i'l"' 'l'ii l'a liilMiit 



et |)lll)l( 

Du 



l'n lien (i infini 



le M est 



■•■■\ valeur 



Ic^ s., pieniicre cncy<.|„,,u.. ,„il,li,V le prenii,,- ,li 

• . c l'iicll' T ''"T '""••" '"^ •"■'lonnan,.cs 
. ; s u.Mes,,oln.prH,Vesse,iraconsacr,^^ 
I <H < I..C a aiifrustc \ ,crf:e, et ,-rcscrit ,la,is Imites 

i'^ejiscs. lanVitalion, li,,„e , h, Rosaire ' 

leJ^chr'';;'':'" ^''''^''- '^"""'^ ^^'' -»tn. aussi 

a l.i \leie ,1c Dieu «„„« le titre du R, 
au l'erc 



V,. 



l'cchi le Is! s 



SCjiîilllhlV lill." 



<osaire, l'crit-il 



V 



)iis sai- 



'2H-2 



'.sissoii.s voloiil 



lil 



HTS Ci'l 



.\()1 



» i|iii' les (lis|)().sili()n 



'■'KV:i,si.)|i |«)iiriii|)p,.|,T;i Nos 



l'e vciicrc 



l'illflil |l|()llllll;.MI('fS |)l 



ini'ii.si- |iiiitj.|ii,. ,||| I 



|'iv,l,.,vss,Mii- l,,'„„ Mil, Ic.i.chi.nl 



>iii)(lit 



tiisiiirc et les iiiil 



■Il N 



mis 



<■' iix (|iii s'y iiiloiiiKMiiiciit ( 



li'iir \H'iiciri-. 



l'Iiis |<||>|M lissent il 



iilt;<'M('t's iiu'll 



riiiivciil 



iii'iit cf conscivt'tit 



I.VN.IV,..,. ,1,1 H,.s„i,V ,L,„s ,.||„.|U.. ,Vliso ,..„.„is. 

M.il.'. .liinuK I.. ,„,„s ,r„cloI,re. est ohli,,„tnirr suh 

;'?'!"'•■"" '■'; ''I" '•'""■'•'■"" '•• l"'*"'>. rf. Ami ,|M 
' i''if;<'. iiiiiiif lK!»s |i. -je, 

Il s-aj^it ..,1 ..!f,.(, .l-,,;,,, ,„,„| . . I , 

Sonyorain l'""..!.- «i..,,, l,..,,,....,,,,. ,,,„.„,',,„, ,„„. 

t'ts (.ys frnuvs ,nl,.,vss„nl ,m plus liant j„„nt l'av,.- 

'•;;■;'■''- '^■l'H,Mis..,.v,,ii,.onslit,.e,i;..,s son ;„. 
-Mil.l... Ml,.. inatUT.. important.-; prntiqii.. i„,pos,V 
I" l'.V<m f..ni„ll... I-Mivoi.. .laiitorit.', us.,u'ù',]i,. 

Ji" jxr '''''T ''■" ">—!"- là Ions i;:s 

«l.iii.M,l.s ,1 „„,, ,,,-,l.,„n;,,„o ol.lijratoir,. s«6 ,,ravi 

I"' I i>i>e ne .-i.seil!.. phis ici. il orAorxnv:' mandai 
>\ <|..ohl...t amu, . . . Snmmo 7\,ntifico iwpcrantr 
i.Ami (lu C l.'iv,'.', ann.'p 1000, p 0-'8 .iviit li 

l'i^i-tie i,..ii,. p„„, ,,,i,,„„.,, |., i.v-,,,, . ,,;. ;;,,.,;,; 

'•<"n|" at''uis .lonlos. ,,„! nionlionnaient ces .-xer 
'■icvs dans .-.^s tenn.-s .'mascnl.'s : "antoris.'s ,.t viv.-- 
.Me.|l m.„ninK,n,l.js.- r',;,„it ,y.,,,Uu-or comm.. à 
P.US, .. sens H la p,.,,,V si .-laires ,]es inj.,nrtions 
ilii ( li.'f in.Miie (le rKf,'lise 

Ol.éis^.nt-ils .layantafre eenx .,ui persistent dans 
le,,. ,.„,„(. (le r.cter le simple chapelet. ,M,and 
c- est le hosuirr qui est ordouné. 



-'m;i — 



'• 'ililp;,';ilii II 



Ici 



l'Il ili^s Ils 



I llMils <||| ( 



*"s;mic M;in| 



l\- 



•lsliili|> 



'|i"'l'|M,' nsdvirii 

• ' U. ).IM\ . 



j;:iiii(' siiii caiu,.. 
'I'"' w>it I.' iiiiMi. 
l-^"^''!, II. .•.i;;,() ;i,| 



'"( ^<•/l!s i>|.;i;s()\.\|.:i 



•'>"' VI (»| II, s ( (ixsi 



^ "'■ liOSAI/JK 



STKXT, 



I' i; 



IIMlli 



'•"lisisti'lil /l ll.'lljl- 



|1|CSI'I||,., Il 



•■' Sllllolil ;'| !■ 



riISMill's, I 



■Il Sr .MT\;Uil il,. |;| f, 



•'l'P^irl'nir ;, („ ,„„,• 



l'fi'ViPir 1rs ii,,|,|s ,1 



l'S cii'itiis cl 



Kiir le r, 
lilili'c. 



l'ilr 



1" «'l'IlX i|ll. 



^iNllc li'iiiif l'r 



'illlT :'i i(•^•, ,;iii 



l"'li|- lin i"u\r\,', ,1 



Di 



ili'lliil.' cMnoiM 



llrSlri'Mt 

I' insiiirt' 



l'IVI I 



Il -M :iviil IIIM 



•l>/ilil i:i Im-ii||,'. ,1,, |-,|,| 



'■ IIOIUHI- MIMsi SOI 



'liK'ilirnI ins- 



ii:t, 



lui iliiiiii 



l<''t;f« l't llllllljj; 



■^iiiis Imi-iIi 



I 'loin 11 un )iirtr( 
ini'lliv liiins iiiii. coiiin'ri,. 



CIUT; 



■-l'ii'llrr 



«■t'S Mollis. S. (). ■_).} 



mil nmiiii,. ,1,, 



l'Ii'lll lll'ojl l'i loii 

l'ivliv est |,.|| 



MIS I, 



s SI'S |II|VI- 



l'Ill'.IVMIif, ilr hiir 



•-"■ I 



ni! |<)!(. 



Il rll loll- 

I' iii.scriii' 



■^l'ii-i'iit llVt 



«'S pouvoirs (lu Diivci, 



l'iMiii 



xiin (,riici 



.\clii SS. I 
■i" lis son! 



iiii i-oiiliiiii|.. rut 



III' l'Iiifit ruliinir iiffirli, 

■s |"MIVoils |llTSrll||,.|,s 



M'S. M. .Si) 



"""■ fi<rs(„iti. .sont 



i'-''i>nii's |i;ii- I,. M;ii, 



iiiiiiir,iiiis II Ions ||.s |,n.| 
•'Il loin la liriiiiiii,; 



|.IClll 



I'' «ii'iii'nil lii's Du 



'•(■iilirrs on n'oul 



CUIS (I 



t' l'OlUillI. 



|i'ii' I iii;iiiii,(|iiii,- 



ICIS ||MI 



s( In 



I' lies Slll 



|<!«'i' non sciilciiiciit ,|:,„s I 



■s ..vaiiiiinciix ,], 



pensionnats, etc. 



<'s |>ii ri lisses. I 



les pos- 



IIMIS CIICOI-, 



-- -.'«4 — 
'1 Mv se. I, :, r,'\ . i.s| I 

■'" l''' "'I il > I llllr lilillsori (|r I loliiiMlc;lill>, ,, 

|«'lll lilllV M>;|M,. ,1,. ,.,,^ |,.,M\nl|.-, s.l h - Ir ,-, illM'Il I ,■. 

"'/'il l'i'Airiciiil. Mir h, ,l,.|i,;ii„|,.(,ii mut :ni nioiiis 

I iiyn'riiriil (In Mi|M'i'ii'iii' locil : liitjns)ii,„li ilisf,, „. 
siilhi à franiiriiililiiis ,in,i <n,i,, iliii II r niai ,i,l i„li. 
tiniiiiii ni s.illni, ,1, rnii.nisi, ]'ri,.ris unir, iilimlix 

/'.'■'"'"'' '""■" M.'illV I.MMMMM, (,»u„|n |.lM|-iMIM, 
\ III. I jiifn. In'.KI. ( ,.||,- |,rirjHssi,,M, .'Il l'iiil, ,.s! 
Ii'ilimiis ;:P;irii'lisciiic'iil iii-nii il.'c, 

''''■ Les :illlilôlli,-is (il s l''ivivs ,|,.s KcmI,.s Cliivli,.!,. 
ni's prinvii! r.isaii.T l-s cIliiicIcIs ,!,• si\ (li/iiiii,.s .l,.s 
Iririx s-nilriiiriii, h \\'\,\u-\„n ,|,. (,,„« iiiKrcs, 

IliflMC il.' Iciiis r\r\os. ;'i (•(iiiilit i,,ii IdmJdiiis ,|irils se 
sriAclit il,' hi fiiiiiiiil,. iPivscrilc, S. ('. I., 11) iiov. 
I>i7:!. C-rsl llli |,iivilri..r Mni.|ll.'. Miiiis ivililin^ 
l'/illM.-ls ilii linsiiirr. on m |Mr in.'-iinl, siihsl ilii,' Irs 
Fn'Trs (I,. hi |),„||i||,. Clirrli,.,,,,,. „|IN IV.'ls Li'llrli- 
ClilllCS (ill |.|ivil.''M,. , ,1,1,, Mil llll |';l|r. l'j,. | \ j,.,,. |,, 

\'.'ii.'i;il)l(. Imviv l'hilipiM.. Aiiiil.Ttii Dniniriiciiiii, 
il II 1)1) II. |i. I7.'i. 



r<il\(»l|;s l'KIJSoXNKI.S DKS 

i>o>rrxi('.\i\s. 



I lors 1rs pivlivs (],• TOp,!,,. ;,,!,, ,is .,,1 minisUV.. 
(I.s <-(iMlfssl,,|IK nul, ,|,.|.Mis I,. IS ,!,•,■ .|,i|„v IsD) 

Il s laciilli's |ici'si,im,.|l,.s <|ii lîosairc. 
•-'" Hii fuit qu'ils losiirionl un .-liai.clfl , ils v a((ii- 



'"■'" ^'"-" I'- n„|„l,.,.,„-, . ,1, ., 
-^ -■(■I. |,>r,.j 



llllr lll|;j|||, 



'■" '• '"/- ''' '///v.v,,,„ 1,,,.^ , . ,, 

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"'■'"ivMi'T(.i;,,,n.:s, 

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'''■ '""^ l-'-mrs I, |,„ , , ;;''"'"!"<'ns„.s, ,.„|„,.|,„„ 

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(■,,|(,. |,.|||. . '' l'"ll]llll<.,n||s 



■\l|'ll'>lrs,. ,1,. |,j„„„,i I 
'""i"'"'^. I"'U,- .miih' ,lii,. 



"Il fll:\iif\,l .', I., , ' 



280 



habitude formée dès sii tendre enfance. Pans ses 
ouvrages, ses soruioiis, les Constitutions données à 
su Congrc'gation, le lîosaire occupe lu place de 
choix qu'il occupait déjà dans ses exercices de piété 
(pages (15 et ±2'^) . Si l'on veut juger des ins])irations 
et des ardeurs (ju'il y puisa, qu'on lise ses prières à 
la Sainte Vierge: d n'est aucun saint dans l'Eglise 
qui en ait écrit d'aussi belles. J'au» sa Théologie 
Aforale, il reconnnande chaleureusement aux 
curés, d'engager leurs paroissiens, ù réciter tous 
les jours en cwTMMiun, le tiers du Rosaire: recoin- 
mandat ion (|ue cent ans |)his tard le Tape Tiéon 
-NUI fera sienne et adressera à toute i Eglise. Très 
avancé en âge et brisé d'inl'irniités, il ne voulut pas 
laisser pas.ser un seul jour, selon un vœu qu'il avait 
fait, .sans réciter le Rosaire. Il était encore dans 
ses nuiins cpiand ce grand iiomme et ce grand saint 
lendit .son àme au Très Saint Rédempteur. 

Ses fils désireux d'imiter de si nobles exemples 
se sont ap])liqués à garder en honneur parmi eux 
(V)mme à réj)andre i)armi les fidèles à l'occasion des 
missions qu'ils leur prt'chent, cette dévotion qui as- 
sure tant de bénédictions à leur ministère. Aussi 
le privilège mentionné plus haut, lequel ne mettait 
pratiquement pas de différence entre les enfants de 
S. ])()mini(|ue et ceux de S. Alphonse, n'était qu'un 
juste et délicat hommage décerné à la séraphique 
piété du l'ère et Fondateur, se survivant toujours 



généreuse dans l'âme de ses fils. Grâce 



au Kosane 



ces lieux 



Ord 
les di 



goûteront ensemble comme deux 
ouces joies du serv 



service de le 
(jerninnla lœlitia fccif mit rcrr grrmanns. 



Mi 



TAJiLE DKS MATIÈKKS 



l'RK.MiiiRi; l'Ain II 



'• Alix fiUcIcs lit Marie 



3 1 
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II. N'otinns préliminaires 

^; ^;.«s suvi.z 1,- ,i„„ ,i,. M„i:.. .:- ^ |.,;.; ,, 

■'^'.•inf <l.-.„,s 1,. ,.„If,. ,,,l!,„li,M„. f, I , " 

In.,,,,,,. M,.,.,r. ,... „i„„ ,„ ,,,,„„,,„..::i"- • 

iTdi .rM • ""f "■-• '"■'^"■" """i"»" -i" 

Dame <lo L,„,.,l,., _ 15 17 fTp'" '' ^"•■■"• 

Le R„sa„o et les petites dé ,„io„.,. _ 21 I ,, 
^™^r.-.le des petite. ,l,-.„,i„,„ J,,,,, if/..;,,;'; 

III. N'otinns (ïénérales 

T-e 1,0,11 ,1e Hnj.iire - pr/ s 1' i'.' " '.' " ^^ -" 

'l<'v..ti„„ elie-mêr„e„ - 27 '•''''"■'""" ''^' '" 

IV. Notions dét.illl«es 

.hapelet, _ 29. I.,.ié,.es ,,v,„,t et a,,,-.'., - 2^'' 
Le ,To ,.r,„3 en Dieu ,i„ ,.o„,n,e„,.en,er,t et le 

. ' TT o. ^''' '"■"■ '••> "■■initie et le l,,,,,! 
muets; coutume d'alterner; récitatio:%r'»t 



-288 — 



mun, — 32. Récitation pendant le travail ma- 
nuel; récitation des mêmei prière», — 33. 
Miditation des quinze myttirts : méditer est 
chose facile ; manière de méditer, — 34-35. Mé- 
diter sur chacune dos quinze dizaine» ; quand 
faut-il méditer? — 36. Enonciation de» mys- 
tères; vœu du Congrès Mariai de 1900, — 37. 
Les ignorants, les enfants, les malade» qui ne 
peuvent pas méditer, — 38. Mystère» et in- 
tentions correspondantes, — 39-41. 

V, Le Rosaire comme méditation ou contemplation. 42.6S 

Vraie méttxde de méditation ou de contempla- 
tion : une question de fait, — 42-45. Les prin- 
cipe», — 46. Les principes appliqués au Ko- 
»aire, — 47-51. Seule méthode de méditation ou 
de contemplation accessible à la ginéraliti de» 
fidilrs: le» simples fidèles doivent méditer,— 52. 
Nécessité pour eux d'une méthode courte, simple, 
variée, — 53. Le Rosaire réunit ce» condi- 
tions, — 54-57. Leur foi y est surtout inté- 
ressée, — 58-59. Idée fausse sur la contem- 
plation, — 60-62. Méthode de méditation ou 
de contemplation, catholique par excellence, 
63-66. 

VI. Exposition des quinze mystères 66-94 

Mystères joyeux, — 66-73. Mystère» doulou- 
reux, — 74-84. Mystères glorieux, 85-94. 

VII. Indulgences en général 95.103 

Nature de l'indulgence, — 95-96. Le Trésor 
de l'Eglise, — 97. La Communion des Saints, 

— 98-99. Indulgences plénières et partielle», 

— 100102. Indulgences locales, personnelles, 
réelle», — 103. 

VIII. Conditions générales pour gagner les Indulgen. 

-,"' •••••; 103-105 

iietat de grâce, — 103. L'intention, — 104. 
L accomplissement des œuvre» prescrite», 105. 



IX. Condition» spéciales pour gagner les indulgen- 



.105.110 



— 289 — 

ConfeMion -105.106. Communion,-107. Vi. 
«■te, - 107-109. Prière», - 110. 

X. RélUmtlon des Indulgence!; leur traiiilert. 

pourquoi elles wDt il aombreuiea no-lll 

XI. Catalogue des Indulgence» du Rosaire; induliien- 

Lrolslers, Papales ou Apostoliques hmji 

XII. Reniarque. Importantes sur l'Indulgence de l'au. 

tel privilégié du Rosaire .. . 132.,,, 

e°' td,T *"'" '.'''î'!"?8«nce plcnière ordinaire 
et indulgence pr.v,légiée,-133. Comment elle 

'eTe»:L,r']^^'-^«- P™l"''-"« to"io-. 
XIII. Entre'Ien de l'autel du Rosaire . ,,4 

Protection spéciale de la Sainte Vierge, - 135, 
Participation au.x bien» spirituel» de l'Ordre de 
saint Dominique tout entier, — 136139 P.r 

nTri'^i^i^r' '^ """ '^' "'"^^ ^" 

XV. Condition pour appartenir à la Confrérie: l'in». 

'' *" 144.146 

XVI. Obligation» des associés . . ... 

Pratique» recommandée, aux Confrère»^ - 147 
XVII. Rosaire bénit ... 

Sa matière, - 148. Sa bénédiction. -' 14g 
Formule française de bénédiction — 150 n;' 
ver» usage» du rosaire bénit, - 151-152. Quand 
perd-,1 ou ne perd-il pa, se. indulgence., - IM 
XVIII. Le Roaalre et la Sainte Messe; le Rosaire et la 

récepîion des Sacrements ... . ,54 

XIX. Le Rosaire en famille 155.158 

XX. Le Rosaire et les petits enfants .159.162 

XXI. Le Rosaire et la vieillesse . ,«, ,., 

XXII. Le Rosaire et la mort .... ... ,„ 

XXIII. Le Rosaire et les Ames du Purgatoire ,68.170 



— 2<M> -^ 

XXIV. Patrons des associés du Rosaire: les RB. AI. 

phonsc de .N'avnrrete et compafjnons, martyrs 

au Japon " _ 171.182 

XXV. I.e Rosaire et In c<inscr\ntion de la religion: 

D'ii'iiii- rte ili s chr, ih ji! ji,i)i>n,iM IN.I IS7 

XXVI. Les roses bénllcs du Rosaire IS7 IS9 

Kuruiiile frnii.,Misi' ili. luTU'clic I ion, — ]BiJ. 
XXVII. I.e ciertie bénit du Rosaire 189 192 

Kc.nniilo fr;iiu,,-iiii/ ciu iKMu'dic tioii, — 100. 

.XX VIII. I.a .Messe Votive du Rosaire: Prières I9,[ 191 

.XXIX. Les quinze samedis du Rosaire |9.T 

.XXX. I.e mois du Rosaire: mois d'octobre 190 201 

Iridiiln;..!!. ,.s, -. 19a. Litiiilirs iIc Lc>ri.tti\ — 193. 

l'n'oro à s.iirit .losipli. — 201. 

XXXI. .\cîe de consécration à Notn; liame du Rosaij, 2112 
XXXII. .Notre Dame du Rosaire, au Cap de la Madc- 

'«'"« 203 2M 



.SKCOMU; PARIII;. 



1. ,Vh clerrié 2i5 

II. I.e Rosaire eî le clertié, d'après Léon XIII ..216-219 

III. Le Rosaire et les Dominicains 22!) 

IV. Le Rosaire et les Prédicateurs 22122.! 

V. Le Rosaire et .son rôle bienfaisant dans une pa- 

'■"'sse , 221>22G 

\ I. Le Rosaire et sa récitation publique à l'éjilise, 227 229 

S,,n clficiiil,'. ,■,11,1111. ■ t.'II,'. — 229. Jilr:il,' f,,ril'lf 
(le \i\\{'ix' (In s(,ir, — 229. 

VIL Le Rosaire aux catéchismes, dans les écoles, 

séminaires, etc ' 2.10 



— 291 — 

Vni. !.. R„,.i,e, h,«e de, ,u,re. c»ntréri„ ,,, 

'V I.C «o,„irc dan, ,„ communau.é, rcn«ie„«s ,•„ 

noniqnt de la conrrerie du «,„aire ,. . j,,, j,, 

eiet,«e, avant, pendant et après 2.(1217 

^"•«;;aMda,<,.„,..„,,„„,_..„,^^^^^^^_^^_ 

^•"••.e,.irec:eurde,ac.n,ré.e '"f 

fiéres " ""--P''»" solennelle de, Con- 

"■ ■«""■«1er; et le. Indulgences 

M H. Le D|„c.e„, et la translation de. Indulgence, . 2«2 
MX. t „ ec.e„r et lautel prM,,,., ,„ ,„,^,„ ^^^ ^ 

a non validité, e't qn'il lui ,u,n,i''ir,'r'''' ""'"^ '"•"'"" 
la «rande charte du «,„« , ,' c ^. ^'*" "" '»"P «l'œil ,"r 
>„'i^c le paragraphe ^.^^^T^"*"" «-W Primun,. p.r 
tormula benedicendi Ro,a il e2 clrL""' * '" 1""i<>n: 
;en,„,i, lemporibu, i„ (>rd „" sojalil n "'".""""'. '"de à 
cr.p..-. et in appendice romani Vltuah'll '"'"""'•'"" P""' 

P-s IS9.S. date de ce document drlaii^Tî",' """«""''••' De 
peut être alléjîué qui modHit 1» h- ■ . •■'"^*' '"<"'" décret ne 
rappeler. ''"' ■"""'"« '« «««cion que nou, venon, Se 



— 292 — 

XXI. Le Directeur et la procenion du RoMire .. . .Itl'Vt 

ProoHs»ion du premier dimanche du mois et 
des fête» majeiireu de la Sainte Vierge, — 270. 

XXII. I.e Directeur et le premier dimanche du mole. .27I-272 

XXIII. Le Directeur et la lite du Rosaire 273-274 

XXIV. Le Directeur et lu Contrèrei i l'article de la 

mor: 275-277 

XXV. Mola du Roialre 278-282 

Kxercices obligati)ireH siib gravi, — 281-282. 

XXVI. Pouvoirs personnels du Rosaire: en quoi Ils con- 
sistent 28?-284 

XXVII. Pouvoirs personnels des Dominicains 284 

XXVIII. Pouvoirs personnel^ des Rédemptoristes 28S 




3 3?86 1 08092 1-) . 



l.l' Silill) UdMiirc. Iillilr .|,'.> I .Ir',.,, :|, ij ,1,- 
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l'i:l\ 'J'i -nl|~, I lin l,\ |i,,| I r illl|,| I-, 



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